Chapitre 1 : Le garçon au casque qui sourit
Dans la ville de Néonville, les passages piétons brillaient comme des petites étoiles, même quand il pleuvait. Les bus glissaient sans faire de bruit, les immeubles avaient des panneaux qui changeaient de couleur, et les gens se saluaient en levant leurs bracelets connectés.
Au milieu de cette ville vive, il y avait un jeune homme de quinze ans qui avait un secret… et un casque.
Il s'appelait Maël Fulgor. Il avait des cheveux noirs un peu en bataille, des yeux noisette très vifs, et un sourire qui apparaissait même quand il était fatigué. Son costume de super-héros ressemblait à une tenue de sport futuriste : bleu nuit avec des traits argentés, des gants souples, et surtout un casque transparent qui laissait voir son visage. Sur le côté du casque, une petite lumière orange clignotait comme un clin d'œil.
Pourquoi orange ? Parce que Maël disait toujours : « L'orange, c'est la couleur du courage. C'est comme un soleil de poche. »
Ce matin-là, Maël n'était pas en train de voler ou de courir sur les toits. Il était… en retard.
Il traversa la place centrale en courant, son sac sur une épaule. Une petite fille lui fit signe avec une glace à la main.
« Hé, Maël ! Tu cours après un méchant ? »
Maël ralentit juste assez pour répondre, en soufflant : « Non, je cours après l'école… c'est un méchant très puissant ! »
La petite fille éclata de rire. Maël lui envoya un salut et reprit sa course.
Dans la cour du collège, son meilleur ami Lino l'attendait près du terrain de basket, avec une expression malicieuse.
« Encore en retard, Fulgor ? » chuchota Lino. « Un super-héros qui arrive après la sonnerie, c'est un peu… nouveau. »
Maël haussa les épaules. « Je sauve la ville entre deux contrôles de maths. Ça demande de l'organisation. »
Lino se pencha, curieux. « Alors, tu vas le mettre aujourd'hui, ton casque ? »
Maël tapota son sac. « On ne sait jamais. À Néonville, même une journée normale peut faire… boum. »
Et justement, à cet instant, un grand écran au-dessus de la cour s'alluma avec un “bip” joyeux. Une voix douce, celle de l'assistante de la ville, annonça :
« Message important : une brume de panique se propage depuis le quartier des Docks. Restez calmes. Respirez. Les équipes arrivent. »
Tout le monde se figea. Plusieurs élèves se mirent à chuchoter.
« Une brume de panique ? Ça veut dire quoi ? »
« C'est dangereux ? »
« Et si on ne peut plus rentrer chez nous ? »
Maël sentit un petit poids dans son ventre, comme un caillou. La peur essayait de s'installer. Mais Maël connaissait un truc : quand la peur arrive, on peut la transformer.
Il posa une main sur sa poitrine et murmura : « D'accord, peur. Je t'ai vue. Maintenant, tu me sers à être courageux. »
Lino le regarda droit dans les yeux. « Maël… c'est ton moment, hein ? »
Maël lui fit un clin d'œil. « Tu me couvres ? »
« Comme un parapluie. »
Maël se glissa derrière le gymnase, sortit son casque, enfila ses gants, et la petite lumière orange s'alluma.
« Mode Fulgor, activé », souffla-t-il avec une voix grave… puis il toussa et reprit normalement : « Enfin, mode Fulgor activé. »
Il bondit vers la sortie, et en une seconde, ses bottes magnétiques s'accrochèrent à un mur. Il courut verticalement comme si c'était un trottoir, puis sauta sur le toit le plus proche.
Néonville s'étalait devant lui : brillante, vivante… et, au loin, une sorte de nuage violet qui tournait en spirale, comme de la barbe à papa qui aurait oublié d'être gentille.
« D'accord », dit Maël. « On va te rendre polie. »
Chapitre 2 : La brume qui chatouille la peur
Maël fonça de toit en toit. Les traits argentés de son costume captaient la lumière et donnaient l'impression qu'il laissait une trace d'étoiles derrière lui.
