Partie 1 — La ville qui pétille
Il y avait une ville qui pétillait comme une limonade. Les immeubles brillaient. Les voitures klaxonnaient "pouet-pouet" en souriant. Les passants avaient des chapeaux drôles et des chaussures qui faisaient "clic-clac".
Au milieu de la ville vivait Monsieur Biscotte. C'était un homme tout simple. Mais quand la ville avait besoin, il enfilait sa cape orange et devenait... Super Biscotte ! Il avait des pouvoirs tout farfelus. Il pouvait faire et disparaître des bulles de savon géantes. Il savait aussi faire rire les statues. Et surtout, il avait un super-saut qui faisait "SPLAF!" quand il retombait.
Un matin, Super Biscotte marchait vers le parc. Il tenait un sandwich à la confiture. "Miam!", pensa-t-il. Il chantait une ritournelle : "Tra-la-la, la ville est gentille, tra-la-la, je sauve une aile!" Soudain, devant un grand immeuble vitré, il vit une porte tournante. Elle tournait, tournait, tournait comme une toupie.
La porte tournante avait un drôle de regard. Elle était toute brillante, mais un petit panneau disait : "Porte farceuse. Attention, elle aime jouer." Super Biscotte fronça les sourcils. Il aimait beaucoup les jeux, mais pas les portes farceuses. Il posa son sandwich. Il se dit : "Je peux passer... ou la porte peut me pousser dans une aventure."
"Oh là là," dit-il. "Tic-tac, porte, sois sympa." Mais la porte fit "Gluing! Glouing!" et fit une pirouette plus rapide. Super Biscotte sentit ses cheveux se hérisser. Il se rappela son grand ami, Madame Plumette, la factrice, qui avait un gros sac et des bottes à paillettes.
"Hé, Plumette!" cria Super Biscotte. "Tu peux m'aider ? Cette porte fait des tours !"
Madame Plumette arriva en courant. "Quelle histoire ?" fit-elle. Elle portait un paquet qui faisait "toc-toc". Autour d'eux, des passants regardaient et souriaient. Ceux qui voyaient des choses drôles rigolent souvent un peu. Ta-da!
Partie 2 — Le plan rigolo
Super Biscotte pensa fort, très fort. Ses oreilles frétillaient. "On va faire comme une équipe !" dit-il. "On va parler à la porte."
Madame Plumette ricana. "Parler à une porte ? D'accord, mais comment ?" Elle sortit une petite trompette de son sac. "Pour faire un concerto de gentillesse !" fit-elle.
Ils appelèrent aussi Timothée le livreur, qui avait une trottinette qui faisait "vroum", et Lila la fleuriste, qui avait un chapeau rempli de marguerites. Bientôt, un petit groupe se forma : les Aides Rigolos.
"Plan A : on la cajole," dit Super Biscotte. Il fit de grands gestes. Il souffla des bulles de savon. POP! POP! Les bulles faisaient "plop" sur la porte. La porte fit "Oh!" mais continua de tourner en rigolant.
"Plan B : on la chante," proposa Lila. Elle chanta une chanson toute douce. "Tra-la, ouvre-toi, fais un doux pas..." Les marguerites dansèrent. La porte ralentit... puis fit "Pif-paf!" et repartit plus vite. Tout le monde fit "Oups!"
"Plan C : on l'entoure," dit Timothée. Il fit une ronde. Ils tenaient les mains. "Un, deux, trois, tournez !" Mais la porte, taquine, fit un dernier chapeau de roue et glissa un peu la taloche d'Air. Super Biscotte faillit perdre son sandwich.
"Stop!" dit Super Biscotte, sérieux mais souriant. Il prit une grande inspiration. Il trouva une idée mille fois plus drôle. "Et si on lui faisait un câlin... à la porte ? Un câlin d'équipe !"
Madame Plumette hocha la tête. "Oui ! Un câlin tout doux. Les câlins calment tout." Elle rangea sa trompette. Timothée arrêta la trottinette. Lila lava ses mains de pollen. Tous se rapprochèrent doucement.
Ils se mirent en cercle autour de la porte. Super Biscotte dit : "Un, deux, trois... câlin !" Et ils posèrent leurs mains sur le verre froid. La porte fit "Brrr!" comme si elle avait reçu un chaton chatouillant. Puis elle fit "Mmmh..." et ralentit un tout petit peu.
Mais la porte était têtue. Elle aimait les blagues et les gags. Elle fit un dernier tour, plus doux, et poussa doucement Super Biscotte... qui fit un "Hop-là!" et prit appui sur ses bottes de super-saut. Il fit un petit saut acrobatique. "SPLAF!" Il atterrit sur ses deux pieds et... son sandwich tomba par terre. Un pigeon curieux fit "toc-toc" et prit un coin du pain.
"Oh non, mon sandwich !" dit Super Biscotte. Mais il rit. "Tant pis. On va mieux." Il montra un grand sourire. Ensemble, ils riaient. Les rires sont des ponts.
Tout à coup, petit bruit : "Tac-tac." Un bambin avait laissé tomber son ballon rouge. Le ballon roula vers la porte tournante et resta coincé entre les vitres. Le bambin pleura "Waah!" en pointant du doigt.
"Ne t'inquiète pas," dit Super Biscotte. "On va aider !" Sa voix était douce comme un gâteau. Les Aides Rigolos se regardèrent. Ils se mirent au travail comme un vrai orchestre de gentillesse.
Timothée fit un saut et attrapa le ballon avec sa trottinette. Lila utilisa une marguerite pour chatouiller la porte. Madame Plumette souffla dans sa trompette pour faire une petite chanson douce. Super Biscotte fit des bulles de savon et les dirigea comme des mains.
La porte fit "Plouf-plouf" et s'arrêta. Elle avait l'air contente d'être gentille. Elle laissa sortir le ballon en faisant un petit salut. Le bambin sourit. "Merci !" dit-il, toute joyeux.
Partie 3 — TA-DA! Une fin toute douce
La ville applaudit. Les passants firent "Bravo!" Les pigeons firent "roucou-roucou." Super Biscotte se sentit chaud dans le cœur. Il dit : "On a fait ça ensemble. Merci les amis."
La porte tournante, qui s'appelait Porte Farceuse, inclina un petit coin comme une révérence. "Pssst," fit-elle. "Merci pour le câlin." Elle avait l'air moins farceuse. Elle avait compris que jouer, c'est chouette, mais qu'il faut aussi laisser passer les gens.
Madame Plumette remit un timbre sur un paquet. Timothée rangea sa trottinette. Lila posa une marguerite sur le panneau de la porte. Super Biscotte retrouva un nouveau sandwich dans la main du bambin qui, généreux, avait partagé son goûter. "Pour toi," dit le bambin. Super Biscotte sourit et mordit une grosse bouchée. "Miam!"
"TA-DA!" fit Super Biscotte en levant les bras. Il fit une petite révérence. Tout le monde rit. Les rires faisaient des petites étoiles dans l'air. La ville reprit son chant pétillant. Les habitants étaient un peu plus proches, un peu plus amis.
Avant de partir, Super Biscotte fit une dernière chose. Il attacha un petit ruban sur la porte. Le ruban disait : "Merci d'être gentille." La porte tournante se sentit reconnue. Elle fit un tour doux, comme pour dire bonne journée.
Super Biscotte continua sa route, cape au vent. Il chantonnait. Il savait qu'il y aurait d'autres portes, d'autres farces, d'autres rires. Mais avec les Aides Rigolos, tout devenait une aventure pleine d'entraide.
Et quand la nuit vint, la ville pétilla toujours, mais plus doucement. Les étoiles clignotaient "clic-clac" et la lune fit un sourire. Super Biscotte rangea sa cape. Il se dit : "Demain, on recommence, pour aider et pour rigoler." Il s'endormit en pensant aux bulles, aux câlins et aux portes qui changent d'avis.