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Histoire d'Halloween 7 à 8 ans Lecture 21 min.

Le fantôme aux yeux de travers et la médaille Super rigolo

Lors d’une soirée d’Halloween, Léo, nommé jury du costume le plus drôle, suit des indices mystérieux et découvre que le vrai rire est celui qui rassemble les autres.

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Un garçon de 8 ans, Léo, visage rond et cheveux châtain clair, passe une petite médaille en carton doré attachée à un ruban rouge autour du cou d’un autre enfant sur une scène en bois pendant une remise de la médaille « Super Rigolo » ; à droite Mia, déguisée en chat noir, sourit et applaudit, au centre Sami, déguisé en fantôme avec un drap blanc, reçoit la médaille surpris et heureux, Nino, avec une grosse moustache en papier, prend une pose de détective derrière Léo, à gauche un enfant déguisé en poulet rond avec des lunettes de soleil rit et agite ses ailes tandis qu’une baguette de pain costumée applaudit en arrière-plan ; la petite salle des fêtes est décorée pour Halloween (rideaux violets, guirlandes orange, ballons fantômes blancs, table de biscuits et bonbons, guirlandes lumineuses et éclairage chaud) ; ambiance joyeuse et accueillante, rires partagés, couleurs vives (orange, violet, rouge) et textures papier/carton visibles, style manga expressif avec yeux larges et traits nets. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : Le prix caché dans la poche

Léo avait huit ans, une voix plutôt douce, et une façon de marcher qui faisait à peine du bruit, comme s'il ne voulait pas déranger les poussières. À l'école, on disait souvent qu'il était discret. Lui, il trouvait surtout que ça permettait d'écouter les choses importantes… comme les secrets des feuilles quand le vent les chatouille.

Ce soir-là, c'était Halloween. Dans la rue, les maisons avaient mis leurs plus belles lumières : des guirlandes orange, des lanternes en forme de citrouille et même un squelette en plastique qui souriait de travers, comme s'il avait oublié où il avait rangé ses dents.

Léo, lui, ne cherchait pas à effrayer qui que ce soit. Il avait une mission très précise : remettre le prix du costume le plus drôle.

Ce prix, c'était une petite médaille en carton doré qu'il avait fabriquée lui-même. Il l'avait découpée, coloriée et attachée à un ruban rouge. Dessus, il avait écrit avec son feutre noir : « SUPER RIGOLO ». Le “O” de “RIGOLO” était un peu de travers, mais ça le rendait encore plus rigolo, justement.

Il avait glissé la médaille dans sa poche, avec un carnet et un crayon. Dans son carnet, il avait fait une liste de points très sérieux :

1. Est-ce que le costume donne envie de rire ?

2. Est-ce que la personne a l'air contente dedans ?

3. Est-ce que le costume fait sourire même un chat grincheux ?

Léo portait un déguisement simple : une cape noire et un chapeau pointu. Pas un grand chapeau, non. Un petit, parce que sinon il lui tombait sur les yeux et il ressemblait à une théière triste. Sur sa cape, il avait collé trois étoiles en papier qui brillaient un peu sous les lampadaires.

“Tu es prêt ?” demanda sa maman en lui tendant un petit sac pour les bonbons.

Léo hocha la tête. Son papa lui fit un clin d'œil.

“N'oublie pas : tu es le jury. Un jury très important. Mais qui a le droit de manger des bonbons.”

Ça, c'était une règle que Léo approuvait.

Dehors, l'air sentait la nuit fraîche et le chocolat chaud. Des enfants couraient partout, déguisés en monstres, en fées, en pirates et en créatures qu'on ne savait pas nommer, mais qui avaient des paillettes.

Au coin de la rue, Léo retrouva ses deux amis : Mia, déguisée en chat noir avec une queue qui remuait toute seule (en fait, c'était une ceinture élastique), et Nino, déguisé en… Nino. Enfin, presque. Il avait collé une moustache énorme en papier, si grande qu'elle lui chatouillait le nez.

“Je suis un détective moustachu,” annonça Nino en éternuant.

La moustache s'envola, fit un tour dans l'air et se colla sur le front de Mia.

Mia se regarda dans une vitrine.

