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Histoire sur le changement climatique 7 à 8 ans Lecture 21 min.

La lettre de Lina à la Terre et le club des petites actions

Lina, une fillette de sept ans, découvre le réchauffement climatique et, avec ses amis Sami et Zoé, apprend à la ferme et organise de petits gestes quotidiens pour aider la planète, qu’elle raconte dans une lettre à la Terre.

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Trois enfants dans une cuisine en papier découpé : Lina, 7 ans, cheveux bruns en carré, pull vert clair, jean, tient un petit cahier vert contre sa poitrine et montre une lettre adressée à la Terre; Sami, 8 ans, cheveux bouclés noirs, t-shirt roux, souriant à gauche, fait une pose taquine en pointant un frigo décoré d’un dessin de planète; Zoé, 7 ans, cheveux blonds avec barrettes étoiles, robe bleue à pois blancs, à droite, lève une gourde en riant; table ronde en bois, fenêtre laissant entrer un rayon de soleil, étagères avec pots, poubelle de tri verte, textures papier, couleurs vives et atmosphère chaleureuse et optimiste. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : Le cahier vert de Lina

Lina avait sept ans et une drôle d'habitude : elle gardait un petit cahier vert dans la poche de son manteau. Dedans, elle notait des choses simples, comme : « Aujourd'hui, j'ai éteint la lumière en sortant » ou « J'ai pris mon goûter dans une boîte au lieu d'un sachet ».

Ce soir-là, la pluie tapotait doucement contre la fenêtre. Dans le salon, papa regardait la météo. Le présentateur parlait calmement, mais Lina entendit des mots qui la faisaient réfléchir : « chaleur plus longue », « manque d'eau », « saisons qui changent ».

Lina s'approcha, ses chaussettes glissant un peu sur le tapis.

« Papa, c'est vrai que la Terre a plus chaud qu'avant ? »

Papa baissa le volume et sourit.

« Oui, ma puce. On appelle ça le réchauffement climatique. Ça veut dire que la planète se réchauffe petit à petit. »

« Et… ça fait quoi ? »

« Ça peut rendre les étés plus secs, certains endroits ont moins d'eau, et les animaux et les plantes doivent s'adapter. Mais on peut aussi aider, chacun à son niveau. »

Lina hocha la tête, sérieuse comme une petite scientifique. Elle pensa à sa plante sur le rebord de la fenêtre. Quand elle oubliait de l'arroser, les feuilles devenaient molles. La Terre, c'était un peu pareil, mais beaucoup plus grand.

Le lendemain matin, dans la cour de l'école, Lina retrouva ses deux meilleurs amis : Sami et Zoé. Sami avait des cheveux bouclés et un rire qui faisait toujours rire les autres. Zoé portait souvent des barrettes en forme d'étoiles, et elle posait mille questions par minute.

« Devinez quoi ! » dit Lina, en sortant son cahier vert.

Sami plissa les yeux.

« Tu as inventé une machine à éteindre le soleil ? »

Zoé éclata de rire.

« Sami, tu dis n'importe quoi ! »

Lina sourit.

« J'ai entendu que la Terre se réchauffe. Et je veux l'aider. Pour de vrai. Pas juste en le disant. »

Zoé se rapprocha.

« On peut faire quoi, nous ? On est petits. »

Sami haussa les épaules.

« On peut déjà arrêter de laisser l'eau couler quand on se brosse les dents… même si moi, j'oublie parfois. »

Zoé le regarda avec un air faussement sévère.

« Ah ! Je le savais ! »

Lina ouvrit son cahier.

« Et si on faisait une liste d'idées ? Des idées faciles, comme à la maison et à l'école. Et… et si on écrivait une lettre à la Terre ? »

Zoé ouvrit de grands yeux.

« Une vraie lettre ? Comme à quelqu'un ? »

« Oui, » répondit Lina. « Pour lui dire qu'on la voit, qu'on l'écoute, et qu'on veut faire attention. »

Sami fit une petite moue, comme s'il réfléchissait très fort.

« D'accord. Mais alors je veux qu'on mette aussi une blague, sinon la Terre va croire qu'on est trop sérieux. »

Zoé répondit :

« On peut être sérieux et gentils en même temps. »

Ce jour-là, leur maîtresse annonça une sortie.

