Chapitre 1 : La sorcière au chapeau rigolo
Dans un coin caché de la forêt, il y avait un fablab très spécial. Ce n'était pas un fablab comme les autres, non non non ! Ici, les étagères étaient couvertes de fioles brillantes, de rubans qui dansaient tout seuls et de nuages de paillettes qui flottaient dans l'air. Partout, on entendait des petits bruits bizarres : « Ploc ! », « Zing ! », « Pouf ! ».
Dans ce fablab féerique, vivait Plumette, une sorcière pas comme les autres. Plumette adorait rigoler, inventer des choses et surtout… compter les étoiles. Elle portait toujours un chapeau pointu qui changeait de couleur quand elle éternuait. Ce matin-là, Plumette s'était réveillée avec une idée pétillante dans la tête.
— Aujourd'hui, je vais compter toutes les étoiles que je peux voir d'ici, annonça-t-elle à son chat, Nuage, qui dormait sur un coussin de plumes.
Nuage ouvrit un œil, bâilla et fit « Mrrrrou ! » pour dire qu'il trouvait ça très amusant.
Plumette sauta de son lit, enfila ses chaussettes à pois et son manteau qui brillait comme le soleil. Avant de commencer à compter les étoiles, elle voulait préparer un goûter magique. Elle agita sa baguette et, soudain, des tartines de confiture flottèrent dans la pièce, suivies d'un jus de fruits qui pétillait.
— Oups, trop de bulles ! rigola Plumette, en voyant le jus monter tout seul vers le plafond.
Nuage essaya d'attraper les bulles avec ses pattes, mais elles explosaient en pluie de paillettes. Tout le fablab se mit à briller encore plus.
Chapitre 2 : Le concours de farces féeriques
Après le goûter, Plumette décida de fabriquer une machine à compter les étoiles. Elle sortit ses outils magiques : un tournevis en sucre d'orge, un marteau en guimauve et une grosse loupe en caramel. Elle colla, vissait, tapait doucement, tout en chantonnant une chanson rigolote.
— Tourne, tourne, petite vis, pour que ça brille et que ça glisse !
Mais, soudain, la loupe glissa et tomba sur le nez de Nuage. « Mrrrou ! » fit le chat, qui voyait maintenant tout en très très grand. Plumette éclata de rire.
— Te voilà transformé en super-chat détective des étoiles ! s'exclama-t-elle.
Nuage se balada dans le fablab, la loupe sur le nez, reniflant partout comme s'il cherchait un trésor. Mais il ne trouva qu'une souris en réglisse qui filait en zigzag sous la table.
Pendant ce temps, Plumette termina sa machine. Elle ressemblait à un drôle de télescope, avec des roues en bonbons et des boutons qui faisaient « pouet ! » quand on appuyait dessus.
Mais, pile au moment où elle voulait regarder dedans, la porte du fablab s'ouvrit en grand. Trois lutins farceurs entrèrent en roulant sur des patins à roulettes colorés. Ils portaient des chapeaux encore plus rigolos que celui de Plumette.
— On organise un concours de farces féeriques ! cria le lutin bleu. Qui veut participer ?
Plumette sauta de joie.
— Moi, moi, moi ! cria-t-elle. Mais je dois d'abord compter les étoiles !
Les lutins rigolèrent.
— On parie qu'on peut faire apparaître plus d'étoiles que tu n'en verras jamais, lança le lutin rouge en agitant ses doigts.
Nuage fit « mrrrou ! » très fort, sans doute pour dire qu'il n'était pas d'accord.
Chapitre 3 : Des étoiles plein la fablab
Le concours commença. Les lutins sortirent des sacs pleins de poudre magique. Ils soufflèrent dessus, et hop ! Des petites étoiles dorées s'envolèrent partout dans le fablab. Elles se posèrent sur les étagères, sur le nez de Nuage, sur les tartines et même dans les cheveux de Plumette.
Plumette applaudit, émerveillée.
— Bravo, c'est très joli ! Mais maintenant, à mon tour !
Elle prit sa baguette, dit une formule abracadabrante et… rien ne se passa. Juste un tout petit « prout ! » très discret et une mini-nuage de paillettes roses sortit de sa manche.
Les lutins éclatèrent de rire.
— C'est tout ? demanda le lutin vert en se tenant le ventre.
Plumette ne se découragea pas. Elle prit sa machine à compter les étoiles, la pointa vers le plafond et tourna les boutons. « Pouet ! » fit la machine. Soudain, le fablab devint tout sombre, comme la nuit. Des centaines de petites lumières scintillèrent partout. C'était comme si le plafond s'était transformé en ciel étoilé.
— Wouaaaaah ! firent les lutins en ouvrant de grands yeux.
Nuage fit un triple bond de joie, la loupe toujours sur le nez. Il essaya d'attraper les étoiles, mais elles étaient trop hautes.
Plumette, très fière, commença à compter :
— Une étoile, deux étoiles, trois, quatre… oh, il y en a trop !
Les lutins dansaient sous les étoiles, en faisant des pirouettes et en lançant des farces. Chaque fois qu'ils touchaient une étoile, elle disparaissait dans un petit « pfiou ! » de paillettes.
Mais, tout à coup, la machine se mit à trembler. Les étoiles descendaient, descendaient, descendaient… et atterrirent doucement sur tout le monde. Les lutins ressemblaient à des sapins de Noël, Nuage était tout doré, et Plumette avait un chapeau qui brillait de mille feux.
Chapitre 4 : Le souffle du vent doux
Tout le monde rigolait tellement que personne ne voulait arrêter la fête. Les lutins inventaient des farces encore plus folles : des ballons qui chantaient, des chaussettes qui dansaient, et même un balai qui faisait des galipettes.
Plumette essaya de recompter les étoiles, mais elles étaient maintenant cachées dans les cheveux, les poches et sous les tables. Elle s'assit sur un coussin moelleux, Nuage sur ses genoux, et soupira de bonheur.
— Je crois que j'ai compté assez d'étoiles pour aujourd'hui, murmura-t-elle.
Le lutin bleu s'approcha et dit doucement :
— Tu sais, Plumette, parfois, les étoiles sont plus faciles à voir quand on est bien entouré.
Plumette sourit fort. Elle n'avait jamais vu autant d'amis rigolos dans son fablab. Elle se sentait toute légère, comme une plume de nuage.
Le vent dehors se leva doucement. Il siffla à travers les fenêtres, mais c'était un sifflement tout doux, comme une chanson de bonne nuit. Les paillettes voletèrent encore un peu, puis se posèrent tranquillement.
Tout le monde se blottit, bien au chaud, en riant encore des farces et des gags de la journée. Plumette ferma les yeux, heureuse et rassurée, entourée de Nuage, des lutins farceurs et de milliers d'étoiles magiques.
Le sifflement du vent doux berça doucement le fablab, promettant de nouvelles aventures enchantées… mais plus tard. Pour l'instant, c'était l'heure de rêver, bien au chaud, sous le ciel étoilé du fablab féerique.