“Je suis un chat qui pense très fort,” dit-elle, très sérieuse.

Léo rit, mais discrètement, comme un petit rire qui ne veut pas réveiller les voisins. Dans son carnet, il nota déjà : “moustache volante : très bon début”.

Ils avancèrent ensemble, frappant aux portes, disant “des bonbons ou un sort !” d'une voix plus joyeuse que menaçante. Les adultes donnaient des friandises, parfois des compliments, parfois des petits autocollants. Une dame avait même des mini-carottes pour les enfants déguisés en lapins. Personne n'était déguisé en lapin, mais Nino en prit une “pour sa moustache”.

Léo observait les costumes. Il avait une sensation drôle dans le ventre : un mélange de joie et de sérieux, comme si son cœur portait une cravate.

Le prix du costume le plus drôle ne pouvait pas être donné n'importe comment. Il fallait trouver le costume qui ferait rire tout le monde, même les citrouilles.

Chapitre 2 : La ruelle des petits frissons

Au bout de la rue principale, il y avait une petite ruelle qu'on appelait la Ruchette, parce qu'en été, des abeilles venaient souvent autour des fleurs. Mais ce soir, elle avait l'air différente. Les lampes y étaient un peu plus faibles, et les feuilles mortes faisaient “chhh… chhh…” sous les chaussures, comme si elles chuchotaient un secret.

Mia se rapprocha de Léo.

“Tu crois qu'il y a un mystère ?” murmura-t-elle.

Nino leva les bras d'un air dramatique.

“Je suis détective moustachu. Je sens les mystères à trois kilomètres !”

À ce moment-là, une petite lumière verte clignota derrière une haie. Pas une grosse lumière inquiétante. Plutôt une lumière comme un bouton de jouet.

Léo s'arrêta. Il n'aimait pas trop les surprises… sauf quand elles étaient drôles. Il s'approcha doucement, parce que sa discrétion servait aussi à ça : ne pas effrayer les mystères.

Derrière la haie, ils trouvèrent une boîte en carton posée au sol, avec un autocollant de fantôme souriant. La boîte faisait à peine la taille d'un ballon.

Nino se pencha.

“Un piège ! Ou… une boîte à moustaches !”

Mia tapota le carton du bout du doigt. Rien ne sauta. Rien ne grogna. Rien ne fit “bouh”. La boîte était juste là, bien sage.

Léo souleva le couvercle.

À l'intérieur, il y avait une petite guirlande lumineuse verte, et un papier plié en quatre. Sur le papier, une phrase était écrite au feutre violet :

“LE PRIX DU COSTUME LE PLUS DRÔLE NE SE DONNE PAS SANS ÉPREUVE.

SUIS LES INDICES. RIGOLADE GARANTIE.”

Mia eut un grand sourire.

“C'est un jeu !”

Nino fit semblant d'avoir peur et se cacha derrière sa moustache imaginaire. Puis il se redressa.

“Je n'ai peur de rien, sauf des épinards… et des moustaches mouillées.”

Léo, lui, sentit son cœur faire un petit bond. Une épreuve ? Des indices ? Ça rendait sa mission encore plus spéciale. Et puis, ce mot : “rigolade”. Ça avait l'air… rassurant.

Sur le fond de la boîte, il y avait un deuxième papier avec un dessin : une citrouille avec une flèche qui pointait vers… la vieille fontaine du square.

Le square n'était pas loin. C'était un petit endroit avec un grand arbre au milieu, des bancs et une fontaine qui ne coulait plus depuis longtemps. On disait qu'elle était “fatiguée”. Léo aimait bien cette idée : une fontaine qui se repose.

Ils arrivèrent au square. Des lumières orange pendaient aux branches, comme des petits fruits lumineux. Des parents discutaient en riant. Une musique douce sortait d'une enceinte : une mélodie de Halloween, mais version “danse des chaussettes”.

La fontaine, au centre, avait un chapeau de sorcière posé dessus. Quelqu'un avait même collé une fausse araignée en plastique sur le bord, mais elle avait des yeux rigolos, comme si elle venait de raconter une blague.

Léo chercha l'indice. Sur un côté, il remarqua une petite enveloppe coincée sous un caillou. Il la prit. Dessus, il y avait écrit : “JURY DISCRET”.

