Le matin doux des vacances
Tom ouvrit les yeux et sentit l'air frais qui passait doucement par la fenêtre de la chambre. Le soleil dessinait des taches dorées sur le mur. Il tendit l'oreille : dehors, les oiseaux chantaient et un chien aboyait doucement, comme pour dire bonjour à la journée.
Tom sauta de son lit, attrapa son appareil photo en plastique bleu et descendit les escaliers en courant. Dans la cuisine, Maman préparait le petit déjeuner.
— Bonjour mon champion, dit-elle en souriant. Tu es déjà prêt pour jouer dehors ?
Tom hocha la tête, un grand sourire sur le visage. Il adorait être en vacances car il pouvait passer tout le temps qu'il voulait dehors, sous le ciel bleu.
— Tu as pris ton appareil photo ? demanda Maman.
Tom le leva bien haut.
— Oui ! Aujourd'hui, je vais prendre plein de photos pour me souvenir de mes vacances d'été.
Après avoir mangé une tartine de confiture, Tom mit ses sandales et sortit dans le jardin. Il y avait de la rosée sur l'herbe. Il prit une photo des gouttes d'eau qui brillaient au soleil, puis une autre de son chat, Biscotte, qui s'étirait près du laurier.
Il entendit alors la voix de son amie Léa, qui l'appelait de l'autre côté de la haie.
— Tom ! Viens, on va explorer le trottoir, il y a des escargots partout !
Tom se précipita, son appareil photo autour du cou.
Petites aventures sur le trottoir
Le trottoir devant la maison était calme, baigné par la lumière dorée du matin. Tom et Léa s'accroupirent pour regarder les escargots. Certains étaient très petits avec des coquilles brillantes, d'autres étaient plus gros. Tom prit plusieurs photos.
— Fais attention, dit Léa, il ne faut pas les écraser.
Tom fit très attention en avançant. Il se sentait courageux de marcher lentement, de regarder où il posait ses pieds. Parfois, il avait envie de courir, mais il voulait protéger les escargots.
— Tu veux qu'on fasse une course de feuilles ? proposa Léa.
Ils ramassèrent chacun une grande feuille verte, la posèrent sur la bordure du trottoir et soufflèrent fort pour les faire avancer. La feuille de Léa alla plus loin, mais Tom rit quand la sienne fit un tour sur elle-même et tomba dans une petite flaque.
— Je vais prendre une photo, dit Tom.
Il photographia la flaque, la feuille, et même Léa qui riait.
Il y avait aussi des fourmis qui couraient en file indienne. Tom s'allongea sur le ventre pour les regarder. Il se demanda où elles allaient. Peut-être qu'elles ramenaient de la nourriture à leurs bébés fourmis ? Il prit une photo.
— Tu veux venir ce soir ? demanda Léa. On pourrait voir les lucioles !
Tom sentit son cœur battre plus vite. Il n'était jamais sorti si tard. Mais il avait envie d'essayer.
— Oui, répondit-il doucement, un peu impressionné et très excité.
Le soir d'été et la lumière des lucioles
Après le dîner, Tom rechaussa ses sandales. Maman lui donna la main pour traverser la rue et rejoindre Léa sur le trottoir éclairé par la lueur orangée du soleil couchant.
Il faisait encore chaud. L'air sentait la terre et les fleurs. Tom sentit son ventre se serrer un peu. Il n'avait jamais joué dehors si tard. Tout semblait différent : le trottoir était calme, les bruits étaient doux, et même les arbres avaient l'air de dormir.
Léa l'attendait, une petite boîte à la main.
— Tu es venu ! dit-elle en souriant.
— Oui, répondit Tom, un peu fier de lui.
Ils s'assirent côte à côte sur le trottoir, les jambes croisées. Le ciel devenait rose puis violet. Les bruits de la journée s'éteignaient. Soudain, une petite lumière verte s'alluma puis s'éteignit devant eux.
— Une luciole ! s'écria Tom.
Bientôt, il y en eut deux, puis trois, puis plein tout autour d'eux, qui dansaient lentement dans la nuit douce. Tom ouvrit grand les yeux. C'était magique. Il essaya de prendre une photo, mais les petites lumières bougeaient sans arrêt. Il rit doucement.
— Ce n'est pas grave si je n'ai pas la photo, pensa-t-il. Je me souviendrai toujours de ce moment.
Léa attrapa une luciole dans sa boîte puis la relâcha doucement.
— Elles sont libres, dit-elle. Tu as été courageux de venir ce soir, Tom.
Tom se sentit grand. Il avait eu un peu peur, mais il était venu quand même. Il avait essayé quelque chose de nouveau, et il était heureux.
Le lendemain matin
Le lendemain, Tom se réveilla tôt. Il ouvrit son album photo pour regarder les images de la veille : le chat Biscotte, les escargots, la flaque, les fourmis, la feuille verte et Léa qui riait. Il sourit en se rappelant les lucioles, même s'il n'avait pas de photo.
Il alla voir Maman dans la cuisine, l'album serré contre lui.
— Tu sais, dit Tom, hier soir j'ai vu des lucioles. J'avais un peu peur d'y aller, mais j'ai essayé. Maintenant, j'ai grandi un petit peu, je crois.
Maman le serra dans ses bras.
— Je suis fière de toi, mon grand. Les vacances, c'est aussi pour apprendre et essayer des choses nouvelles. Et tu peux être fier de toi aussi.
Tom se sentit tout chaud dans son cœur. Il avait compris qu'il était capable d'essayer, même quand il avait un peu peur. Et que les souvenirs les plus précieux, ce n'était pas toujours ceux qu'on gardait en photo, mais ceux qu'on gardait dans son cœur.
La journée commença, douce et lumineuse, et Tom savait qu'il vivrait encore de belles aventures, tout doucement, un pas après l'autre.