Il était une fois un petit garçon de un an. Il s'appelait Léo. Léo avait de grands yeux ronds comme deux petites billes. Il aimait regarder le monde autour de lui. Un matin, le soleil est venu chatouiller ses joues. Léo a ri, le soleil a ri aussi. Léo a voulu toucher la lumière. Mais la lumière danse, elle ne se laisse pas attraper.
Léo a regardé sa main. Il a ouvert les doigts. « Bonjour, petite main », dit Léo. Sa main a souri dans la lumière. Léo a vu l'ombre de sa main sur le mur. L'ombre faisait coucou. Léo a fait coucou aussi. Léo a pensé : « Pourquoi l'ombre vient quand la lumière est là ? » Léo a regardé autour de lui. Il a vu son nounours. Nounours dormait dans son lit tout doux.
Léo a pris Nounours dans ses bras. Il a dit : « Viens, on regarde la lumière ensemble. » Nounours était content. Léo a posé Nounours près de la fenêtre. Le soleil a dessiné un rond doré sur la joue de Nounours. Léo a dit : « Soleil, tu fais des dessins jolis ! » Le soleil a continué de briller, tout doucement.
Léo a fermé les yeux un instant. Il a écouté le vent. Le vent chuchotait des petits mots légers. Léo a ri encore. Il a pensé : « D'où vient le vent ? Où va-t-il ? » Léo a ouvert la fenêtre. Le vent a caressé ses cheveux. Le vent a dit : « Bonjour, petit Léo. » Léo a dit : « Bonjour, vent doux. » Le vent est parti, tout sage, tout léger.
Dans le calme, Léo a serré Nounours fort contre lui. Il a regardé la lumière, l'ombre, le vent, et il a fermé les yeux doucement.
Quand on regarde le monde avec son cœur, il devient tout doux, tout beau, tout tranquille.