Chapitre 1 : Le mystérieux monsieur Quenouille
Lola, Max et Zélie étaient trois amis inséparables. Leur truc préféré, c'était de se raconter des blagues en grignotant des tartines de confiture après l'école. Mais ce soir-là , alors qu'ils traînaient leurs cartables dans la ruelle des Hiboux, un étrange personnage surgit d'un buisson. Il portait un chapeau melon à pois roses et un manteau vert fluo.
« Bouh ! » fit-il d'une voix grave.
Lola sursauta et laissa tomber son sac. Max faillit avaler de travers le bonbon qu'il suçotait.
Zélie, elle, éclata de rire. « Euh… vous êtes le magicien du coin ? »
L'homme se redressa avec un air solennel. « Je suis monsieur Quenouille, distributeur officiel de souhaits loufoques ! »
Max ouvrit de grands yeux. « De souhaits quoi ? »
« Lou-foques ! » articula monsieur Quenouille. « Pas de vœux classiques ici. Je réalise uniquement des souhaits qui font rire les moustaches des chats ! »
Lola murmura : « C'est bizarre, mais… ça a l'air marrant. »
Monsieur Quenouille s'inclina. « Faites un souhait, mais attention ! Il doit être drôle, inattendu, complètement farfelu ! »
Les enfants se consultèrent du regard. Max proposa : « Et si… on vivait dans une maison où tout serait en mousse au chocolat ? »
Zélie grimaça. « Trop collant ! Moi, je préférerais que tout ce qu'on dit devienne réalité pendant une heure ! »
Lola, les yeux pétillants, s'exclama : « Et si… on pouvait parler aux objets, et qu'ils nous répondent ? »
Monsieur Quenouille se frotta la barbe d'un air ravi. « Quelle idée délicieusement absurde ! Accordé ! »
Il claqua des doigts, et tout devint très… étrange.
Chapitre 2 : La lampe grincheuse et le grille-pain chanteur
À peine de retour chez Lola, les enfants se retrouvèrent face à la lampe de chevet, qui les fixait d'un air mécontent.
« Eh, ne me regardez pas comme ça, je bosse toute la nuit pendant que vous dormez ! » grogna la lampe.
Max bondit en arrière. « Oh ! Elle a parlé ! »
Lola éclata de rire. « Bonjour, madame la lampe ! Vous voudriez une pause ? »
La lampe haussa son abat-jour. « Enfin quelqu'un qui pense à moi ! »
Zélie courut à la cuisine. Elle tripota le grille-pain. « Bonjour, monsieur Grille-Pain ! »
Celui-ci répondit en chantant faux : « Je chauffe, je grille, mais personne ne me félicite, la la la ! »
Les enfants se mirent à rire si fort que le chat Mistigri se carapata sous la table. Ils passèrent la soirée à bavarder avec la poubelle qui râlait parce qu'on ne la vidait jamais, le frigo qui se vantait d'avoir le meilleur yaourt de la ville, et même la vieille horloge qui répétait sans cesse : « Je suis toujours à l'heure, mais personne ne m'écoute… »
Max s'amusa à poser des questions saugrenues au micro-ondes. « Tu trouves pas que chauffer les pois surgelés, c'est un peu monotone ? »
Le micro-ondes répondit avec un accent italien : « C'est la dolce vita, mon petit, la dolce vita ! »
Les enfants n'avaient jamais autant ri. Mais bientôt, ils réalisèrent que tous les objets de la maison voulaient discuter en même temps. La cuillère réclamait de la soupe, la chaise voulait danser, et le tapis suppliait qu'on arrête de lui marcher dessus.
Zélie couvrit ses oreilles. « On n'entend plus rien, ils sont fous ! »
Chapitre 3 : La grande pagaille
Au bout d'une heure, la maison ressemblait à une discothèque pour ustensiles ménagers. Le grille-pain chantait à tue-tête, la lampe mimait des ombres chinoises, et le frigo racontait une blague sur les cornichons.
« Je vais devenir chèvre ! » cria Max en se cachant sous le lit.
Lola essayait de raisonner la cafetière qui voulait partir en vacances. « Mais tu es une cafetière, tu ne peux pas aller à la plage ! »
« Mais si, mais si ! Je rêve de grains de sable ! » répondit la cafetière en sautillant.
Zélie, elle, tentait de calmer le placard à chaussures, qui s'obstinait à ne plus s'ouvrir si on ne lui chantait pas une chanson.
« Il faut arrêter cette folie ! » gémit Lola. « Monsieur Quenouille n'a pas dit combien de temps ça durerait ? »
Soudain, la vieille pendule du salon se mit à sonner de toutes ses forces. « Coucou ! Fin de l'heure magique ! »
Un souffle passa dans la pièce, et tout redevint silencieux. Le grille-pain se tut, la cuillère plongea tristement dans le tiroir, et la lampe s'éteignit d'elle-même.
Les enfants s'écroulèrent, épuisés mais en fou rire.
Chapitre 4 : Le deuxième souhait
Mais, à peine avaient-ils repris leur souffle, que monsieur Quenouille réapparut dans un tourbillon de confettis multicolores.
« Alors, mes chers farceurs, envie d'un deuxième souhait ? »
Max, les yeux brillants, proposa : « Cette fois, on aimerait que tout ce qu'on dessine prenne vie pendant une heure ! »
Monsieur Quenouille hocha la tête, ravi. « Excellent choix ! À vos crayons, les artistes ! »
Les enfants se précipitèrent sur la table du salon. Lola dessina un chat à pois qui se mit à bondir partout. Max esquissa un dragon minuscule qui éternuait des bulles de savon. Zélie, elle, inventa un vélo canard qui quackait en roulant.
Bientôt, la maison fut envahie de créatures rigolotes : un zèbre qui faisait des claquettes, un poisson qui récitait des poèmes, et même un lapin géant qui grignotait les rideaux.
« Attention, le dragon s'approche du buffet ! » cria Zélie.
« Mon chat à pois a piqué ma tartine ! » hurla Max.
Ils coururent dans tous les sens, essayant de rattraper leurs inventions farfelues. Les dessins prenaient vie… et beaucoup d'initiatives ! Le vélo canard fit une course contre la lampe, et le poisson poète déclama un sonnet à la fenêtre.
« On n'aurait peut-être pas dû dessiner autant de trucs… » soupira Lola en esquivant un nuage de bulles.
Mais tout le monde riait, même Mistigri le chat, qui poursuivait le chat dessiné en miaulant de jalousie.
Chapitre 5 : L'heure du coucher et le dernier gag
Finalement, la vieille pendule sonna de nouveau. Un grand souffle effaça toutes les créatures dessinées, qui disparurent dans des paillettes de couleur.
La maison retrouva son calme, mais les enfants étaient couverts de confettis, de traces de feutre et de miettes de tartine.
Monsieur Quenouille apparut une dernière fois. « Alors, prêts pour un dernier souhait ? »
Lola, les yeux fermés, déclara : « Juste une bonne nuit pleine de rêves rigolos, s'il vous plaît ! »
Monsieur Quenouille sourit d'un air malicieux et souffla sur eux une poudre dorée. Les enfants se retrouvèrent dans leurs lits, la tête pleine de souvenirs drôles et d'aventures farfelues.
Dans leur sommeil, ils entendirent la voix du grille-pain qui chantait doucement : « Dormez bien, mes petits croûtons, demain sera encore plus bon ! »
Et pendant toute la nuit, ils rêvèrent d'objets bavards, de dessins fous et de monsieur Quenouille, le distributeur officiel de rigolades magiques.