Chapitre 1 : L'idée en cœur de Zoé
Zoé, une petite fille aux couettes qui rebondissent, était assise à sa table de la classe des CE1. Ses yeux pétillaient comme des bonbons acidulés, et elle tapotait doucement sa gomme en forme de chat. C'était le matin de la Saint-Valentin, le jour le plus rose et le plus rigolo de l'année à l'école Arc-en-Ciel.
Son meilleur ami, Léon, un garçon avec des lunettes rouges et un grand sourire, lisait à côté d'elle une blague sur les grenouilles amoureuses.
— Tu sais, Zoé, pourquoi les grenouilles aiment la Saint-Valentin ? demanda-t-il avec sérieux.
— Non, mais je sens que je vais rigoler ! répondit Zoé en croisant les bras.
— Parce qu'elles trouvent que c'est « croâ » mignon !
Zoé éclata de rire et faillit tomber de sa chaise. Léon en profita pour lui donner une toute petite carte en forme de cœur, décorée de coccinelles.
— Pour toi ! C'est ma toute première carte, dit-il, un peu timide.
Zoé se sentit chatouillée dans le ventre. Elle attrapa aussitôt ses feutres magiques et déclara :
— Cette année, la Saint-Valentin va être la plus rigolote de toutes ! J'ai une idée ! Et si on organisait une fête pour toute la classe ? Avec des surprises, des rires, et des cartes d'amitié et… des gâteaux en forme de cœur !
Léon se redressa, ses lunettes glissant sur le bout de son nez :
— Super idée ! On pourrait même fabriquer un panneau pour la porte ! « Bienvenue à la fête des amis en cœurs ! »
Zoé tapa dans ses mains et sa gomme tomba par terre. Elle la ramassa, puis chuchota :
— On va demander à la maîtresse si c'est possible...
Justement, la maîtresse, Madame Pirouette (qui porte bien son nom car elle tourne souvent sur elle-même en chantant), traversait la classe avec une pile de feuilles roses.
— Madame, Madame ! cria Zoé en levant la main si haut qu'elle faillit toucher les nuages.
— Oui, Zoé, que se passe-t-il ? demanda Madame Pirouette en souriant.
Zoé expliqua son plan, Léon montra la carte-coccinelle, et tous les enfants autour commencèrent à écouter, les oreilles grand ouvertes.
— Quelle merveilleuse idée ! s'exclama Madame Pirouette. Vous avez jusqu'à midi pour préparer la fête dans la classe ! Je vais même sortir ma vieille nappe à pois pour décorer la table.
Tous les enfants applaudirent. Zoé bondit de joie :
— On va faire la fête de l'amitié ! Viens, Léon, on prépare les invitations !
Et c'est ainsi que commença la plus drôle des préparations de Saint-Valentin.
Chapitre 2 : La Grande Fabrique à Cartes
Après la récré, Zoé et Léon installèrent un atelier secret derrière la bibliothèque de la classe. Sur la moquette, ils étalèrent des papiers de toutes les couleurs : rouge tomate, rose bonbon, bleu ciel, et même vert grenouille.
Zoé attrapa ses ciseaux en zigzag :
— Attention, chef Léon, nous allons découper des cœurs plus ronds que les roues d'un vélo !
Léon sortit sa grande boîte de crayons :
— Chef Zoé, je déclare ouverte la Fabrique à Cartes Magiques !
Ils commencèrent à découper, colorier, plier, et même coller des yeux rigolos sur certains cœurs. Léon inventa même une carte spéciale avec une langue qui sort en tirant dessus : « Pour une Saint-Valentin qui fait rire ! »
Lucas, le roi des grimaces, les rejoignit :
— Je peux faire une carte moustachu ? demanda-t-il en agitant un feutre noir.
— Bien sûr ! répondit Zoé. Toutes les amitiés sont rigolotes ici.
Lili, la grande spécialiste des paillettes, arriva à son tour :
— Rendez-vous les paillettes ! lança-t-elle, et hop, elle saupoudra les cœurs d'une pluie brillante.
Bientôt, la moitié de la classe s'était jointe à eux, chacun créant des cartes toutes différentes. Mila dessinait des fleurs, Sam collait des gommettes, et chaque carte ressemblait à une mini-aventure.
