Chargement en cours...
Histoire sur le mensonge 5 à 6 ans Lecture 13 min.

Le dessin disparu : des mots vrais pour réparer

Léo, un petit loup qui redoute les disputes, ment pour éviter un conflit quand son dessin disparaît, puis se retrouve confronté à ses peurs en parlant avec ses amis pour clarifier la situation.

Télécharger cette histoire en PDF

Idéal pour partager ou imprimer cette histoire !

Télécharger l'e-book (.epub)

Lisez cette histoire sur votre liseuse électronique

Léo, petit loup anthropomorphe gris au regard inquiet puis soulagé, tient un dessin froissé qu'il glisse dans un carnet ; à gauche, Mia, petite lapine blanche au foulard jaune, surprise puis rassurée, mains croisées ; à droite, Tom, petit renard roux au manteau bleu, timide, tend la feuille pliée ; scène devant le portail d'une école en briques avec un muret bas, quelques vélos et un lampadaire, ciel clair et rayon de soleil ; atmosphère calme et bienveillante, gestes de réparation et regards apaisés, style enfantin aux traits nets, couleurs vives et textures crayon. signaler un problème avec cette image

1. Le dessin disparu

Léo, le petit loup, n'aimait pas les disputes. Quand deux voix se fâchaient, même un peu, son ventre se serrait comme un lacet trop serré. Alors, il faisait tout pour que tout le monde reste content.

Ce mercredi, il avait apporté à l'école un dessin de sa famille, fait avec des crayons très vifs. Il l'avait mis dans son cartable, dans une pochette bleue.

À la récréation, sa copine Mia, une petite lapine au foulard jaune, s'est approchée.

« Tu me le montres, ton dessin ? Tu m'as dit qu'il était super beau ! »

Léo a souri. Il voulait lui faire plaisir.

Il a ouvert son cartable… et son sourire a disparu.

La pochette bleue était là, mais elle était vide.

« Il n'est plus dedans… » a murmuré Léo.

Mia a froncé le nez. « Comment ça ? Tu l'as peut-être oublié à la maison ? »

Léo a pensé à sa chambre. Non, il était sûr de l'avoir mis.

Autour d'eux, les enfants jouaient, ça courait, ça riait. Mais Léo n'entendait plus que son cœur.

Il a vu Tom, un petit renard, passer près du banc. Tom avait regardé le cartable tout à l'heure.

Une idée a traversé la tête de Léo, vite, trop vite : et si Tom l'avait pris ? Si Léo le disait, il y aurait une dispute. Mia allait se fâcher. Tom allait se défendre. Et tout le monde allait le regarder.

Alors Léo a choisi la phrase la plus facile.

« En fait… je crois que je l'ai laissé sur la table de la cuisine. »

C'était une petite contre-vérité, juste pour éviter des ennuis. Il pensait que ça allait s'arrêter là.

Mia a eu l'air un peu déçue. « Oh… alors tu le ramèneras demain ? »

« Oui, demain », a répondu Léo. Sa voix était douce, mais il sentait une petite boule dans sa gorge.

Quand la cloche a sonné, Léo a rangé son cartable en silence. Il se répétait : “Ce n'est pas grave. Demain, je le referai. Tout ira bien.” Pourtant, dans sa tête, le mensonge faisait du bruit, comme un caillou dans une chaussure.

2. Sur le trottoir, devant le portail

Après l'école, Léo est sorti avec sa maman louve. Devant le portail, sur le trottoir, les parents parlaient. Les enfants se disaient au revoir, assis sur le petit muret, ou debout près des vélos.

Mia était là, avec son papa lapin. Elle a couru vers Léo.

« Alors, tu l'avais vraiment laissé à la maison ? »

Léo a senti les joues lui chauffer. Il n'aimait pas quand on insistait. Il n'aimait pas quand il fallait expliquer.

« Oui, oui », a-t-il répondu vite.

À ce moment-là, Tom le petit renard s'est approché, en tenant une feuille pliée.

« Léo… euh… je crois que c'est à toi. Je l'ai trouvé par terre, près du banc. Il était un peu froissé, alors je l'ai mis dans ma poche pour qu'il ne s'envole pas. »

Le cœur de Léo a fait un bond. La feuille pliée, c'était bien son dessin. On voyait même un coin de crayon rouge dépasser.

Mia a ouvert grand les yeux. « Ah ! Donc tu ne l'avais pas oublié à la maison ! »

Sa voix n'était pas méchante, mais elle était surprise. Et la surprise, pour Léo, ressemblait déjà à un début de conflit.

Tom, lui, a baissé les oreilles. « Je ne voulais pas qu'on pense que je l'avais volé… »

Léo a senti son ventre se serrer encore plus fort. Il avait peur que Mia se fâche contre Tom. Ou contre lui. Il avait peur que ça fasse des cris, devant le portail, sur le trottoir, devant tout le monde.

Sa maman louve l'a regardé doucement.

« Léo, qu'est-ce qui se passe ? »

Léo a serré les dents, puis il a soufflé un petit “pfff” triste.

Il a pris le dessin des mains de Tom. Il était froissé, mais pas déchiré.

Mia a croisé les bras. « Pourquoi tu as dit que tu l'avais oublié ? »

Léo a regardé ses chaussures. Les lacets étaient bien noués, eux. Il aurait aimé que son histoire soit aussi simple.

« Je… je n'aime pas quand les gens se disputent », a-t-il avoué. « J'ai eu peur que ça fasse une histoire. Alors j'ai dit… n'importe quoi. »

Tom a murmuré : « Moi aussi j'ai eu peur. »

Il y a eu un petit silence. Le trottoir semblait soudain très long, et le portail très grand.

Puis le papa de Mia a parlé calmement.

« Quand on a peur, on peut se tromper. Mais on peut aussi parler. On peut demander. »

La maman de Léo s'est accroupie à sa hauteur.

« Tu sais, mon louveteau, dire la vérité peut éviter les plus gros malentendus. »

Léo a levé les yeux. Il avait envie de pleurer un peu, mais il s'est retenu.

Mia a regardé le dessin, puis Tom, puis Léo.

« Je ne voulais pas me fâcher », a-t-elle dit. « Je voulais juste comprendre. »

Ces mots ont fait comme une couverture chaude autour du cœur de Léo.

« Je promets… » a dit Léo d'une voix petite mais claire, « je promets de faire attention à mes paroles. Même si j'ai peur. »

Tom a hoché la tête. « Moi aussi, je peux dire tout de suite quand je trouve quelque chose. »

Mia a soufflé. « D'accord. On peut réparer ? »

3. Réparer, avec des mots vrais

Ils se sont assis sur le petit muret, toujours sur le trottoir devant le portail, pendant que les adultes parlaient un peu plus loin.

Léo a déplié son dessin. Un coin était froissé, comme un accordéon. Les couleurs étaient toujours là : le vert des arbres, le bleu du ciel, le marron de la terre, et sa maman louve avec un grand sourire.

Mia a touché doucement le papier. « On peut le lisser. »

Tom a fouillé dans son sac. « J'ai un petit carnet. On peut mettre le dessin dedans, pour le protéger. »

Léo a senti une chaleur dans sa poitrine. Ils ne se disputaient pas. Ils cherchaient une solution, ensemble.

Mais la boule dans sa gorge n'était pas encore partie.

« Mia… Tom… je suis désolé d'avoir menti. J'ai eu peur que tu penses que Tom avait fait une bêtise. Et j'ai eu peur que ça parte en cris. »

Mia a répondu sans crier, sans faire de grands gestes. Juste avec des mots simples.

« Merci de le dire. Moi aussi, parfois, je dis des choses un peu fausses pour ne pas être grondée. Après, je me sens toute bizarre. »

Tom a gratté le sol du bout de sa chaussure.

« Moi, j'ai déjà dit “ce n'est pas moi” alors que c'était moi. Je voulais éviter les ennuis. Et après, je n'osais plus regarder les autres dans les yeux. »

Léo les a écoutés. Il n'était pas le seul. Ça lui a fait du bien, comme une grande respiration.

Mia a demandé : « La prochaine fois, tu feras comment ? »

Léo a réfléchi. Il avait cinq ans, et parfois les mots se bousculaient. Mais il pouvait apprendre.

« Je crois que je peux dire : “Je ne sais pas, je vais chercher.” Ou “Je suis inquiet, aide-moi.” »

Tom a ajouté : « Et moi, je peux dire : “Je l'ai trouvé, voilà.” Comme ça, c'est clair. »

Mia a souri. « Et si on a peur, on peut le dire aussi. Ça évite de se faire des films dans la tête. »

Léo a hoché la tête. Il a regardé son dessin froissé.

« On peut aussi le refaire ensemble », a-t-il proposé. « Comme ça, il sera encore plus beau. »

Mia a tapé dans ses mains. « Oh oui ! On mettra un soleil énorme ! »

Tom a ri. « Et un ballon rouge ! »

La maman louve a appelé : « Léo, on y va. »

Léo a pris une dernière fois le dessin et l'a glissé dans le carnet de Tom, bien à plat.

« Merci, Tom. »

Tom a répondu : « De rien. Et… merci de ne pas m'avoir accusé. »

Léo a senti qu'il avait eu de la chance, mais aussi qu'il avait fait un choix, là, sur le trottoir : celui de parler.

4. Une amitié plus solide

Le soir, Léo était dans son lit. Sa couverture sentait le savon doux. La lumière du couloir faisait une bande jaune sur le mur.

Sa maman s'est assise près de lui.

« Tu as eu une journée pleine d'émotions, mon louveteau. »

Léo a chuchoté : « J'ai eu peur du conflit. Et j'ai menti. »

Sa maman a caressé son oreille.

« Tu as aussi réparé. Tu as parlé. Tu as écouté. C'est courageux. »

Léo a pensé à Mia et à Tom. À leurs voix calmes. À leurs aveux. À la façon dont ils avaient cherché une solution.

« Maman… quand je dis la vérité, j'ai un peu peur au début. Mais après, c'est comme si on pouvait respirer mieux. »

« Oui », a dit sa maman. « La vérité, c'est comme une lumière. Elle aide à se comprendre. Et quand on se comprend, on peut discuter au lieu de se fâcher. »

Le lendemain, à la récréation, Léo est arrivé avec une grande feuille neuve et une boîte de crayons.

Mia l'attendait. Tom aussi.

« On refait le dessin ? » a demandé Léo.

« Oui ! » ont-ils répondu en même temps.

Ils se sont assis près du banc. Léo a dessiné sa famille. Mia a ajouté un soleil énorme. Tom a dessiné un ballon rouge, attaché à une ficelle bien droite.

À un moment, le crayon vert de Léo est tombé et a roulé sous le banc.

Mia a dit : « Ce n'est pas moi ! »

Puis elle s'est arrêtée, a rougi un peu, et a corrigé tout de suite :

« Enfin… je veux dire… je ne sais pas. On le cherche ? »

Léo a souri. « Oui, on le cherche. »

Tom s'est penché. « Le voilà ! »

Ils ont ri, pas fort, juste assez pour que ce soit joyeux.

Léo a regardé ses deux amis.

Il savait qu'il n'aimait toujours pas les disputes. Mais maintenant, il avait une idée nouvelle : parler vrai pouvait éviter que les petites peurs deviennent de grandes histoires.

Quand la cloche a sonné, Mia a dit :

« Je suis contente. On se fait confiance. »

Tom a ajouté :

« Et si on se trompe, on peut en parler. »

Léo a senti son cœur léger, comme un ballon rouge.

« Oui », a-t-il dit. « On est une équipe. Avec des mots vrais. »

Sans publicité 3 € par mois

Envie d’une lecture sans interruption ? Soutenez Mes Histoires du Soir, retirez toutes les publicités et profitez d’autres avantages inclus dès 3 € par mois.

Voir les forfaits & tarifs
Partager

signaler un problème avec cette histoire

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ?

Donnez votre avis en attribuant une note à cette histoire en fonction de ce que vous et/ou votre enfant en avez pensé. Merci par avance !

Merci ! Votre note a été prise en compte !

Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Pochette
Une petite enveloppe en papier ou en plastique pour protéger des dessins ou des feuilles.
Récréation
Le moment à l'école où les enfants jouent et se détendent dehors.
Froissé
Quand le papier ou le vêtement a des plis et n'est plus bien lisse.
Portail
La grande porte d'entrée d'une maison ou d'une école.
Trottoir
La partie de la rue où les gens marchent, à côté de la route.
Accroupie
Position où on plie les genoux et on s'assoit presque sur ses talons.
Louveteau
Un petit loup, comme un bébé loup.
Cartable
Le sac que les enfants portent pour mettre leurs cahiers et dessins.
Contre-vérité
Une phrase qui n'est pas vraie, dite pour éviter un problème ou une dispute.
Boule dans la gorge
Sensation quand on est très gêné ou triste, comme un nœud dans le cou.

Créez une histoire magique et unique pour votre enfant !

Créez en quelques minutes une aventure personnalisée où votre enfant devient le héros. Avec notre outil exclusif, c'est facile, gratuit et divertissant !

Créer une histoire

Téléchargez cette histoire :

Télécharger cette histoire en PDF Télécharger l'e-book (.epub)

À lire ensuite dans Histoires sur le mensonge pour 5 à 6 ans

Recevez de nouvelles histoires chaque dimanche soir !

Recevez 7 histoires passionnantes et captivantes, adaptées à l'âge et aux goûts de votre enfant, chaque dimanche à 17h*. C'est gratuit et garanti sans spam !
*E-mail envoyé à 17h, heure de Paris.
Nous n'aimons pas non plus le spam. Ainsi, nous ne vous enverrons que des histoires. Vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez.