Chargement en cours...
Histoire sur le printemps 9 à 10 ans Lecture 7 min.

Le premier souffle du printemps

Luna, une fillette de neuf ans, explore le jardin et le bassin au premier jour du printemps, apprenant à observer les oiseaux, les plantes et la patience nécessaire pour accueillir la saison.

Télécharger cette histoire en PDF

Idéal pour partager ou imprimer cette histoire !

Télécharger l'e-book (.epub)

Lisez cette histoire sur votre liseuse électronique

Fille de 10 ans, joyeuse et émerveillée, cheveux châtain clair en tresse, grands yeux verts, bottes en caoutchouc jaunes et veste bleue, agenouillée au bord d’un bassin touchant délicatement un poisson rouge brillant avec une main, tenant des jumelles et un carnet beige de l’autre ; garçon d’environ 14 ans, souriant, cheveux courts noirs, assis sur un banc en arrière-plan avec un sac à dos brun ; vieille dame d’environ 70 ans, bienveillante, cheveux blancs en chignon, manteau vert clair, tenant un petit panier et caressant une fleur près d’un massif à gauche ; petit parc de printemps avec bassin rond aux bords de pierre claire, eau transparente avec poissons rouges, joncs et nénuphars, herbe verte, banc en bois, arbres à jeunes feuilles et sentier de gravier beige ; scène matinée d’une lumière douce, ciel pastel rosé, ambiance calme et curieuse, éclaboussures stylisées, couleurs vives, formes simples et contours nets. signaler un problème avec cette image

Le premier souffle du printemps

Le matin s'étirait comme une couverture en laine douce. Luna ouvrit la fenêtre de sa chambre et sentit tout de suite le printemps : l'air était tiède, sucré, et portait une odeur d'herbe fraîchement coupée. Elle inspira profondément jusqu'au fond du ventre. C'était comme si la maison retenait son souffle depuis l'hiver et le rendait enfin.

Elle posa sa main sur le rebord en bois, les doigts encore froids, et regarda le jardin. Les arbres se réveillaient. Sur la pelouse, des petites pousses vertes sortaient comme des doigts curieux. Un rayon de soleil glissait sur une branche et dessinait une traînée dorée. Au loin, quelqu'un faisait ronronner une tondeuse, puis s'arrêta ; l'odeur de l'herbe coupée monta en vagues, douce et salée.

Luna avait neuf ans. Elle aimait compter les nuages, collectionner des feuilles et écrire des noms d'oiseaux sur un notepad. Mais il y avait des oiseaux qu'elle n'avait jamais vus. Des oiseaux qui faisaient des sons étranges et beaux. Aujourd'hui, elle décida d'apprendre à les reconnaître. Elle enfila ses bottes en caoutchouc, prit sa petite paire de jumelles posée sur la table, et sortit.

La promenade au bord du bassin

Le jardin de la maison donnait sur un petit parc où se trouvait un bassin. En approchant, Luna sentit la terre humide sous ses pas. Des joncs frémissaient, des gouttes luisaient sur les feuilles comme des perles. Quand elle posa les yeux sur le bassin, elle vit des poissons rouges qui semblaient danser. Ils viraient en rond, rapides et tranquilles à la fois, leurs écailles brillantes réfléchissant des éclats d'orange comme des papillons sous l'eau.

« Bonjour ! » murmura Luna. Elle avait appris que parler doucement aux animaux les rendait plus curieux. Un garçon plus âgé, assis sur un banc avec un sac à dos, sourit et lui fit signe. « Tu veux savoir leur nom ? Ce sont des poissons rouges. Ils aiment les plantes et la lumière. »

Luna observa : une grenouille coassait sans hâte, un canard faisait des ronds et une feuille flottait en silence. Le chant d'un oiseau se posa dans ses oreilles, clair et joyeux. Elle leva les jumelles. Là, perché sur une branche au-dessus du bassin, un petit oiseau gris à la poitrine crème fronçait la tête. Il battait des ailes, puis se remit à chanter comme s'il découpait des notes dans l'air.

« C'est un troglodyte, je pense », dit le garçon. « Ou peut-être un rouge-queue ? » Il haussa les épaules avec un sourire complice. Luna nota le son sur son carnet : trii-trii, comme une clé qui tombe doucement dans un tiroir.

Les leçons du jardin

Luna passa l'après-midi à écouter, sentir et regarder. Elle cueillit une feuille tombée et la frotta entre ses doigts. Elle sentit la chlorophylle, cette odeur verte, piquante et pleine de vie. Elle toucha la terre : fraîche, douce, toujours humide après la pluie. Elle marcha lentement, comme si chaque pas était une question polie à la nature.