Zoé écrivit un petit mot sur chaque carte :
« Bonne Saint-Valentin, mon ami ! Que ta journée soit pleine de câlins et de fous rires. »
Léon, lui, inventa des poèmes rigolos :
« Les bonbons sont sucrés,
Les cœurs sont tout ronds,
Je t'offre cette carte,
Parce que tu es trop bon(ne) ! »
Quand toutes les cartes furent prêtes, ils les mirent dans une grande boîte décorée d'autocollants. Il y en avait pour tout le monde : même pour la maîtresse, la dame de cantine, et le poisson rouge de la classe (qui s'appelle Valentin, bien sûr).
— C'est la meilleure Fabrique à Cartes de la galaxie ! s'exclama Léon en faisant tourner ses lunettes comme des hélicoptères.
Zoé tapa dans les mains :
— Maintenant, il nous faut... des surprises ! Et des gâteaux !
Chapitre 3 : La Chasse aux Surprises et aux Gâteaux
Pour les surprises, Zoé eut une idée géniale :
— On va faire une chasse aux petits cœurs cachés dans la classe ! Celui qui en trouve le plus aura le droit de choisir la première chanson de la fête !
Léon sauta sur place :
— Je suis prêt ! Je suis l'as du cache-cache !
Tous les enfants se mirent à découper plein de petits cœurs, qu'ils cachèrent derrière les livres, sous les chaises, dans les trousses et même dans la plante verte de la classe (qu'ils nommaient « Papyrus la plante qui pique »).
Madame Pirouette, qui avait entendu leur idée, cacha elle-même quelques cœurs dans des endroits très bizarres :
— Attention, il y a peut-être même un cœur caché dans ma chaussure ! annonça-t-elle en faisant un clin d'œil.
La chasse commença ! Mila trouva un cœur collé sous sa table, Lucas en trouva trois dans la boîte à craies, et Léon, en fouillant dans sa trousse, découvrit un mini-cœur plié en origami avec écrit :
« Bravo, Léon ! Tu as un cœur en or ! »
Zoé, elle, souleva la nappe à pois et trouva tout un trésor : des cœurs et… un bonbon oublié de Noël dernier.
— Beurk ! Celui-là, il n'est plus bon ! s'écria-t-elle en riant.
Une fois tous les cœurs trouvés, Léon fut désigné grand vainqueur :
— Je choisis la chanson « Les Crocodiles amoureux » ! annonça-t-il fièrement.
Pendant ce temps, la maîtresse sortit des gâteaux en forme de cœur, décorés de sucre rose et de petites billes qui éclataient sous la dent.
Zoé distribua les cartes à chacun, en les accompagnant d'un « Bonne fête de l'amitié ! » et d'une grimace rigolote.
Tout le monde dansa, chanta, mangea des gâteaux (sauf le bonbon oublié, qu'on remit à Papyrus la plante), et la classe résonna de rires et de chansons. Même Valentin le poisson rouge fit des bulles de joie.
Chapitre 4 : Une Saint-Valentin inoubliable
La fête battait son plein. Zoé et Léon sautillaient au milieu des enfants, heureux comme des petits lutins. La maîtresse leur proposa un jeu : « Le compliment musical ».
— Chacun à leur tour, les enfants, vous allez dire un compliment à votre voisin, pendant que je joue de la flûte !
Zoé se pencha vers Léon :
— Moi, je trouve que tu fais les meilleures blagues du monde !
Léon rougit :
— Et moi, Zoé, je trouve que tu as les idées les plus fantastiques de l'école !
Lucas dit à Lili qu'elle faisait briller la classe comme un arc-en-ciel, Lili répondit que Lucas avait les plus belles moustaches dessinées sur sa carte.
Petit à petit, chaque enfant reçut un compliment, des rires et parfois même des câlins. Même Papyrus reçut le compliment le plus original, de la part de Mila :
— Papyrus, tu es la plante la plus piquante et gentille du monde !
La fête se termina dans une ronde géante, tous les enfants main dans la main, en chantant très fort (et un peu faux) la chanson des Crocodiles amoureux. La maîtresse fit tourner sa jupe à pois, et le soleil illumina la classe d'une belle lumière dorée.
Au moment de partir, Léon glissa une dernière carte à Zoé :
« Merci d'être mon amie ! Vive la Saint-Valentin, vive les rires et les gâteaux ! »
Zoé sourit, son cœur tout chaud, et chuchota :
— C'était la meilleure journée du monde, Léon.
Ils sortirent de l'école en sautant dans les flaques, en rigolant, et en se promettant que l'an prochain, la fête serait encore plus folle, encore plus joyeuse, et surtout… encore plus pleine d'amitié.
Et depuis ce jour-là, chaque Saint-Valentin à l'école Arc-en-Ciel est devenue la fête la plus drôle, la plus gentille et la plus pétillante de toute l'année !