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Histoire amusante de fratrie 7 à 8 ans Lecture 14 min. (2)

Le totem des trois renardeaux

Dans une clairière ensoleillée, Léo, Lila et Gaspard, trois renardeaux espiègles, apprennent à gérer leurs chamailleries grâce à un totem de bienveillance, tout en s'amusant à construire une cabane et à s'engager dans une drôle de bataille de purée. Leur aventure les amène à découvrir l'importance de l'écoute, du partage et de l'amitié.

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Un renard espiègle nommé Léo, aux poils roux et aux yeux malicieux, rit aux éclats avec des pattes pleines de purée orange, debout sur une table en bois. Sa sœur Lila, avec une feuille dans les cheveux, fait une grimace amusée, prête à lancer une cuillère de purée. Gaspard, le petit frère, est accroupi au sol, riant avec une moustache de purée sur le nez. La scène se déroule dans une clairière ensoleillée, entourée d'arbres, avec une maison en bois dans un chêne. Une grande table est couverte de bols de purée de carottes, tandis que les trois renardeaux se livrent à une bataille de purée, créant une ambiance joyeuse. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 — Le matin qui chatouille

Il faisait un soleil doux dans la clairière quand Léo le renard ouvrit un oeil, puis l'autre. "Braaaw !" fit-il en bâillant, mais ce n'était pas un vrai bruit d'ours, juste son grand baillement de renard. Autour de lui, la petite maison dans l'arbre était déjà pleine de bruit : rires, papotages, et le cliquetis des bols.

"Réveille-toi, Léo !" cria Lila, sa sœur, en jetant une couverture comme un petit parachute. "Tu as pris la dernière tartine aux mûres hier soir, alors c'est mon tour ce matin !"

Léo sauta sur ses pattes. "Mais non, je l'ai laissée à côté du pot. Qui a dit 'dernière tartine' ?" dit-il en faisant les yeux ronds.

Gaspard, le petit frère, arriva en gloussant, tenant un morceau de ficelle. "Moi, je veux la première tartine ET la dernière tartine !" dit-il en faisant un petit clin d'oeil. "Hihi, pas juste, pas juste !"

"Oh là là," soupira Maman Renarde (elle n'apparut pas dans l'histoire, mais on entendait sa voix depuis la cuisine). "Rappelez-vous du totem, mes chéris. Le totem de fratrie aide quand les tartines montent le ton."

Léo, Lila et Gaspard se regardèrent. Ils adorent leur totem : un petit renard en bois, poli par des années de mains qui le serrent. Il était posé sur l'étagère de la fenêtre, comme un vélo pour les yeux.

"Je le prends !" dit Léo en bondissant. Il s'élança, mais Lila fit une roulade, Gaspard fit un saut de cabri. Plouf ! Le totem tomba dans la bassine de pommes de terre, fit "plouf" puis "glou-glou".

"Ah non !" s'exclamèrent-ils en même temps.

"Hey, le totem chante la chanson des pommes de terre !", rigola Gaspard en faisant des petites bulles avec son souffle. "Glou glou !"

"Ce n'est pas un plongeur, c'est un totem !", dit Lila. "Il faut le sécher. Vite !"

Ils se mirent à frotter le totem avec des serviettes, à le coiffer avec une petite brosse, à lui chanter des chansons douces. Pendant ce temps, la petite chamaillerie s'était transformée en une drôle de danse pour le sauver. Cliquetis, frottement, "hop-là", et tout le monde riait.

Léo, en essuyant le totem, murmura : "Promis, on va garder la bienveillance. On va partager la tartine."

Lila fit la moue, mais son sourire arriva quand même. "D'accord, mais je choisis qui commence le jeu."

Gaspard bondit : "Moi ! Moi ! Moi !"

Et ainsi commença une journée où la fratrie décida de faire de la bienveillance leur super-pouvoir.

Chapitre 2 — Les règles d'un jeu pas si sérieux

Après le petit-déjeuner, Léo proposa un grand jeu : la construction d'une cabane-balancelle dans le vieux chêne. "On va faire la cabane la plus rigolote du bois !" dit-il. Les yeux de Lila brillèrent. "Avec des guirlandes de feuilles et une sonnette qui tinte 'ding-dong' !" Gaspard ajouta : "Et une porte qui fait 'bzzzt' quand on la ferme !"

Ils commencèrent à ramasser des branches, des feuilles, et même des fleurs qui sentaient bon. Les voilà en train de mesurer, de nouer, de chanter : "Tra-la-la, la cabane sera là !" On entendait aussi des petits cris : "Attention !" "Oups !" "Ahay!"

