Il était une fois, dans un petit village au bord d'une grande forêt, une fille courageuse nommée Macha. Tout le monde au village parlait de Baba Yaga, une sorcière qui vivait dans une maison aux pattes de poulet. Certains disaient qu'elle était méchante, d'autres qu'elle aidait ceux qui le méritaient. Macha, curieuse et brave, décida d'aller découvrir la vérité.
Un jour, son frère Ivan tomba malade. Les guérisseurs du village ne savaient plus quoi faire. Une vieille femme murmura à Macha :
— Va voir Baba Yaga. Elle seule possède une potion pour sauver ton frère. Mais fais attention, elle n'aime pas les visiteurs impolis.
Macha se mit en route. La forêt était sombre et pleine de bruits étranges, mais elle ne se laissa pas décourager. Après de longues heures de marche, elle arriva devant une maison perchée sur des pattes de poulet, qui tournait lentement sur elle-même.
Macha s'avança et dit d'une voix claire :
— Ô Baba Yaga, gardienne de la forêt, puis-je entrer et te demander de l'aide ?
La maison s'arrêta de tourner. Une porte grinça, et Baba Yaga apparut. Elle avait des yeux perçants et un sourire qui faisait un peu peur.
— Qui ose troubler ma tranquillité ? grogna-t-elle.
Macha inspira profondément.
— C'est moi, Macha. Mon frère est malade, et on m'a dit que toi seule pouvais le sauver.
Baba Yaga plissa les yeux.
— Pourquoi devrais-je t'aider, petite fille ?
Macha répondit calmement :
— Parce que je crois que tu n'es pas méchante. Tu es une grande magicienne qui aide ceux qui en ont vraiment besoin.
Baba Yaga resta silencieuse un instant, puis éclata de rire.
— Eh bien, tu as du cran, petite ! Je vais t'aider, mais à une condition : tu dois nettoyer ma maison pendant que je prépare la potion.
Macha accepta sans hésiter. Elle se mit à balayer le sol, ranger les étagères pleines de bocaux étranges, et même brosser les pattes de la maison. Pendant ce temps, Baba Yaga mélangea des herbes, des poudres scintillantes et des gouttes d'un liquide bleu dans un chaudron fumant.
Quand Macha eut fini, Baba Yaga lui tendit une petite bouteille.
— Voilà . Donne ceci à ton frère, et il guérira.
Macha remercia la sorcière et s'apprêtait à partir, mais Baba Yaga ajouta :
— Souviens-toi, Macha, je ne suis pas méchante, mais je ne tolère ni paresse ni manque de respect. Si quelqu'un veut mon aide, il doit être prêt à travailler dur et à me parler honnêtement.
Macha hocha la tête et rentra chez elle. La potion guérit Ivan, et Macha raconta à tout le village que Baba Yaga n'était pas une méchante sorcière, mais une gardienne sage et puissante qui testait le courage et la bonté des gens.
Depuis ce jour, plus personne n'eut peur de Baba Yaga, et elle resta dans la forêt, prête à aider ceux qui le méritaient vraiment.