Arrivé près des Docks, il vit les gens marcher vite, se tenir la tête, parler trop fort.
« J'ai oublié comment ouvrir ma porte ! »
« Je suis sûr que mon chat m'en veut ! »
« Et si le ciel tombait ? »
Maël posa un pied au sol et leva les mains.
« Bonjour ! Ici Fulgor ! » annonça-t-il d'une voix claire. « On va faire une chose simple : on respire ensemble. Un, deux… »
Une dame aux cheveux gris le regarda, les yeux ronds. « Mais… je tremble ! Je n'aime pas trembler ! »
Maël sourit doucement. « Trembler, ça veut juste dire que votre corps se prépare à être courageux. Comme un moteur qui démarre. »
Un petit garçon renifla. « Moi, j'ai peur de la brume. On dirait un gros bonbon… mais pas gentil. »
Maël s'accroupit pour être à sa hauteur. « Tu sais quoi ? Les bonbons, on peut les transformer. On va la transformer ensemble. »
Il activa un bouton sur son gant. Une petite bulle lumineuse apparut, comme un bouclier rond, et elle fit “plop”.
« Ceci, c'est mon Bouclier Sourire », dit Maël. « Il ne tape pas. Il rassure. »
Il s'avança vers la brume violette. Elle ondulait en l'air, et chaque fois qu'elle touchait quelqu'un, la personne se mettait à imaginer des choses tristes ou bizarres.
Maël sentit la brume l'effleurer. D'un coup, son cœur fit “boum boum boum”.
Il eut une pensée rapide : Et si je n'y arrive pas ? Et si tout le monde me voit échouer ?
Maël serra les dents… puis se rappela son soleil de poche.
« Hé, peur », murmura-t-il. « Tu veux me faire reculer ? Alors tu vas m'aider à avancer. »
Il inspira très fort. L'air entra, frais, solide. Il expira lentement, comme s'il soufflait sur une bougie sans l'éteindre.
Sa lumière orange clignota plus vite.
« Conversion Panique-Courage : en cours », dit son casque d'une voix amusante, comme s'il racontait une blague.
Maël rit malgré lui. « Merci, casque. Très drôle. »
Il planta ses pieds au sol, et une onde de lumière orange se propagea autour de lui, comme un cercle au sol. Les gens proches sentirent leurs épaules se détendre.
« Oh… ça va mieux », souffla la dame aux cheveux gris.
Mais la brume ne disparut pas. Au contraire, elle se mit à tourner plus vite, comme si elle se vexait.
Une silhouette apparut dans le nuage : un petit drone noir, rond comme une boule de bowling, avec une antenne qui gigotait.
« Bzzzt… Programme : Faire paniquer… bzzzt… », grésilla le drone.
Maël leva un sourcil. « Toi, tu n'es pas un bonbon. Tu es un… mixeur à soucis. »
Il sauta, attrapa une rambarde, pivota et lança une corde lumineuse depuis son gant. La corde s'enroula autour du drone.
« Hop ! Dans le filet ! »
Le drone se débattit. « Bzzzt ! Pani— »
Maël posa son Bouclier Sourire juste devant lui. La lumière fit “ding” et le drone ralentit.
« Ça chatouille tes circuits, hein ? » dit Maël. « Ça, c'est de la bonne humeur réglementaire. »
Le drone tomba dans ses mains. Maël inspecta son ventre métallique. Il y avait un petit compartiment qui clignotait : “Émetteur de Brume”.
« D'où tu viens ? » demanda Maël.
Le drone, comme s'il avait honte, projeta un hologramme : une carte du ciel, avec une flèche pointant… vers l'espace.
Maël cligna des yeux. « Une station orbitale ? »
Son casque fit un “bip” enthousiaste. « Destination détectée : Station ORBIS-7. Temps de trajet estimé : très rapide si vous ne perdez pas votre sandwich. »
Maël soupira. « Je n'ai même pas mangé mon sandwich. »
Il regarda la brume autour. Les gens reprenaient leur souffle, mais le nuage restait, alimenté par quelque chose plus loin.
