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Fantasy humoristique 9 à 10 ans Lecture 17 min.

L'escalier qui voulait battre le ding

Lina découvre que son escalier s’agite car il veut prouver qu’il est plus rapide que l’ascenseur du voisin, et, aidée d’un gnome, du chat Mistral et de Madame Palière, elle entreprend de comprendre et d’apaiser ce drôle de problème d’orgueil.

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Lina, 10 ans, visage rond et taches de rousseur, cheveux châtain en couette, regard déterminé et tendre, pose une main sur la rampe en bois et parle doucement à l’escalier; un petit gnome de poche, haut comme un doigt, casque en capsule de bouteille, expression malicieuse mais inquiète, est assis sur une marche et montre la suivante; Madame Palière, environ 70 ans, chignon serré et robe aux poches remplies d’objets, tient un sablier rempli de miettes de biscuits sur le palier; le chat Mistral, gris rayé, yeux mi-clos, pose une patte sur une marche et observe; l’escalier ancien semble vivant (marches légèrement inclinées, veinures visibles, petites lumières dorées le long des contremarches, rampe finement sculptée qui vibre) dans un couloir chaleureux aux murs crème, tableaux anciens et lumière douce; scène comique et tendre, ambiance fantasy humoristique. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : L'escalier qui n'avait pas le temps

Ce matin-là, Lina avait décidé d'être héroïque. Pas “combattre un dragon géant” héroïque. Plutôt “mettre de l'ordre dans une maison qui fait n'importe quoi” héroïque, ce qui, selon les adultes, était déjà du très haut niveau.

Tout avait commencé par un bruit étrange dans l'entrée : tac tac tac tac TAC. Comme si quelqu'un montait les marches… sans avoir de jambes.

Lina posa un pied sur la première marche. La marche, elle, fit l'inverse : elle remonta toute seule, comme si elle voulait l'avaler avec la maison.

— Hé ! protesta Lina en agitant les bras. On se calme !

L'escalier ne se calma pas. Il se mit à grimper plus vite. Les marches montaient et descendaient toutes seules, pressées comme des fourmis paniquées, avec un petit couinement de bois.

La porte du placard sous l'escalier s'entrouvrit, et une voix grinçante souffla :

— Il est en retard.

— Qui, “il” ? demanda Lina.

— L'escalier, voyons. Il court après la suite.

— La suite de quoi ?

— De lui-même.

Lina plissa les yeux. Ça ressemblait exactement à un problème de magie du quotidien : le genre de sort qui rate et qui décide ensuite de faire du sport.

La maman de Lina passa la tête depuis la cuisine :

— Lina, tu as entendu ? On dirait que l'escalier… est nerveux.

Lina répondit, très honnête :

— Oui. Et je crois qu'il essaie de… s'enfuir par le haut.

— Eh bien, dit sa mère, fais attention. Et ne cours pas dans les escaliers.

— C'est lui qui court ! marmonna Lina.

Elle posa la main sur la rampe. Elle vibrait, comme un chat qui ronronne trop vite. Lina sentit une drôle d'énergie : ce n'était pas dangereux, mais ça chatouillait le bon sens.

— D'accord, annonça-t-elle à l'escalier. Ton objectif, c'est de me rendre malade ou de battre un record ?

L'escalier répondit à sa façon : il fit “clac clac clac” et tenta une petite accélération, comme si on venait de lui dire “top départ”.

Lina inspira. Aujourd'hui, son but du jour était clair : calmer un escalier pressé. Et elle allait y arriver. Parce qu'elle avait neuf ans, un esprit vif, et une très bonne raison : sinon, impossible de monter chercher ses chaussettes, qui vivaient au premier étage.

Chapitre 2 : Le plan très sérieux (et un peu ridicule)

Lina s'assit sur la première marche, pour montrer qu'elle n'avait pas peur. La marche fit un petit bond, surprise d'avoir une passagère.

— Stop, dit Lina. On discute.

L'escalier continua à trépigner. Lina le sentit : il avait cette agitation d'un enfant qui doit aller aux toilettes mais qui refuse de le dire.

Alors Lina fit ce que font les grandes personnes quand elles ne comprennent pas : elle posa des questions.

— Est-ce que tu es pressé parce que tu as une mission ?

La rampe grinca, comme un “oui” timide.

— Est-ce que tu as… oublié quelque chose ?

Le bois craqua, comme un “peut-être” embarrassé.

— Est-ce que tu as faim ?

L'escalier fit “CLONG”. C'était clairement un “non, ne sois pas bête”.

Lina leva les yeux vers le haut. Le palier semblait normal, sauf que les portraits accrochés au mur avaient l'air… un peu essoufflés. Le grand-oncle Gustave, sur son cadre, avait la moustache de travers, comme si elle avait glissé.

— Ça, c'est nouveau, chuchota Lina.

Le chat, Mistral, arriva en baillant. Il posa une patte sur la marche. La marche tenta de lui filer sous la patte. Mistral eut un regard choqué, comme si le sol avait fait une blague très mauvaise.

— Miau ? fit-il, ce qui signifiait : “On n'a pas élevé les marches comme ça.”

Lina eut une idée. Une idée brillante, donc forcément un peu dangereuse.

— Très bien, escalier. Si tu es pressé, on va faire comme les adultes : on va te faire… une liste.

Elle dévala dans la cuisine, attrapa un crayon, une feuille, et revint. L'escalier, lui, avait essayé de s'étirer, comme s'il voulait gagner une marche de plus. Il échoua, heureusement.

Lina écrivit :

1) Respirer

2) Dire pourquoi on court

3) Ne pas avaler Lina

4) Faire une pause

— Voilà, annonça-t-elle en brandissant la feuille. Maintenant, tu vas me dire la vérité. Pourquoi tu cours ?

À ce moment-là, une petite étincelle sortit du dessous de la troisième marche. Elle se transforma en un minuscule personnage, haut comme un doigt, portant un casque fait avec une capsule de bouteille.

— Bonjour, dit-il avec une voix de trombone enrhumé. Je suis le Gnome de Marche.

— Bien sûr que tu l'es, répondit Lina. Et moi, je suis la Reine des Chaussettes Perdues. On peut parler sérieusement ?

Le gnome salua, très vexé :

— Je parle toujours sérieusement. C'est l'escalier qui a… comment dire… un problème d'honneur.

— D'honneur ? répéta Lina.

— Oui. Il s'est vanté.

Lina posa les mains sur ses hanches.

— À qui ?

Le gnome pointa son petit doigt vers le haut, comme s'il montrait une montagne.

— À l'ascenseur du voisin.

Lina resta bouche bée.

— On a un voisin avec un ascenseur ?

— Oui. Il est très fier. Il fait “ding” exprès, juste pour se moquer. Alors l'escalier a dit : “Moi, je peux monter plus vite qu'un ding !”

Lina pouffa malgré elle. L'escalier, vexé, fit “clac” d'un air très digne.

— Et maintenant, expliqua le gnome, il n'ose plus s'arrêter. Parce que s'il s'arrête… il ment. Et les escaliers n'aiment pas mentir. Enfin, normalement.

Lina regarda l'escalier, et son agitation prit un autre goût. Ce n'était plus seulement drôle. C'était un peu triste, comme quelqu'un qui a fait le malin et qui ne sait plus comment revenir en arrière.

— D'accord, dit Lina doucement. On va arranger ça. Mais il va falloir être honnête.

L'escalier fit un petit grincement, comme un soupir.

Chapitre 3 : La visite chez Madame Palière

Lina monta une marche. L'escalier tenta de partir, puis se retint, comme si la feuille-liste avait un pouvoir mystérieux. Ou comme si le mot “honnête” lui chatouillait les nœuds de bois.

À mi-hauteur, la porte du palier s'entrouvrit. Une vieille dame apparut. Elle portait un chignon serré et une robe pleine de poches, ce qui était toujours suspect : on ne sait jamais ce qu'une poche peut cacher. Des bonbons, des clés, ou un petit sort.

— Lina, dit-elle. Ton escalier s'agite encore ?

— Bonjour, Madame Palière, répondit Lina. Oui. Il… euh… il a un petit souci de fierté.

Madame Palière hocha la tête avec gravité.

— Ça arrive. J'ai eu un tapis qui se prenait pour un nuage. Très fatigant. Il flottait au-dessus de la poussière, et ensuite il se plaignait d'être sale.

Elle s'approcha de la rampe, posa deux doigts dessus, et écouta. Oui, écouta. Comme si l'escalier racontait une histoire en bois.

— Oh, dit-elle. Il est pressé parce qu'il veut prouver qu'il est rapide.

— À cause de l'ascenseur du voisin, ajouta Lina.

Madame Palière soupira.

— Ah, l'ascenseur. Cet appareil se croit toujours supérieur parce qu'il a un bouton. Les escaliers, eux, n'ont pas de bouton. Ils ont du caractère.

Le gnome de Marche fit un salut militaire.

— C'est une affaire très grave.

— Et très bête, murmura Lina.

Madame Palière sortit de sa poche… un petit sablier. Mais au lieu de sable, il contenait des miettes de biscuits.

— Un sablier à goûter ? demanda Lina.

— Le temps passe mieux avec des miettes, répondit Madame Palière. Écoute, Lina. Pour calmer un escalier, il faut lui donner une permission. Une permission de s'arrêter sans perdre la face.

— Comment ?

Madame Palière sourit.

— Par une vérité dite à voix haute. Une vraie. Simple. Pas une grande déclaration. Les escaliers aiment les phrases qui tiennent sur une marche.

Lina réfléchit. L'escalier, lui, tremblait comme s'il avait peur d'entendre.

— Donc il faut qu'il avoue qu'il s'est vanté ? demanda Lina.

— Oui. Et qu'il n'a pas besoin de courir pour être utile.

Le gnome chuchota :

— Et qu'il ne déteste pas les ascenseurs, même s'ils font “ding”.

— Personne n'aime les “ding” moqueurs, répliqua Lina.

Madame Palière prit le sablier à miettes et le retourna. Une miette tomba, très lentement, comme si elle faisait exprès de prendre son temps.

— Voilà, dit la vieille dame. Une miette, c'est une marche. Un pas, c'est une vérité. Tu sais ce qu'il te reste à faire.

Lina avala sa salive. Elle savait parler. Elle savait même parler trop, surtout quand elle voulait éviter de dire quelque chose d'important. Mais là, il fallait être claire.

— D'accord, dit-elle. Je vais voir l'ascenseur.

Le gnome eut un petit hoquet.

— Directement ?

— Directement.

Madame Palière lui donna le sablier.

— Pour te rappeler que le temps n'est pas un monstre. C'est juste un truc qui tombe. Parfois en miettes.

Lina serra le sablier dans sa main.

— Merci.

L'escalier fit un “cloc” discret, comme s'il disait : “Bonne chance.”

Chapitre 4 : Duel contre un “ding”

Chez le voisin, l'ascenseur habitait une cage en métal brillante, très fière d'être une cage. Il y avait un miroir à l'intérieur, pour que les gens puissent se regarder en montant, ce qui était une activité étrange, mais très répandue.

Lina appuya sur le bouton. L'ascenseur arriva en faisant :

— Diiiing !

Le “ding” avait une manière de dire : “Je suis parfait, et toi tu as des lacets défaits.”

La porte s'ouvrit. Lina entra, accompagnée de Mistral, qui avait décidé que c'était une aventure officielle. Dans un coin, une petite plaque indiquait : “Capacité : 4 personnes ou 1 ego.

— Bonjour, dit Lina à l'ascenseur.

— Diiiing, répondit l'ascenseur, ce qui n'était pas une vraie réponse, mais un bruit de victoire.

Le voisin, Monsieur Brillant, sortit la tête de son appartement.

— Oh, salut Lina ! Tu testes l'ascenseur ? Il est rapide, hein ?

— Justement, dit Lina. Je dois lui parler.

Monsieur Brillant cligna des yeux.

— Parler… à l'ascenseur ?

— Oui. Ne vous inquiétez pas. Je parle aussi aux plantes, et elles ne se sont jamais plaintes.

Monsieur Brillant, qui avait l'air d'un homme ayant renoncé à comprendre les choses, haussa les épaules et rentra chez lui.

Lina se tourna vers le panneau de commande.

— Écoute, Ascenseur. L'escalier de chez moi s'est vanté. Il a dit qu'il pouvait monter plus vite que ton “ding”. Maintenant, il n'ose plus s'arrêter.

L'ascenseur fit un petit “ding” plus court, comme un rire.

— Ce n'est pas gentil, dit Lina. Tu sais, courir tout le temps, c'est fatigant. Et ce n'est pas très honnête de se moquer quand quelqu'un essaie de tenir une promesse.

Le miroir sembla briller un peu moins. Comme si l'ascenseur, derrière son métal, avait entendu une chose rare : quelqu'un qui lui parlait sans l'admirer.

Lina continua :

— Je te propose un marché. Tu vas arrêter de faire des “ding” moqueurs. Et l'escalier va dire la vérité : il n'a pas besoin d'être le plus rapide. Il a besoin d'être sûr.

Le bouton du premier étage clignota doucement, comme un œil qui hésite.

— Diiing… ? fit l'ascenseur, cette fois d'une voix moins fière.

— Oui, répondit Lina. Un “ding” normal. Un “ding” poli. Un “ding” qui ne marche pas sur les pieds des autres.

Mistral miaula, ce qui pouvait se traduire par : “Le respect, c'est gratuit.”

Le sablier à miettes dans la main de Lina la chatouilla : une miette tomba. Elle attendit, sans bouger. L'ascenseur, pour la première fois de sa vie, sembla… prendre son temps.

Puis il fit :

— Ding.

Un simple “ding”. Un “ding” honnête. Pas brillant. Pas moqueur. Juste un petit son qui disait : “Je suis là.”

Lina sourit.

— Merci. Tu vois ? Ce n'était pas si dur.

Quand elle sortit, Monsieur Brillant la regarda comme si elle venait d'apprivoiser un grille-pain.

— Tout va bien ?

