Chapitre 1 : Le matin de Simon
Simon a cinq ans. Il est petit, avec des cheveux châtain et un sourire très doux. Ce matin-là, Simon se réveille doucement dans sa chambre jaune. Les rayons du soleil traversent la fenêtre et dessinent des formes rigolotes sur le mur. Simon se frotte les yeux et pense à sa journée. Il doit aller à l'école. Il aime l'école, mais il a parfois un peu peur.
Simon se prépare avec l'aide de sa maman. Il met son pull bleu, son pantalon préféré, et chausse ses baskets rouges. Il mange son bol de lait avec des céréales, puis prend son sac à dos. Sa maman le serre dans ses bras. Elle lui dit : « Tu es courageux, mon Simon. Passe une belle journée ! » Simon sourit, mais dans son ventre, il sent un petit nœud.
Chapitre 2 : La cour de récréation
Quand Simon arrive à l'école, il voit ses amis. Il aime jouer avec eux, mais aujourd'hui, il aperçoit aussi Paul, un garçon un peu plus grand. Paul a parfois des gestes brusques. Il rit fort et fait peur à certains enfants. Simon se sent tout petit quand il voit Paul.
Dans la cour, Simon veut jouer à la marelle. Mais Paul arrive et lui dit, « C'est moi qui joue ici, va-t'en ! » Simon baisse la tête et s'éloigne. Il a peur de Paul. Il sent son cœur battre très fort. Il voudrait dire quelque chose, mais les mots restent coincés dans sa gorge.
Simon va s'asseoir sur le banc, près de la maîtresse. La maîtresse remarque que Simon est triste. Elle vient s'asseoir à côté de lui. Doucement, elle lui demande : « Tu veux me parler, Simon ? » Simon hoche la tête et chuchote : « Paul ne veut pas que je joue à la marelle… » La maîtresse sourit gentiment et lui dit : « Parfois, les gens se comportent mal parce qu'ils ne savent pas comment demander. Tu as le droit de jouer, Simon. Tu peux demander de l'aide si tu en as besoin. »
Simon se sent un peu mieux. Il regarde la cour, il regarde Paul. Il se dit qu'il va essayer d'être courageux.
Chapitre 3 : Simon ose essayer
Le lendemain, Simon retourne à l'école. Il pense encore à Paul. Mais il se rappelle aussi les mots de la maîtresse. Simon décide de prendre une grande inspiration. Il avance vers la marelle, où Paul joue déjà. Simon s'arrête juste à côté. Il dit d'une toute petite voix mais avec beaucoup de courage : « J'aimerais jouer aussi, s'il te plaît. »
Paul s'arrête de sauter. Il regarde Simon. Simon serre ses poings dans ses poches, il a peur. Mais il reste là, debout. Paul hésite, puis il sourit un peu. « Tu veux jouer avec moi ? » demande-t-il. Simon n'en croit pas ses oreilles. Il hoche la tête, très surpris.
Les deux garçons jouent à la marelle. Simon saute de case en case. Paul rit, mais il ne crie pas. Simon se sent heureux. Son cœur bat un peu moins vite. Il se dit que sa peur a un peu diminué.
Chapitre 4 : Les petites peurs de tous les jours
Plus tard, Simon rentre à la maison. Il raconte à sa maman ce qui s'est passé. Sa maman l'écoute, elle lui tient la main. Elle dit : « Tu vois, Simon, parfois les peurs sont comme des nuages. Elles semblent grosses, mais si tu avances doucement, elles disparaissent petit à petit. »
Le soir, Simon pense à d'autres choses qui lui font peur : parler devant la classe, essayer un nouveau jeu, ou demander de l'aide. Il se rappelle qu'il peut commencer par de petites étapes. Simon décide d'essayer, même s'il a peur. Il sait maintenant qu'il peut demander de l'aide à la maîtresse, à ses amis ou à sa maman. Il sait qu'il peut être courageux, même quand il est timide.
Simon s'endort en pensant à demain. Il se dit que chaque jour, il peut être un peu plus courageux. Simon a compris que la peur n'est pas si grande quand on ose la regarder, quand on en parle et quand on demande de l'aide.
Et chaque matin, Simon se réveille avec un peu plus de confiance, prêt à jouer, à parler, à essayer. Parce que Simon sait qu'il est courageux, même quand il a un peu peur.
Et toi, comme Simon, tu peux aussi être courageux, un petit pas après l'autre.