Chapitre 1 : Un chien pressé, des remerciements à toute vitesse
Ce matin-là, dans le village d'Animaville, tout le monde était encore tout endormi, sauf Fripon. Fripon était un chien, mais pas n'importe quel chien : c'était un chien pressé. Il ne marchait jamais, il trottinait. Il ne disait jamais bonjour, il lançait “Coucou-bonjour-merci-au-revoir !” en passant. Sa queue frétillait plus vite qu'un batteur de tambour et ses oreilles pointaient vers le ciel, prêtes à attraper la moindre rumeur rigolote.
Fripon avait une mission aujourd'hui : il devait porter un gâteau à la fraise chez Grand-Mère Tortue. Mais voilà, Fripon, dans sa précipitation, avait oublié de mettre le gâteau dans une boîte.
“Vive la fraise ! Vive le gâteau !” chantonnait Fripon en zigzaguant dans la rue. “Merci à la vache pour la crème, merci à la poule pour les œufs, merci au soleil pour les fraises !”
Sur son chemin, il croisa Lili la lapine qui faisait des bonds de côté. “Hé, Fripon ! Tu vas où si vite ?”
“Chez Grand-Mère Tortue ! Avec un gâteau ! Merci pour ta gentillesse, Lili !”
“Mais... ton gâteau glisse !”
Trop tard, Fripon accéléra encore. “Merci, Lili ! Je gère !”
Évidemment, le gâteau fit une pirouette, atterrit sur la tête de Fripon, puis rebondit sur le dos de Lili.
“Ha ! Ha ! Merci pour le rebond, Lili !” s'exclama Fripon, tout sucre et tout sourire.
Lili rit à son tour. “Ça chatouille !”
Fripon récupéra le gâteau tout cabossé. “Merci, gâteau, d'être si acrobatique ! Je dois filer !”
Il repartit, la langue pendante, prêt à remercier le monde entier.
Chapitre 2 : Rencontre avec le réparateur de bobos au cœur
Un peu plus loin, Fripon tomba nez à bec avec Victor le castor. Victor portait une trousse à outils et un drôle de badge : “Réparateur de bobos au cœur”.
“Salut, Fripon ! Tu sembles tout essoufflé !”
“Merci, Victor, de t'inquiéter ! Je transporte un gâteau pour Grand-Mère Tortue. Il a fait des cabrioles, mais il sent toujours la fraise !”
Victor sourit : “Moi, je suis là pour réparer les cœurs chiffonnés et les soucis chiffons. Tu en veux un, de pansement pour le cœur ?”
Fripon s'arrêta net, tout étonné. “Oh ! Merci, mais mon cœur va bien. Sauf peut-être un peu de tristesse pour mon gâteau tout tordu…”
Victor sortit de sa trousse un petit autocollant en forme de cœur et le colla sur la boîte du gâteau.
“Voilà ! Avec un cœur collé dessus, il sera encore meilleur !”
Fripon bondit de joie. “Merci, Victor ! Merci à tes pansements magiques ! Tu viens avec moi chez Grand-Mère Tortue ? On sait jamais, elle a parfois des petits chagrins, elle aussi.”
Victor rangea ses outils. “Avec plaisir !”
Et les voici partis, Fripon trottinant et remerciant à chaque pas : “Merci, chemin, d'être sans flaques ! Merci, papillons, de faire la fête ! Merci, Victor, d'être si réparateur !”
Chapitre 3 : La cascade de remerciements
Sur la route, Fripon et Victor passèrent devant la mare aux têtards. Gaston le canard faisait des pirouettes en chantant.
“Coin-coin, Fripon ! Tu veux une pirouette avec moi ?”
“Merci, Gaston, mais je dois filer ! Mon gâteau a déjà fait assez de tours aujourd'hui !”
Victor proposa : “Et si on s'arrêtait deux secondes, le temps d'une pirouette ? Ça fera du bien au cœur !”
Fripon hésita, puis fit un saut de côté. “Merci pour l'idée, Victor ! Merci, Gaston, pour la pirouette ! Merci à mes pattes de ne pas glisser !”
Les trois amis tournoyèrent, riant sous le soleil, et Fripon manqua de perdre son gâteau une deuxième fois. Mais cette fois, Victor le rattrapa d'un coup de queue habile.
“Merci, Victor, pour le coup de queue sauveur ! Merci, Gaston, pour la danse !”
Gaston coinça d'un air ravi : “Revenez quand vous voulez !”
Fripon repartit, encore plus pressé, mais le cœur tout en joie.
Chapitre 4 : Les bobos de Grand-Mère Tortue
En arrivant chez Grand-Mère Tortue, Fripon tapa à la porte : toc-toc-toc-TAC !
“Entrez, mes enfants !” dit une voix toute douce.
Grand-Mère Tortue portait ses grandes lunettes à fleurs et tricotait un bonnet pour sa carapace.
“Bonjour, Grand-Mère !” s'écria Fripon. “Merci d'être toujours là !”
Victor ajouta : “Bonjour, Grand-Mère ! Nous avons un gâteau… un peu cabossé, mais avec un cœur dessus !”
Grand-Mère Tortue sourit. “Merci, mes chéris ! J'adore les gâteaux cabossés. Ils ont toujours de bonnes histoires à raconter.”
Fripon raconta toutes les aventures du trajet, les rebonds, les pirouettes, les “Merci !” lancés à tout-va. Grand-Mère Tortue riait tant qu'elle en avait les larmes aux yeux.
“Je crois que j'ai mal au ventre à force de rire !” dit-elle.
Victor répondit : “J'ai le remède !” Il sortit un autocollant en forme de soleil et le colla sur le ventre de Grand-Mère Tortue.
“Merci, Victor ! Je me sens déjà mieux !”
Fripon sauta sur place. “Merci, Grand-Mère, pour tes rires ! Merci, Victor, pour tes pansements ! Merci, gâteau, d'être toujours là !”
On coupa le gâteau, on lécha les doigts, et chacun raconta des histoires de gratitude, de gâteaux et de petits bobos réparés.
Chapitre 5 : Retour à la maison et dernière surprise
Le soleil commençait à baisser quand Fripon se leva. “Merci, Grand-Mère, pour le goûter ! Merci, Victor, d'avoir partagé l'aventure ! Mais il est temps de rentrer.”
Victor proposa : “Je te raccompagne, Fripon, au cas où tu croises d'autres bobos au cœur sur la route !”
Sur le chemin du retour, ils croisèrent Lili la lapine, qui leur offrit des carottes sucrées. “Merci, Lili !” s'exclama Fripon. “Merci pour ton rebond du matin !”
Puis Gaston le canard lança un “Coin-coin ! À demain pour une autre pirouette !”
“Merci, Gaston !” répondit Fripon, tout heureux.
Arrivés devant sa niche, Fripon s'arrêta, essoufflé et plein de bonheur.
“Merci, Victor, pour cette journée ! J'ai couru, j'ai ri, j'ai partagé, et j'ai remercié… Ouf ! J'ai presque mal aux joues à force de sourire !”
Victor lui tendit un dernier autocollant en forme d'étoile. “Pour les sourires fatigués, rien de mieux qu'une étoile sur la joue !”
Fripon éclata de rire. “Merci, Victor ! Merci, monde entier !”
Il sauta dans sa niche, ferma les yeux, et, avant de s'endormir, murmura : “Merci, journée, d'avoir été aussi drôle. À demain pour de nouvelles aventures… et de nouveaux mercis !”