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Histoire de super-héros comique 5 à 6 ans Lecture 10 min.

Cap’Bricolo et la porte automatique qui dansait

Cap’Bricolo, un jeune réparateur au talkie-walkie grésillant, doit résoudre le mystère d’une porte automatique capricieuse au centre commercial et utilise son ingéniosité et des objets farfelus pour apaiser la situation.

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Léo, bricoleur héroïque souriant et concentré, porte une cape bleue retombant sur les épaules, des baskets rouges et une ceinture à outils ; accroupi devant une grande porte automatique en métal, il tient un petit canard en plastique jaune et un rouleau de ruban adhésif. À droite, Monsieur René, agent de sécurité aux cheveux courts gris, les bras croisés, regarde soulagé et un peu inquiet. À gauche, à l’entrée du centre commercial, un garçon d’environ six ans aux cheveux bruns tient la main de sa mamie et regarde émerveillé, tandis qu’une cliente avec un grand sac de courses vert, sourcils amusés, attend derrière lui. Le décor est une cour de service : sol en béton, poubelles métalliques alignées, panneaux techniques et un grand ventilateur mural ; la porte automatique chromée au centre montre un petit capteur en haut. Léo place le canard sous le capteur, la porte s’ouvre doucement et tous sourient ; scène comique, lumineuse et rassurante aux couleurs vives, formes simples et traits doux. signaler un problème avec cette image

Début : Le héros et le talkie-walkie qui fait « Grrrzzzt »

Dans la grande ville de Pim-Poum, les bus faisaient « pschiiiit » en freinant, les vélos faisaient « dring dring », et les immeubles brillaient comme des boîtes de bonbons.

Là-bas vivait Léo. Il était un jeune homme… et aussi un super-héros bricoleur. On l'appelait Cap'Bricolo. Il n'avait pas de lasers dans les yeux. Non. Son super-pouvoir, c'était de réparer n'importe quoi avec trois bouts de ficelle et une idée rigolote.

Il portait une cape bleue, des baskets rapides, et une ceinture pleine d'objets étonnants : du ruban adhésif, un mini-tournevis, une pince, et même un petit canard en plastique « pour le courage », disait-il.

Ce matin-là, il tenait son talkie-walkie préféré. Il grésillait tout le temps.

« Grrrzzzt… Cap'Bricolo… on m'entend… grrrzzzt ? » fit l'appareil.

Léo tapota dessus.

« Oui, je t'entends, petite radio qui tousse ! Qu'est-ce qu'il y a ? »

Dans le talkie-walkie, une voix paniquée répondit :

« Grrrzzzt… Ici… le Gardien du Centre Commercial… gros souci… la porte automatique… elle fait n'importe quoi ! Elle avale les gens… enfin… presque ! »

Léo ouvrit de grands yeux.

« Une porte qui avale les gens ? Oh là là. J'arrive ! »

Il partit en courant. Sa cape fit « fwoooosh ». Mais au coin de la rue, le talkie-walkie grésilla encore plus fort.

« GrrrZZZT ! Attention… la cour de service… derrière… grrrzzzt… »

« La cour de service ? Pourquoi la cour de service ? » demanda Léo.

Trop tard. En voulant couper par un passage, il poussa une petite porte grise… et se retrouva dans une cour de service.

C'était un endroit étrange : des poubelles bien alignées, des cartons, des balais, et un énorme ventilateur qui faisait « VROOOOUM » comme un dragon enrhumé. Une mouette regardait Léo en penchant la tête, comme si elle disait : « Tu t'es perdu, toi. »

Léo sourit.

« D'accord, cour de service. On va travailler ensemble. »

Milieu : La mission de la porte affamée

Léo avançait prudemment. Il y avait des flèches au sol, des tuyaux, et une odeur de pizza froide. Son talkie-walkie crachota :

« Grrrzzzt… la porte… elle se ferme et s'ouvre… trop vite… grrrzzzt… »

Au bout de la cour, une grande porte métallique menait au centre commercial. Juste à côté, une petite fenêtre montrait l'intérieur : des gens attendaient, un peu serrés, comme des sardines. Un agent de sécurité, Monsieur René, agitait les bras.

« Cap'Bricolo ! Par ici ! »

Léo passa par une porte de service et arriva devant la fameuse porte automatique. Elle faisait : « TCHAC ! » puis « TCHOUF ! » puis « TCHAC ! » encore, sans raison. On aurait dit qu'elle jouait à cache-cache.

Une dame avec un sac de courses s'approcha.

La porte s'ouvrit.

La dame avança.

La porte se referma très vite : « CLAC ! »

La dame recula d'un bond.

« Oh ! Elle m'a pincé l'air ! » dit-elle.

Un petit garçon rigola :

« Elle a faim de nez ! »

Léo leva les mains.

« Pas de panique ! Je suis Cap'Bricolo. Je vais parler à la porte. »

Il se pencha et chuchota :

« Bonjour, porte. Tu peux arrêter de faire la chipie ? »

La porte répondit… à sa façon.

« TCHAC ! »

Puis elle s'ouvrit d'un coup si fort que le courant d'air fit voler la cape de Léo : « FLAP FLAP FLAP ! »

Sa cape lui tomba sur la tête.

On ne voyait plus que ses baskets.

« Je suis… un fantôme de bricolage ! » dit-il, la voix étouffée.

Les gens éclatèrent de rire, mais gentiment, parce que Léo riait aussi.

