Léo aimait lever les yeux la nuit. Il avait des mains fortes et un cœur qui rêvait. Il regardait les étoiles comme on regarde de petits lanternes au loin. La nuit lui murmurait des chansons douces.
Un soir, une lumière plus petite qu'une lune vint se poser sur son épaule. C'était la Fée Stella. Elle brillait comme une goutte d'or.
"Veux-tu voir les étoiles de plus près ?" demanda la fée.
"Oui," répondit Léo. Sa voix était calme. Il sourit.
La fée prit sa main. Elle étendit une longue étoffe faite de poussière de ciel. L'étoffe sentait la lavande et le miel. Ensemble, ils montèrent. La nuit devint une mer. Les étoiles furent des îles de lumière.
Chaque île avait une couleur. Une étoile était rouge comme une pomme. Une autre était bleue comme un chapeau de mer. Une troisième était verte comme une feuille qui chante. La fée soufflait sur les étoiles. Elles ouvraient des fenêtres de couleur.
"Regarde," dit la fée. "Chaque couleur a un mot doux."
Léo écouta. Il prit une couleur rouge. Elle lui parla d'amour. Il prit une bleue. Elle chanta la paix. Il prit une verte. Elle raconta l'espoir. Les couleurs dansaient dans ses mains comme des papillons.
Ils rencontrèrent un vent joueur. Le vent offrit des histoires anciennes. Ils trouvèrent une étoile timide. Léo prit sa main. Il dit des mots simples. L'étoile devint confiante. Tout devint lumière.
La fée montra un miroir de nuit. Léo y vit son visage. Son visage brillait comme un feu de bois. Il comprit. La magie n'était pas seulement dehors. Elle était dans ses yeux. Elle était dans ses gestes.
"Que vais-je faire avec ces couleurs ?" demanda Léo.
"Donne-les," répondit la fée. "Les couleurs aiment voyager."
Ils revinrent doucement. Léo posa ses pieds sur la terre. Il tenait des couleurs étoilées dans sa poche. Le matin, il peignit un banc, un jardin, un pain pour un voisin. Il chanta les mots doux des étoiles.
Les gens sentirent la chaleur. Ils sourirent. La magie resta. Elle habitait le cœur des gestes simples.
Léo continua de lever les yeux le soir. La Fée Stella brillait toujours, comme un secret partagé. Et la nuit resta une mer de lanternes, prête à enseigner la bonté.