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Histoire sur la diversité 7 à 8 ans Lecture 6 min.

Kia ora, un bonjour qui brille

Léa et ses camarades de classe découvrent l'importance des salutations et de la gratitude à travers des échanges culturels, notamment le salut maori "kia ora", tout en tissant des liens d'amitié. Au fil de leur apprentissage, ils apprennent que chaque salut est un pont vers l'autre.

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Léa, une fille de 8 ans avec des cheveux châtain clair en tresses et des chaussettes dépareillées, sourit chaleureusement en tenant un petit tambour en bois. Ses yeux brillent de curiosité. À côté d'elle se trouve Milo, un garçon de 8 ans aux cheveux bruns et à la peau claire, avec un sourire timide et les mains dans les poches. De l'autre côté de Léa, Yara, une fille de 8 ans aux cheveux noirs bouclés et à la peau brune, porte un collier de perles colorées. Ils sont dans une salle de classe lumineuse, avec des murs ornés de dessins d'enfants et un tableau noir en arrière-plan. Les enfants se tiennent la main en cercle, entourés de cartes colorées et de dessins, symbolisant l'amitié et la diversité. signaler un problème avec cette image

Le matin du tambour

Léa avait huit ans et des chaussettes rigolotes qui ne se ressemblaient jamais. Ce matin-là, elle entra dans la classe en traînant un sac rempli de dessins. L'air sentait encore la pluie et le craquelin que Mme Armand avait apporté pour la récré. Sur le tableau, un grand papier collé disait : "Échange de salutations — voyage autour du monde". Les élèves regardaient les images, les couleurs, comme des papillons posés sur un fil.

Mme Armand posa un petit tambour en bois sur la table. "Aujourd'hui, nous allons apprendre des façons de dire bonjour et merci", dit-elle, le sourire doux comme du miel. Léa sentit ses doigts frétiller. Elle aimait les mots qui glissaient comme des cailloux sur l'eau. Les enfants allaient se lever, partager, écouter. Même Tom, qui avait toujours la tête dans les nuages, semblait prêt.

Le mot qui chante

Un grand carton montrait un mot écrit en lettres rondes : kia ora. Mme Armand expliqua que c'était un mot maori, un bonjour qui voulait aussi dire bonne santé, merci et que l'on souhaitait du bien à la personne en face. Elle fit rouler le tambour doucement, comme un cœur qui bat. Les enfants répétaient à voix basse, comme si le mot était une petite chanson : "Kia ora."

Léa pensa au mot kia ora toute la matinée. Pour elle, c'était une lumière douce qui se déposait sur les objets. À la récré, elle fit un dessin d'un soleil qui tenait une main, pour montrer que les mots relient. Elle alla voir Yara, qui venait d'un autre pays et dont la peau brillait quand elle riait, et lui tendit le dessin. "Kia ora", murmura Léa, et Yara lui répondit en riant : "Kia ora!" Leur rit était un petit saut de grenouille, rapide et joyeux. Les deux filles sentirent une chaleur confortable, comme une couverture partagée.

Les salutations de la cour

Dans la cour, chaque enfant apporta un mot, un geste, un sourire. Hugo salua en levant la main comme un drapeau. Samia fit un signe de tête qui ressemblait à une révérence de théâtre. Karim racontait comment chez lui, on pressait la main et on parlait des petites choses, du ballon qui a ripé, de la pluie qui a fait des flaques. Chloé avait appris "bonjour" en langue des signes et montra les mouvements lents comme une danse. Le mot kia ora revint souvent, comme un petit écho.

Léa observait et nota que chaque salut était différent, mais qu'à l'intérieur, tous avaient quelque chose de semblable : ils disaient "je te vois, tu comptes pour moi". C'était comme si chaque geste était une petite passerelle, et la cour entière devenait un village de ponts. Les enfants commencèrent à inventer une grande ronde des salutations. Ils se tenaient la main, puis se relâchaient, en murmurant les mots qu'ils avaient appris. Les rires étaient des perles qui roulaient sur l'herbe.

La boîte des histoires

Mme Armand apporta une boîte en carton décorée de collages. À l'intérieur, il y avait des cartes où chaque enfant avait écrit un mot de sa famille, un geste qu'il aimait, ou un remerciement. Léa glissa sa carte : "Merci d'être toi". Elle avait dessiné deux silhouettes qui se tendaient deux tasses de chocolat chaud. Quand la boîte passa dans la classe, chacun lut à voix basse et ensuite chuchota un mot de gratitude à son voisin.

Léa s'approcha de Milo, qui avait parfois des difficultés à parler fort. Elle lui dit doucement : "Kia ora, merci d'être mon ami." Milo sourit et ses yeux devinrent lumineux, comme deux petites lampes de poche. Il répondit simplement : "Merci." Le mot sembla flotter entre eux, léger comme une plume, et se posa sur leurs épaules comme un châle chaud. Tout le monde sentait que ces petites attentions faisaient grandir quelque chose de tendre dans la classe.

Un soir, tous différents, tous ensemble

La journée se termina avec une petite cérémonie. Les parents étaient venus, certains apportant des biscuits, d'autres des boissons sucrées. Les enfants, main dans la main, racontèrent les mots qu'ils avaient appris. Léa dit, en regardant la foule : "Un salut, c'est comme une porte. On l'ouvre pour inviter l'autre." Mme Armand ajouta : "Et parfois, ouvrir une porte, c'est aussi remercier d'être ensemble."

Le soleil avait la couleur d'un abricot mûr et descendait doucement derrière les toits. Les parents applaudirent. Yara donna un petit collier de perles à Léa, en signe d'amitié. "Pour que tu te souviennes", dit sa mère. Léa sentit son cœur battre comme un tambour paisible. Elle savait maintenant que les mots et les gestes étaient des ponts, que la diversité était une carte pleine de chemins, et que chaque chemin menait à quelqu'un à découvrir.

Sur le chemin du retour, Léa marcha en tenant son collier. Elle se souvenait des chaussettes qui ne se ressemblaient pas, du tambour, des dessins, des cartes. Elle murmurait doucement : "Kia ora." Le mot roulait dans sa bouche comme une friandise. Dans la nuit qui arrivait, il brilla encore, petit point d'or, et Léa s'endormit avec l'image des mains liées, des mots échangés et d'une classe devenue un petit monde où chaque différence était une couleur en plus sur la grande toile de l'amitié.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Craquelin
Un biscuit croquant souvent sucré.
Salutations
Les mots que l'on dit pour dire bonjour ou au revoir.
Révérence
Un salut où on s'incline en avant.
Perles
Des petites boules brillantes, comme des bijoux.
Attentions
De petits gestes qui montrent qu'on pense aux autres.
Diversité
Quand il y a des différences, comme des couleurs ou langues.
Friandise
Une sucrerie, un bonbon ou gâteau que l'on aime manger.

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