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Histoire de ville futuriste 9 à 10 ans Lecture 19 min. (1)

Lina et la brume de la cité suspendue

Lina, une fillette ordonnée, parcourt les passerelles aériennes de la cité de Vermeille pour repositionner des chapeaux-brumisateurs en panne, et découvre en chemin des micro-coupures, des habitants inquiets et la nécessité de respecter le vivant.

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Lina, 10 ans, visage rond, grands yeux brillants, cheveux châtain clair en deux couettes, expression déterminée et sereine, tient délicatement un petit nid dans une caissette de mousse près d’un boîtier réparé ; à sa droite, un agent de circulation quarantennaire au gilet argenté réfléchissant, souriant et penché vers elle, tient la caissette ouverte ; un collègue femme trentenaire aux cheveux en chignon, un peu en arrière à gauche, apporte une pancarte “ICI, MAISON D’OISEAU” avec un regard bienveillant. Lieu : passerelle aérienne moderne suspendue entre deux tours, sol en dalles grises, garde-corps végétalisés, panneaux solaires plats et petites lampes rondes, panneau lumineux “BIENVENUE” qui se rallume. Ambiance : brume fine et fraîche en halo, lumière crépusculaire violet-orange, petits robots-fleurs et bulbes lumineux en arrière-plan, atmosphère chaleureuse et calme ; Lina vient de replacer le nid, le boîtier cliquette réparé, tous observent avec soulagement ; style coloré, lignes nettes, proportions chibi, palette pastel. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : La cité au-dessus des rues

Dans la grande cité de Vermeille, les rues du sol étaient comme des rivières sombres, loin en bas, entre des immeubles hauts et lisses. Mais tout en haut, là où l'air était plus clair, il y avait un autre monde : des toits-jardins, des passerelles aériennes et des promenades surélevées qui reliaient les bâtiments comme des rubans.

On pouvait marcher des kilomètres sans jamais toucher le trottoir d'en bas. Sous les semelles, les dalles vibraient doucement, parce qu'elles récupéraient l'énergie des pas. Entre les bacs de tomates et les buissons de menthe, de petits robots-bourdons faisaient la danse des pollinisateurs. Et parfois, un tram suspendu glissait au-dessus de la tête, silencieux comme un poisson dans l'eau.

Ici vivait Lina, dix ans, une petite fille qui aimait les choses à leur place. Elle rangeait ses crayons par couleur, elle pliait ses vêtements en carrés presque parfaits, et elle comptait les marches même quand il n'y avait pas d'escalier. Sa maman disait en riant : « Toi, tu es une horloge, Lina. Toujours à l'heure. »

Ce matin-là, Lina se tenait sur la passerelle des Glycines, avec son sac à dos bien ajusté. Dans le sac, il y avait trois chapeaux de brumisateurs. Ils ressemblaient à des chapeaux ronds, un peu comme ceux des jardiniers, sauf qu'ils avaient un petit anneau transparent autour du bord. Quand on appuyait sur le bouton, l'anneau envoyait une brume fraîche, fine comme un souffle.

La ville les utilisait pour les jours de chaleur. Les brumisateurs rafraîchissaient les gens, mais aussi les plantes des toits-jardins. Le problème, c'est que depuis la veille au soir, plusieurs chapeaux ne fonctionnaient plus au bon endroit. Ils étaient restés rangés dans leur station, alors que les promenades surélevées devenaient brûlantes sous le soleil.

Lina, elle, avait un sens du devoir bien accroché. Elle avait aussi une petite carte lumineuse, donnée par le gardien du toit central.

« Tu es ordonnée, ça tombe bien, lui avait-il dit. Si tu suis le plan, tu peux aider. Pose ces chapeaux là où les capteurs clignotent. Et surtout… respecte les gens sur ton passage. La ville, c'est comme un jardin : si on bouscule tout, plus rien ne pousse. »

Lina avait hoché la tête, sérieuse comme si on lui confiait une mission de grande exploratrice.

Sur sa carte, un point rouge clignotait : Passerelle du Grand Bassin. Lina inspira. L'air sentait la lavande et le métal tiède. Puis elle se mit en route, en suivant les flèches, ses pas réguliers faisant un petit rythme sur les dalles.