Mia le regarda.

“C'est toi !”

Léo hocha la tête et ouvrit l'enveloppe. Une carte en sortit, avec une devinette :

“JE SUIS LÀ OÙ LES COSTUMES SE REGARDENT.

JE SUIS LÀ OÙ LES RIRE SE PARTAGENT.

TROUVE LA PORTE QUI A UN NEZ ROUGE.”

Nino cligna des yeux.

“Une porte avec un nez rouge ? Une porte qui a attrapé un rhume ?”

Ils se mirent à marcher autour du square. Des enfants passaient : une momie qui trébuchait sur ses bandelettes, un vampire avec une sucette à la place des crocs, et une princesse-zombie qui saluait très poliment.

Léo notait mentalement, mais il ne voulait pas choisir trop vite. Le prix devait être juste.

Ils arrivèrent devant la petite salle des fêtes du quartier. Sur la porte, quelqu'un avait collé un gros pompon rouge, comme un nez de clown. Au-dessus, une pancarte disait : “SOIRÉE COSTUMÉE : ENTREZ SI VOUS OSEZ… DANSEZ SI VOUS POUVEZ !”

Mia poussa la porte. Elle grinça un peu, mais pas d'une façon effrayante. Plutôt comme un vieux fauteuil qui se plaint gentiment : “oh là là, je travaille ce soir”.

À l'intérieur, il y avait une ambiance chaleureuse : des lumières douces, des ballons en forme de fantômes, une table de jus de pomme, et un coin où des adultes racontaient des blagues de citrouilles.

Léo sentit une odeur de biscuits.

Et, sur un mur, une grande affiche : “CONCOURS DU COSTUME LE PLUS DRÔLE — LE JURY REMETTRA LE PRIX À 20H30”.

En dessous, un post-it : “Le jury, c'est toi. Oui, toi, Léo. Bon courage. Signé : Les Organisateurs Mystérieux.”

Nino se tourna vers lui.

“Tu es célèbre.”

Léo rougit un peu. Discret ou pas, c'était difficile de ne pas rougir quand on était “le jury”.

Chapitre 3 : Les suspects les plus rigolos

La salle se remplit rapidement. Des enfants arrivaient en courant, en marchant à reculons, ou en faisant des pas de robot. Un adulte déguisé en baguette de pain passait avec un sérieux impressionnant. Il avait même une écharpe “beurre” autour du cou.

Léo s'installa sur une chaise près de la scène, avec son carnet. Mia et Nino restèrent à côté, comme des assistants très importants.

“Nous sommes tes conseillers,” déclara Mia en lissant ses moustaches… enfin, sa fourrure de chat.

Nino fit un salut.

“Conseiller moustachu, à votre service.”

Les enfants défilaient sur la petite scène, chacun faisant une mini-présentation. Il y avait un squelette qui jouait du ukulélé (en plastique), un fantôme qui ne trouvait pas ses trous pour les yeux, et un pirate qui cherchait son perroquet… qui était en fait une peluche accrochée à son chapeau.

Léo notait des choses simples : “drôle”, “très drôle”, “drôle mais il a marché sur sa cape”, “drôle et gentil”.

Puis arriva une petite fille déguisée en… machine à laver. Oui, une machine à laver. Une boîte en carton autour d'elle, un hublot dessiné au feutre, et des chaussettes accrochées sur les côtés.

Elle fit tourner ses bras en rond.

“Programme : chaussettes perdues !” annonça-t-elle.

Tout le monde rit, surtout quand une chaussette tomba et atterrit sur le nez de la baguette de pain. La baguette de pain éternua sans bouger, parce qu'une baguette, c'est digne.

Léo écrivit : “machine à laver : très fort.”

Un peu plus tard, un garçon arriva déguisé en… cactus. Il avait des cure-pipes verts partout, et des petites boules rouges en papier.

Il dit simplement :

“Ne me faites pas de câlin.”

Personne ne lui fit de câlin. Mais tout le monde rit, parce que c'était exactement ce qu'on avait envie de faire.

Léo écrivit : “cactus : drôle et prudent.”

Puis la musique changea légèrement. Pas une musique de suspense qui fait peur. Plutôt une musique de “oh, il va se passer un truc”.

Un nouveau participant entra sur scène. Il était déguisé en énorme poulet. Un poulet rond, bien rembourré, avec des ailes qui bougeaient et une crête qui tremblait quand il marchait. Mais le détail le plus drôle, c'était qu'il portait aussi… des lunettes de soleil.

Le poulet s'arrêta, leva une aile, et fit un petit “cot cot” très sérieux, comme s'il annonçait la météo.

La salle explosa de rire.

Nino se pencha vers Léo.

“Je crois que le poulet vient de gagner dans mon cœur.”

Mia, elle, était pliée en deux.

Léo sourit. Son crayon hésita, comme s'il voulait applaudir. Il écrivit : “poulet lunettes : hilarant +++”.

Mais l'histoire ne s'arrêtait pas là.

Car juste après le poulet, les lumières clignotèrent une seconde. Puis elles redevinrent normales. On entendit un petit “bip bip”, comme un micro-ondes qui dit “c'est prêt”.

Sur la table du jury, devant Léo, apparut une petite boîte… la même que dans la ruelle, avec le fantôme souriant.

Personne ne l'avait déposée ? Ou alors si, mais tellement discrètement que même Léo n'avait rien vu. Ce qui était franchement impressionnant.

Il l'ouvrit. À l'intérieur, il y avait un dernier papier :

“POUR REMETTRE LE PRIX, IL TE FAUT LE VRAI RIRE.

PAS LE RIRE QUI SE MOQUE.

PAS LE RIRE QUI PIQUE.

LE RIRE QUI RASSEMBLE.”

Léo relut plusieurs fois. Il comprit. Ce prix n'était pas seulement pour un costume qui faisait “ha ha”. C'était pour un costume qui donnait envie d'être amis.

Il regarda la salle. Certains enfants étaient timides, d'autres très à l'aise. Un petit garçon déguisé en fantôme restait au fond, près des chaises. Son drap était un peu trop long et il avait fait deux trous pour les yeux… mais ils n'étaient pas au même niveau. Du coup, il regardait le monde un peu de travers, comme s'il observait une blague invisible.

Le garçon fantôme tenait son sac de bonbons contre lui, sans oser s'approcher.

Mia le remarqua aussi.

“Il n'a pas l'air méchant… juste… un peu seul.”

Léo hocha la tête. Il posa son carnet et se leva. Il n'était pas le genre à courir sur scène, mais il pouvait faire un pas. Puis un autre.

Il s'approcha du garçon fantôme et lui parla doucement, avec un sourire.

“Ton fantôme, il est drôle. On dirait qu'il cherche un trésor.”

Le garçon fantôme releva un peu la tête.

“J'ai raté les trous,” murmura-t-il.

“Ça fait un fantôme unique,” répondit Léo. “Un fantôme… qui a son propre style.”

Le garçon hésita, puis il eut un petit rire. Un rire discret, comme celui de Léo. Un rire qui disait : “D'accord, je peux respirer.”

Nino arriva à côté et fit semblant d'enquêter.

“Monsieur le fantôme, avez-vous vu passer une moustache géante ?”

Mia fit “miaou” d'un air très sérieux.

Le garçon fantôme rit plus fort. Et là, d'autres enfants se tournèrent vers eux, attirés par ce rire. Un enfant déguisé en sorcier proposa de “réparer” les trous avec des autocollants en forme d'étoiles. Une fille déguisée en chauve-souris donna une pince à linge pour raccourcir le drap.

En deux minutes, le fantôme était entouré d'amis. Pas d'un cercle qui serre, mais d'un cercle qui accueille.

Léo sentit quelque chose de chaud dans sa poitrine, comme quand on boit un chocolat chaud sans se brûler.

Chapitre 4 : La médaille “Super Rigolo”

L'heure du prix arriva. Une dame au micro annonça :

“Et maintenant, le moment du grand prix du costume le plus drôle !”

La foule applaudit. Les enfants sautillaient. Le poulet aux lunettes fit un pas de danse, ce qui fit rire encore plus, parce qu'un poulet qui danse, c'est une chose très sérieuse.

