Chargement en cours...
Histoire sur la tolérance 7 à 8 ans Lecture 13 min.

Les lanternes du partage

Lila, une fillette au grand cœur, participe à une fête des lanternes où elle découvre le partage, la diversité des traditions et se lie d'amitié avec une nouvelle camarade.

Télécharger cette histoire en PDF

Idéal pour partager ou imprimer cette histoire !

Télécharger l'e-book (.epub)

Lisez cette histoire sur votre liseuse électronique

Lila, 8 ans, joyeuse et timide, cheveux châtain clair en tresses et écharpe bleue, accroche une petite lanterne en papier décorée d’étoiles à une branche pendant que Noor, nouvelle élève de 8 ans, timide mais curieuse, peau hâlée et cheveux noirs attachés, aide à nouer un ruban ; Sami, 7–9 ans, espiègle avec une tache de farine sur le nez, tient un bateau-lanterne bleu et jaune en riant, et Aïcha, femme d’environ 40 ans au foulard rouge, distribue rubans et colle sur la place du village pavée, éclairée par des centaines de lanternes en papier et une lune claire, créant une atmosphère chaleureuse symbolisant l’amitié et la tolérance. signaler un problème avec cette image

Le matin des lanternes

Ce matin-là, Lila se réveilla avant le chant des oiseaux. Elle avait sept ans et un cœur si grand qu'on disait parfois qu'elle gardait du soleil dans sa poche. Sa chambre sentait la peinture fraîche et le livre d'images posé sur sa table brillait d'une couverture colorée. Lila avait prévu d'aider maman au marché, puis d'aller à la fête du quartier où des voisins allaient célébrer une tradition qu'elle connaissait peu.

Dans la cuisine, la lumière filtrait à travers les rideaux. Maman préparait des tartines et mettait dans une boîte des biscuits au sucre que Lila avait découpés la veille. "Tu veux les apporter à la fête ?", demanda maman en souriant. Lila hocha la tête. Elle aimait donner des choses qu'elle avait aidé à faire. Donner la rendait joyeuse. Son voisin, monsieur Karim, l'avait invitée à la fête des lanternes, une célébration pleine de couleurs et de chants différents de ceux qu'elle entendait à l'école.

En passant devant le miroir, Lila ajusta son écharpe bleue. Elle pensa aux lanternes qu'elle avait vues sur une photo, rondes et légères, comme des petites maisons en papier pour les étoiles. La route vers la place du village était bordée de platanes. À chaque pas, Lila imaginait les sourires qu'elle allait rencontrer. Elle serra sa boîte de biscuits contre elle comme on serre une promesse.

Les rues qui chantent

La place était déjà animée quand Lila arriva. Des guirlandes de couleurs pendaient entre les lampadaires, et des tables étaient remplies de plats aux parfums inconnus. Des enfants couraient en riant, tenant des lanternes de toutes les formes. Lila sentit son cœur battre plus fort, non pas d'inquiétude, mais d'attente heureuse.

Monsieur Karim la salua avec sa voix douce. "Viens, Lila. Les voisins seront contents de goûter tes biscuits." Il la guida jusqu'à une table où des familles se retrouvaient. Une grande dame au foulard rouge tendit la main. "Bienvenue !", dit-elle. Lila répondit timidement, mais son sourire accueillit la main. La dame s'appelait Aïcha et elle portait un bracelet brillant.

Lila posa sa boîte et un enfant à côté d'elle se présenta. Il s'appelait Sami et avait une tache de farine sur le nez. Il lui montra sa lanterne : c'était un petit bateau en papier peint de bleu et de jaune. "Regarde", dit-il, "ça flotte dans le vent." Lila trouva la lanterne belle. Elle cela la rassura de voir qu'on pouvait créer des choses différentes et qu'elles pouvaient toutes être jolies à leur manière.

Au milieu de la place, on commença à chanter. Les voix formaient un tapis sonore, parfois grave, parfois léger comme des plumes. Lila n'avait pas l'habitude de ces chansons, mais elle écouta. Elle se dit que chaque famille apportait sa musique comme on apporte un gâteau à partager. Elle apprit des phrases simples en chantant avec les autres. Personne ne regardait si elle se trompait ; on lui souriait pour l'encourager.

Pendant que les adultes se racontaient des histoires de leurs traditions, Lila offrit ses biscuits. Certains enfants en prirent un, d'autres préféraient un fruit posé sur une table. Lila remarqua que partager, ce n'était pas seulement donner quelque chose : c'était aussi accepter que chacun prenne ce qui lui faisait plaisir. Elle se sentit heureuse et un peu fière, mais elle n'avait pas l'air d'une fille qui cherche à recevoir des louanges. Elle voulait seulement que tout le monde ait une petite douceur.

