Chapitre 1 : Un matin pas comme les autres
Dans la grande ville de Froufrouville, il y avait un homme pas tout à fait comme les autres. Il s'appelait Gustave, mais il préférait qu'on l'appelle Super Gustave, même si personne n'était vraiment au courant. Gustave vivait dans un petit appartement en haut d'un immeuble plein de fenêtres qui brillaient dans le soleil du matin.
Aujourd'hui, Gustave s'étira en baillant très fort et entendit son réveil faire : "DRRIIIIIN !". Il se leva d'un bond… enfin, il essaya, parce que son pyjama s'accrocha à la poignée de la porte. "Oups !", fit-il en gigotant. Première mission du jour : se libérer de la poignée-attrape-pyjamas. Il y arriva en glissant sur ses chaussettes rayées. "Mais pas de problème !", lança-t-il en se redressant, un peu de travers.
Gustave allait au travail dans une grande tour de bureaux, tout là-haut, au quinzième étage. Mais ce matin, il n'oublia pas sa mission secrète : être le meilleur super-héros possible, même si ses pouvoirs étaient… comment dire… différents.
Il ouvrit sa garde-robe et choisit son costume de super-héros : un vieux caleçon rouge à étoiles, un t-shirt vert "Super Brocoli", une cape cousue avec les rideaux de sa grand-mère et, sur sa tête, un masque découpé dans une vieille boîte de céréales. Quand il voulut passer sa cape, elle resta coincée dans le tiroir. "Zwap !", fit la cape. "Pas grave, Super Gustave est prêt à voler !" cria-t-il en trébuchant sur une pantoufle en forme de licorne.
Personne ne savait qu'il était Super Gustave, et c'était peut-être mieux ainsi, car ses super-pouvoirs restaient un peu mystérieux… même pour lui.
Chapitre 2 : La Tour de l'Imprévu
Gustave arriva devant la grande Tour de l'Imprévu, un immeuble tellement haut que parfois les nuages venaient s'y accrocher comme des mouchoirs. Il entra par la porte tournante qui allait toujours trop vite. "Viiiite !", pensa-t-il. Il fit un tour, deux tours, trois tours… avant de réussir à sortir du carrousel. "Ouf !", souffla-t-il, les cheveux un peu dressés, comme après un passage dans un sèche-cheveux.
Dans le hall, tout était brillant et bruyant. "Ting !", fit l'ascenseur. Gustave monta dedans, mais son costume bricolé coinça la porte. "Fit fit fit…" gronda la porte en essayant de se fermer sur sa cape. Finalement, il monta d'un étage à l'autre en faisant des bonds bizarres parce que son caleçon à étoiles lui serrait un peu trop la taille.
Au quinzième étage, il entra dans un bureau plein de plantes en plastique et d'ordinateurs qui clignotaient "bip bip bip". Soudain, il entendit un appel à l'aide très faible : "Au secours ! Mon goûter est coincé dans la machine !"
C'était la petite Zoé, la stagiaire la plus drôle de l'immeuble. Toute la ville savait que, sans son pain au chocolat, Zoé devenait un peu grognon. Gustave, très curieux, s'approcha de la machine et observa. "C'est une mission pour Super Gustave !", pensa-t-il.
Il s'agenouilla devant la machine, fit la grimace la plus sérieuse possible et sortit son super outil : une cuillère à soupe géante (trouvée dans la salle de réunion). "Zwin !", fit la cuillère en touchant le verre. La machine fit : "Gling gling gling…" et le pain au chocolat tomba, mais aussi une pluie de pièces de monnaie et… un vieux bonbon collé.
Zoé éclata de rire. "Merci, Super héros des goûters !" s'exclama-t-elle. Gustave bomba le torse, tout fier, même si son masque glissa sur ses yeux, et il faillit tomber sur la plante en plastique qui, elle, ne broncha pas.
Chapitre 3 : Les gadgets farceurs
Après ce sauvetage sucré, Gustave se sentit encore plus super. Mais sa curiosité était piquée : que pouvait-il encore découvrir dans cette grande tour pleine de surprises ?
Il passa devant la salle des photocopieuses et entendit : "Bzzzzz bzrrr… blork !" Une feuille coincée ! Gustave, toujours prêt à aider, tenta d'ouvrir la photocopieuse. Mais la machine se vengea : "Pschhht !" Un nuage de feuilles volantes s'envola partout ! Gustave disparut sous une avalanche de papier. Quand il sortit la tête, il avait un chapeau de feuilles et une moustache en trombone.
Les collègues éclatèrent de rire. "Super Gustave, tu as changé de look !" s'amusa Paul, le chef rigolo. Gustave fit la roue, mais sa cape tomba au sol. Il la remit à l'envers, mais peu importe, il était ravi.
Puis, il vit un groupe de gens penchés sur une table pleine de câbles emmêlés. "La machine à café ne marche plus !" pleurnichait Monsieur Léon, qui adorait son jus de chaussette du matin.
Curieux, Gustave s'avança. Il pressa sur tous les boutons en même temps. "Bip-bip-bip-BOUM !" fit la machine, et tout à coup, une fontaine de mousse jaillit du réservoir, projetant des bulles partout. Les bulles sautillaient et éclataient sur les lunettes de Léon, qui se mit à rire tellement fort qu'il en renversa son dossier.
Gustave se dit que ce n'était pas grave de se tromper : en essayant, on découvre parfois des choses très drôles ! Il était heureux de voir que chaque maladresse, chaque imprévu, rendait la journée plus pétillante.
Chapitre 4 : Le bureau sans fin
Alors que la journée avançait, Gustave poursuivit ses explorations. Dans la salle des archives, il chercha un dossier important. Il ouvrit un tiroir, puis un autre, puis un troisième… et là, PAF ! Les tiroirs sortirent tous ensemble, formant un escalier bizarre. Gustave monta dessus, mais il glissa et tomba… juste sur un coussin oublié. "Boum !" Il éclata de rire. Rien ne pouvait l'arrêter !
Il entendit alors un bruit étrange : "Plic ploc plic !" Une fuite d'eau au plafond ! Gustave, toujours curieux, grimpa sur une chaise, puis sur son escabeau pliant. Il voulut coller un chewing-gum pour boucher le trou, mais le chewing-gum tomba sur sa cape, qui se colla au mur. Et Gustave resta pendu là, comme une chauve-souris à l'envers !
Tout le service accourut, certain d'assister à un nouveau gag de Gustave. Zoé, Léon et Paul applaudissaient. "Bravo, le champion des acrobaties !" cria Zoé en riant.
Gustave, en balançant doucement, observa la pièce. "Tiens, une araignée rigolote !" dit-il en souriant à une petite araignée qui descendait à côté de lui. "Toi aussi, tu explores ?"
Finalement, Paul, le chef, lui tendit la main pour le décrocher. "Viens, Super Gustave, sans toi, on s'ennuierait !"
Gustave mit pied à terre, salua la petite araignée, et serra la main de Paul. Tout le monde était heureux d'avoir un super-héros curieux, plein d'idées et de gaffes, qui transformait chaque surprise en une histoire rigolote.
Gustave sourit, tout fier, la cape de travers, mais la tête pleine de questions : "Et demain, qu'est-ce que je pourrai encore découvrir ?"
Dans la Tour de l'Imprévu, la curiosité était vraiment le meilleur des super-pouvoirs !