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Histoire de Joueur de football 11 à 12 ans Lecture 15 min.

Lina et l'étoile du protège-tibia

Lina, jeune joueuse de football professionnelle, découvre l'importance de la ponctualité, de la préparation et de l'entraide quand la disparition d'un protège-tibia menace sa journée et celle de son équipe.

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Lina, joueuse de football (20–25 ans) au visage souriant et soulagé, cheveux bruns en queue de cheval, en tenue d’entraînement rouge et blanche, se penche pour sortir un protège-tibia blanc un peu usé d’un panier à linge ; Inès (20–25 ans), coéquipière aux cheveux bouclés en tee-shirt bleu, se tient derrière, mains sur les hanches, expression encourageante ; Maïa, kinésithérapeute (35–45 ans) aux cheveux courts et blouse claire, range des bandes adhésives sur une étagère en regardant bienveillante Lina ; petite salle de soins lumineuse avec sol carrelé clair, table de massage beige, étagères métalliques avec flacons de gel et rouleaux de bande, panier en osier, affiches anatomiques et petite fenêtre laissant entrer la lumière du matin ; moment de découverte et de soulagement, atmosphère calme et joyeuse, éclats sur le plastique humide, quelques traces de sueur au sol, petites étoiles et lignes de mouvement autour des mains pour souligner l’émotion ; style graphique aux couleurs chaudes et contrastées, textures douces, traits nets et expressifs, composition centrée sur le geste de découverte. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1

Le réveil de Lina sonne avant que la ville ne baille vraiment. Dans sa chambre, les affaires de sport sont déjà prêtes, alignées comme des petits soldats : chaussettes, maillot, gourde, carnet. Lina est joueuse de football professionnelle, et chez elle, la ponctualité n'est pas une option, c'est un réflexe.

Elle s'habille vite, mais sans se presser n'importe comment. Chaque geste compte. Elle jette un œil à l'horloge, puis à son agenda accroché au mur : entraînement du matin, séance vidéo, rencontre avec des jeunes au club, puis match le soir.

— À l'heure, c'est déjà du respect, murmure-t-elle en nouant ses lacets.

Dans la cuisine, elle prépare un petit-déjeuner solide. Pas une montagne de sucre : plutôt ce qui tient au ventre et au moral. Elle boit de l'eau, vérifie son sac, et glisse une barre de céréales « au cas où ». Sur la table, son téléphone vibre : un message de sa coéquipière Inès.

« T'es en route ? Le coach a dit : rendez-vous 8 h pile, pas 8 h 02. »

Lina sourit. Elle répond : « Déjà dehors. »

Dans l'air frais du matin, le stade apparaît au bout de la rue comme un grand navire endormi. Lina accélère un peu. Elle aime arriver avant les autres. Ça donne le temps de respirer, de s'étirer, et surtout… de ne pas courir après le temps.

Chapitre 2

Au vestiaire, ça sent la lessive, le cuir et le gel douche. Les casiers claquent, les rires rebondissent sur les murs. Lina pose son sac, accroche sa veste et sort ses affaires avec méthode.

Inès arrive en soufflant, les joues roses.

— Je te jure, le bus s'est arrêté à tous les feux rouges. Ils avaient décidé de me tester, dit-elle.

— Le bus, c'est le coach des gens pressés, répond Lina. Il t'apprend la patience.

Inès rit et s'assoit à côté d'elle.

— Toi, tu es toujours à l'heure. T'as un secret ?

— Oui : je me prépare comme si tout allait être compliqué. Comme ça, quand ça va bien, c'est une surprise.

Le coach passe la tête par la porte.

— Bonjour ! Tout le monde dehors dans cinq minutes. Et avec énergie.

Lina se lève pour enfiler ses chaussettes hautes. Elle glisse la main dans son sac… et fronce les sourcils. Un protège-tibia manque. Le gauche. Celui qu'elle a depuis des années, rayé, un peu mordu par le temps, mais parfait.

Elle vide rapidement une poche, puis une autre. Rien.