Mais très vite, une discorde rigolote pointa le bout de son nez. Léo voulait mettre la porte à droite, Lila à gauche, et Gaspard disait qu'elle devrait être au plafond. "Au plafond ? Mais tu veux qu'on entre en escaladant comme des singes ?" demanda Lila, toute étonnée.

"Moi, j'ai une idée !" dit Léo, toujours avec son air malin. "On fait trois portes : droite, gauche et plafond."

"Trois portes ? Ce serait... étrange !" dit Lila en riant.

"Étrange = rigolo !" signala Gaspard en brandissant la ficelle magique qu'il avait trouvée.

À ce moment, le totem, sec et propre, tintait doucement sur l'étagère : "tink-tink". C'était comme s'il disait : "Souvenez-vous de la règle du totem : quand on le tient, on partage les idées sans se fâcher."

"Bon," dit Léo en s'arrêtant. "On fait une règle : chacun propose une idée, et on dit 'merci' pour chaque idée. Celui qui tient le totem parle, et les autres écoutent."

"Marché conclu !" dit Lila en sautillant. "Je commence !" Elle prit une branche fine et la posa contre le tronc. "Et si on avait un toboggan en feuille ?"

"Merci, Lila !", dirent les deux autres. Gaspard prit le totem. "Et si la porte était une carte qui tourne ?"

"Merci, Gaspard !" dirent Léo et Lila. Léo sourit. Il prit le totem. "Et si... on mettait une sonnette qui sonnait 'hip hip hourra' à chaque fois qu'on entrait ?" Il fit une petite révérence.

"Merci, Léo !" répondirent-ils en chœur. Ils tapotèrent l'idée comme on tapote un gâteau.

Les règles du jeu étaient simples : écouter, remercier, et garder la bienveillance. Et la cabane prit forme, avec ses trois portes folles, son toboggan en feuille, et sa sonnette qui faisait "hip hip hourra" à chaque arrivée.

Chapitre 3 — La grande bataille de purée (qui finit en éclats de rire)

Tout allait bien jusqu'à l'heure du goûter. Maman Renarde avait préparé une grande purée de carottes pour les petites bouches affamées. Elle posa le bol sur le banc : une montagne orange et fumante.

"Qui veut le premier morceau de pain pour tremper ?" demanda Léo en frétillant. Lila leva la main avec dignité. Gaspard, lui, prit le plus gros morceau de pain sans demander. "Héhé, c'est moi !"

"Eh, c'est pas juste !" s'écria Lila, et ses oreilles se dressèrent. Léo posa ses pattes sur la table, prêt à jouer le juge. "Hum. On avait dit 'merci' et partage." Il jeta un coup d'oeil au totem posé sur la fenêtre.

Gaspard, qui avait la bouche toute collante, fit une grimace. "Mais j'aime le pain plus que le partage !" dit-il en faisant une petite toux pour rire. Lila roula des yeux. Léo soupira, puis fit un gros plan sur sa mine : "On dirait que les tartines font des calins à Gaspard plutôt qu'à Lila."

Tout à coup, Gaspard voulut faire une plaisanterie. Il prit une cuillerée de purée et, avec une moue très concentrée, la projeta... dans la direction de Lila. "Prout !", fit la purée, et elle atterrit sur le nez de Lila. "Plouf !"

Lila regarda son nez orange, puis sa bouche, puis Gaspard. Pendant une seconde, on put croire que la maison allait s'arrêter, que le ciel allait se fâcher. Puis Lila éclata de rire. "Ha ha ! Tu as mis une moustache de carotte sur mon nez !" Et elle attrapa une autre cuillère.

"Non, non, pas la vengeance !" cria Léo en riant, mais il plongea aussi sa cuillère et fit un petit "ploof" sur Gaspard. Bim, bim, bim ! Très vite, la table fut un champ de bataille tout orange : "smack", "splatch", "hip-hop", "plouf". Ils se mirent à rire comme des bulles. Même la sonnette "hip hip hourra" sonna toute seule, comme surprise.

Maman Renarde réapparut à la porte, l'air un peu étonné de voir trois renardeaux décorés de purée. Au lieu de se fâcher, elle rit aussi. "Ah, ma maison a le parfum d'un arc-en-ciel orange !"

Après la bataille, ils s'essuyèrent, se séchèrent, et s'installèrent dans la cabane. Le totem, posé entre eux, semblait sourire. "Vous voyez ?" dit Léo. "On s'est disputés, puis on a ri. La bienveillance, ce n'est pas d'empêcher toute bagarre — c'est de se souvenir d'aimer quand on joue."

"Oui," dit Lila en essuyant un reste de purée sur Wouf le chien en peluche (un doudou qui n'appartient à personne mais qui est aimé de tous). "Et on a inventé un nouveau jeu : bataille de purée diplomatique." Gaspard se frotta le nez, déjà repensant à la prochaine farce. "La diplomatie avec de la purée, quelle idée !"

Ils promirent de se souvenir de la règle du totem : écouter, remercier, partager, et surtout rigoler ensemble après. Peu importe les petites chamailleries, elles pouvaient devenir des éclats de rire si on y mettait un peu de douceur.

Chapitre 4 — La photo souvenir

Le soleil commençait à descendre, peignant le ciel de taches roses. "On devrait garder un souvenir de cette journée," dit Lila en regardant le totem. "Un souvenir pour se rappeler de la bienveillance."

"Comme un dessin ?" proposa Gaspard. "Ou une chanson ?"

"Ou une photo !" s'exclama Léo. "Une photo, c'est parfait. On sera tous dedans, avec nos moustaches de purée !"

Ils allèrent voir Balthazar le hibou, le photographe du bois. Balthazar avait un tout petit appareil photo qu'il gardait dans sa besace. Il aimait photographier les amis quand ils étaient heureux. Il dit d'une voix douce : "Ah, une photo ! Le clic de la mémoire ! Placez-vous, mes petits."

Ils se rangèrent en trois rangées absurdes : Léo fit un saut périlleux arrière, Lila posa une feuille dans les cheveux comme une barrette, et Gaspard prit Wouf le chien en peluche. Le totem était au centre, comme un chef d'orchestre sage.

"Et souriez !" dit Balthazar en ajustant ses lunettes. "Un, deux, trois... clic !" fit l'appareil, et le bruit résonna comme un petit marteau magique. "Clic !"

Mais voilà qu'au moment de l'ultime prise, un vent malicieux entra par la fenêtre. Il fit "whooosh" et souleva la feuille dans les cheveux de Lila, qui fit une pirouette. Gaspard éternua juste au même moment — "atchoum !" — et Léo fit une grimace rigolote pour cacher un bâillement. Le résultat fut un mélange parfait : oreilles qui bougent, nez barbouillé d'une trace de purée, et trois sourires enchantés.

Balthazar regarda la photo et rit. "Oh ! Elle est plus drôle que belle, et mieux vaut ça !" dit-il en agitant l'image. La petite photo sortit avec un petit "zing" et une odeur de bois. On voyait trois renardeaux, le totem au centre, la cabane derrière eux, et au-dessus, la feuille qui semblait faire un salut.

"On la met sur l'étagère !" proposa Léo. "Non, on l'accroche à la porte pour la voir tous les jours !" proposa Lila. "On la mettra à côté du totem, pour ne jamais oublier," dit Gaspard.

Ils installerent la photo près du totem. Chaque fois qu'ils passaient devant, ils souriaient. "Souviens-toi, la bienveillance," murmurait la photo sans voix. Chaque fois qu'une petite dispute commençait, l'un d'eux prenait le totem, se rappelait des "merci", et tout redevenait une aventure.

La nuit tomba en enveloppes douces. Les étoiles allumèrent leurs petites lampes. Dans la maison, on entendait des chuchotements : "Bonne nuit, Léo." "Bonne nuit, Lila." "Bonne nuit, Gaspard." Le totem veillait sur eux, poliment silencieux, comme un ami qui garde les secrets.

Avant de fermer les yeux, Léo dit, presque à voix basse : "Aujourd'hui, j'ai appris que se chamailler, ce n'est pas grave. Ce qui compte, c'est comment on revient ensemble."

"Et qu'une tartine, c'est une mission diplomatique," ajouta Gaspard en bâillant.

"Et que le totem est toujours prét à faire 'tink-tink' quand on oublie," gloussa Lila.

Ils s'endormirent tous les trois, un peu poudre de purée sur le nez, la photo et le totem à portée de rêve. Et quand la nuit souffla une dernière fois "bonne nuit", même la cabane sembla murmurer : "À demain pour une nouvelle aventure rigolote."

Et si jamais il arrivait une petite dispute un autre jour, ils sauraient quoi faire : tenir le totem, dire "merci", écouter, et surtout, inviter le rire à jouer avec eux. La photo resterait là, un petit carré de papier qui disait : "Nous sommes une équipe."

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Clairière
Un petit espace dans la forêt où il n'y a pas d'arbres.
Bâillant
Faire un grand mouvement de la bouche pour montrer qu'on est fatigué ou qu'on a sommeil.
Chamaillerie
Une petite querelle ou dispute entre amis ou frères et sœurs.
Totem
Un objet ou une sculpture qui représente quelque chose de spécial, souvent utilisé pour apporter chance ou protection.
Vigilance
Être attentif et faire attention à ce qui se passe autour de soi.
Diplomatique
Qui concerne la manière de gérer des relations, souvent pour résoudre des conflits sans se fâcher.

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