Maël prit une décision.
« Écoutez ! » cria-t-il aux passants. « La brume va se calmer. Restez ensemble, buvez un peu d'eau, et rappelez-vous : votre peur n'est pas un monstre, c'est juste un signal. Les secours sont là. »
Un monsieur leva le pouce. « Merci, Fulgor ! »
Maël fit un petit salut et prit son élan. Il courut vers un bâtiment haut, sauta, et ses bottes magnétiques l'aidèrent à grimper en spirale.
Tout en haut, un drone de transport de la ville, blanc et brillant, attendait comme un taxi du futur. Maël monta dedans.
« ORBIS-7 », dit-il.
Le drone répondit : « Attachez-vous. Et essayez de ne pas crier “Wouhou” trop fort, ça me déconcentre. »
Maël sourit. « Je promets rien. »
Le drone s'élança vers le ciel.
Chapitre 3 : ORBIS-7, la station qui flotte comme un ballon
La ville devint petite, comme une maquette. Les nuages passèrent, puis le ciel devint plus sombre, plus profond. Maël vit la courbe de la Terre, bleue et magnifique.
« Wouhou », murmura-t-il, pas trop fort.
Le drone toussota. « Merci. »
ORBIS-7 apparut : une station orbitale en forme d'anneau, avec des panneaux solaires comme des ailes. Elle tournait doucement, tranquillement, comme si elle faisait une danse lente.
Le drone se posa dans un sas. Une porte ronde s'ouvrit avec un “pschht”.
À l'intérieur, tout semblait propre et lumineux. Des couloirs blancs, des écrans qui affichaient des plantes, des étoiles, et même une météo… alors qu'il n'y avait pas de pluie ici.
Maël avança. Ses pas faisaient un son léger, et il flottait presque. Il essaya de marcher vite… et fit un mini-bond involontaire.
« Oups. L'espace, c'est glissant », dit-il.
Une voix arriva d'un haut-parleur. « Bienvenue sur ORBIS-7. Qui êtes-vous et pourquoi apportez-vous un drone grognon ? »
Maël leva la main, comme en classe. « Euh… Bonjour ! Je suis Fulgor. Et ce drone… est un peu méchant. Enfin, surtout très paniquant. »
L'écran devant lui montra un visage en dessin : des yeux ronds, une bouche qui bougeait, et un petit nœud papillon pixelisé.
« Je suis MIRA, l'ordinateur de bord. Je ne suis pas méchante, je suis organisée. Ce qui est presque pareil, selon certains », dit la voix.
Maël rit. « Alors, MIRA, est-ce que tu sais qui envoie de la brume de panique sur Néonville ? »
Le visage pixelisé fit une grimace. « Un programme ancien s'est réveillé : PROJET TRAC. Il devait tester des émotions… mais il a oublié la partie “rassurer”. »
Maël fronça les sourcils. « Il faut l'arrêter. Les gens ont besoin de se sentir bien. »
« D'accord », répondit MIRA. « Mais le Projet TRAC se trouve dans la Salle des Ventilateurs. Et… les ventilateurs sont très chatouilleux. »
Maël cligna des yeux. « Des ventilateurs chatouilleux ? »
« Ils soufflent fort. Ça peut faire voler vos cheveux de façon ridicule. »
Maël prit un air sérieux. « Je suis prêt à ce sacrifice. Pour la ville. »
Il suivit les flèches lumineuses au sol. Dans un couloir, il croisa une petite équipe d'astronautes en combinaison.
Une astronaute lui fit un signe. « Oh ! C'est toi, Fulgor ? Mon neveu a ton autocollant sur sa gourde ! »
Maël rougit un peu sous son casque. « Euh… merci. Je suis là pour un problème de brume. »
« Bonne chance ! » dit un autre astronaute. « Et si tu vois un bouton rouge… ne le lèche pas. »
Maël resta un instant silencieux. « Je… je n'avais pas prévu de le faire. Mais merci du conseil ? »
Il arriva devant une porte marquée : SALLE DES VENTILATEURS.
