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Histoire de ville futuriste 3 à 4 ans Lecture 9 min.

Le balcon-ciel et le sourire des étoiles

Dans une cité du futur, le petit Léo, aidé du robot Nomi et de ses parents, cherche à apercevoir les étoiles depuis le toit-jardin en apprenant à apaiser les lumières de la ville pour mieux les observer.

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Un garçon de 4 ans au visage rond et cheveux châtain clair coupés courts, grands yeux émerveillés et sourire doux, porte une petite veste bleue claire qui fait « frrr », debout sur un banc chauffant avec sa main sur une télécommande plate, regard vers le ciel; un papa d’environ 35 ans, barbe courte et pull gris, accroupi à côté de lui, pose tendrement sa main sur la télécommande, regard protecteur; une maman d’environ 33 ans, cheveux attachés et robe pastel, assise sur le banc tiède, serre le garçon contre elle et sourit, main sur son épaule; le petit robot Nomi, rond et blanc avec deux grands yeux bleus et un mini-balai arrière, roule près du groupe et pointe une antenne vers une borne lumineuse; toit-jardin d’une cité futuriste avec pavé, pots de fleurs orange, petits arbres, filet de sécurité, banc chauffant, poteau lumineux et une grande pancarte en arrière-plan; ciel gris-bleu avec quelques étoiles pâles et un minuscule drone-luciole bleu au loin; la famille réunit ses mains sur la télécommande pour baisser doucement les lumières: ambiance tamisée, chaleur réconfortante et regard émerveillé du garçon vers les étoiles. signaler un problème avec cette image

Partie 1

Dans la grande cité du futur, les tours montaient très haut, comme des crayons d'argent. Les routes brillaient doucement. Des petits points lumineux clignotaient sur les murs : des capteurs discrets. Ils regardaient, ils écoutaient, ils aidaient. Mais ils ne faisaient pas de bruit. Ils étaient polis, comme des chatons invisibles.

Léo avait 4 ans. Il vivait au trente-deuxième étage, avec Papa et Maman. Dans leur appartement, tout était simple et doux. Le sol était tiède. Les fenêtres étaient grandes. Et les lumières savaient devenir jaunes comme du miel.

Ce soir-là, Léo collait son nez à la vitre.

« Je veux voir les étoiles », dit-il.

Papa sourit. « Les étoiles sont là, tout là-haut. Mais la ville a beaucoup de lumières. »

Léo fronce un peu les sourcils. Il n'est pas fâché. Il réfléchit.

Dans le couloir, un petit robot roulait. Il était rond, blanc, avec deux yeux bleus qui clignotaient. Il portait un mini-balai derrière lui, comme une queue.

« Bonsoir, Léo », dit le robot. « Je m'appelle Nomi. Veux-tu de l'aide ? »

« Oui », dit Léo. « Je veux éteindre les lumières pour voir les étoiles. »

Nomi fit un petit bip joyeux. « Très bonne idée. Nous allons faire ça doucement. Et en sécurité. »

Sur le mur, une plaque brillante s'alluma. Une voix calme sortit tout bas, comme un chuchotement.

« Mode soirée détecté. Famille présente. Tout va bien. »

Léo rit. « La maison parle. »

« La maison aime quand tu es bien », dit Maman en lui caressant les cheveux. « Mais on ne peut pas éteindre toute la cité, mon cœur. »

Léo ouvre grand les yeux. « Pourquoi ? »

Papa s'accroupit. « Parce qu'il faut des lumières pour marcher, pour les bus, pour les voisins. Mais on peut baisser les lumières autour de nous. Et on peut aller à un endroit spécial. »

Nomi tourna sur lui-même. « Un balcon-ciel, par exemple ! »

Léo répéta, content : « Balcon-ciel ! Balcon-ciel ! »

Ils enfilèrent les chaussures. Léo prit sa petite veste qui fait « frrr » quand il bouge. Nomi roula devant, tout doucement. Dans l'ascenseur, une ligne de lumière suivait leurs pieds, comme un petit chemin.

« Où on va ? » demanda Léo.

« Sur le toit-jardin », dit Papa. « Tout en haut. Là, les lumières sont plus calmes. »

L'ascenseur monta. Les murs faisaient des dessins de nuages, pour patienter.

Ding.

Les portes s'ouvrirent sur le toit-jardin. Il y avait des pots avec des arbres courts, des fleurs oranges, et un banc qui chauffait un peu les fesses. Un filet très fin entourait le bord, pour que tout le monde soit en sécurité. Des drones-lucioles passaient loin, en silence, pour livrer des paquets.

Léo leva la tête. Le ciel était grand. Mais il n'était pas très noir. Il était gris-bleu, comme un pyjama.

« Je ne vois pas beaucoup d'étoiles », dit Léo, une petite moue.

Nomi s'approcha d'un poteau. Sur le poteau, il y avait une petite boîte avec une lumière douce.

« Nous avons des lampes gentilles », dit Nomi. « Elles aident les gens. Mais on peut les rendre encore plus gentilles. »

Papa montra une petite télécommande plate. « C'est un “bouton de nuit”. La cité du futur en a beaucoup. On baisse un peu les lumières autour du toit, juste ici, juste maintenant. »

Léo posa sa main sur la télécommande, avec Papa. Maman posa aussi sa main. Trois mains, ensemble.

« Prêt ? » demanda Papa.

« Prêt ! » dit Léo.

