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Histoire qui fait peur 9 à 10 ans Lecture 19 min. (2)

Le voleur d’heures de la Tour des Horloges

Lina et ses amies découvrent qu’un mystérieux Horloger Sans Visage dérobe des heures et montent dans la Tour des Horloges pour enquêter et tenter d’empêcher la disparition du temps.

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Quatre personnages dans l'intérieur d'une haute tour d'horloges : Lina, 9 ans, cheveux châtain en queue, robe bleue et bottines, debout au centre face à l'Horloger, main tendue vers un petit miroir rond ; Zoé, 9 ans, cheveux courts roux et veste rouge, à gauche, tenant une boîte ouverte d'où s'échappent de petites étincelles lumineuses (les « heures ») ; Inès, 9 ans, cheveux noirs en tresse, pull vert et pantalon brun, à droite, pointant le grand balancier en haut de la tour avec une expression prudente ; et l'Horloger Sans Visage, silhouette adulte en manteau sombre, gants couverts de poussière noire, debout derrière une table d'atelier, visage lisse reflétant faiblement une tristesse dans un petit miroir. La tour circulaire est couverte de cadrans en laiton, rouages géants oxydés et pendules suspendues, une lumière lunaire filtrant par un dôme de verre craquelé, nappes de poussière noire et étincelles flottantes ; les filles confrontent l'Horloger pour qu'il rende les heures lumineuses volées, scène en plan moyen aux contrastes forts entre zones sombres et lumières chaudes, style graphique épuré en aplats de couleur. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : Le vent qui sait des choses

Dans la ville de Tic-Tac, même les oiseaux semblaient battre des ailes à l'heure exacte. Les rues étaient pavées de petits cadrans ronds, et aux fenêtres pendaient des pendules comme des lanternes. La nuit, tout cliquetait, tout soupirait, tout comptait.

Lina, elle, ne comptait pas seulement. Elle écoutait.

À neuf ans, elle avait une drôle d'habitude : elle penchait la tête, fermait les yeux et laissait le vent lui raconter ce qu'il avait vu. « Le vent passe partout, disait-elle. Il entend tout. »

Ses deux meilleures amies la taquinaient souvent, mais gentiment. Il y avait Zoé, vive et curieuse, qui voulait toujours ouvrir les portes interdites. Et puis Inès, plus prudente, qui observait avant de parler, comme si elle mettait ses mots en ordre dans une boîte.

Ce soir-là, elles étaient assises sur les marches de la grande Tour des Horloges, au centre de la ville. La tour était immense, avec des centaines de cadrans, certains petits comme une pièce, d'autres grands comme une roue de charrette. Ses aiguilles brillaient sous la lune, et on aurait dit des griffes d'argent.

Lina posa une main sur la pierre froide.

« Chut… Écoutez. »

Zoé souffla du nez. « Le vent, encore ? Il va nous dire quoi ? Que Monsieur Grincheux du quartier a oublié de remonter sa pendule ? »

Mais Inès se pencha aussi, sérieuse. « Il y a un bruit bizarre… comme un froissement. »

Le vent glissa entre les cadrans et fit trembler les aiguilles. Il y eut un petit sifflement, puis un murmure, si bas qu'il fallait presque le deviner.

Lina ouvrit brusquement les yeux. « Il a dit… “une heure voleuse”. »

« Une quoi ? » demanda Zoé, soudain moins moqueuse.

Un grand gong sonna dans la tour. Normalement, il sonnait clair, rond, comme une cloche. Là, le son sortit tordu, étouffé, comme si on l'avait couvert d'une couverture épaisse. Les trois filles se regardèrent.

Et, très loin, dans une ruelle, une horloge se mit à sonner… puis s'arrêta d'un coup. Le silence qui suivit était si lourd qu'on aurait dit qu'il appuyait sur leurs épaules.

Inès chuchota : « Les horloges ne s'arrêtent jamais, ici. »

Zoé avala sa salive. « On va voir ? »

Lina inspira. Le vent avait un goût de métal dans l'air. « Oui. Mais on observe. On ne fonce pas. »

Elles descendirent les marches, et Tic-Tac sembla retenir son souffle avec elles.