Une vieille dame passa avec un panier. Elle s'arrêtait toujours pour parler aux plantes. « Tu sais, ma petite, » dit-elle à Luna en caressant une tige fleurie, « le printemps n'a pas besoin qu'on le presse. Il arrive à son rythme. On l'accompagne. »

Luna nota ces mots. Accompagner le printemps — elle aimait l'idée d'être une amie patiente. Elle imagina tendre la main à une pousse, ne pas la secouer, juste la soutenir. Autour du bassin, les enfants la saluaient, certains lançaient des miettes aux poissons (ce que Luna trouva triste — elle souffla doucement : « Ils n'ont pas besoin de pain, ils ont déjà assez. ») Le garçon du banc hocha la tête, content de sa maturité.

Quand elle s'agenouilla près du bord, un poisson vint frôler sa main. Sa peau était froide et glissante, son mouvement plein d'assurance. Luna rit : c'était comme caresser un ruban vivant. Le chant des oiseaux changeait doucement : des notes hautes, des notes basses, des conversations invisibles qui se croisaient dans les branches. Elle se sentit minuscule et heureuse dans cet immense théâtre vert.

Le dernier regard par la fenêtre

Le soleil déclinait, peignant le ciel en or rose. Luna rentra chez elle à petit pas. Elle avait les cheveux ébouriffés par le vent, une tache de terre sur le genou et le carnet rempli de dessins. Sa mère préparait du thé. À la table, elles goûtèrent la douceur du printemps : une tartine de confiture, une cuillère de miel, et des mots échangés à voix basse.

Avant d'aller se coucher, Luna fit sa dernière habitude : ouvrir la fenêtre de sa chambre. Le soir était calme. Les insectes chantaient une berceuse discrète. L'odeur de l'herbe coupée, encore présente, se mêlait maintenant à l'air frais de la nuit. Luna posa sa tête sur l'oreiller et regarda dehors, la main posée sur le battant de la fenêtre.

Un mouvement léger attira son regard. Sur le fil électrique, tout près, un petit oiseau était perché. Il partageait l'espace entre ciel et jardin. Son plumage avait des reflets bleus et gris, et ses yeux brillaient d'un éclat curieux. Il inclina la tête, puis fit un petit saut, et ouvrit le bec pour chanter. La note était simple, claire et douce, comme un secret offert.

Luna sourit. Elle se souvint de la phrase de la vieille dame : le printemps n'a pas besoin qu'on le presse. Elle respira encore, profondément, sentant l'odeur de l'herbe et la chaleur du jour qui s'éparpillait doucement. Elle savait maintenant qu'il fallait regarder, écouter et attendre avec amour.

Avant que ses paupières ne se ferment, elle chuchota : « Bonne nuit, printemps. Merci d'être venu à ton rythme. » L'oiseau répondit d'une dernière note, comme une promesse. Luna s'endormit en rêvant de poissons rouges qui faisaient des tours et d'arbres qui chuchotaient des histoires anciennes. Le monde avait changé, doucement, et elle avait pris tout son temps pour le voir.

Sans publicité 3 € par mois

Envie d’une lecture sans interruption ? Soutenez Mes Histoires du Soir, retirez toutes les publicités et profitez d’autres avantages inclus dès 3 € par mois.

Voir les forfaits & tarifs
Partager

signaler un problème avec cette histoire

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ?

Donnez votre avis en attribuant une note à cette histoire en fonction de ce que vous et/ou votre enfant en avez pensé. Merci par avance !

Merci ! Votre note a été prise en compte !

Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

S’étirait
Se mettait doucement à s’allonger ou à s’ouvrir lentement.
Rebord
Partie en saillie d’une fenêtre ou d’une table sur laquelle on peut poser la main.
Joncs
Plantes fines et longues qui poussent près de l’eau.
Frémissaient
Tremblaient un peu, bougeaient doucement à cause du vent ou d’un souffle.
Chlorophylle
Substance verte dans les feuilles qui aide la plante à faire de l’énergie.
écailles
Petites plaques qui couvrent le corps de certains poissons et les protègent.
Coassait
Faisait le grand cri grave que font les grenouilles.
S’agenouilla
S’est mise à genoux, en posant un ou deux genoux au sol.
ébouriffés
Qui ont les cheveux en désordre, tout en l’air.
Berceuse
Chanson lente et douce que l’on chante pour aider à s’endormir.
Miettes
Petits morceaux de pain ou de gâteau, très petits et cassants.

Créez une histoire magique et unique pour votre enfant !

Créez en quelques minutes une aventure personnalisée où votre enfant devient le héros. Avec notre outil exclusif, c'est facile, gratuit et divertissant !

Créer une histoire

Téléchargez cette histoire :

Télécharger cette histoire en PDF Télécharger l'e-book (.epub)

Recevez de nouvelles histoires chaque dimanche soir !

Recevez 7 histoires passionnantes et captivantes, adaptées à l'âge et aux goûts de votre enfant, chaque dimanche à 17h*. C'est gratuit et garanti sans spam !
*E-mail envoyé à 17h, heure de Paris.
Nous n'aimons pas non plus le spam. Ainsi, nous ne vous enverrons que des histoires. Vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez.