Le jeu de la poupée
Dans une petite chambre pleine de jouets, Paul, un petit garçon de quatre ans, avait décidé de faire semblant d'être une poupée. C'était une idée qu'il avait eue en voyant sa grande sœur jouer avec ses poupées sur le tapis. Il s'était dit : "Moi aussi, je peux être une poupée !"
Paul s'était installé sur le lit, les bras raides comme des bâtons et les jambes bien droites. Il avait même fermé les yeux, comme une vraie poupée endormie. Sa maman entra dans la chambre et s'exclama : "Oh, mais où est passé mon petit garçon ? Je ne vois qu'une poupée ici !"
Paul, très amusé, ne bougea pas d'un poil. Sa maman s'approcha et fit semblant de chercher partout : "Paul, Paul, où es-tu ? Une poupée a pris ta place !"
Paul eut du mal à ne pas rigoler, mais il resta silencieux comme une souris. Sa maman continua : "Peut-être que cette poupée sait où est mon petit Paul. Je vais lui demander." Elle tapota doucement le bout du nez de Paul en disant : "Bonjour, petite poupée, as-tu vu mon Paul ?"
Paul ne put s'empêcher de rire doucement, ce qui fit sourire sa maman. "Ah, mais cette poupée est magique, elle rit !"
Les aventures de la poupée magique
Paul, toujours dans son rôle, décida de montrer à sa maman à quel point cette poupée pouvait être spéciale. Il se leva d'un coup, les bras en l'air, et se mit à danser comme un petit robot. "Oh là là !" s'exclama sa maman, "Cette poupée sait danser !"
Paul fit quelques pirouettes, puis s'arrêta d'un coup, les bras raides. Sa maman l'applaudit : "Bravo, petite poupée !" Paul, très fier de sa danse, sourit de toutes ses dents.
Puis, il se mit à marcher lentement, comme une poupée qui découvre le monde. Il s'arrêta devant sa peluche préférée, un petit ours en peluche, et lui fit un câlin. "Regarde, maman, la poupée aime les câlins !" dit-il en riant.
Sa maman hocha la tête : "Une poupée qui aime les câlins est une poupée très spéciale. Je suis sûre qu'elle a aussi beaucoup de courage."
Paul, encore dans son jeu, se mit à marcher sur la pointe des pieds, en équilibre sur une ligne imaginaire. "Regarde, maman, la poupée marche sur un fil !"
Sa maman rit doucement : "Quel courage tranquille, cette poupée !"
Le retour au calme
Après toutes ces aventures, Paul commença à sentir la fatigue arriver. Il retourna sur son lit et s'allongea, les bras bien droits, comme au début. Sa maman s'approcha et lui dit doucement : "La petite poupée a bien joué aujourd'hui. Peut-être qu'elle a besoin de se reposer maintenant."
Paul hocha la tête, toujours souriant. Sa maman le couvrit avec sa couverture préférée et lui murmura : "Bonne nuit, petite poupée magique. Fais de beaux rêves."
Paul ferma les yeux, heureux et apaisé. Il n'était plus une poupée, mais un petit garçon prêt à s'endormir. Sa maman lui fit un bisou sur le front et sortit de la chambre en laissant la porte entrouverte.
Et dans le calme de la nuit, Paul s'endormit, rêvant de nouvelles aventures, avec le courage tranquille d'une poupée magique.