Chapitre 1 : Deux amies à l'école
Léa et Maïa sont deux amies qui adorent l'école. Elles ont cinq ans. Chaque matin, elles se retrouvent dans la cour de la maternelle. Léa a de beaux cheveux blonds et un sourire qui brille comme le soleil. Maïa a les yeux pétillants et de longues tresses noires. Elle se déplace en fauteuil roulant, mais pour leurs jeux, cela ne change rien. Elles se tiennent la main, rient et courent, ou roulent, partout dans la cour.
Un jour, la maîtresse annonce une nouvelle : « Demain, une nouvelle élève va venir dans notre classe. Elle s'appelle Amira. » Tout le monde est curieux. Léa chuchote à Maïa : « Tu crois qu'elle aime dessiner comme nous ? » Maïa rit : « Peut-être qu'elle aime aussi les histoires de dragons ! »
Le lendemain, Amira arrive. Elle porte un foulard coloré tout doux et ses yeux brillent de gentillesse. La maîtresse dit : « Amira vient d'un autre pays. Elle va apprendre avec nous. » Léa regarde Amira. Elle trouve son foulard très joli, mais elle se demande pourquoi Amira parle doucement et parfois, s'arrête pour chercher ses mots.
Chapitre 2 : Une journée différente
Pendant la récréation, Léa veut inviter Amira à jouer à la corde à sauter. Elle dit : « Viens jouer avec nous, Amira ! » Amira sourit, mais elle secoue la tête. Elle regarde les autres enfants, un peu timide. Maïa roule vers elle et demande tout doucement : « Tu veux dessiner avec nous ? » Amira hoche la tête, ses yeux deviennent plus joyeux.
Dans la classe, les enfants dessinent des maisons. Léa dessine une maison avec un jardin et un grand arbre. Amira dessine une maison avec un toit en dôme et des palmiers. Léa regarde le dessin d'Amira et dit : « Ta maison est très différente. Pourquoi il y a des palmiers ? » Amira répond doucement : « Chez moi, il fait chaud et il y a des palmiers partout. C'est joli. »
Certains enfants regardent Amira, un peu surpris. Un garçon dit : « Moi, je n'ai jamais vu une maison comme ça ! » Léa sent que tout le monde regarde Amira, et elle n'aime pas que son amie soit seule. Elle pose sa main sur la main d'Amira et dit : « Moi, j'aime bien ta maison. Les palmiers sont très beaux. »
Chapitre 3 : Petites différences, grandes ressemblances
Plus tard, à la cantine, Amira ouvre sa boîte à lunch. Il y a du riz, des légumes et une sauce qui sent bon les épices. Léa regarde et demande : « C'est quoi ce plat ? » Amira sourit : « Ça s'appelle le couscous. Ma maman l'a préparé. » Léa renifle et dit : « Ça sent très bon ! »
Maïa arrive avec son plateau. Elle a des pâtes et des légumes. Elle regarde Amira et dit : « Tu veux goûter mes pâtes ? » Amira rit, contente. Léa propose à Amira d'échanger un petit bout de son sandwich contre une bouchée de couscous. Toutes les trois goûtent, s'amusent et découvrent de nouvelles saveurs.
Dans la cour, Léa demande à Amira : « Tu veux jouer à cache-cache ? » Amira hésite, elle ne connaît pas bien le jeu. Léa et Maïa expliquent les règles doucement, avec des mots simples. Amira comprend, et bientôt, elle rit avec tout le monde. Elle se cache derrière l'arbre avec Maïa, qui est très rapide avec son fauteuil. Bientôt, tout le monde joue ensemble, en faisant attention à inclure chacun.
Chapitre 4 : Une grande leçon de tolérance
Le soir, en rentrant chez elle, Léa raconte sa journée à sa maman. Elle dit : « Amira est différente de nous, mais elle est gentille. J'aime bien découvrir ce qu'elle aime. » Sa maman sourit : « Tu sais, Léa, chacun est différent. Mais au fond, on aime tous jouer, rire et partager. »
Le lendemain, la maîtresse demande à chaque enfant de raconter une chose spéciale sur lui. Amira raconte qu'elle aime chanter des chansons en arabe. Léa dit qu'elle adore le chocolat chaud. Maïa parle de ses courses rapides en fauteuil. Chacun a quelque chose d'unique, et cela rend la classe encore plus joyeuse.
Après l'école, Léa, Maïa et Amira jouent ensemble. Elles rient, se racontent des secrets et mangent des goûters de toutes les couleurs. Elles comprennent que les différences rendent la vie plus belle. Léa dit : « C'est bien d'être toutes différentes. On apprend plein de choses ! » Maïa et Amira hochent la tête, heureuses.
Depuis ce jour, Léa essaie toujours de comprendre les autres. Elle écoute, elle demande, elle partage. Elle sait que chaque enfant a une histoire à raconter, et que la tolérance, c'est accepter et aimer ces histoires, même quand elles sont différentes.
Dans la classe, chacun se sent accepté et respecté. Les enfants apprennent à jouer ensemble, à s'entraider et à se respecter. La maîtresse est fière, et tout le monde est heureux. Grâce à Léa, Maïa et Amira, la classe est devenue un endroit où la différence est une richesse, et où la gentillesse fait grandir le cœur de chacun.