« Vendredi, nous allons à la ferme pédagogique des Grands Chênes. Nous allons observer comment on cultive, comment on nourrit les animaux, et comment on peut respecter la nature. »

Dans les yeux de Lina, une petite lumière s'alluma.

« C'est parfait, » chuchota-t-elle à Zoé et Sami. « On va apprendre et on aura plein d'idées pour aider la planète. »

Après l'école, en rentrant, Lina s'arrêta devant la poubelle de tri de l'immeuble. Elle mit une boîte en carton dans le bon bac, puis elle caressa son cahier vert comme si c'était un trésor.

Ce soir-là, dans sa chambre, elle écrivit tout en haut d'une page : « Lettre à la Terre : brouillon ». Puis elle ajouta, très doucement :

« Bonjour Terre… »

Et elle s'endormit avec l'impression qu'une aventure tranquille venait de commencer.

Chapitre 2 : La ferme des Grands Chênes

Vendredi matin, le car sentait le tissu des sièges et les biscuits du goûter. Zoé collait son nez à la vitre.

« Regarde ! Des champs ! Et… oh, des vaches ! »

Sami comptait les arbres.

« Si je compte jusqu'à cent, on arrive ? »

Lina, elle, avait son cahier sur les genoux.

Quand ils descendirent, l'air était plus frais qu'en ville. Il y avait une odeur de foin, de terre humide et un petit parfum de pomme.

Une dame en bottes et salopette bleue les accueillit.

« Bonjour ! Moi, c'est Marion. Bienvenue à la ferme pédagogique des Grands Chênes. Ici, on apprend en regardant, en touchant, et surtout… en respectant. »

Marion les emmena d'abord près du potager. Des rangées de salades, de carottes et de tomates s'alignaient comme une classe bien sage.

« Ici, » dit Marion, « on arrose le matin ou le soir, pour éviter que l'eau s'évapore trop vite au soleil. Et on met de la paille au pied des plantes : ça garde l'humidité. On appelle ça le paillage. »

Zoé leva la main.

« C'est parce qu'il fait plus chaud qu'avant ? »

Marion hocha la tête.

« Oui, les étés sont souvent plus chauds. Dans certaines régions, il pleut moins. Alors, à la ferme, on apprend à économiser l'eau et à garder le sol vivant. »

Lina écrivit vite dans son cahier : « Arroser aux bons moments. Paillage. Économiser l'eau. »

Sami, lui, toucha la paille et la posa sur sa tête comme une perruque.

« Je suis Monsieur Paille ! Je garde l'eau dans ma coiffure ! »

Même Marion rit.

« Monsieur Paille a une bonne idée, en fait. »

Ensuite, ils allèrent voir le compost. Une grande caisse en bois contenait des épluchures, des feuilles mortes et un peu de terre.

Marion remua doucement avec une fourche.

« Ça, c'est comme une cuisine pour la terre. Les restes de fruits et légumes se transforment en nourriture pour les plantes. Au lieu de jeter, on rend à la nature. »

Zoé se pencha.

« Ça ne sent pas mauvais ! »

« Parce qu'on mélange bien et on n'y met pas n'importe quoi, » expliqua Marion. « Le compost, c'est de la patience. »

Lina pensa à la poubelle de sa cuisine. Elle imagina une petite boîte à épluchures. « On pourrait essayer, » se dit-elle.

Ils traversèrent la cour, où des poules picoraient.

Une poule rousse s'approcha de Sami et lui donna un coup de bec sur la chaussure, comme pour dire : « Tu es qui, toi ? »

Sami recula en riant.

« Elle m'a testé ! Je suis validé par une poule ! »

Zoé gloussa :

« Elle vérifie si tu es une graine. »

Marion expliqua que les poules mangent aussi des restes, mais pas tous, et qu'il faut faire attention.

« Et leurs œufs, » ajouta-t-elle, « sont un exemple : quand on consomme, on peut choisir local, pas trop loin, pour éviter beaucoup de transport. »

Lina leva les yeux vers le ciel. Un nuage passait doucement.