Son cœur fait un petit crochet, comme un ballon qui change soudain de direction.

— Inès… t'as pas vu un protège-tibia ? Le mien… a disparu.

— Disparu ? Genre… comme une chaussette dans la machine ?

— Pire. C'est le jour du match.

Inès se penche, aide à fouiller.

— Respire. On va le retrouver. Et on a cinq minutes, pas zéro.

Lina inspire. Elle se rappelle : une pro, ce n'est pas seulement courir vite. C'est aussi garder la tête claire quand une bricole menace de tout déranger.

— D'accord, dit-elle. Plan simple : je réfléchis, je cherche, je reste calme.

Elle ferme les yeux une seconde. Hier, elle l'avait lavé. Puis… elle l'avait posé sur le banc du vestiaire ? Ou dans la salle de soins ? Ou sur la pelouse pendant la séance de tirs ?

— Je sais où j'ai peut-être oublié, dit Lina. La salle de soins. J'y étais après l'entraînement.

Et la voilà partie, à pas rapides mais contrôlés, comme si chaque seconde avait des crampons.

Chapitre 3

La salle de soins est calme, presque chuchotée. Des bandes, des poches de froid, des affiches de muscles dessinés en rouge et bleu. La kiné, Maïa, range des bouteilles de gel.

— Salut Lina. Tout va bien ?

— J'ai perdu mon protège-tibia gauche. Je crois que je l'ai laissé ici.

Maïa lève un sourcil amusé.

— Le protège-tibia qui a fait le tour du monde avec toi ?

— Lui-même. Il a une petite cicatrice en forme d'étoile.

— Alors on va le retrouver. Ici, on ne laisse pas tomber les étoiles.

Elles fouillent. Sous une table : rien. Dans un bac : que des bandes. Derrière un coussin : un sifflet oublié, pas le bon objet.

Lina sent la tension monter, comme quand le stade gronde avant un penalty. Elle regarde l'horloge : plus que deux minutes avant de sortir.

Maïa pose une main sur son épaule.

— Écoute. Il y a toujours une solution. Si tu ne le retrouves pas, on peut t'en prêter un. Mais je sais que tu préfères le tien.

— Oui… Il est à la bonne taille. Et je m'y sens… rassurée.

Maïa hoche la tête.

— Être pro, c'est aussi accepter l'imprévu. Mais être pro, c'est surtout ne pas paniquer. Alors on fait encore un tour. D'accord ?

Lina acquiesce. Elle observe mieux. Son regard accroche un petit panier à linge, à moitié caché derrière une chaise. Lina s'approche, soulève une serviette… et voit un coin de plastique blanc.

— Maïa ! Regarde !

Le protège-tibia apparaît, légèrement humide, comme s'il avait voulu se faire discret.

Lina le récupère avec un soulagement énorme.

— Tu es un champion de cache-cache, toi, dit-elle en le secouant.

— Il avait juste envie d'un soin aussi, répond Maïa en souriant.

Lina le glisse dans sa chaussette, ajuste la bande. Elle le replace soigneusement, bien centré, comme une pièce essentielle du puzzle.

— Merci, Maïa.

— À l'heure, et avec le sourire. File.

Lina ressort en courant léger. Pas une course folle : une course maîtrisée. Elle arrive au bord du terrain juste quand le coach tape dans ses mains.

— Parfait, annonce-t-il. Lina, tu montres l'exemple.

Lina se met dans la ligne, souffle, et se dit : « La ponctualité, c'est aussi savoir rattraper une minute sans perdre son calme. »

Chapitre 4

L'entraînement commence. D'abord l'échauffement : petits pas, accélérations courtes, étirements. Lina aime cette partie. Le corps se réveille comme un instrument qu'on accorde.

Le coach, Monsieur Diallo, parle d'une voix claire :

— Une joueuse pro, ce n'est pas seulement le match. C'est le sommeil, l'alimentation, la récupération, la discipline. Vous voulez durer ? Alors vous respectez le temps et vous respectez votre corps.

Pendant les exercices, Lina aide une jeune recrue, Zoé, qui hésite sur un contrôle.

— Garde le pied souple, dit Lina. Comme si tu recevais un ballon fragile… un ballon en verre.

— En verre ? Je vais le casser !

— Justement, ça t'oblige à être douce. Essaie.

Zoé tente. Cette fois, le ballon reste collé à son pied.

— Oh ! Ça marche !

— Tu vois. Et si tu rates, ce n'est pas grave. On recommence. Toujours.

Le coach les observe, satisfait.

Plus tard, il rassemble l'équipe.

— Ce soir, match important. Vous allez sentir la pression. Mais la pression, ça se partage. Vous vous parlez. Vous vous aidez. Pas de reproches inutiles. Le fair-play, c'est aussi à l'intérieur de l'équipe.

Inès chuchote à Lina :

— Et si quelqu'un arrive en retard ?

— On lui garde une place… mais on lui rappelle l'heure. Gentiment. Fermement.

La séance se termine par des tirs et un jeu réduit. Lina sent ses jambes vivre, son souffle devenir régulier. Elle aime cette sensation : une fatigue propre, méritée.

Au vestiaire, elle boit, se change, et note deux phrases dans son carnet : « Rester calme. Préparer tôt. Aider Zoé. »

Être pro, c'est aussi apprendre tous les jours. Même quand on pense déjà savoir.

Chapitre 5

Après la séance vidéo, Lina traverse le couloir du club. Dans une salle, une dizaine de jeunes l'attendent pour une rencontre. Des préados, à peu près l'âge où on commence à comprendre que les rêves ont besoin de plans.

Une fille lève la main tout de suite.

— Madame Lina, c'est vrai que vous jouez tous les jours ?

— Pas tous les jours exactement, répond Lina en s'asseyant. Mais je m'entraîne très souvent. Et quand je ne m'entraîne pas, je récupère. Le repos, c'est aussi du travail.

Un garçon demande :

— Et vous gagnez beaucoup d'argent ?

Lina rit doucement.

— On gagne surtout des responsabilités. Par exemple : être ponctuelle. Si j'arrive en retard, toute l'équipe attend. Et si tout le monde attend… on perd du temps. Et parfois, un match se joue sur une minute.

Une autre question fuse :

— Vous avez déjà eu peur sur le terrain ?

— Oui. La peur existe. Mais on apprend à l'écouter sans la laisser conduire. On respire, on se parle, on se concentre sur une action simple : une passe, un placement, un appel.

Zoé, qui est venue écouter, chuchote :

— Comme ton ballon en verre.

— Exactement, répond Lina.

Puis Lina raconte l'histoire du protège-tibia perdu. Les jeunes ouvrent de grands yeux.

— Et si vous ne l'aviez pas retrouvé ?

— J'aurais pris un autre protège-tibia, dit Lina. Parce que la sécurité passe avant l'habitude. Mais j'ai surtout appris un truc : si tu ranges bien tes affaires et si tu arrives un peu en avance, tu as le temps de résoudre les surprises.

Un garçon éclate de rire :

— Donc, la ponctualité, c'est une superpuissance !

— Une superpuissance très discrète, approuve Lina. Elle ne brille pas comme un but… mais elle aide à en marquer.

Avant de partir, elle serre des mains, fait signer deux cartes, et laisse une phrase :

— Sur un terrain comme dans la vie : on respecte les autres, on respecte l'heure, et on joue ensemble.

Chapitre 6

Le soir, le stade est différent. Les projecteurs dressent des colonnes de lumière. Les tribunes murmurent, puis chantent. L'air sent l'herbe fraîche et une pointe de frites au loin.

Dans le vestiaire, Lina attache ses lacets lentement, comme un rituel. Elle vérifie ses protège-tibias. Le gauche est bien là, replacé, fidèle. Elle tapote légèrement dessus.

— Merci d'être revenu, souffle-t-elle, comme si l'objet pouvait comprendre.

Inès s'approche.

— Prête ?

— Prête. Et à l'heure, comme toujours.

— Tu sais que tu m'inspires ? Je vais avancer mon réveil de dix minutes.

— Ouh là, attention. Dix minutes, c'est une révolution, plaisante Lina.

Le coach entre.

— Rappelez-vous : calme, entraide, respect. On joue pour gagner, oui. Mais on gagne mieux quand on joue juste.

Sur le terrain, le match démarre. Le ballon circule, rapide. Lina parle beaucoup, pas pour commander, pour guider.

— Zoé, à droite ! Bien ! Inès, je te vois !

À la vingt-cinquième minute, un adversaire arrive un peu fort. Lina sent le choc sur sa jambe, mais le protège-tibia absorbe l'impact. Elle vacille, puis se redresse.

— Ça va ? demande Zoé, inquiète.

— Ça va. Merci. Continue, ne t'arrête pas.

Lina se relève avec un sourire rassurant. Elle pense : « Protéger, c'est important. Et être protégée aussi. »

Le match est serré. À la fin, Lina fait une passe simple, précise, au bon moment. Inès marque. Le stade explose de joie.

Après le coup de sifflet final, les deux équipes se serrent la main. Lina félicite même une adversaire qui a bien défendu.

— Beau match, dit-elle.

— Pareil. Et… vous êtes toujours aussi correcte, répond l'autre.

Dans le vestiaire, la fatigue retombe doucement, comme une couverture chaude. Lina boit, étire ses jambes, et remercie Maïa au passage.

— Ton étoile a brillé, lui dit la kiné en montrant le protège-tibia.

— Oui, et il a empêché une bosse en forme de planète.

Tout le monde rit.

Chapitre 7

Plus tard, Lina sort du stade. La nuit est calme. Les bruits se sont éloignés, comme si la ville avait baissé le volume. Elle marche vers le terrain annexe, celui où elle aime respirer après les grands matchs.

La pelouse est humide. Les projecteurs restés allumés la caressent d'une lumière douce. Chaque brin d'herbe accroche une goutte, et chaque goutte renvoie un éclat. On dirait un tapis de petites étoiles.

Lina s'arrête, les mains dans les poches. Elle repense à la journée : le réveil tôt, l'horloge, le protège-tibia retrouvé, les jeunes curieux, le match serré, le but d'Inès, les mains serrées à la fin.

Elle murmure, comme une confidence à la nuit :

— Être joueuse pro, ce n'est pas seulement jouer. C'est arriver à l'heure. S'entraider. Se protéger. Respecter. Et garder le cœur tranquille.

Un souffle de vent passe. La pelouse brille encore plus, scintillante, rassurante, comme si le terrain lui-même applaudissait en silence.

Lina sourit, puis tourne les talons, prête à rentrer dormir. Demain, il y aura un autre entraînement, une autre minute à respecter, une autre occasion d'être juste.

Et derrière elle, la pelouse continue de briller, doucement, pour accompagner les rêves.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Ponctualité
Fait d'arriver ou de commencer à l'heure prévue, sans retard.
Protège-tibia
Petite protection rigide que l'on porte sur le tibia pour éviter les coups.
Kiné
Personne qui soigne les muscles et aide à récupérer après une blessure.
Récupération
Temps et actions pour que le corps se repose et retrouve des forces.
Fair-play
Comportement honnête et respectueux envers les adversaires dans le sport.
Tribunes
Gradins où les spectateurs s'assoient pour regarder un match.
Projecteurs
Lampes très puissantes qui éclairent fort un terrain la nuit.
échauffement
Exercices faits avant le sport pour préparer le corps à jouer.
Imprévu
Quelque chose qui arrive sans qu'on l'ait prévu ou préparé.
Entraînement
Séance régulière pour s'améliorer dans un sport ou une activité.
Sifflet
Petit objet que l'on souffle pour donner un signal clair et fort.
Bandes
Longues pièces de tissu utilisées pour soutenir ou protéger une partie du corps.

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