Chapitre 1 : Un mystère au coworking des Petits Pattes
Ce matin-là, Léo le lapin arriva sautillant au Coworking des Petits Pattes. Léo était un lapin curieux et malin, toujours prêt à aider ses amis. Le coworking était un grand espace lumineux où les animaux venaient bricoler, lire ou jouer tout en papotant. Les claviers cliquetaient, les crayons grattaient et les rires rebondissaient sur les murs.
Léo posa son sac près de la table ronde et lança un joyeux :
« Bonjour tout le monde ! »
Madame Tortue, qui tricotait un bonnet, leva la tête :
« Oh, bonjour Léo ! Tu arrives juste à temps, il se passe quelque chose d'étrange aujourd'hui… »
Léo dressa ses longues oreilles.
« Quoi donc, Madame Tortue ? »
« Eh bien, » répondit-elle, « ce matin, j'ai voulu écrire une lettre à ma cousine, mais ma jolie plume bleue avait disparu. »
À ce moment-là, Pablo le panda surgit de derrière un rideau, l'air embêté.
« Ma gomme en forme de bambou a disparu aussi ! »
Léo sentit son cœur bondir. Un mystère à élucider !
« Est-ce que d'autres objets ont disparu ? »
Adèle la souris, qui dessinait sur le grand tableau blanc, intervint :
« Oui ! Moi, c'est mon feutre rouge. Je l'avais posé là, et pouf, envolé ! »
Léo tapota sa moustache.
« Hum… Trois disparitions en une matinée. Ça doit être lié ! Qui veut m'aider à mener l'enquête ? »
Pablo, Adèle et Madame Tortue hochèrent la tête avec enthousiasme.
« Allons-y, détectives ! » dit Léo d'un ton joyeux.
Chapitre 2 : Les premiers indices
Les amis commencèrent leur enquête. Léo proposa :
« D'abord, retrouvons les endroits où les objets ont disparu. »
Madame Tortue montra son coin tricot.
« Ma plume était sur cette petite table. »
Pablo montra la grande étagère.
« Ma gomme était là, entre deux livres. »
Adèle pointa le tableau.
« Mon feutre était ici, sur le rebord. »
Léo observa attentivement. Il s'agenouilla pour voir sous la table, inspecta le sol, retourna un coussin.
« Regardez ! » s'exclama-t-il soudain. « Il y a des petites traces de pattes sur le sol, toutes fines… »
Pablo s'approcha :
« Ce ne sont pas les miennes, elles sont bien plus grandes. »
Adèle réfléchit :
« Ce ne sont pas non plus des pattes de souris, elles sont plus petites que ça… »
Léo sortit sa loupe (il adorait sa loupe, même si parfois il l'utilisait juste pour lire les petites lettres des journaux).
« Continuons à chercher. »
Ils suivirent les traces, qui menaient derrière le grand canapé bleu. Léo s'arrêta et murmura :
« Soyons discrets, les amis. On ne sait jamais… »
Ils avancèrent à pas de velours.
Chapitre 3 : L'indice du coussin
Derrière le canapé, ils trouvèrent un coussin renversé et… un petit bout de papier mâché.
« Regardez ! » dit Adèle en ramassant le papier. « On dirait un morceau de carnet. »
Pablo fronça les sourcils.
« Peut-être que le coupable voulait écrire quelque chose ? »
Léo ramassa le coussin.
« Il y a un trou dedans ! Quelqu'un essayait de cacher quelque chose ? »
Madame Tortue observa le trou.
« Je vois des poils blancs… »
Léo réfléchit.
« Des poils blancs, des traces de petites pattes, des objets disparus… Qui cela peut-il bien être ? »
Adèle, les yeux brillants, ajouta :
« Peut-être que le lecteur peut nous aider ! À qui appartiennent les poils blancs ? »
(Petit lecteur, que penses-tu : un animal tout blanc, de petites pattes, qui aime cacher des objets… qui cela pourrait-il être ?)
Pablo tapa dans ses mains.
« J'ai une idée ! Allons interroger les autres animaux du coworking. »
Chapitre 4 : La visite chez les voisins
Les détectives passèrent voir Choupi la hermine, qui bricolait un avion en papier.
« Bonjour Choupi, » dit Léo. « As-tu vu quelque chose d'étrange ce matin ? »
Choupi secoua la tête.
« Non, mais j'ai entendu des petits bruits derrière le canapé. »
Léo remercia Choupi et s'approcha de la fenêtre. Dehors, sur le rebord, dormait Mimi, la petite souris blanche. Elle était recroquevillée sur un tas de mouchoirs et serrait dans ses bras… une plume bleue, une gomme bambou et un feutre rouge !
« Regardez ! » s'exclama Adèle. « C'est Mimi ! »
Léo s'approcha doucement.
« Bonjour Mimi, tu as l'air bien installée. »
Mimi sursauta et ouvrit de grands yeux.
« Oh, bonjour… Je suis désolée, je ne voulais pas voler vos affaires. »
« Tu ne les as pas volées, Mimi, » rassura Léo. « Tu les as prises pour une raison ? »
Mimi baissa les yeux, gênée.
« Je voulais fabriquer un cadeau pour vous tous. Mais j'ai cassé mon crayon et je n'osais pas demander de l'aide… Alors j'ai pris ce que je trouvais. »
Pablo sourit.
« Tu voulais nous faire une surprise ! »
Madame Tortue tapota doucement la tête de Mimi.
« Tu aurais pu demander, on aime aider. »
Mimi sourit timidement.
« Je suis désolée, je vais tout rendre. »
Léo hocha la tête.
« Ce n'est pas grave, Mimi. Mais la prochaine fois, demande-nous, on aime partager. »
Chapitre 5 : Réparer et partager… autour d'un café
Les amis retournèrent dans la grande salle. Chacun récupéra son objet. Adèle proposa :
« Et si on aidait Mimi à fabriquer son cadeau ? »
Tout le monde accepta avec joie. Pablo apporta de la colle, Madame Tortue prêta son tricot, Léo sortit des crayons de couleur. Ensemble, ils fabriquèrent une belle carte multicolore, avec un dessin de chaque animal.
Mimi rayonnait de bonheur.
« Merci, les amis ! Je n'aurais jamais pu y arriver sans vous. »
Léo déclara :
« On est plus forts ensemble. Et quand un problème arrive, on cherche, on répare et on partage ! »
Madame Tortue sortit alors un grand plateau.
« Et maintenant, place au café et à la tisane ! »
Les amis s'installèrent autour de la table ronde, dégustant café, tisane et petits biscuits. Léo leva sa tasse.
« À notre équipe de détectives et à l'amitié ! »
Tous répétèrent en riant :
« À l'amitié ! »
Le mystère était résolu, les objets retrouvés, et chacun avait appris qu'il vaut mieux demander de l'aide que de se cacher. Dans le coworking des Petits Pattes, on savait maintenant que réparer et partager, c'est le début de toutes les belles aventures.
Et pendant que le soleil filtrait à travers les fenêtres, Léo le lapin regarda ses amis et pensa que c'était bien, d'être ensemble, même pour résoudre les petits mystères du quotidien.