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Histoire du Lutin Farceur de Noël 9 à 10 ans Lecture 13 min.

Le grelot Diling et la boîte à surprises de Noël

Diling, un petit grelot curieux, part à la recherche d’un bonnet disparu en suivant des indices colorés cachés par un lutin farceur, et découvre en chemin que ses trouvailles réchauffent les jouets de l’atelier.

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Diling, petit grelot de cuivre rond et brillant aux yeux peints et sourire malicieux, roule et pose délicatement un bonnet rouge tricoté sur une peluche de renne assise à la fourrure feutrée beige et au nez brun mat, visiblement émue ; Friponfroi, lutin farceur au visage pâle, taches de rousseur et bonnet vert pointu, se tient à droite, mains sur les hanches et sourire admiratif ; décor : atelier du Père Noël avec boîtes empilées, guirlandes dorées, rouleaux de tissu, flocons en papier, lumière chaude orange et reflets argentés, sol en bois jonché de miettes et petits outils ; ambiance cosy, couleurs chaudes, composition centrée sur les trois personnages. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : Le grelot qui n'aimait pas le silence

Dans l'atelier du Père Noël, la nuit de Noël faisait briller les étincelles comme des lucioles pressées. Au milieu des rubans, des sapins miniatures et des montagnes de papier cadeau, un petit grelot en cuivre frétillait d'impatience.

Il s'appelait Diling. Et, franchement, il trouvait que “ne pas bouger” était une idée inventée par une chaussette triste.

Diling adorait tinter, rouler, se cacher, ressortir au pire moment… Mais ce soir, il avait une mission sérieuse : rester attaché au traîneau, pour sonner quand il faut. Une mission… silencieuse.

« On va s'ennuyer, » soupira Diling en regardant la grande Boîte à Surprises, posée près des cadeaux. Une boîte carrée, jolie, qui sentait la cannelle. Elle était entrouverte, comme si elle chuchotait : Viens voir…

À cet instant, un lutin surgit d'un tas de guirlandes, avec des yeux pétillants comme deux étoiles qui ont une idée. C'était le Lutin Farceur de Noël. On l'appelait Friponfroi, parce qu'il faisait des bêtises avec élégance, et qu'il avait toujours les mains froides.

« Diling ! » chanta Friponfroi. « J'ai préparé une farce minuscule. Une toute petite. Presque invisible. »

Diling se méfiait. Quand Friponfroi disait “minuscule”, ça finissait souvent par “tout le monde glisse sur une pelure de mandarine”.

Le lutin brandit un bonnet rouge, tout doux, avec un pompon qui avait l'air de rire.

« Regarde, je le cache dans la Boîte à Surprises… et demain, tout le monde cherchera partout. Gnihi ! »

Et hop ! Le bonnet disparut dans la boîte, qui se referma d'elle-même avec un petit “pouf” satisfait.

Diling rit. « C'est drôle… mais un peu cruel pour le bonnet, non ? Il va étouffer ! »

« Un bonnet n'étouffe pas, voyons ! » dit Friponfroi. « Il réfléchit. Il médite. Il devient… encore plus bonnet. »

Puis le lutin fit une révérence exagérée et s'évanouit derrière un rideau de neige en papier.

Diling resta là, seul avec la boîte. Un doute se glissa dans ses grelots : et si ce n'était pas si simple ? Et si la farce cachait… autre chose ?

Chapitre 2 : La boîte qui avale les mystères

Diling s'approcha de la Boîte à Surprises en roulant doucement, comme un explorateur très petit mais très courageux. Il poussa le couvercle avec un “cling” prudent.

À l'intérieur, il n'y avait pas seulement le bonnet. Il y avait aussi des choses étranges : une plume dorée, un bout de ruban bleu, une étiquette verte avec un dessin de flocon, et… une miettes de biscuit en forme de lune.

« Oh là… » souffla Diling. « Friponfroi a encore mélangé sa poésie avec ses farces. »

Mais au fond, il aperçut une carte pliée. Diling la déplia du bout de son attache. Les lettres étaient tordues comme si elles avaient dansé avant de se poser.

“Si tu veux retrouver le bonnet, suis les indices.

Mais attention : ils se disputent.

Alors invente un code couleur.

Sinon, tu finiras dans une chaussette.”

Diling frissonna. Finir dans une chaussette, c'était la pire menace imaginable : chaud, sombre, et ça sentait… l'aventure déjà vécue.

« D'accord. Un code couleur, » se dit-il. « Je suis un grelot, pas un détective… mais je peux tinter très fort en réfléchissant. »

Il observa les indices. Ils avaient l'air de dire chacun : Moi, je suis le plus important !