— Oui, dit Lina. Votre ascenseur a appris à dire bonjour.

— Ah, répondit Monsieur Brillant, comme si ça arrivait tous les mardis. Tant mieux.

Lina rentra chez elle avec Mistral et son sablier. Il restait encore une vérité à dire. La plus importante.

Chapitre 5 : La vérité qui tient sur une marche

L'escalier attendait. Enfin, “attendait” est un grand mot : il gigotait un peu, mais moins. Comme s'il faisait des efforts pour ne pas être ridicule devant une enfant de neuf ans, ce qui était adorablement inutile.

Le gnome de Marche était assis sur une marche, l'air sévère, avec une mini-feuille à la main.

— Rapport ? demanda-t-il.

— L'ascenseur a accepté, répondit Lina. Il a fait un “ding” normal.

L'escalier grinca, surpris. Puis il fit un petit “toc” joyeux, comme s'il s'était redressé.

Madame Palière apparut sur le palier, sans bruit. Elle avait ce talent de surgir comme une pensée.

— Bien, dit-elle. Maintenant, la vérité.

Lina posa le sablier sur la marche. Les miettes semblaient écouter.

Elle s'accroupit, caressa la rampe, et parla clairement, sans détour, comme si elle s'adressait à un ami qui a fait une bêtise.

— Escalier. Tu t'es vanté. C'est arrivé. Mais tu peux t'arrêter. Être utile, ce n'est pas être le plus rapide. C'est être fiable. Et si quelqu'un se moque… ce n'est pas toi le problème.

L'escalier trembla. Pas de vitesse. De gêne.

Le gnome de Marche hocha la tête, satisfait.

— C'est une belle phrase. Elle tient sur une marche.

Lina ajouta, parce qu'elle aussi devait être honnête :

— Et moi, je dois dire un truc. Au début, j'ai trouvé ça drôle. J'ai même cru que tu essayais de m'avaler. Désolée. J'aurais dû te demander tout de suite ce qui n'allait pas.

Madame Palière sourit, comme si quelqu'un venait de ranger un tiroir dans l'univers.

— Voilà. Deux vérités. Ça fait déjà une paix.

L'escalier fit un long soupir de bois. Puis, doucement, il ralentit. Les marches cessèrent de trépigner. La rampe arrêta de vibrer.

Un silence confortable tomba dans l'entrée. Même l'air semblait moins pressé.

Mistral monta une marche avec précaution. La marche ne bougea pas. Il monta la suivante. Rien. Il se retourna vers Lina avec un regard fier : “J'ai dompté la gravité.”

— Bravo, champion, dit Lina.

Le gnome de Marche se leva, bombant le torse.

— Mission accomplie. L'escalier est calmé.

Mais l'escalier… fit encore un petit “clac”. Un dernier sursaut, comme une envie de courir qui revient.

Lina comprit. Il manquait quelque chose. Un détail. Comme quand on ferme son cartable et qu'on se rappelle soudain qu'on a oublié le cahier.

— Tu as encore peur ? demanda Lina doucement. Peur de ne pas tenir ta promesse ?

L'escalier fit “toc… toc”. Un oui minuscule.

Lina réfléchit, puis sourit.

— Alors on va faire une nouvelle promesse. Une promesse facile. Une promesse honnête.

Elle posa son pied sur la première marche. Puis elle fit un pas. Un pas normal, tranquille, pas pressé, comme une miette qui tombe au bon moment.

— Je te promets, dit Lina, qu'on montera ensemble. Pas pour battre quelqu'un. Juste pour arriver.

L'escalier répondit en restant parfaitement immobile. Pas de course. Pas de panique. Juste un escalier, à sa place, fier d'être… un escalier.

Lina fit un dernier petit pas vers la deuxième marche.

Et l'escalier, enfin apaisé, la porta sans broncher, comme s'il souriait en bois.

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Grinçante
Qui fait un bruit fort, aigu et désagréable quand ça frotte.
Trépigner
Bouger les pieds vite et de façon impatiente ou nerveuse.
Palier
Petit espace à la fin d'un étage, devant une porte ou entre deux marches.
Rampe
Barre le long des escaliers sur laquelle on pose la main pour se tenir.
Sablier
Objet en verre qui laisse tomber du sable pour mesurer le temps.
Miette
Petit morceau qui se détache d'un biscuit ou d'un pain.
Vexé
Se sentir blessé ou fâché parce qu'on a été moqué ou ignoré.
Soupir
Souffle long qu'on pousse souvent quand on est fatigué ou soulagé.
Gravité
Force qui attire les objets vers le sol et les empêche de flotter.
Capacité
Nombre de personnes ou de choses qu'un objet peut contenir.
Ego
Sentiment que quelqu'un a de sa propre importance ou fierté.

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