Chapitre 2 : La ruelle des secondes perdues

La ruelle s'appelait la Ruelle des Secondes Perdues. C'était un passage étroit, coincé entre une boutique de ressorts et un atelier de coucous en bois. D'habitude, on y entendait des « tic tic tic » pressés, comme des petits pas invisibles. Ce soir, un seul bruit restait : une goutte… ploc… ploc… comme si le temps fuyait.

Au fond, une vieille horloge murale était accrochée de travers. Son cadran était fendu, et ses aiguilles pendouillaient, immobiles. Juste en dessous, des miettes noires s'accumulaient, comme du charbon pilé.

Zoé se pencha. « C'est quoi, ces miettes ? On dirait… du temps brûlé. »

Inès frissonna. « Ne touche pas. Regarde plutôt autour. »

Lina, elle, approcha son oreille du bois. « J'entends… un battement. Pas l'horloge. Autre chose. »

Un souffle glacé passa derrière leurs nuques. Les coucous de l'atelier voisin se mirent à sortir tous en même temps, mais sans chanter : leurs petites portes claquaient, claquaient, claquaient, comme des dents.

Zoé recula. « D'accord, ça, c'est pas normal du tout. »

Dans la fissure du cadran, une ombre bougea. Pas une ombre comme quand on éteint une lampe. Une ombre épaisse, un peu brillante, comme de l'encre vivante. Elle glissa hors de la fente, s'étira, et prit la forme d'une main longue et pointue, faite de noir et de poussière.

Inès souffla : « Une… main d'ombre. »

La main tâtonna l'air, puis se posa sur le mur. Elle laissa derrière elle une trace froide, un sillon sombre, comme si elle avait gratté la pierre.

Lina murmura : « Le vent disait vrai. Il y a un voleur… mais pas un voleur de pièces. Un voleur d'heures. »

La main d'ombre se déplaça, et les filles entendirent un petit bruit sec : clic. Une seconde venait d'être arrachée, comme on arrache un bouton.

Zoé, malgré sa peur, serra les poings. « Hé ! Remets-la ! »

La main s'arrêta. Lentement, très lentement, l'ombre se tourna vers elles. On ne voyait pas de visage, mais elles sentirent qu'elle les regardait. Le froid devint plus fort, et la ruelle sembla rétrécir.

Inès chuchota : « On recule. Doucement. »

Lina leva la main. « Attendez… écoutez le vent. »

Elle ferma les yeux. Le vent siffla dans les fissures des murs. Il portait une phrase, coupée, comme si quelqu'un parlait à travers une porte.

Lina rouvrit les yeux, pâle. « Il dit : “L'Horloger Sans Visage… en haut de la tour… il avale les heures.” »

Zoé eut un petit rire nerveux. « Super. Donc on a une main d'ombre et un horloger qui mange le temps. Une soirée normale. »

La main d'ombre se mit à ramper plus vite, comme une araignée. Les coucous claquèrent encore plus fort. Lina attrapa la manche de Zoé. « On court. Mais on regarde où on met les pieds. »

Elles s'élancèrent hors de la ruelle, avec derrière elles un bruit de secondes qui se déchirent.

Chapitre 3 : L'ascension de la Tour des Horloges

La porte de la Tour des Horloges était entrouverte, alors qu'elle était toujours fermée à clé. Une odeur de poussière et d'huile ancienne en sortait. À l'intérieur, un escalier en colimaçon montait dans l'obscurité, entouré de rouages énormes qui tournaient sans qu'on voie leur moteur.

Chaque pas faisait grincer le métal. À mesure qu'elles montaient, les horloges accrochées aux murs changeaient. Certaines avaient des chiffres à l'envers. D'autres n'avaient qu'une seule aiguille, qui tournait trop vite, comme affolée. Une pendule, au passage, se mit à rire—un petit rire de ressort qui casse—et s'arrêta.

Zoé murmura : « J'ai l'impression qu'on est dans le ventre d'une montre. »

Inès pointa une fissure entre deux pierres. « Regardez. Là. »

Un filet de cette poussière noire, celle de la ruelle, coulait le long du mur. Il montait, au lieu de descendre, comme si la tour aspirait la nuit.

Lina posa sa main près du filet, sans toucher. « Ça va vers le haut. C'est notre piste. »

Un courant d'air s'engouffra dans l'escalier. Le vent, ici, ne jouait pas : il poussait, pressait, comme s'il voulait les faire monter plus vite. Mais il y avait aussi un autre souffle, plus bas, plus lourd… une respiration qui ne venait pas d'elles.

« Vous l'entendez ? » demanda Inès, la voix tremblante.

Zoé hocha la tête. « On dirait… quelqu'un qui dort en mâchant. »

Des ombres glissèrent sur les marches, alors qu'il n'y avait aucune lampe. Sur le mur, leurs propres silhouettes s'étiraient trop, comme si elles avaient grandi d'un coup. Lina s'arrêta, observant. « Ce ne sont pas nos ombres. Les nôtres bougent pareil que nous. Celles-là… non. »

À cet instant, une petite trappe s'ouvrit dans le mur, et un coucou en sortit, mais au lieu d'un oiseau, c'était un minuscule bonhomme en bois, avec une tête de pendule et des yeux peints. Il leva une pancarte où étaient écrits, de travers : NE REGARDEZ PAS L'HEURE.

Zoé souffla : « C'est un conseil ou une menace ? »

Le petit bonhomme fit « toc toc » avec sa pancarte, comme s'il frappait. Puis il se replia d'un coup dans la trappe, qui claqua.

Lina sentit son cœur accélérer, mais elle fit ce qu'elle savait faire : elle observa les détails. Le bruit des rouages n'était pas régulier. Il manquait des battements, comme si des morceaux de temps avaient été volés.

« Il prend des heures aux horloges, dit-elle. C'est pour ça que tout se dérègle. »

Elles arrivèrent devant une grande porte de métal, gravée de dizaines de petits cadrans. Au centre, une plaque : SALLE DU RÉGLAGE.

Inès posa sa main sur la poignée. Elle était glacée. « On y va ensemble. À trois. »

Zoé inspira. « Un, deux… »

Lina termina : « Trois. »

La porte s'ouvrit dans un grincement qui ressemblait à un cri.

Chapitre 4 : L'Horloger Sans Visage

La salle était ronde, immense, et pleine d'horloges suspendues comme des fruits étranges. Certaines gouttaient une lumière blanche, d'autres une lueur verte, maladive. Au centre, une table de travail couverte de ressorts, de clés, d'aiguilles cassées. Et derrière la table, une silhouette.

Un long manteau sombre, des gants noirs, et, là où il aurait dû y avoir un visage… rien. Juste une surface lisse, comme une assiette en porcelaine.

Il tenait une petite boîte ouverte. Dedans, des heures semblaient remuer : des morceaux de lumière, en forme de chiffres flottants, qui essayaient de s'échapper. La silhouette porta la boîte à ce qui aurait dû être sa bouche. Un bruit humide et sec à la fois retentit, comme si on mordait dans du verre.

Zoé étouffa un cri. Inès recula d'un pas, mais resta droite.

Lina, elle, fixa les mains de l'Horloger. Elles étaient recouvertes de cette poussière noire. La même que dans la ruelle.

L'Horloger tourna lentement la tête lisse vers elles. Sa voix ne venait pas de sa bouche—il n'en avait pas—mais de toutes les horloges à la fois. Un chœur de tic-tac parla :

« Petites… vous êtes en retard. »

Zoé, malgré tout, répondit d'une voix qui se voulait courageuse : « On n'est pas en retard. On est à l'heure pour t'arrêter ! »

Les horloges éclatèrent d'un rire métallique. « Arrêter… le temps ? »

Lina sentit le vent entrer par une fente au plafond. Il tournoya autour d'elle, comme une écharpe invisible. Elle ferma un instant les yeux, écouta. Le vent disait : « Ne combats pas sa force. Trouve sa faille. Observe. »

Elle rouvrit les yeux et regarda partout : les cadrans, les reflets, les rouages. Puis elle vit. Sur la table, parmi les outils, il y avait un miroir rond, comme une petite glace de poche, posé face contre bois. Et à côté, une étiquette : MIROIR DE VÉRITÉ.

Inès remarqua le regard de Lina. « Tu as une idée ? »

Lina chuchota : « Il n'a pas de visage. Peut-être qu'il ne supporte pas de se voir… ou qu'il ne peut pas mentir au miroir. »

Zoé, déjà en mouvement, murmura : « Distrayons-le. »

Elle attrapa une poignée de petites clés sur la table et les lança au loin. Les clés tintèrent contre les horloges suspendues, et un carillon fou remplit la salle.

L'Horloger se tourna d'un coup, agacé. Une main d'ombre jaillit de son manteau et fouetta l'air. Les clés se figèrent… puis tombèrent au ralenti, comme si la gravité s'était endormie.

Inès tira Lina par le bras. « Maintenant ! »

Lina glissa sa main sur le bois, attrapa le miroir et le retourna.

La surface argentée capta la lueur des heures prisonnières. Pendant une seconde, la salle devint silencieuse.

Dans le miroir, l'Horloger n'était pas lisse. Un visage apparut, tremblant, comme un reflet au fond de l'eau : celui d'un homme très fatigué, avec des yeux tristes et des cernes profonds. Sur sa joue, une marque en forme d'aiguille.

Toutes les horloges chuchotèrent d'une voix brisée : « Je… ne voulais pas… »

Lina parla doucement, sans crier. « Pourquoi tu voles les heures ? »

Le reflet vacilla. « Parce que… j'ai peur… du silence après la dernière sonnerie. J'ai voulu manger du temps pour ne jamais finir. »

Zoé fronça les sourcils. « Mais tu fais peur à tout le monde ! Et tu abîmes la ville. »

Inès ajouta, calme : « Tu ne gagneras pas. Plus tu prends, plus tout se casse. Regarde. »

Elle montra une horloge suspendue qui se fissurait. Une heure, à l'intérieur, pleurait une lumière faible.

Lina sentit le vent lui caresser la joue, comme pour l'encourager. « On peut t'aider. Mais tu dois rendre les heures. Et… tu dois accepter que le temps avance. Même si ça fait peur. »

Les horloges tremblèrent. Le manteau de l'Horloger frissonna. La main d'ombre hésita, comme si elle ne savait plus quoi voler.

Le reflet dans le miroir ferma les yeux. « Si je rends… je redeviens… rien ? »

« Non, dit Lina. Tu redeviens quelqu'un. Et quelqu'un peut être courageux. »

Un long tic-tac, lent, très lent, remplit la salle. Comme un cœur qui reprend son rythme.

L'Horloger tendit la boîte. Sa main tremblait. « Alors… prenez. Je ne sais pas comment… »

Zoé s'approcha, malgré ses jambes qui voulaient fuir. Elle posa ses doigts sur la boîte. Elle était tiède, comme une main vivante.

Inès chuchota : « Il faut les remettre au bon endroit. »

Lina hocha la tête. « Dans le grand mécanisme, tout en haut. Là où la tour règle toutes les horloges. »

Les heures frémirent, impatientes, comme des lucioles qu'on libère.

Chapitre 5 : Le cœur de la tour

Elles montèrent encore, guidées par le vent et par la lueur des heures dans la boîte. L'Horloger les suivait, plus lentement, comme s'il réapprenait à marcher. Son manteau semblait moins lourd.

Tout en haut, elles arrivèrent dans une salle ouverte sous un dôme de verre. Au centre se trouvait le Cœur de la Tour : un énorme balancier, grand comme un arbre, qui allait de gauche à droite. Mais il était bloqué. Une pâte noire, celle des ombres, collait aux rouages et étouffait le mouvement.

« Beurk, » fit Zoé, en grimaçant. « On dirait de la confiture de nuit. »

Inès observa le mécanisme. « Si on met les heures sans nettoyer, ça risque de les coincer. »

Lina regarda les détails : la pâte noire se rassemblait surtout là où le balancier devait passer. Elle écouta le vent, qui soufflait en petites rafales régulières, comme pour donner un tempo. Elle comprit : il fallait agir au bon moment.

« On va faire ça ensemble, dit-elle. Zoé, tu tiens la boîte. Inès, tu regardes le balancier et tu dis quand il faut pousser. Moi, j'écoute le vent pour le rythme. »

Zoé eut un sourire tremblant. « D'accord. Mais si je lâche la boîte, tu me promets que tu ne me transformes pas en coucou ? »

« Promis, » dit Lina. « Je ne sais même pas comment on fait. »

Elles se placèrent. Inès fixa le balancier. « Il bouge un tout petit peu… comme s'il voulait repartir. »

L'Horloger, derrière elles, murmura : « La pâte… c'est ce qui reste quand on arrache des secondes. Je l'ai créée. »

Lina se retourna, ferme mais pas méchante. « Alors aide-nous à l'enlever. »

L'Horloger hésita. Puis il posa ses gants sur la pâte noire. Elle se mit à frémir, comme si elle le reconnaissait. Il inspira—et toutes les horloges de la tour inspirèrent en même temps—puis souffla doucement.

La pâte se décolla, par plaques, et tomba au sol en poussière. Pas une poussière qui salit, une poussière qui s'éteint.

« Maintenant ! » dit Inès.

Zoé ouvrit la boîte. Les heures s'élevèrent en petites étincelles de lumière, tournoyèrent autour du Cœur de la Tour et se glissèrent dans les rouages, chacune trouvant sa place avec un petit clic joyeux.

Le balancier trembla… puis repartit.

Toc. Tic. Toc. Tic.

Le son était profond, rassurant, comme un grand pas dans une maison.

Dans toute la ville, on entendit les horloges se recalibrer. Des carillons se remirent à chanter. Les coucous reprirent leur chant normal, un par un, comme s'ils se réveillaient d'un cauchemar.

La surface lisse du visage de l'Horloger se fendilla doucement, comme une coquille. Le vrai visage, celui du miroir, apparut, mais plus clair, moins triste. Il avait l'air étonné, comme quelqu'un qui ouvre les yeux après une longue nuit.

Il regarda les filles. « Merci… Je croyais que voler du temps me protégerait. En fait, ça me vidait. »

Lina sentit une chaleur dans sa poitrine. Le vent, enfin, était doux. Il ne murmurait plus d'avertissements, seulement un souffle tranquille.

Zoé souffla, soulagée : « Bon. La prochaine fois qu'on s'ennuie, on joue aux billes. Pas au “sauvetage d'heures vivantes”. »

Inès sourit. « On a bien fait d'observer. Sans ça, on aurait juste couru dans le noir. »

Lina hocha la tête. Elle regarda le dôme de verre, la lune, les aiguilles qui brillaient sans menace. Son cœur, qui battait vite depuis le début, ralentit enfin.

Et dans la Tour des Horloges, au milieu des tic-tac revenus à la vie, trois filles descendirent l'escalier avec une chose rare dans une ville qui compte tout : un cœur serein.

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Cadrans
Surface ronde où l’on voit les chiffres et les aiguilles d’une horloge.
Pendules
Grandes horloges qui tiennent debout ou s’accrochent au mur.
Colimaçon
Escalier qui tourne en spirale comme une coquille.
Rouages
Ensemble d’engrenages qui tournent ensemble dans une machine.
Mécanisme
Parties d’une machine qui travaillent pour la faire marcher.
Balancier
Pièce qui va d’un côté à l’autre pour donner le rythme d’une horloge.
Carillon
Ensemble de petites cloches ou sons qui forment une mélodie.
Fissure
Fente ou petit trou qui se forme dans une pierre ou un mur.
Trappe
Ouverture dans le sol ou le mur qui peut s’ouvrir et se refermer.
Pancarte
Petit panneau où l’on écrit un message pour l’afficher.

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