Léo monta sur la scène. Il aurait aimé devenir invisible pendant dix secondes, juste le temps d'arriver au milieu. Mais une fois là, il vit tous ces visages joyeux, et il se sentit un peu plus grand. Pas en taille. En courage.

La dame lui tendit le micro. Léo le prit à deux mains, comme un cornet de glace fragile.

Il parla clairement, mais sans crier.

“J'ai vu des costumes très drôles. Le cactus, la machine à laver… et le poulet avec ses lunettes.”

Le poulet salua, très fier.

“Mais le prix… je veux le donner à un costume qui a fait rire… et qui a rassemblé.”

Il chercha le garçon fantôme dans la salle. Il le vit, avec ses étoiles autour des yeux, son drap mieux accroché, et un groupe d'enfants près de lui.

Léo sourit.

“Le prix du costume le plus drôle… est pour le fantôme aux yeux de travers.”

Un silence surprit la salle, juste une seconde. Puis un grand “oooooh !” joyeux se leva, suivi d'applaudissements. Pas des applaudissements qui disent “bravo toi tout seul”, mais des applaudissements qui disent “bravo nous tous”.

Le garçon fantôme resta figé. On aurait dit un vrai fantôme : immobile, surpris, un peu flottant.

Mia le poussa gentiment.

“Va !”

Nino ajouta, très solennel :

“C'est l'ordre officiel du détective moustachu.”

Le garçon s'avança. Léo descendit un peu pour être à sa hauteur. Il sortit la médaille de sa poche. Elle avait gardé un petit pli, comme si elle avait fait un somme.

Il la passa autour du cou du garçon.

“Elle est faite maison,” dit Léo.

Le garçon toucha la médaille, comme si elle était en or véritable.

“Merci,” souffla-t-il. “Je m'appelle Sami.”

“Moi, c'est Léo,” répondit Léo.

Sami fit un petit rire.

“Je crois que mon fantôme est content.”

“Je crois aussi,” dit Léo.

Le poulet aux lunettes, depuis la salle, fit un “cot cot” qui ressemblait à un applaudissement de poulet. La baguette de pain frappa doucement ses mains, très élégamment. La machine à laver agita une chaussette comme un drapeau.

La dame au micro annonça :

“Et maintenant… place à la danse des monstres gentils !”

La musique démarra. Rien de trop fort, juste ce qu'il faut pour bouger les pieds. Les enfants se mirent à danser en riant. Même Léo dansa un peu. Surtout quand Nino tenta une “danse de moustache” et que sa moustache en papier, retrouvée on ne sait comment, se recolla sur la joue de la baguette de pain.

Plus tard, quand la soirée se calma, Léo, Mia, Nino et Sami sortirent prendre l'air. Le square brillait encore de ses lumières. Les feuilles continuaient de chuchoter, mais maintenant, on aurait dit qu'elles racontaient des blagues.

Sami montra sa médaille.

“Je pensais que mon costume était raté.”

Léo secoua la tête.

“Il était parfait pour faire rire… et pour qu'on vienne te parler.”

Mia ajouta :

“Et maintenant, tu fais partie de notre équipe.”

Nino fit un geste de détective.

“Équipe officielle, avec moustache incluse.”

Sami rit. Un rire simple, léger.

Léo regarda le ciel. Il n'y avait pas de gros nuages. Juste une lune tranquille, comme une lampe de chevet.

Il pensa à la boîte mystérieuse, aux indices, aux petites lumières vertes. Qui avait organisé tout ça ? Peut-être des adultes farceurs. Peut-être des voisins. Peut-être Halloween lui-même, qui aimait donner des missions aux enfants discrets.

Mais au fond, ce n'était pas le plus important.

Ce qui comptait, c'est que sa mission était accomplie : le prix du costume le plus drôle avait trouvé le bon cou. Et un nouvel ami avait trouvé une place dans le cercle.

En rentrant chez lui, Léo sentit sa poche vide sans la médaille, mais son cœur, lui, était plein. Et quand sa maman lui demanda comment s'était passée la soirée, Léo répondit :

“J'ai eu des petits frissons… et un grand sourire.”

Puis il monta se coucher, avec une pensée douce : parfois, le costume le plus drôle, c'est celui qui aide à se sentir moins seul. Et ça, c'était vraiment magique.

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