Il se dégagea et déclara :

« Je crois qu'elle est d'humeur rigolote. Bon. Observons. »

Léo sortit un petit tournevis et un rouleau de ruban adhésif.

Monsieur René chuchota :

« On a déjà appelé un technicien, mais il est coincé dans les embouteillages. »

« Pas grave, » dit Léo. « Je suis le technicien… version cape. »

Il ouvrit le petit panneau près de la porte. Dedans, il y avait des fils et un boîtier qui clignotait « bip bip bip ».

Le talkie-walkie grésilla :

« Grrrzzzt… attention… ça peut… faire… bzzz… »

« Merci pour ce conseil très clair, » répondit Léo.

Tout à coup, la porte se mit à s'ouvrir et se fermer encore plus vite : « TCHAC-TCHAC-TCHAC ! »

Les gens reculaient comme une vague.

« Elle danse ! » cria le petit garçon.

« Une danse de porte ! » dit une mamie en riant.

Léo regarda autour de lui. Au-dessus de la porte, il vit un petit capteur, comme un œil.

« Ah ! Je comprends. Elle croit qu'il y a quelqu'un tout le temps. »

À ce moment-là, une mouche passa devant le capteur.

La porte s'ouvrit : « PSHOOO ! »

Puis une autre mouche.

« PSHOOO ! »

La porte faisait la fête avec les mouches !

Léo se gratta la tête.

« Il me faut… un plan. Un plan simple. »

Il eut une idée. Une idée Cap'Bricolo.

Il sortit de sa ceinture… le petit canard en plastique.

« Coin-coin, je compte sur toi. »

Monsieur René fronça les sourcils.

« Un canard ? »

« Un assistant très sérieux, » dit Léo.

Léo posa le canard juste sous le capteur, bien au milieu, puis il colla un petit morceau de carton en forme de chapeau au-dessus, pour faire de l'ombre.

« Maintenant, le capteur va voir… le canard. Tout le temps. Et il va comprendre que ce n'est pas un vrai client qui bouge. »

La porte hésita.

« Tch…? »

Puis elle fit « BIP ».

Puis… elle s'ouvrit doucement. « Pssshhh… »

Et elle resta ouverte.

Tout le monde applaudit.

« Bravo le canard ! » cria le petit garçon.

Léo salua :

« Merci, merci. Mais ce n'est pas fini. Une porte doit aussi savoir se fermer gentiment. »

Il retira le canard, et cette fois il colla une petite bande de ruban sur le capteur, comme une mini-lunette.

« Voilà. Ça va l'empêcher de voir les mouches en plein milieu. Elle verra seulement les grands mouvements, comme… un vrai passage. »

La dame au sac de courses tenta.

La porte s'ouvrit : « Pssshhh… »

La dame passa.

La porte se referma lentement : « chhh… clac. »

Sans surprise, sans pincement.

Tout le monde fit :

« Ooooh ! »

Fin : Le héros, la confiance, et la cape pliée

Monsieur René souffla, soulagé.

« Cap'Bricolo, tu nous as sauvés d'une porte danseuse ! »

Le petit garçon demanda :

« Tu n'avais pas peur ? La porte faisait “TCHAC” très fort ! »

Léo se pencha à sa hauteur.

« J'ai eu un tout petit frisson, comme quand on voit une grosse mousse de bain. Mais tu sais quoi ? Quand on doute, on peut faire une chose : respirer… et essayer une idée. Puis une autre. Et encore une autre. »

La mamie hocha la tête.

« Ça, c'est de la confiance. »

Léo rougit un peu.

« Et de l'adhésif. Beaucoup d'adhésif. »

Son talkie-walkie grésilla une dernière fois :

« Grrrzzzt… mission… réussie… grrrzzzt… »

Léo lui tapota doucement.

« Merci, toi aussi tu as bien travaillé, même en éternuant. »

Les gens recommencèrent à entrer et sortir du centre commercial. La porte faisait maintenant « pssshhh… chhh… clac », comme une porte polie et bien élevée.

Léo retourna dans la cour de service pour ranger ses affaires. Le ventilateur-dragon ronronnait toujours « VROOOOUM », mais ça ne l'impressionnait plus.

Il plia soigneusement sa cape, bien carrée, comme une serviette magique.

« Une cape pliée, c'est un héros prêt pour demain, » murmura-t-il.

Il posa la cape pliée sur une caisse propre, à l'abri du vent.

Puis il sourit, droit comme un grand.

« Je peux le faire, » se dit-il. « Même quand ça grésille, même quand ça claque. Je peux le faire. »

Et dans la ville de Pim-Poum, quelque part, une mouche passa devant un autre capteur… mais cette fois, rien de terrible n'arriva.

Juste un petit « bip » timide, comme un rire discret.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Grésillait
Faisait un petit bruit qui craque, comme une radio qui tousse.
Talkie-walkie
Petit appareil pour parler à distance en envoyant la voix.
Bricoleur
Personne qui répare ou fabrique des choses avec des outils.
Cour de service
Endroit derrière un bâtiment où l'on range des choses de travail.
Ventilateur
Machine qui fait du vent pour rafraîchir ou sécher.
Cartons
Boîtes en papier épais pour mettre ou transporter des objets.
Crachota
Fit un bruit râpeux ou qui crache, comme un appareil malade.
Capteur
Petit appareil qui voit ou sent quand quelqu'un arrive.
Embouteillages
Quand les voitures sont très lentes et collées les unes aux autres.
Ruban adhésif
Bande collante qu'on utilise pour fixer ou réparer des choses.

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