1. Les drôles de bruits
Dans la chambre de Lili, la lumière du soir dessinait de jolis ronds sur le mur. Lili était une petite fille de trois ans. Ce soir, elle était blottie dans son lit, sa peluche Lapinou tout contre elle. Tout était calme, mais soudain, Lili entendit un bruit. Toc toc toc, tout doucement, puis crac sous la fenêtre.
Lili ouvrit de grands yeux. Elle écouta encore. Le cœur un peu serré, elle serra Lapinou dans ses bras. Elle pensa : « Peut-être qu'un monstre vient sous la fenêtre ? » Mais elle se rappela que maman lui a dit que les monstres n'existent pas.
« Lapinou, tu entends ? » chuchota Lili. Lapinou ne répondit pas, mais Lili sentit qu'il était là, bien chaud, bien doux.
Le vent souffla dans les feuilles. Ça faisait frou-frou, toc toc, puis ploc. Encore un bruit ! Cette fois, Lili se cacha sous la couette. Mais elle entendit la voix de papa dans le couloir : « Tout va bien, Lili ? »
Lili sortit un peu la tête. « J'ai peur des bruits, papa. Je ne sais pas ce que c'est. »
Papa entra doucement. Il s'assit près du lit. « Tu sais, Lili, la nuit, la maison fait des petits bruits. C'est normal. Le vent joue avec les arbres, la pluie tape sur la fenêtre, le bois craque un peu parce qu'il a froid. »
2. Écouter et comprendre
Papa ouvrit un peu la fenêtre. Le vent entra, tout léger, comme une caresse. « Tu veux écouter avec moi ? » demanda papa.
Lili hocha la tête. Ensemble, ils restèrent silencieux. Le vent soufflait, doucement. Les feuilles s'agitaient, cric crac. Un oiseau chanta, tout loin. Lili écouta. Elle sentit moins de peur, comme si les bruits étaient des amis qui chuchotent des histoires.
« Tu vois, Lili, chaque bruit a une raison. Rien n'est méchant ici. »
Lili sourit un peu. Elle dit doucement : « Et si j'entends un bruit qui me fait peur, je peux t'appeler ? »
Papa serra Lili dans ses bras. « Oui, toujours. Mais tu peux aussi écouter, et essayer de deviner. Parfois, c'est juste la maison qui dit bonne nuit. »
3. Tout le monde ensemble
Lili ferma les yeux. Elle entendit encore un petit craquement, mais cette fois, elle pensa : « C'est la maison qui me parle. Je suis en sécurité. »
Dans la chambre, il y avait Lili, son Lapinou, papa, et tous les bruits. Tout le monde ensemble. Lili sentit qu'elle était à sa place ici, entourée, aimée.
Le sommeil arriva doucement. Avant de s'endormir, Lili pensa : « Je peux avoir un peu peur, mais je peux aussi écouter, et je ne suis jamais toute seule. »
Et la nuit fut douce, pleine de jolis bruits qui bercent, comme des petits mots gentils.