« Respire », se dit-il. « Courage orange. »
La porte s'ouvrit.
À l'intérieur, des grands ventilateurs tournaient lentement. Au centre, une colonne d'air brillait en violet, comme une fontaine de brume.
Et sur une console, un petit boîtier clignotait : PROJET TRAC – ÉMISSION ACTIVE.
La brume soufflait vers un tube qui pointait vers la Terre.
« Voilà la paille géante », murmura Maël.
Il s'approcha, mais un ventilateur s'accéléra soudain et souffla fort.
« WOOOOSH ! »
Maël fut poussé en arrière, flottant un peu. Ses cheveux partirent dans tous les sens à l'intérieur du casque.
« Bon », dit-il en essayant de garder son sérieux. « Ridicule confirmé. »
MIRA parla dans son oreillette : « Je vous avais prévenu. »
Maël tendit son Bouclier Sourire devant lui. La lumière orange stabilisa l'air autour.
« OK, Ventilo-Monstres… on se calme. »
Les ventilateurs n'étaient pas méchants. Ils faisaient juste leur travail, mais trop fort, comme un chien qui veut aider et qui renverse tout.
Maël remarqua des petits capteurs sur chaque ventilateur. « MIRA, si j'envoie une onde orange ici, ça peut régler la force ? »
« Oui. Les capteurs réagissent aux signaux de sécurité… et votre signal ressemble à une alarme joyeuse. »
« Une alarme joyeuse, c'est mon style », répondit Maël.
Il concentra son énergie. Il pensa à la cour du collège, à Lino, aux rires, aux gens qui respirent ensemble. Il pensa aussi à sa propre peur, celle qui lui disait “Et si tu échoues ?” et il la transforma en “Je vais essayer, et ce sera déjà fort”.
La lumière orange de son costume s'intensifia.
« Onde Fulgor : douceur maximale ! » lança-t-il.
Une vague de lumière traversa la pièce. Les ventilateurs ralentirent, comme s'ils avaient enfin compris qu'ils n'avaient pas besoin de crier pour être utiles.
« Merci », souffla Maël.
Il s'approcha du boîtier PROJET TRAC. Sur l'écran, des mots défilaient : PANIC… PANIC… PANIC…
Maël parla à voix haute, comme si le programme pouvait l'entendre.
« Hé. Tu as le droit de tester des émotions, mais tu as oublié un truc important : on n'abandonne personne dans la peur. »
MIRA ajouta : « Affirmation correcte. Suggestion : activer le mode “Courage assisté”. »
Maël vit un bouton vert : MODE COURAGE.
Il hésita une seconde. Et si ça faisait tout exploser ? Puis il se rappela : ici, les soucis se résolvent. Et il n'était pas seul. MIRA l'aidait. Les ventilateurs étaient calmes. Et sa peur, au lieu de le bloquer, lui donnait de l'élan.
Il appuya.
Le boîtier fit “ding !” et l'écran changea : COURAGE… COURAGE… COURAGE…
La fontaine violette devint orange pâle, puis se transforma en une brume dorée, douce, comme de la lumière de fin d'après-midi.
Le tube vers la Terre s'éclaira.
MIRA dit : « Transmission : en cours. Cela enverra un message respirant et rassurant à la ville. »
Maël sourit. « Parfait. »
Il ramassa le drone noir capturé plus tôt et lui posa la main dessus.
« Toi, tu vas apprendre à aider », dit-il.
Le drone fit un petit bruit timide. « Bzz… aide ? »
Maël hocha la tête. « Oui. Ça te va ? »
Le drone répondit : « Bzz… d'accord. »
« Super. Tu t'appelleras… P'tit Bip. »
Le drone sembla content. « BIP ! »
Chapitre 4 : Un merci discret, comme une étoile dans la poche
De retour à Néonville, le ciel avait retrouvé sa couleur normale. La brume violette avait disparu. À la place, une légère lumière dorée flottait un moment au-dessus des Docks, puis s'éteignait doucement, comme un coucher de soleil rapide.