Chapitre 2 : La passerelle qui grésille

La Passerelle du Grand Bassin portait bien son nom. En dessous, entre deux tours, un bassin d'eau récupérée brillait comme une pièce de monnaie. L'eau servait à arroser les toits-jardins. Autour, les garde-corps étaient couverts de plantes grimpantes, et des panneaux solaires penchaient comme des pétales noirs.

Mais en arrivant, Lina sentit tout de suite que quelque chose n'allait pas. L'air était lourd, et les gens marchaient plus vite, le front plissé. Un monsieur avec une chemise brillante agitait son éventail électronique, qui ne faisait qu'un petit courant d'air timide.

« Il fait une chaleur de four ici ! » grogna-t-il.

Au milieu de la passerelle, une petite borne clignotait. Sur l'écran, un message simple : BRUME : ABSENTE.

Lina ouvrit son sac. Elle sortit un chapeau de brumisateur. Le chapeau semblait léger, mais sérieux, comme s'il savait qu'il avait un travail à faire. Lina vérifia le bouton, comme elle aimait vérifier tout : une fois, deux fois.

Puis elle regarda autour d'elle.

Juste à côté de la borne, une vieille dame était assise sur un banc, un panier de fraises sur les genoux. Ses joues étaient très rouges.

« Bonjour, madame, dit Lina. Vous voulez un peu de fraîcheur ? »

La dame leva les yeux, surprise, puis sourit.

« Oh, ma petite… oui, je veux bien. Mais fais attention, ne te penche pas trop. »

Lina hocha la tête. Respecter, c'était aussi écouter les conseils.

Elle posa le chapeau sur la borne, comme on pose un couvercle sur une boîte. Le chapeau se verrouilla avec un petit clic satisfaisant. Lina appuya sur le bouton.

D'abord, rien. Lina sentit son ventre se serrer. Puis l'anneau transparent s'alluma, et une brume fraîche s'échappa en rond, délicate. Elle se posa sur les bras des passants, sur les feuilles des plantes, sur le nez de Lina qui chatouilla.

La vieille dame poussa un soupir heureux.

« Ah… c'est comme un nuage qui a décidé de s'arrêter pour nous. Merci. »

Le monsieur à la chemise brillante, lui, fit semblant de ne pas être impressionné, mais il ralentit, et ses épaules se détendirent.

Lina jeta un coup d'œil à l'écran : BRUME : ACTIVE.

Elle sourit. Une chose à sa place. Une petite victoire.

Mais sa carte clignota de nouveau. Un autre point rouge s'alluma plus loin, sur les Promenades du Vent.

Et juste au moment où Lina allait repartir, elle entendit un grésillement, comme une radio qui avale un moustique.

Le garde-corps, par endroits, scintillait d'une lumière étrange. Un petit drone de surveillance, pas plus grand qu'une orange, tournait en rond, complètement perdu.

« Attention, annonça une voix douce dans les haut-parleurs. Micro-coupure sur le réseau des passerelles. Merci de marcher calmement. »

Lina serra les bretelles de son sac. Marcher calmement, c'était facile pour elle. Mais il fallait aussi comprendre ce qui se passait, sinon d'autres chapeaux risquaient de ne plus recevoir l'ordre de fonctionner.

Elle repartit, avec la sensation que la cité, si solide d'habitude, venait de tousser.

Chapitre 3 : Les promenades du Vent et le chapeau farceur

Les Promenades du Vent étaient les plus hautes de Vermeille. Elles passaient au-dessus des toits-jardins, et quand on levait les yeux, on voyait des cerfs-volants publicitaires flotter entre les tours. Le vent s'y amusait à faire danser les écharpes, les cheveux et parfois même les idées.

Sur cette promenade, les gens parlaient moins fort, comme si la hauteur demandait du respect. On entendait le froissement des feuilles et le murmure des turbines qui tournaient au loin.

Lina suivit sa carte jusqu'à une petite place suspendue. Là, il y avait une fontaine fine, et autour, des bancs. Des enfants jouaient à attraper des bulles de savon envoyées par un robot-joueur. Ils riaient, mais leurs rires avaient un bord un peu fatigué : la chaleur les collait.

