Le matin sur les toits-jardins
Léo se réveille dans une chambre qui sent le basilic. De la fenêtre, il voit la grande cité. Les immeubles sont verts. Des jardins poussent sur tous les toits. Des passerelles brillent dans le ciel. Les oiseaux chantent entre les lampadaires-fleurs.
Aujourd'hui, Léo va tester un ascenseur à air. Il a quatre ans. Il tient la main de papa. "Tu es prêt ?" demande papa. Léo sourit. Il est très curieux. Il aime toucher les choses. Il aime faire des gestes.
Ils arrivent sur une place ronde. Au centre, un cylindre transparent monte et descend doucement. Des nuages miniatures flottent autour. L'ascenseur s'appelle Souffle. Des enfants jouent près des bancs en bois. Des papillons robotiques passent.
Tester l'ascenseur
Une dame souriante montre comment faire. "Le Souffle suit les gestes," dit-elle. "Tends la main, il monte. Ramène la main, il descend." Léo lève la main rien que pour voir. Une lueur douce entoure sa main. Le cylindre avance. Léo rit.
Il entre dans la cabine. Elle est ronde et chaude. Des coussins verts sont là. Un petit écran montre des nuages et des points lumineux. Léo lève la main. La cabine monte. Il voit des toits-jardins tout près. Il voit un chat qui marche sur une passerelle. "Regarde, papa !" dit Léo.
La cabine avance entre deux tours. Les plantes respirent doucement. L'air sent la menthe et le soleil. Léo agite un doigt pour tourner. La cabine tourne lentement. Pas de bruit fort. Tout est doux.
Soudain, un ballon s'approche. Il touche légèrement la vitre. Léo a un petit sursaut. Papa prend sa main. "C'est un ballon," dit papa. "Tout va bien." La dame sourit et envoie un léger souffle qui repousse le ballon. Léo respire. Il rit de nouveau.
La fin de la balade
La cabine descend quand Léo fait un grand geste de la main. Ils atterrissent près d'un jardin de fraises. Léo saute presque de joie. Il a compris le geste. Il a compris la douceur de la machine.
Avant de partir, la dame lui donne un petit autocollant en forme de nuage. "Pour te souvenir," dit-elle. Léo colle le nuage sur sa manche. Il serre la main de papa. Ils marchent sur la passerelle. Le soleil caresse leur visage.
Le soir, dans son lit, Léo repense à la cabine. Il imagine d'autres ascenseurs qui volent comme des plumes. Il ferme les yeux. Il sourit. Tout est calme. Tout est doux. Il rêve déjà de sa prochaine promenade.