La découverte du repas

Le grand moment arriva : le repas partagé. Des plats furent posés au centre sur un grand tissu. Il y avait des couleurs qu'elle n'avait pas vues dans son assiette habituellement : des épices jaunes, des légumes rôtis, des pains couleur d'or. Une odeur douce monta dans l'air et fit sourire Lila. Elle prit une petite portion, s'inquiétant de goûter quelque chose de nouveau. "Tiens, goûte ceci", lui souffla Aïcha en lui présentant une petite cuillère. "C'est doux", dit Lila après la première bouchée, et son visage s'ouvrit comme une fleur.

Autour d'elle, les conversations étaient calmes. On expliquait aux enfants pourquoi on célèbre ce jour-là : pour remercier la nature, pour se souvenir des ancêtres, ou pour rire ensemble. Lila écouta. Parfois, les mots étaient différents des siens, mais les gestes - serrer la main, sourire, offrir une part - étaient les mêmes partout. Elle comprit que les traditions racontent des histoires de vie, et que chaque histoire mérite d'être entendue.

Plus tard, une partie de la fête se transforma en atelier. On enseigna aux enfants à fabriquer des petites lanternes en papier. Lila avait les doigts un peu maladroits avec la colle, mais elle aimait plier et décorer. Sami l'aida à tenir les bords. Ensemble, ils dessinèrent des étoiles et des petits cœurs. Lila se rappela de la phrase que sa maman disait souvent : "On apprend mieux quand on aide." Elle réalisa que son aide rendait le jeu plus simple pour les autres, et que cela la rendait heureuse sans faire d'étalage.

Une différence, une nouvelle amie

À un moment, une petite fille resta en retrait. Elle avait l'air timide et regardait les autres avec des yeux curieux mais méfiants. Lila la reconnut : c'était Noor, une nouvelle élève de sa classe qui parlait peu. Lila sentit une petite piqûre dans le cœur—un mélange d'envie de la connaître et d'appréhension. Elle se rappelait que parfois, la gentillesse commence par un geste tout simple.

Lila prit sa lanterne et s'approcha de Noor. "Veux-tu m'aider à accrocher des petits rubans ?" demanda-t-elle doucement. Noor leva les yeux, surprise, puis hocha la tête. Les deux filles travaillerent côte à côte, parlant peu, mais partageant le même fil de colle et le même sourire naissant. Noor apprit à dire quelques mots de la chanson et riait quand elle ratait une note. Lila sentit que la différence de langue n'était pas un mur, mais une porte qu'on pouvait pousser ensemble.

Une dame expliqua que dans cette fête, on allumait les lanternes pour faire briller les rêves et les vœux. Lila murmura un souhait : "Que tout le monde se sente chez soi." Elle n'avait pas besoin d'expliquer pourquoi ; Noor la regarda comme si elle comprenait. Elles accrochèrent leurs lanternes côte à côte, deux petites maisons en papier qui se balançaient doucement.

Le cercle de parole

Quand la nuit commença à tomber, la place s'éclaira de milliers de petites lumières. Les lanternes semblaient flotter comme des lucioles. Les enfants s'assirent en cercle sur des coussins colorés, et les adultes firent de même autour. C'était l'heure du cercle de parole, un moment calme où chacun pouvait dire ce qu'il voulait, sans être interrompu.

Un adulte expliqua les règles : parler doucement, écouter avec le cœur, et remercier avant de passer la parole. Lila sentit ses mains un peu moites mais son sourire restait. Elle regarda autour d'elle : des visages connus, des visages nouveaux, tous éclairés par la même lueur. Elle pensa à ses biscuits, à la cuisine de sa maison, à la lanterne qu'elle avait fabriquée et offerte. Elle pensa aussi à Noor, qui tenait sa lanterne contre son cœur.

Ce fut Sami qui parla en premier. Il dit qu'il avait appris à partager sa lanterne et que cela l'avait rendu fier. Puis une maman parla de ses souvenirs d'enfance et de la manière dont la fête l'avait aidée à connaître ses voisins. Lila écouta sans rien dire au début. Elle préférait entendre, recueillir les mots comme on cueille des fleurs.

Quand vint son tour, elle prit la parole. Sa voix était douce. "J'ai apporté des biscuits parce que j'aime donner", dit-elle, "et aujourd'hui j'ai appris que donner, c'est aussi écouter et apprendre." Elle regarda Noor et ajouta : "Merci d'avoir partagé ta lanterne avec moi." Un silence tendre suivit, rempli de regard et d'approbation. Certaines personnes hochèrent la tête ; d'autres sourirent. C'était un cercle où l'on ne jugeait pas mais où l'on aidait à comprendre.

La directrice de l'école prit la parole à la fin. Elle parla d'humilité : de ce que cela veut dire d'admettre qu'on ne sait pas tout, d'apprendre des autres et d'accepter qu'on peut se tromper. Lila pensa à la façon dont elle avait tâtonné avec la colle, à la fois maladroite et sincère. Elle ressentit une chaleur tranquille : apprendre, partager, se tromper parfois et recommencer, tout cela faisait partie d'être humain.