La borne de brume clignotait, comme un œil inquiet. Lina sortit son deuxième chapeau de brumisateur.

« D'accord, dit-elle tout bas. On fait ça bien. »

Elle posa le chapeau. Clic. Elle appuya sur le bouton.

Et là… le chapeau se mit à brumiser, oui, mais en faisant des petits “pouic-pouic” ridicules, et la brume sortait de travers, directement dans les cheveux d'un garçon qui venait de passer.

Le garçon s'arrêta net, les mèches dégoulinantes.

« Hé ! Il pleut sur ma tête ! »

Une petite fille éclata de rire.

« On dirait un poisson mouillé ! »

Le garçon rougit, prêt à se fâcher.

Lina sentit ses joues chauffer aussi. Ce n'était pas juste. Ce garçon n'avait rien demandé. Et même si c'était drôle, se moquer faisait mal.

Elle s'approcha.

« Pardon, dit Lina. Ce n'est pas toi, c'est le chapeau. Enfin… c'est moi qui l'ai posé, alors c'est un peu moi aussi. Attends, je vais arranger. »

Le garçon la regarda, surpris par ses excuses, puis haussa les épaules.

« D'accord. Mais dépêche, sinon je vais pousser des algues. »

Lina se pencha près du chapeau. Elle remarqua un détail : le petit anneau transparent tremblait, comme s'il recevait un mauvais signal. Sur l'écran de la borne, un symbole clignotait : RÉSEAU FAIBLE.

Alors Lina comprit. Les micro-coupures faisaient perdre le nord aux chapeaux. Ils brumisaient, oui, mais n'importe comment. Il fallait une solution simple, ici et maintenant.

Elle se rappela ce que le gardien du toit central lui avait dit une fois, en parlant des plantes :

« Quand l'eau ne passe plus, on ne frappe pas le tuyau. On regarde où ça se bouche. »

Lina chercha autour. Sous le banc le plus proche, une petite boîte de connexion dépassait. Elle n'était pas fermée correctement. Peut-être qu'un coup de vent l'avait entrouverte, ou qu'un robot de nettoyage l'avait frôlée.

Lina ne tira pas dessus. Elle ne voulait rien casser. Elle appela plutôt une grande fille qui lisait sur une tablette, assise près de là.

« Excuse-moi… tu peux m'aider ? Je crois que la boîte n'est pas bien fermée, et le chapeau fait des blagues. »

La grande fille leva les yeux, un peu étonnée qu'on lui parle si poliment.

« Des blagues ? »

« Oui, il fait “pouic” et il arrose les gens au hasard. »

La grande fille sourit, se leva, et s'accroupit.

« Ah, je vois. Le clip est mal mis. Tiens, tu maintiens pendant que je pousse ? »

Lina tint la boîte bien droite, concentrée comme si elle tenait un trésor. La grande fille repoussa le clip. Clic.

Aussitôt, le chapeau arrêta de “pouic-pouic” et la brume devint régulière, en cercle doux.

Le garçon passa sa main dans ses cheveux.

« Bon… ça va mieux. Désolé si j'ai failli râler. »

Lina secoua la tête.

« Tu avais le droit. Mais merci d'avoir attendu. »

La fontaine sembla plus fraîche, les enfants reprirent leur jeu, et même les bulles brillèrent plus longtemps.

Lina regarda sa carte. Il ne restait plus qu'un point rouge. Un dernier endroit. Et sur l'écran, un symbole nouveau apparaissait : PANNEAU D'ACCUEIL : ÉTEINT.

Le panneau d'accueil… celui qui disait BIENVENUE à l'entrée des promenades surélevées, près de la grande porte aérienne. Lina l'avait toujours aimé. Quand il s'allumait le soir, elle avait l'impression que la ville lui faisait un signe.

Si ce panneau était éteint, c'était comme si Vermeille avait oublié de sourire.

Lina serra son dernier chapeau dans son sac et prit le chemin de la grande porte.