La plume dorée semblait légère et fière.

Le ruban bleu faisait le malin, tout frisé.

L'étiquette verte restait calme, comme une feuille.

La miette de biscuit, elle, ne disait rien. Elle s'effritait de timidité.

Diling prit une grande décision : « Doré pour ce qui brille et mène vers le haut. Bleu pour ce qui tourne et s'attache. Vert pour ce qui indique un endroit. Et… blanc pour ce qui se mange ou s'efface. »

Il se répéta son code couleur comme une chanson :

Doré : hauteur. Bleu : nœuds. Vert : lieux. Blanc : gourmandises.

« Parfait ! » dit-il. « Maintenant, où est la suite ? »

La boîte, comme si elle l'avait entendu, éternua un petit “atchoum” et recracha un minuscule flocon en papier… avec une flèche. La flèche pointait vers la grande salle des décorations.

Diling se mit à rouler, tintant comme un espion qui oublie d'être discret.

Chapitre 3 : Les indices font des pirouettes

La grande salle des décorations était un vrai carnaval : des boules se balançaient, des guirlandes s'étiraient comme des serpents brillants, et des étoiles en carton se prenaient pour des reines.

Diling arriva au pied d'un immense sapin d'intérieur. Tout en haut, une étoile dorée clignotait, comme si elle faisait des clins d'œil.

« Doré : hauteur, » murmura Diling. « Ça sent l'étoile qui sait quelque chose. »

Il roula autour du tronc, cherchant un moyen de monter. Une petite échelle en sucre d'orge était posée là, appuyée contre une branche.

« Une échelle en sucre d'orge ! Quelle idée ! Si je grimpe, je colle. Si je colle, je reste. Si je reste, je… deviens une décoration officielle. Non merci. »

À ce moment, un paquet-cadeau passa en glissant sur le sol, sur une luge miniature. Le paquet était très fier. « Pardon, je suis pressé, je dois être parfait ! »

Diling l'interpella : « Hé, paquet ! Tu peux m'aider à atteindre l'étoile ? »

Le paquet hésita. « J'ai peur de me froisser. »

Diling tressaillit de malice. « Si tu m'aides, je te promets de ne pas tinter quand tu voudras faire une entrée dramatique. »

Le paquet, séduit par l'idée d'une “entrée dramatique” silencieuse, accepta. Il posa sa luge au pied de l'échelle. Diling monta sur la luge, la luge glissa, et hop ! Il fut propulsé sur une branche, puis une autre, et encore une. Il tintait à chaque bond, comme une bille joyeuse.

Arrivé près de l'étoile, il vit un petit bout de ruban bleu accroché derrière elle, noué en boucle.

« Bleu : nœuds, » dit Diling. « Donc, on doit défaire… ou refaire. »

Il tira doucement. Le ruban se dénoua et tomba dans sa “main” de grelot. Avec lui, une minuscule clé en forme de flocon apparut, cachée dans la boucle.

« Ah ! Une clé. Une clé ouvre quelque chose. Probablement… une boîte. Une autre boîte. Les boîtes, c'est leur spécialité. »

Une brise sucrée passa. Diling sentit une odeur de biscuit. Il regarda en bas : sur le sol, une traînée de miettes blanches dessinait un chemin, comme une petite route de lune.

« Blanc : gourmandises, » murmura-t-il. « Suivons la route. Mais doucement, sinon je mange les indices. »

Il redescendit comme il put, en rebondissant d'une branche à l'autre, avec une dignité très relative.

Chapitre 4 : La nuit a des poches pleines de surprises

La route de miettes menait à la réserve des tissus, là où dormaient les rouleaux de feutrine et les chutes de velours. Tout était si doux que même les ombres avaient l'air de porter des pantoufles.

Au milieu, un panier de laine bâillait. Diling aperçut une étiquette verte posée dessus, avec le même flocon que dans la boîte.

« Vert : lieux, » dit-il. « Le panier, c'est l'endroit. Et la clé, c'est pour… le panier ? »

Il glissa la clé dans une petite serrure cachée sous l'étiquette. Clic ! Le panier s'ouvrit comme une bouche surprise.

À l'intérieur, pas de bonnet. À la place : des petites chaussettes tricotées, des mini-écharpes, des moufles minuscules… toutes rangées avec soin. Et une note de Friponfroi.

“Bravo, Diling.

Tu classes bien.

Maintenant, apporte ceci à l'endroit où ça manque.

Tu comprendras.”

Diling resta immobile. Il n'avait pas l'habitude de rester immobile, et ça lui fit tout drôle. Ces vêtements n'étaient pas des farces. Ils étaient… utiles.

Il entendit un petit reniflement. Dans un coin, une peluche de renne était assise, l'air tout raplapla. Son nez n'était pas rouge : il était juste froid.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » demanda Diling.

La peluche répondit d'une voix cotonneuse : « Je devais être dans la parade, mais… je n'ai pas assez chaud. Mes oreilles tremblent. Et sans oreilles fières, un renne, c'est juste une chaise poilue. »

Diling eut un petit tintement doux. Il prit une mini-écharpe du panier et la noua autour du cou du renne.

Le renne se redressa. « Oh ! Je me sens… important. Et surtout… chaud. »

Puis Diling en distribua d'autres : une paire de moufles à une poupée de neige qui grelottait près d'un seau de glace, une chaussette à un ourson qui avait perdu la sienne dans une bataille de coussins.

À chaque fois, quelque chose changeait : les jouets se mettaient à sourire, à tenir plus droit, à briller un peu.

Diling comprit que les indices ne servaient pas seulement à retrouver un bonnet. Ils servaient à faire circuler la chaleur.

« Friponfroi… » murmura-t-il. « Tu caches pour qu'on cherche. Et en cherchant, on donne. Malin, le lutin. Très malin. »

Mais le bonnet, lui, était toujours perdu. Et la nuit avançait, toute ronde, comme une boule de neige qui roule.

Chapitre 5 : Le bonnet retrouve sa tête… et le grelot son rire

Diling retourna à la Boîte à Surprises, guidé par son code couleur comme par une boussole de bonbons. En chemin, il ramassa la plume dorée restée derrière, lissant ses “barbes” délicates.

« Doré : hauteur, » se rappela-t-il. « La plume, c'est peut-être… un signe du haut. Du ciel. Ou du… chapeau. »

Il arriva devant la boîte. Elle semblait plus légère, comme si elle avait rigolé toute la nuit. Diling l'ouvrit.

Le bonnet rouge était là, bien plié, avec son pompon qui avait l'air encore plus moqueur qu'avant. Juste à côté, une dernière note :

“Le bonnet n'était pas prisonnier.

Il attendait que tu remplisses la nuit de gentillesse.

Maintenant, pose-le là où il réchauffera le mieux.”

Diling réfléchit. “Là où il réchauffera le mieux”… Ce n'était pas “sur une tête humaine”, puisque personne n'était là. Alors… sur quelqu'un qui avait besoin d'un courage tout chaud.

Il pensa au renne en peluche, tout fier mais encore un peu tremblant d'émotion. Il roula jusqu'à lui et, avec mille précautions, posa le bonnet sur ses oreilles.

Le renne resta figé. Puis il chuchota : « Je… je suis magnifique. On dirait un vrai renne de traîneau. »

À cet instant, Friponfroi surgit de derrière un rouleau de velours, les joues roses de joie.

« Ta-da ! » dit-il. « Farce terminée ! Enfin… farce réussie. »

Diling tintait de contentement. « Tu m'as fait courir partout. J'ai failli finir dans une chaussette. »

Friponfroi haussa les épaules, innocent comme une boule de neige. « Une aventure sans chaussette, c'est comme un chocolat chaud sans moustache. »

Diling ricana. « Et ce code couleur ? »

« Pour que tu mettes de l'ordre dans le bazar, » répondit le lutin. « Parce que le bazar, ça fait rire… mais l'ordre, ça aide à partager. »

Le renne, bonnet sur la tête, fit une petite révérence. Les jouets autour applaudirent en silence, comme s'ils ne voulaient pas réveiller la magie.

Diling se balança doucement, heureux. Il avait compris quelque chose de simple : parfois, une farce est une porte. Et derrière la porte, il y a une chance de donner un peu de chaleur.

La nuit de Noël continua, malicieuse et poétique, avec des tintements, des rubans qui dansaient, et un lutin farceur qui, sous ses bêtises, cachait surtout un grand cœur.

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étincelles
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Frétillait
Bougeait vite et avec enthousiasme, comme une petite queue qui remue.
Entrouverte
Légèrement ouverte, pas complètement fermée.
Médite
Penser profondément et calmement à quelque chose.
Révérence
Un salut où l'on incline le corps pour montrer du respect.
éternua
Avoir fait un bruit soudain en expulsant de l'air par le nez et la bouche.
Raplapla
Être tout mou, sans forme, comme après un long repos ou une chute.
Dignité
Comportement calme et respectable, qui montre de la valeur en soi.
Miette
Petit morceau d'un biscuit ou d'un pain qui s'effrite.
Pompon
Boule de tissu ou de laine attachée au bout d'un bonnet.

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