Chapitre 1 : Une étrange lumière dans le soir
Louis avait cinq ans et il aimait regarder les étoiles par la fenêtre de sa chambre. Ce soir-là, maman avait dit : « Cinq minutes de plus, Louis, puis au lit ! » Mais Louis ne pensait pas du tout à dormir. Il observait le ciel, quand soudain, il vit une lumière verte, toute ronde, qui descendait doucement dans le parc, juste derrière le théâtre municipal.
Son cœur battait très vite. Il murmura à son doudou Oursin : « Tu as vu, Oursin ? C'est sûrement une étoile filante... ou un vaisseau extraterrestre ! » Louis ouvrit la fenêtre, enfila ses baskets et son manteau, et sortit en catimini.
Le parc était silencieux, les arbres semblaient chuchoter. Louis avança lentement, main dans la patte d'Oursin. Il suivit la lumière étrange jusqu'à la porte du théâtre. Elle était légèrement entrouverte. « C'est étrange... » pensa Louis.
Il poussa doucement la porte, et là, juste devant la scène, il vit une petite navette argentée, toute cabossée, avec de jolis clignotements multicolores. À côté, un drôle de petit être vert, avec trois yeux et trois doigts à chaque main, essayait de réparer quelque chose.
Chapitre 2 : Louis rencontre Zopzop
Louis prit une grande inspiration. Il s'avança doucement. « Bonjour... », osa-t-il chuchoter.
L'extraterrestre sursauta, fit tomber une clé à molette et tourna ses trois yeux vers Louis.
« Oh ! Bonjour, petit humain ! Je m'appelle Zopzop. Ma navette n'a plus d'énergie. Je voulais atterrir près de la forêt, pas au milieu des maisons ! »
Louis sourit. Il n'avait pas peur, car Zopzop avait une voix douce et un air embêté. « Tu cherches un endroit pour recharger ta navette ? Je peux t'aider ! »
Zopzop hocha ses trois têtes (Louis faillit rire, mais il resta sérieux). « Je dois trouver une horloge spéciale pour régler mon moteur. Il en faut une qui fait ‘tic-tac' très fort. »
Louis réfléchit. Il se souvenait de la grande horloge, tout en haut du théâtre, qui sonnait chaque heure à toute la ville.
« Je sais où il y en a une ! Suis-moi, Zopzop ! »
Les deux amis traversèrent le théâtre. Ils passèrent entre les grands fauteuils rouges, puis montèrent par un petit escalier en colimaçon. Zopzop trébucha et Louis l'attrapa par la main. Ils rigolèrent doucement pour ne pas réveiller le gardien qui dormait dans son fauteuil.
Chapitre 3 : L'horloge du théâtre
En haut de l'escalier, il faisait un peu sombre, mais Louis n'eut pas peur. Oursin aussi était courageux, bien tenu dans sa main.
La grande horloge brillait doucement, avec des aiguilles dorées et un gros ‘tic-tac' régulier. Zopzop ouvrit les yeux tout grands. « C'est parfait ! » dit-il.
Louis demanda : « Comment on va faire pour régler ton moteur avec l'horloge ? »
Zopzop ouvrit un petit tiroir dans son ventre. Il en sortit un mini-fil doré. « Je dois relier la navette à l'horloge, juste une minute. Mais il faut que quelqu'un appuie sur ce bouton, là-bas, quand je crie ! »
Louis hocha la tête, très fier qu'on lui fasse confiance.
Tout doucement, Zopzop installa le fil entre la navette posée sur la scène et l'horloge, pendant que Louis surveillait le bouton rouge.
« Prêt, Louis ? » cria Zopzop.
Louis appuya fort. L'horloge fit ‘DONG', et toute la navette de Zopzop se mit à briller comme un arc-en-ciel.
Chapitre 4 : Un nouvel ami et une promesse
Zopzop sauta de joie et fit un petit tour sur lui-même. « Merci, Louis ! Sans toi, je ne pourrais jamais rentrer chez moi. »
Louis rougit. « Tu sais, je ne suis qu'un petit garçon... »
Zopzop le regarda avec tendresse. « Justement, tu es très courageux. Tout le monde a besoin d'aide, même les extraterrestres. »
Louis sourit. Il était content d'avoir été utile. Ils redescendirent sur la scène. Avant de partir, Zopzop lui donna une petite boîte qui s'ouvrait en faisant une jolie mélodie. « Pour te rappeler notre aventure et t'aider à être toujours humble et gentil », dit-il.
La navette de Zopzop s'alluma, monta lentement et disparut dans le ciel étoilé, tout en douceur.
Louis rentra chez lui, le cœur léger. Il remit Oursin sous sa couette et glissa la petite boîte sous son oreiller. Au loin, la grande horloge du théâtre sonnait minuit.
Louis ferma les yeux. Il pensa à Zopzop et se dit qu'aider, c'est parfois le plus grand des pouvoirs.
Et dans la nuit douce, l'horloge du théâtre était parfaitement réglée, prête à rythmer tous les beaux jours à venir.