« Si ça vient de loin, » dit-elle, « ça fait plus de… fumée ? »

Marion répondit avec des mots simples :

« Ça peut faire plus de pollution, oui, parce que les camions, les avions ou les bateaux utilisent de l'énergie. Quand on choisit près de chez nous, on aide un peu. Et si on mange moins de choses emballées, on fait aussi moins de déchets. »

Sami se tourna vers Lina.

« Donc, si je mange une pomme d'ici, c'est bien. Mais si je mange une pomme dans un plastique dans un plastique, c'est moins bien. »

Zoé éclata de rire.

« Un plastique dans un plastique, c'est comme mettre une chaussette sur une autre chaussette ! »

Après le potager et les animaux, Marion les emmena sous un grand chêne.

« On va faire une pause. Écoutez. »

Ils se turent. On entendait les oiseaux, un bourdonnement d'abeilles, et le vent dans les feuilles.

Marion parla doucement.

« Le climat change, c'est vrai. Ce n'est pas pour vous faire peur. C'est pour vous apprendre à observer et à agir. Ici, on apprend la simplicité : on fait avec ce qu'on a, on gaspille moins, on prend soin. »

Lina sentit quelque chose se calmer en elle. Ce n'était pas une grosse inquiétude, plutôt une envie : une envie de faire sa part, tranquillement, comme on range sa chambre un coin après l'autre.

Avant de repartir, Marion leur donna une petite mission.

« Choisissez chacun une action simple à faire cette semaine. Une action qui aide la planète et qui vous fait du bien. »

Zoé répondit tout de suite :

« Je vais arrêter de demander une bouteille d'eau, je prendrai ma gourde. »

Sami réfléchit, puis dit :

« Je vais prendre moins de bains. Enfin… je vais faire un bain court. Très court. Un mini-bain ! »

Zoé le taquina :

« Ça s'appelle une douche, Sami. »

Lina, elle, serra son cahier.

« Je vais écrire une lettre à la Terre. Et je vais faire une liste de petites choses, pour moi et pour ma famille. »

Dans le car du retour, leurs voix étaient plus calmes. Le soleil commençait à baisser. Lina regardait ses notes, et elle avait l'impression d'avoir ramassé des graines d'idées, prêtes à pousser.

Chapitre 3 : La lettre à la Terre

Le soir, Lina s'installa à la table de la cuisine. Maman préparait une soupe de légumes. L'odeur de carotte et de poireau remplissait la pièce.

« Tu écris quoi, ma chérie ? » demanda maman.

« Une lettre à la Terre. »

Maman s'essuya les mains et s'assit un moment.

« J'aimerais bien l'entendre, quand tu auras fini. »

Lina prit un crayon bien taillé. Elle respirait doucement. Puis elle écrivit, lentement, pour que les mots soient propres.

« Bonjour Terre,

Je m'appelle Lina et j'ai 7 ans.

Je t'écris parce que j'ai appris que tu as un peu trop chaud.

Je ne veux pas que tu sois triste.

Je sais que je suis petite, mais je peux faire des petites choses. Les petites choses font une grande chose quand on est plusieurs. »

Elle s'arrêta, pensa à la ferme, aux poules, au compost.

Puis elle continua :

« J'ai vu à la ferme qu'on peut garder l'eau dans la terre avec de la paille.

Je vais fermer le robinet quand je me brosse les dents.

Je vais prendre ma gourde et pas des bouteilles en plastique.

Je vais éteindre les lumières quand je sors d'une pièce.

Je vais aider à trier les déchets et à ne pas gaspiller la nourriture. »

Sami et Zoé étaient venus jouer dehors, mais ils passèrent dire bonjour en bas de l'immeuble. Lina les appela par la fenêtre.

« Hé ! Vous voulez m'aider pour la lettre ? »

Ils montèrent quatre à quatre, excités comme si c'était une mission secrète.

Autour de la table, Lina lut ce qu'elle avait écrit. Zoé posa son doigt sur une phrase.

« J'aime “Les petites choses font une grande chose”. C'est joli. »

Sami demanda :

« On met ma blague où ? »

Lina sourit.

« Attends, on va trouver une blague gentille. »

Zoé proposa :

« On peut dire : “Promis, on ne laissera pas le frigo ouvert juste pour réfléchir.” »

Sami éclata de rire.

« Oui ! Parce que moi, je le fais parfois. Je regarde dedans comme si une pizza allait apparaître par magie. »

Maman, qui épluchait des pommes de terre, lança :

« La magie du frigo, ça s'appelle cuisiner, Sami ! »

Tout le monde rit.

Lina ajouta dans la lettre :

« Et je te promets, Terre : je ne laisserai pas le frigo ouvert juste pour réfléchir.

Je veux apprendre à faire simple : prendre moins, choisir mieux, réparer quand c'est possible, et partager. »

Sami regarda le cahier vert.

« Réparer, ça compte vraiment ? »

Lina hocha la tête.

« Oui. Si on garde nos choses plus longtemps, on a besoin d'en acheter moins. »

Zoé ajouta :

« Ma cousine a repris un vieux t-shirt et elle en a fait un sac. C'était trop bien. »

Sami fit une grimace amusée.

« Moi, je peux transformer une chaussette en marionnette. Mais pas les deux chaussettes, parce qu'elles disparaissent toujours. »

Zoé répondit, très sérieuse :

« Les chaussettes disparaissent parce qu'elles partent en vacances. »

Lina gloussa.

« Alors on écrira aussi : “Je ferai attention à mes chaussettes”. Non, je plaisante. »

Ils relurent la lettre. Elle était simple, mais chaleureuse. Lina termina avec soin :

« Merci pour les arbres, l'air, la pluie et le soleil.

Je vais continuer à observer et à apprendre.

Quand je fais un effort, même petit, je me sens grandir à l'intérieur.

Bonne nuit, Terre.

Lina. »

Quand elle posa le crayon, un silence doux s'installa. Comme si même la cuisine écoutait.

Maman applaudit doucement.

« C'est une très belle lettre. Tu veux la garder dans ton cahier ? »

« Je voudrais aussi la “envoyer”, » dit Lina. « Même si je ne sais pas où mettre un timbre pour la Terre. »

Papa, qui venait d'entrer, dit :

« On peut la mettre dans une enveloppe et la glisser dans notre boîte à souvenirs. Et surtout, on peut agir, comme tu l'as écrit. »

Zoé demanda :

« On pourrait la lire à la classe ? »

Lina hésita. Puis elle sourit.

« Oui. Comme ça, on sera plus nombreux. »

Sami leva la main comme à l'école.

« Moi, je veux lire la partie du frigo. Je suis très bon dans ce rôle. »

Lina répondit :

« D'accord, mais tu devras aussi fermer le frigo à la fin. »

« Marché conclu ! » dit Sami, en faisant semblant de signer dans l'air.

Avant de partir, Zoé regarda la soupe qui mijotait.

« Ça sent bon. Et c'est simple. »

Maman hocha la tête.

« Simple peut être délicieux. »

Cette nuit-là, dans son lit, Lina repensa au chêne de la ferme. Elle imagina la Terre comme un grand jardin. Un jardin qu'on ne possède pas, mais qu'on soigne ensemble.

Chapitre 4 : Les petites actions qui font du bien

Lundi, à l'école, Lina demanda à la maîtresse si elle pouvait lire la lettre. La maîtresse accepta.

Les élèves s'assirent en rond. Lina sentit son cœur battre un peu vite, mais Zoé lui fit un signe rassurant et Sami lui chuchota :

« Si tu as un trou, je fais la poule rousse. Ça détend tout le monde. »

Lina faillit rire, et ça l'aida.

Elle lut la lettre d'une voix claire. Quand elle arriva à la phrase du frigo, Sami se leva comme un acteur.

« “Je ne laisserai pas le frigo ouvert juste pour réfléchir !” »

Toute la classe rit, même la maîtresse. Puis le calme revint, agréable.

Après la lecture, plusieurs enfants proposèrent des idées.

« On peut venir à l'école à pied quand on peut, » dit Farah.

« On peut éteindre l'écran quand on ne l'utilise pas, » ajouta Hugo.

La maîtresse écrivit tout au tableau sous un titre : « Nos gestes pour la planète ».

Elle expliqua tranquillement :

« Le climat change à cause de certains gaz qu'on envoie dans l'air, en utilisant beaucoup d'énergie. Alors on peut réduire un peu, et aussi protéger la nature. Ce ne sont pas des gestes magiques, mais ce sont des gestes utiles. Et ils nous apprennent à vivre plus simplement. »

À la récréation, Lina, Zoé et Sami décidèrent de faire leur « club des petites actions ». Ce n'était pas un club avec des règles compliquées. Juste un accord entre amis.

Ils commencèrent par l'école.

Dans la classe, ils collèrent un petit papier près de l'interrupteur : « On éteint en sortant ». Ils demandèrent à la maîtresse si c'était possible d'ouvrir les rideaux plutôt que d'allumer la lumière quand il faisait jour. La maîtresse dit oui, et tout le monde trouva la classe plus jolie avec le soleil.

À la cantine, Zoé montra sa gourde.

« Vous voyez ? Comme ça, pas besoin de gobelet. »

Sami regarda les bacs de tri.

« Et si on se trompe ? »

Un surveillant répondit gentiment :

« On apprend. L'important, c'est d'essayer. »

Chez elle, Lina proposa un défi à sa famille : une semaine « plus simple ».

« Ça veut dire quoi ? » demanda papa.

Lina ouvrit son cahier vert, comme une cheffe d'orchestre.

« Ça veut dire : on évite de gaspiller, on réutilise, et on choisit des choses pas trop loin quand on peut. Et on fait attention à l'eau et à l'électricité. »

Maman ajouta :

« Et on peut cuisiner plus souvent au lieu d'acheter des plats déjà emballés. »

Papa sourit.

« Je suis prêt. Mais je préviens : je suis dangereux avec un économe. »

Sami, qui était là ce jour-là, déclara :

« Je peux surveiller l'économe. Je suis formé par la poule rousse. »

Tout le monde rit encore.

Ils commencèrent par une action très simple : faire une liste de courses courte, avec juste ce qu'il fallait. Lina aimait barrer les produits au fur et à mesure.

Au marché, ils prirent des pommes, des carottes, du fromage, du pain. Lina remarqua qu'il y avait moins d'emballages que dans le supermarché.

Le vendeur de pommes dit :

« Elles viennent du verger à deux villages d'ici. »

Lina pensa : « Deux villages, c'est plus près que mille kilomètres. »

À la maison, Lina apprit aussi à « réparer » un peu : elle recousit un bouton avec maman. Ce n'était pas parfait, mais le bouton tenait.

« Tu vois, » dit maman, « ce n'est pas grave si ce n'est pas impeccable. L'important, c'est que ça serve. »

Lina sentit une fierté chaude dans sa poitrine.

Un soir, il pleuvait doucement. Lina regarda les gouttes glisser sur la vitre.

Elle pensa au potager de la ferme, à la paille, au compost, au chêne.

Le monde n'était pas parfait. Parfois, il faisait plus chaud, parfois il manquait de pluie. Mais elle avait appris quelque chose : on pouvait répondre avec attention, sans paniquer, en faisant des choix plus simples.

Avant de dormir, elle relut la dernière phrase de sa lettre : « Quand je fais un effort, même petit, je me sens grandir à l'intérieur. »

Elle comprit mieux ce que ça voulait dire.

Elle n'avait pas grandi en centimètres. Elle avait grandi autrement : en patience, en courage tranquille, en douceur avec la Terre et avec elle-même.

Dans son lit, Lina chuchota :

« Bonne nuit, Terre. Je continue demain. »

Et elle s'endormit, rassurée, avec le sentiment agréable d'être devenue un peu plus grande à l'intérieur.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Réchauffement climatique
Quand la Terre devient un peu plus chaude sur une longue période.
Paillage
Couvrir la terre autour des plantes avec de la paille pour garder l'humidité.
Compost
Mélange de déchets de cuisine et de jardin qui devient de la terre pour les plantes.
Pollution
Quand l'air, l'eau ou la terre sont salis par des déchets ou des fumées.
Potager
Un jardin où l'on cultive des légumes pour les manger.
épluchures
Les peaux ou parties enlevées des fruits et légumes quand on les prépare.
Gourde
Une bouteille réutilisable que l'on peut remplir d'eau et garder avec soi.
Trier
Séparer les déchets pour mettre ce qui se recycle dans le bon bac.
économiser
Utiliser moins d'eau, d'électricité ou de matériel pour ne pas gaspiller.
Mijotait
Cuire doucement quelque chose dans une casserole pendant un long moment.

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