Les gens respiraient mieux. Certains riaient en se rendant compte de leurs pensées bizarres d'avant.
« J'ai vraiment cru que mon chat dirigeait la ville », avoua un monsieur en se grattant la tête.
« Moi, j'ai eu peur de… ma propre chaussette », dit une adolescente, et tout le monde pouffa.
Maël, lui, avait atterri sur un toit près de la place centrale. Son casque était un peu rayé, ses cheveux toujours un peu en bataille, et son estomac lui rappela soudain qu'il n'avait pas mangé son sandwich.
« Note pour plus tard : sauver la ville, oui… mais goûter aussi », marmonna-t-il.
Dans son oreillette, Lino chuchota : « Alors ? Tu l'as fait ? »
Maël regarda les rues en bas. Les gens reprenaient leur journée. Une équipe de secours distribuait de l'eau et des petits biscuits. Une musicienne avait sorti un ukulélé et jouait un air joyeux.
« Oui », répondit Maël. « Et j'ai même calmé des ventilateurs. »
« Des ventilateurs ? » Lino éclata de rire. « Le plus grand héros de l'air… contre l'air. C'est beau. »
Maël sourit. « Discret, hein. Je reviens au collège. Garde-moi une place. »
Il descendit du toit en sautant de balcon en balcon, puis se glissa dans une ruelle, retira son casque, et redevint Maël, juste Maël, avec son sac.
Sur la place centrale, un petit écran municipal s'alluma. La voix douce de l'assistante annonça :
« Message de la mairie : merci à la personne qui a rétabli le calme. La ville se sent plus courageuse aujourd'hui. Nous n'indiquerons pas son nom, parce que certains héros préfèrent rester tranquilles… et parce qu'ils ont peut-être un devoir de maths à rendre. »
Dans la foule, quelques personnes levèrent la tête, sourirent, et applaudirent doucement, sans faire trop de bruit. Une dame aux cheveux gris posa la main sur son cœur.
« Merci, qui que tu sois », dit-elle, comme si elle parlait au vent.
Maël passa juste à côté, l'air de rien. Il sentit ses joues chauffer. Il ne s'arrêta pas, mais il fit un tout petit signe de la main, presque invisible.
P'tit Bip, caché dans sa poche de veste, fit : « BIP… discret ! »
Maël chuchota : « Exactement. Discret comme une étoile dans la poche. »
Il entra dans le collège au moment où la sonnerie retentissait. Lino l'attendait, un sandwich à la main.
« Tiens », dit Lino. « Ton repas de super-héros en retard. »
Maël prit le sandwich avec gratitude. « Tu viens de sauver ma faim. C'est un pouvoir rare. »
Ils marchèrent dans le couloir. Sur les murs, des affiches disaient : “Respirer, c'est déjà être courageux” et “On s'entraide, même quand on tremble”.
Maël sentit quelque chose de léger en lui. La peur n'avait pas disparu pour toujours, et c'était normal. Mais maintenant, il savait encore mieux quoi en faire.
Il croqua dans son sandwich, puis dit, la bouche presque pleine : « Tu sais, Lino… aujourd'hui, j'ai appris un truc. »
Lino leva un sourcil. « Lequel ? Ne pas lécher les boutons rouges ? »
Maël avala et rit. « Aussi. Mais surtout : le courage, ce n'est pas ne jamais avoir peur. C'est avancer avec une peur… qui devient une force. »
Lino hocha la tête, sérieux et souriant à la fois. « Alors, on avance. Ensemble. »
Maël regarda par la fenêtre. Néonville brillait, paisible, comme si la ville elle-même respirait.
Et quelque part là-haut, ORBIS-7 tournait doucement, avec des ventilateurs bien élevés.
Maël ajusta son sac sur son épaule. La lumière orange de son casque, bien caché, semblait clignoter dans son esprit.
Prêt pour la prochaine mission. Et prêt aussi… pour le contrôle de maths.