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Histoire de voyage dans le temps 7 à 8 ans Lecture 8 min.

À la rencontre de Gustave Eiffel

Quatre amis aident Gustave Eiffel à retrouver ses lunettes perdues la veille de l’inauguration en fouillant l’Opéra, le jardin du Luxembourg et son bureau, vivant une petite aventure à travers Paris.

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Six personnages dans le bureau de Gustave Eiffel à la tour, intérieur XIXe au sol en parquet brun : Gustave Eiffel, homme d’environ 50 ans, silhouette élancée et moustache soignée, penché vers la poche d’un habit posé sur une chaise, visage soulagé, tenant une paire de lunettes anciennes en métal fin ; Valentine, sa fille d’environ 18 ans, cheveux châtain nattés, robe longue crème, debout derrière lui, main sur son épaule, souriante ; quatre enfants d’environ 9 ans autour, Cléa à gauche au premier plan en robe rouge, mains jointes et émerveillée ; Georges accroupi près d’elle tenant une petite tour Eiffel jouet, posture malicieuse ; Mehdi en retrait, main sur le bureau, regard curieux ; Yoko à droite au premier plan, mains écartées comme pour célébrer la découverte. Grand bureau en bois massif avec papiers et plans déroulés, lampe à huile à abat-jour vert, fenêtre haute sur la ville, touches rouges de la miniature de la tour ; scène centrée sur la poche ouverte et les lunettes métalliques brillantes, expression collective d’émerveillement et de soulagement, atmosphère douce et lumineuse aux tons ocre et brun, aquarelle pastel avec contours fins et reflets blancs scintillants sur les lunettes et les yeux des enfants. signaler un problème avec cette image

Bienvenue à la Tour Eiffel, les enfants ! Saviez-vous qu'elle était peinte en rouge lors de son inauguration ?

— J'aurais vraiment aimé y assister ! dit Cléa.

— Moi aussi, j'adore le rouge ! répond Yoko.

— Et si nous nous y rendions ? propose Georges.

Aussitôt, les enfants se retrouvent au pied de la grande tour rouge.

— En quelle année sommes-nous ? demande Cléa.

— En 1889, l'année de sa construction, explique Yoko en admirant la tour.

— Elle est vraiment belle en rouge, répond Mehdi, rêveur.

— Et si nous allions rendre visite à monsieur Eiffel ? propose Georges. Il doit être dans son bureau.

— J'espère qu'il y a un ascenseur... soupire Cléa.

Quelques instants plus tard, les quatre amis entrent dans le bureau de Gustave Eiffel.

— Bonjour, monsieur Eiffel, murmurent-ils poliment, très impressionnés de se retrouver en sa présence.

— Bonjour, les enfants, mais qu'est-ce que vous faites là ? Qu'importe, je n'ai pas le temps de m'occuper de vous. Je cherche mes lunettes ! Impossible d'inaugurer ma tour demain si je ne les trouve pas !

Valentine, la fille de Gustave Eiffel, tente de réconforter son père.

— Essaie de te souvenir de la dernière fois où tu les portais. Où les as-tu rangées ?

— Si je le savais, elles ne seraient pas perdues, sapristi ! Comme toujours, je suppose, dans la poche de ma veste. Mais ce matin, elles n'y étaient plus !

— Alors, il suffit de retourner dans chacun des endroits où tu es allé hier, propose Valentine.

— Cette journée a été sans répit ! Je n'aurai jamais le temps d'aller chercher partout !

— Nous, nous le pouvons, monsieur Eiffel ! insiste Georges.

— Soit, soupire monsieur Eiffel. Votre aide ne sera pas de trop. Hier, j'ai travaillé dans mon bureau. Au milieu de l'après-midi, je me suis rendu au jardin du Luxembourg pour faire une petite sieste sur une chaise près du bassin. Et le soir, je suis sorti à l'Opéra.

— Quelle journée ! chuchote Mehdi à l'oreille de Cléa. Moi aussi, j'aimerais bien aller à l'Opéra.

— J'ai un plan, annonce Georges. Mehdi et Yoko, vous filez à l'Opéra. Cléa et moi, nous inspecterons le bassin du Luxembourg. Vous, monsieur Eiffel et Valentine, vous fouillerez minutieusement le bureau.

— Merci, les enfants, de votre bonne volonté ! Mais l'Opéra et le jardin du Luxembourg sont loin d'ici. Je ne vois pas comment vous pourriez vous y rendre à pied.

— Normal, vous n'avez pas vos lunettes, plaisante Georges.

— Moi, je sais comment ! s'exclame Valentine en pointant du doigt deux fiacres.

— C'est bien plus rigolo que de prendre le métro ! se réjouit Yoko.

— Une bonne promenade en fiacre, c'est génial ! s'écrie Cléa, ravie.

— Youpi ! À nous les rues de Paris !

Yoko et Mehdi arrivent les premiers à destination.

— Zut ! L'Opéra est fermé à cette heure, rouspète Mehdi.

— Allons voir à l'arrière, suggère Yoko. Il doit bien y avoir une entrée pour les artistes.

Yoko ne s'est pas trompée. Elle entraîne Mehdi dans une petite cour et aperçoit une porte ouverte. Les deux amis se faufilent à l'intérieur de l'Opéra.

— Ouf, il n'y a personne ! Il faut chercher la salle. C'est là que monsieur Eiffel a assisté au spectacle.

— Regarde, des flèches nous indiquent comment rejoindre la salle. Nous n'avons qu'à les suivre.

— Comme c'est beau ! souffle Mehdi en admirant le plafond de l'Opéra.

Yoko ne résiste pas à l'envie de chanter, puis elle fait un salut au public.

— Pas mal ! rit Mehdi. Mais concentrons-nous plutôt sur nos recherches !

— Monsieur Eiffel était assis au troisième rang, a-t-il dit. Ses lunettes ont dû tomber par terre, suggère Mehdi.

— Ou elles ont peut-être glissé au fond de son fauteuil, répond Yoko.

Hélas ! Yoko et Mehdi ont beau fouiller partout, les lunettes de monsieur Eiffel restent introuvables.

— Allons rejoindre Cléa et Georges au Luxembourg, propose Yoko.

Quelle n'est pas leur surprise, en entrant dans le jardin, de découvrir leurs amis en train de participer à une course de petits voiliers !

— Je peux savoir ce que vous fabriquez ? gronde Mehdi.

— C'est qu'il y a beaucoup trop de chaises autour du bassin, soupire Cléa. Nous n'y arriverons jamais tout seuls !

— Et vous n'avez pas pensé à demander de l'aide aux autres enfants ?

— Non, mais c'est une excellente idée, répond Georges, un peu penaud.

Tout le monde s'y met. Hélas, les lunettes de monsieur Eiffel ne sont pas là non plus.

— Il ne nous reste qu'à retourner voir monsieur Eiffel, soupire Cléa, en espérant que sa fille aura eu plus de succès que nous !

Une fois revenus au pied de la tour, les amis apprennent que Valentine n'a pas trouvé les lunettes. Monsieur Eiffel est consterné.

— Je n'y comprends rien. Je les avais pourtant toujours dans ma poche !

— Attendez ! s'écrie Yoko. Dans votre poche, dites-vous ?

— Oui, mais j'ai déjà regardé, tu penses bien, dit Gustave Eiffel en tapotant son veston.

— J'ai une idée, insiste Yoko. Allons dans votre bureau, s'il vous plaît.

Une fois dans le bureau, Yoko reprend :

— Vous êtes bien allé à l'Opéra hier soir ?

— Oui. Où veux-tu en venir ?

— Laisse-la parler, papa, intervient Valentine.

— Vous ne vous êtes pas changé pour vous rendre à l'Opéra ?

— Bien sûr que si ! J'ai enfilé un bel habit. Les femmes portaient de longues robes et moi, une queue-de-pie.

— Alors, c'est dans la poche de ce bel habit que se trouvent vos lunettes, et non dans celle du veston que vous portez aujourd'hui !

— Bien sûr ! Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt ? soupire monsieur Eiffel, soulagé.

Il fouille la poche de son habit et retrouve enfin ses lunettes.

— Merci, les enfants ! s'exclame Gustave Eiffel. Grâce à vous, j'y verrai parfaitement demain. L'inauguration sera réussie !

— Tant mieux ! répondent les amis en chœur. Nous allons vous laisser à présent. Nous devons rentrer chez nous...

— Attendez ! s'écrie Valentine Eiffel. Acceptez ce petit cadeau en remerciement de votre aide.

Elle leur tend une petite tour Eiffel miniature.

— Elle est magnifique, remercie Mehdi.

Les enfants se donnent la main.

— Trois, deux, un... Magicalibri, magicalibra, à nous le présent !

En un éclair, ils reviennent à leur époque.

— Quelle incroyable aventure ! souffle Georges. Et ce joli souvenir prouvera que nous ne l'avons pas rêvée !

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Auteur·rice de cette histoire : Jaouhar


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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Inauguration
Cérémonie où l'on ouvre officiellement quelque chose pour la première fois.
Sieste
Petit sommeil que l'on fait l'après-midi pour se reposer.
Fiacres
Anciennes voitures tirées par des chevaux pour transporter des personnes.
Consterné
Très surpris et triste, comme quand on ne sait pas quoi faire.
Veston
Veste courte et élégante que l'on porte sur une chemise.
Minutieusement
Faire quelque chose avec beaucoup de soin et en regardant tous les détails.
Queue-de-pie
Vêtement très élégant pour hommes, avec une longue partie arrière.
Se faufilent
Se glisser discrètement et doucement dans un endroit.
Sapristi !
Exclamation ancienne pour montrer la surprise ou l'agacement.
Fouillerez
Chercher en retournant ou en examinant bien les choses.

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