Avant de clore le cercle, on fit un dernier tour pour des remerciements. Chaque personne dit un mot ou une phrase. Certains remercièrent pour la nourriture, d'autres pour une histoire racontée. Quand ce fut au tour de Noor, elle dit simplement : "Merci." Sa voix était timide mais claire. Elle regarda Lila et ajouta quelque chose en murmurant que seules quelques personnes comprirent, puis elle sourit. Ce sourire valait tous les mots : il disait la reconnaissance, la confiance, la joie d'avoir rencontré quelqu'un qui tend la main.

Le cercle se termina par un petit chant commun. Les notes étaient douces, et tout le monde se tenait la main. Lila sentit que ses doigts étaient liés à ceux de personnes de partout autour de la place. Ce lien lui donna un sentiment d'appartenance sans effacer les différences. C'était comme si chaque main partageait un peu de chaleur.

Quand il fut temps de partir, les lanternes furent doucement ramenées ou confiées aux arbres pour rester encore un peu. Lila rangea sa boîte vide de biscuits et dit au revoir à Aïcha, à Monsieur Karim et à Sami. Elle prit la main de Noor pour traverser la place. Elles ne dirent pas grand-chose ; leurs regards suffisaient.

Sur le chemin de la maison, la lune veillait. Lila regarda sa lanterne pliée dans son sac et pensa aux mots de la directrice. Elle comprit qu'être généreuse ne voulait pas dire montrer qu'on est meilleure, mais offrir ce qu'on a avec humilité, apprendre des autres et accepter d'être transformée par la rencontre. Elle pensa aussi qu'on peut garder le silence et écouter, et que l'écoute est elle aussi un cadeau.

De retour chez elle, elle aida à ranger la table et raconta à sa maman la fête en montrant la photo de sa lanterne. Maman l'écouta et la serra dans ses bras. "Tu as fait une belle chose aujourd'hui", dit-elle. Lila se rappela de la dernière chose dite dans le cercle : que chacun pouvait garder un petit morceau de la fête dans son cœur et le partager ensuite. Elle ferma les yeux un instant, sentant cette chaleur comme une couverture douce.

Avant de dormir, Lila écrivit une petite note : "Merci pour la lanterne et l'amitié." Elle la glissa dans son carnet. Cela lui sembla important de se souvenir. Elle savait maintenant qu'il existait des fêtes différentes, des chansons différentes, des façons différentes d'exprimer la joie, et que tout cela pouvait se mêler sans se perdre.

Quand la lumière de la chambre s'éteignit, Lila pensa une dernière fois à la place illuminée. Elle se dit qu'accueillir les différences était comme allumer une lanterne dans la nuit : cela ne rend pas la nuit moins grande, mais cela montre un chemin pour se tenir ensemble. Elle sourit dans l'obscurité, sûre que demain elle offrirait encore sa main et son écoute.

Et dans le silence rassurant, le cercle de la fête resta vivant dans son cœur, comme une petite lumière qui ne demandait qu'à grandir.

Sans publicité 3 € par mois

Envie d’une lecture sans interruption ? Soutenez Mes Histoires du Soir, retirez toutes les publicités et profitez d’autres avantages inclus dès 3 € par mois.

Voir les forfaits & tarifs
Partager

signaler un problème avec cette histoire

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ?

Donnez votre avis en attribuant une note à cette histoire en fonction de ce que vous et/ou votre enfant en avez pensé. Merci par avance !

Merci ! Votre note a été prise en compte !

Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Lanternes
Petites lampes souvent en papier qu'on allume pour faire de la lumière.
Guirlandes
Longues décorations accrochées en l'air, faites de papier ou de fleurs.
Tradition
Façon de faire ou de célébrer transmise de génération en génération.
Partager
Donner une partie de ce que l'on a pour que d'autres en aient aussi.
Atelier
Temps où l'on apprend à faire quelque chose en pratiquant.
Décorer
Ajouter des choses jolies pour rendre un endroit beau.
Cercle de parole
Moment où tout le monde s'assoit en rond pour parler chacun son tour.
Humilité
Attitude qui consiste à ne pas se vanter et à reconnaître ses limites.
Offrir
Donner quelque chose à quelqu'un sans attendre en retour.
Différence
Ce qui rend une personne ou une chose autre que les autres.

Créez une histoire magique et unique pour votre enfant !

Créez en quelques minutes une aventure personnalisée où votre enfant devient le héros. Avec notre outil exclusif, c'est facile, gratuit et divertissant !

Créer une histoire

Téléchargez cette histoire :

Télécharger cette histoire en PDF Télécharger l'e-book (.epub)

À lire ensuite dans Histoires sur la tolérance pour 7 à 8 ans

Recevez de nouvelles histoires chaque dimanche soir !

Recevez 7 histoires passionnantes et captivantes, adaptées à l'âge et aux goûts de votre enfant, chaque dimanche à 17h*. C'est gratuit et garanti sans spam !
*E-mail envoyé à 17h, heure de Paris.
Nous n'aimons pas non plus le spam. Ainsi, nous ne vous enverrons que des histoires. Vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez.