Chapitre 1 : Le défi de Léo
Léo est un petit garçon de six ans. Il a les cheveux bruns et des yeux qui brillent comme deux petites billes. Léo vit dans une jolie maison jaune avec sa maman, son papa et sa petite sœur Mia. Léo aime jouer, courir dans le jardin et sauter très haut. Mais ce qu'il préfère par-dessus tout, c'est faire du vélo avec son meilleur ami, Max.
Un matin ensoleillé, Léo retrouve Max dans le parc. Max a un tout nouveau vélo rouge avec une sonnette qui fait « dring dring ». Léo trouve le vélo très beau. Max s'approche de Léo et lui dit fièrement :
— Regarde, Léo ! Je sais faire du vélo sans les petites roues !
Léo ouvre de grands yeux ronds.
— Tu sais vraiment ? demande-t-il.
— Oui, regarde-moi ! répond Max en souriant.
Max monte sur son vélo. Il pédale tout droit, sans les petites roues. Il va vite, il tourne, il freine. Max rit, il est content.
Léo le regarde, impressionné. Son cœur bat fort. Il sent quelque chose de nouveau à l'intérieur de lui. C'est très fort, très chaud, comme un soleil qui brille dans sa poitrine. Il ne sait pas ce que c'est.
Maman s'approche de Léo et lui dit doucement :
— Tu veux essayer aussi, mon Léo ?
Léo regarde son propre vélo. Il a encore les petites roues. Il n'a jamais essayé sans. Léo hésite. Il a un peu peur. Mais il regarde Max qui sourit et qui l'encourage :
— Allez, Léo, toi aussi tu peux y arriver !
Chapitre 2 : Léo essaie sans les petites roues
Léo pose son vélo sur l'herbe. Papa l'aide à enlever les petites roues. Léo regarde son vélo, il a l'air différent maintenant. Il a un peu peur, mais il veut essayer.
— Je vais tenir ton vélo, dit papa.
Léo monte sur la selle. Ses mains serrent le guidon. Ses pieds touchent le sol. Papa tient le vélo bien fort.
— Tu es prêt ? demande papa.
Léo hoche la tête.
Papa pousse doucement le vélo. Léo pédale, pédale, pédale. Le vent souffle sur son visage. Il fait très attention. Mais soudain, il sent que le vélo vacille. Il a peur de tomber.
— N'aie pas peur, Léo, je suis là , dit papa.
Max court derrière lui et crie :
— Vas-y, Léo ! Tu peux le faire !
Léo pédale encore. Il tombe sur l'herbe, mais il rigole.
— Bravo, Léo ! crie Max.
— Tu as bien essayé, dit papa.
Léo se relève, il sourit. Il sent encore cette chaleur dans sa poitrine. Il a envie d'essayer encore.
Léo recommence. Il tombe encore, mais il ne pleure pas. Il essaie encore et encore. À chaque essai, il va un peu plus loin. À chaque essai, il est un peu plus fier.
Chapitre 3 : Le grand moment de Léo
Le soleil brille toujours. Les oiseaux chantent dans les arbres. Léo sent son cœur battre très fort. Il monte sur son vélo une nouvelle fois.
Papa tient le vélo, mais cette fois, il le lâche doucement. Léo ne s'en rend même pas compte. Il pédale, il avance, il roule tout seul !
— Regarde, Léo ! Tu le fais ! crie Max.
Léo lève la tête. Il voit maman, papa et Mia qui le regardent, tous souriants.
— Bravo, Léo ! Bravo !
Léo freine doucement. Il descend du vélo. Il saute de joie.
Il sent une grande lumière dans son cœur. Il rit, il court vers ses parents, vers Max.
— J'ai réussi ! J'ai réussi tout seul !
Tout le monde applaudit. Mia tape dans ses mains, elle est heureuse pour son grand frère.
Chapitre 4 : Découvrir la fierté
Le soir, Léo dîne avec sa famille. Ils mangent des pâtes et des petits pois. Léo raconte encore et encore comment il a roulé sans les petites roues.
— Je suis très content, dit-il à maman.
— Tu sais, ce que tu ressens, ça s'appelle la fierté, explique maman.
— La fierté ? demande Léo.
— Oui, c'est quand tu fais quelque chose de difficile et que tu y arrives, parce que tu as essayé, tu n'as pas abandonné. C'est une émotion très spéciale. Elle te donne envie de continuer, de grandir, de tout essayer.
Léo répète doucement :
— Je suis fier. Je suis fier de moi.
Papa sourit et dit :
— Et nous, nous sommes fiers de toi aussi !
Léo regarde Mia et dit :
— Tu sais, Mia, quand toi aussi tu enlèveras tes petites roues, je serai très fier de toi !
Mia rit et applaudit encore.
Avant d'aller dormir, Léo pense à sa journée. Il repense à Max, à son vélo, à toutes les fois où il est tombé, puis à la fois où il a réussi. Il sent toujours cette chaleur dans son cœur.
Léo se glisse sous sa couette. Maman le borde, elle lui fait un bisou sur le front.
— Je suis fier de toi, mon grand, murmure-t-elle.
Léo ferme les yeux, il sourit. Il sait maintenant reconnaître quand il est fier. Il sait que c'est une belle émotion, une émotion qui brille, qui réchauffe le cœur. Quand on est fier, on est heureux. On peut partager sa fierté avec ses amis, sa famille. Et demain, il essaiera encore de nouvelles choses, parce que la fierté, c'est magique.
Dans le calme de la nuit, Léo chuchote tout bas :
— Je suis fier de moi. Je peux tout essayer. Je peux tout apprendre.
Et il s'endort, le cœur léger, avec un grand sourire.