Papa appuya. La lumière du toit-jardin devint plus faible. Pas noire. Juste plus douce. Comme si la ville mettait une couverture.

Sur les murs des tours, des bandes lumineuses se calmèrent. Les capteurs discrets firent un petit clignement, comme pour dire : “D'accord”.

Une voix chuchota : « Zone toit-jardin. Lumière réduite. Sécurité maintenue. Bonne observation du ciel. »

Léo chuchota aussi, par jeu : « Bon… ne… » Puis il rit.

Partie 2

Soudain, une grosse pancarte au bord du toit se ralluma plus fort. Elle brillait blanc, très blanc, comme un frigo géant.

Léo plissa les yeux. « Oh… c'est trop ! »

Nomi fit un bip surpris. « Hum. Cette pancarte est en mode “publicité de nuit”. Elle croit qu'il y a une fête. »

Papa soupira doucement. « Pas de panique. On va régler ça. »

Maman s'assit avec Léo sur le banc tiède. « On reste ensemble. On attend. »

Léo se blottit. « Je veux les étoiles. »

« On va les trouver », dit Maman, tranquille.

Nomi roula vers une petite borne ronde, près d'un pot de fleurs. La borne avait une oreille dessinée dessus.

« Borne d'aide, bonsoir », dit Nomi. « Ici Nomi, robot résident. Nous avons un petit observateur d'étoiles. La pancarte est trop brillante. Pouvez-vous la baisser, s'il vous plaît ? »

La borne fit “plop”. Une lumière verte apparut.

« Demande reçue », répondit une voix douce. « Merci, Nomi. Ajustement en cours. »

La pancarte clignota. Elle hésita. Puis elle devint orange pâle, comme un coucher de soleil. Puis encore plus faible, comme une veilleuse.

Léo applaudit. « Bravo ! »

Nomi revint, fier mais calme. « Mission étoile. Réussie. »

Papa montra le ciel. « Regarde maintenant. »

Et là… Léo vit un petit point. Puis deux. Puis un petit groupe, comme des miettes brillantes. Les étoiles n'étaient pas énormes. Elles étaient petites. Mais elles étaient vraies. Elles semblaient loin, très loin, derrière les tours.

Léo ouvrit la bouche, tout rond. « Elles sont là… »

Maman murmura : « Oui. Elles attendent toujours. »

Un drone-luciole passa, très haut, avec une lumière bleue minuscule. Léo le suivit des yeux.

« C'est une étoile ? » demanda-t-il.

Papa rit doucement. « Celui-là, c'est un drone. Mais il peut te faire penser à une étoile. Dans la ville du futur, même les machines peuvent jouer au ciel. »

Léo posa sa tête sur l'épaule de Papa. « Les étoiles, elles sont gentilles ? »

« Très gentilles », dit Papa. « Elles brillent sans faire de bruit. Comme nos capteurs polis. »

Nomi pointa un petit doigt vers un coin du ciel. « Là, Léo. Tu vois ces trois points ? On dirait un petit sourire. »

Léo chercha. Il prit son temps. Puis il sourit aussi.

« Je le vois ! Le sourire ! »

Ils restèrent un moment à regarder. Le toit-jardin était calme. Les arbres dans les pots bougeaient un peu, comme s'ils respiraient. La cité brillait encore, mais moins fort ici. Juste ce qu'il faut pour marcher et se sentir bien.

La voix du toit chuchota : « Temps d'observation : parfait. Température : douce. Famille : ensemble. »

Léo bâilla, un bâillement long comme un tunnel.

Maman lui donna un petit baiser. « Mon astronaute de balcon-ciel. »

« Encore une étoile », demanda Léo, les yeux déjà lourds.

Papa montra une dernière. « Celle-là, c'est ta bonne nuit. »

Léo regarda. Le point brillait, puis semblait cligner, comme s'il disait : “À demain”.

« Bonne nuit, étoile », chuchota Léo.

« Bonne nuit, Léo », dit Nomi.

Ils reprirent l'ascenseur. Les lumières du couloir redevinrent un peu plus vives, pour les pas. Dans l'appartement, Papa baissa les lampes en miel. Maman borda Léo.

Léo murmura : « On a éteint un peu la ville… juste pour voir. »

« Oui », dit Papa. « Juste assez. »

Et Léo s'endormit en pensant au petit sourire d'étoiles, au drone-luciole, et à la cité du futur qui savait être brillante… et douce, quand on le demandait gentiment.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Capteurs discrets.
Petits appareils qui regardent et écoutent doucement sans faire de bruit.
Mode soirée détecté.
Message qui dit que la maison sait qu’on veut une lumière plus douce.
Balcon-ciel !
Nom amusant pour un balcon très haut, où l’on peut regarder le ciel.
Toit-jardin.
Toit d’un immeuble qui a des plantes et où l’on peut se promener.
Drones-lucioles
Petits appareils volants qui brillent et livrent des choses la nuit.
Télécommande plate.
Petit boîtier qu’on touche pour changer la lumière ou la machine.
Zone toit-jardin.
Annonce qui indique que l’on parle de l’endroit sur le toit-jardin.
Drone-luciole
Un seul petit appareil volant qui a une lumière comme une luciole.
Filet très fin
Filet léger et mince placé pour empêcher quelqu’un de tomber.
Observateur d’étoiles.
Petit appareil ou endroit utilisé pour regarder les étoiles.

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