Chapitre 4 : La grande porte aérienne

La grande porte aérienne n'était pas une porte qu'on poussait avec la main. C'était une arche immense, suspendue entre deux tours, avec des câbles fins comme des fils de toile d'araignée. En dessous, les passants entraient sur les promenades surélevées, et la ville leur disait d'habitude : BIENVENUE.

Mais ce soir-là, le panneau était noir. Un rectangle silencieux, comme une fenêtre éteinte.

Autour, l'endroit était plus chaud que les autres. Comme si l'air s'était arrêté. Les plantes en pots avaient les feuilles un peu tombantes. Un agent de circulation, en gilet argenté, essayait de garder les gens calmes.

« Merci d'avancer sans pousser ! On va régler ça ! »

Lina s'approcha, sans se faufiler. Elle attendit que l'agent finisse de parler à un couple pressé, puis elle dit :

« Excusez-moi, monsieur. Je pose des chapeaux de brumisateurs. J'en ai un dernier. La borne ici clignote ? »

L'agent la regarda de haut en bas, étonné de voir une enfant si sérieuse.

« Toi ? Toute seule ? »

Lina se redressa.

« Pas toute seule. J'ai une carte. Et j'ai demandé de l'aide tout à l'heure. »

L'agent sembla hésiter, puis son visage se radoucit.

« D'accord. Merci de vouloir aider. Oui, la borne est là, derrière le pilier. Mais… le réseau est capricieux. »

« On a refermé une boîte de connexion aux Promenades du Vent, dit Lina. Ça a aidé. Peut-être qu'ici aussi… »

Ils contournèrent le pilier. Là, cachée dans l'ombre, la borne clignotait faiblement. Sur l'écran : BRUME : INDISPONIBLE. PANNEAU : HORS LIGNE.

Lina sortit son dernier chapeau. Elle le posa, délicatement. Clic.

Elle appuya sur le bouton.

Rien.

Lina sentit un petit froid dans son ventre, comme quand on cherche un mot et qu'il ne vient pas. Elle respira. Elle regarda l'écran : RÉSEAU FAIBLE, encore.

L'agent se gratta la tête.

« On a appelé le service technique, mais ils sont occupés sur d'autres passerelles. »

Lina observa autour d'elle. La grande arche avait des panneaux lumineux, des câbles, des boîtiers. Tout était propre, trop propre. Puis elle remarqua quelque chose d'absurde : un petit nid, tout neuf, coincé dans un coin du boîtier principal. Un nid fait de fils souples, de brins de plastique et de feuilles sèches. Un oiseau des hauteurs, gris et courageux, avait choisi cet endroit chaud et tranquille.

Et le nid bloquait la fermeture du boîtier, exactement comme la boîte sous le banc tout à l'heure.

Lina ne s'approcha pas brusquement. Elle savait qu'il fallait respecter le vivant, même quand il dérange.

« Monsieur, dit-elle doucement. Il y a un nid. On ne peut pas juste l'enlever. »

L'agent soupira.

« Oui… mais le panneau d'accueil est important. Et la brume aussi. »

Lina réfléchit vite, comme si ses pensées faisaient des petits pas ordonnés.

« Est-ce qu'il y a une boîte vide, un petit abri, quelque part ? Une boîte à plantes, une caissette ? On peut déplacer le nid sans le casser, et le mettre tout près, au même endroit, mais pas dans le boîtier. L'oiseau pourra revenir. »

L'agent cligna des yeux.

« Tu penses à tout, toi. Attends. »

Il appela une collègue.

« Apporte une caissette de la serre du toit, s'il te plaît. Doucement. On a… un problème d'oiseau. »

Quelques minutes plus tard, une caissette arriva, remplie de mousse fraîche. Lina prit une grande inspiration.

« Je peux le faire, si vous tenez la caissette. Mais il faut que tout le monde reste calme. »

L'agent acquiesça. Il éloigna les passants, avec une voix rassurante. La collègue tint la caissette ouverte.

Lina s'approcha du nid comme on s'approche d'un secret. L'oiseau n'était pas là, parti chercher quelque chose. Tant mieux, pensa Lina, mais elle espéra qu'il reviendrait.

Avec ses mains, elle souleva le nid en entier. Il était plus léger qu'elle ne l'imaginait, mais fragile. Elle le posa sur la mousse. Pas un brin ne bougea. Elle recula aussitôt.

L'agent referma le boîtier. Clic. Un clic net, content.

Et soudain, le chapeau de brumisateur s'alluma. L'anneau transparent brilla et envoya une brume fraîche qui glissa sous l'arche comme un rideau doux. Les gens soupirèrent, certains rirent même.

« Ah, enfin ! »

« Merci ! »

Lina regarda l'écran : BRUME : ACTIVE.

Puis un autre message clignota : PANNEAU : REDÉMARRAGE…

Le rectangle noir au-dessus d'eux resta silencieux une seconde de plus, comme s'il hésitait. Lina retint son souffle.

Chapitre 5 : Le mot qui se rallume

Un petit point de lumière apparut au milieu du panneau. Puis un deuxième. Les lettres se dessinèrent lentement, comme si quelqu'un les écrivait avec un pinceau de lumière.

BIENVENUE.

Le mot brilla d'un blanc chaud, pas trop fort, juste assez pour donner envie d'avancer. Et sous la lumière, la brume forma un halo qui faisait scintiller les feuilles des plantes.

Les passants s'arrêtèrent un instant, comme si la ville leur disait vraiment bonsoir. Une petite fille tira la manche de son père.

« Papa, regarde, il nous parle ! »

Le père sourit.

« Oui. Il dit bienvenue. C'est joli. »

Lina sentit quelque chose se détendre en elle, un nœud qu'elle n'avait pas remarqué. Elle regarda la caissette avec le nid, posée à l'abri, tout près du boîtier, sur une étagère fixée au pilier. L'agent avait même ajouté une petite pancarte : ICI, MAISON D'OISEAU. MERCI DE RESPECTER.

« C'est toi qui as eu l'idée, dit l'agent à Lina. Je vais le signaler au service des jardins. On pourra installer un vrai petit support, plus solide. »

Lina hocha la tête, heureuse.

« Comme ça, l'oiseau aura sa place, et la ville aussi. »

La collègue rit doucement.

« Tu devrais travailler ici plus tard. Tu as l'air de savoir écouter les choses. Les gens, les boîtes, les oiseaux… »

Lina rougit un peu.

« J'aime quand tout marche. Mais… pas au détriment de quelqu'un. »

Le chapeau de brumisateur envoyait toujours son souffle frais. Lina regarda son sac, maintenant vide. Mission terminée.

Elle fit demi-tour pour rentrer, en suivant la promenade surélevée qui serpentait entre les jardins suspendus. Le ciel du soir était violet et orange, et les tours reflétaient ces couleurs comme des miroirs.

En passant sous le panneau allumé, Lina leva les yeux vers le mot BIENVENUE. Elle eut l'impression qu'il brillait un peu plus fort, juste pour elle.

Et, sans savoir pourquoi, elle murmura :

« Merci, Vermeille. »

Puis elle reprit sa marche ordonnée, pas après pas, dans la cité du futur qui respirait mieux—avec ses passerelles aériennes, ses toits-jardins, et un panneau « bienvenue » qui, maintenant, souriait de nouveau.

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Passerelle
Un chemin ou un pont étroit pour piétons, souvent en hauteur.
Toits-jardins
Des toits où l'on plante des fleurs, légumes et petites plantes.
Brumisateurs
Appareils qui envoient une très fine vapeur d'eau pour rafraîchir.
Anneau transparent
Un cercle clair autour du chapeau qui laisse passer la brume.
Borne
Une petite machine posée sur le sol qui donne des informations ou de l'air.
Capteurs
Objets qui sentent des changements, comme la chaleur ou l'humidité.
Micro-coupure
Une très courte interruption du réseau ou de l'électricité.
Boîtier
Une petite boîte qui contient des fils ou des appareils électriques.
Caissette
Une petite boîte ou bac, souvent utilisé pour transporter plantes ou objets.
Agent de circulation
Une personne qui aide les gens à avancer en sécurité sur les chemins.

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