Chargement en cours...
Conte africain 11 à 12 ans Lecture 17 min.

La cour aux peaux qui chantent : le chef de jeu et le tambour de justice

Dans un village d’Afrique de l’Ouest, Awa organise trois épreuves — justice, courage et écoute — pour choisir un chef de jeu parmi trois candidats, et la communauté découvre quelles qualités comptent vraiment.

Télécharger cette histoire en PDF

Idéal pour partager ou imprimer cette histoire !

Télécharger l'e-book (.epub)

Lisez cette histoire sur votre liseuse électronique

Awa, ~20 ans, visage doux et déterminé, peau brune, cheveux tressés en couronne, sourit légèrement et tient une grande peau de tambour tannée au centre de la cour; à sa droite Saliou, ~18 ans, calme et humble, mains jointes, regard bienveillant; à gauche Moussa, ~16 ans, fort et impatient, bras croisés, air boudeur mais attentif; derrière Saliou Kadi, ~19 ans, vive et malicieuse, sourcil levé, prête à intervenir, foulard coloré. Cour d'un village d'Afrique de l'Ouest au sol de terre rouge, maisons en banco et toits de chaume, grand manguier, peaux tannées suspendues sur une charpente en bois; lumière chaude du crépuscule, ombres longues, palette terre, ocre et rouges avec touches de bleu et jaune; textures cuir tanné, bois et argile. Moment solennel et paisible où Awa présente la peau du tambour pour choisir le chef de jeu; attitude collective attentive et respectueuse, composition centrée en plan moyen avec légère contre-plongée. Style graphique: formes rondes, traits simples, grands yeux doux, détails limités, contraste doux, atmosphère chaleureuse et bienveillante. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 — La cour aux peaux qui chantent

Écoutez, écoutez… Approchez vos oreilles comme on approche ses mains d'un feu doux. Dans un village d'Afrique de l'Ouest, là où la poussière rouge colle aux chevilles comme un secret, il y avait une cour large et vivante. On y entendait les chèvres rire en mâchant, les poules discuter en picorant, et le vent, lui, passait en sifflant entre les cases comme un joueur de flûte pressé.

Au fond de cette cour, sous une charpente de bois, des peaux étaient accrochées. Peaux de chèvre, peaux de mouton, peaux tannées avec patience. Elles pendaient comme des drapeaux silencieux, mais quand le soleil les touchait, on aurait juré qu'elles murmuraient. Elles sentaient la fumée, la terre, et le temps.

C'est là que vivait Awa, une jeune femme au regard clair, rapide comme une hirondelle. Elle n'était ni reine ni sorcière, mais on disait d'elle: « Quand Awa écoute, même les cailloux se calment. » Elle aidait sa tante au tannage, et ses mains savaient parler au cuir: elles frottaient, elles rinçaient, elles étiraient, et la peau devenait souple comme une promesse.

Ce matin-là, Awa entendit une rumeur plus bruyante que les coqs: on devait choisir un chef de jeu pour la grande saison des fêtes. Pas un chef de village, non. Un chef de jeu, celui qui organise, arbitre, distribue les équipes, décide quand on recommence et quand on s'arrête, celui qui dit « juste » quand tout le monde crie « pas juste! ».

Or, quand on choisit mal un chef de jeu, même la lune peut se fâcher. Les enfants se disputent, les grands se moquent, et le jeu devient une bagarre déguisée.

Awa essuya ses mains, et dit à sa tante:

— Tante, je veux aider à choisir le chef de jeu. Il faut que ce soit quelqu'un de droit.

La tante leva un sourcil, comme un oiseau qui cherche l'orage.

— Awa, le jeu fait rire, mais il peut aussi faire pleurer. Tu es prête?

— Je suis prête. Une cour sans justice, c'est un tambour sans peau.

La tante sourit, et les peaux accrochées frémirent, comme si elles approuvaient.

Chapitre 2 — Trois candidats et une ombre de doute

Sous le grand manguier, on rassembla les jeunes et les anciens. Les voix montaient et descendaient comme des vagues. Au milieu, trois candidats s'avancèrent.

Il y avait Moussa, fort comme un pilier, qui aimait gagner autant qu'il aimait respirer.

Il y avait Kadi, rapide et maligne, qui connaissait toutes les règles… et toutes les astuces pour les tordre.

Et il y avait Saliou, calme, toujours prêt à partager sa gourde, mais si discret qu'on l'oubliait parfois.

Le vieux Boubacar, gardien des paroles, posa sa canne dans la poussière.

— Le chef de jeu doit avoir une bouche douce et une main ferme. Il doit savoir dire « non » sans casser les cœurs. Comment choisir?

Les enfants crièrent:

— Moussa!

— Kadi!

— Saliou!

La cour devint un marché de noms.

Awa s'avança. Elle n'avait pas de canne, mais elle avait une idée. Elle parla fort, sans crier, avec cette voix qui attrape les oreilles.

— On ne choisit pas un chef de jeu comme on choisit une mangue à l'odeur. Parfois ça sent bon dehors, et dedans c'est gâté. Faisons des épreuves qui montrent le cœur, pas seulement les muscles.

Un silence tomba, rond comme une calebasse. Puis Boubacar hocha la tête.

— Parle, Awa. Propose.

Awa leva trois doigts.

— Trois épreuves. Une pour la justice, une pour le courage, une pour l'écoute. Et que tout se passe ici, dans la cour. Les peaux suspendues seront nos témoins.

Moussa ricana:

— Des peaux comme témoins? Elles ne parlent pas.

Kadi sourit, un sourire fin comme une lame:

— Mais elles peuvent se déchirer, si on les tire trop…

Saliou, lui, ne dit rien. Il regarda les peaux, comme s'il saluait de vieux amis.

Boubacar frappa la terre avec sa canne:

— Qu'il en soit ainsi. Demain, à l'heure où l'ombre du manguier est courte, les épreuves commenceront.

Et cette nuit-là, Awa eut un rêve: une peau accrochée se transformait en voile, et le voile couvrait un tambour qui battait sans bruit. Elle se réveilla avec une question dans la bouche: « Et si la justice était plus fragile qu'on ne le croit? »

Chapitre 3 — L'épreuve de la justice: la corde et la calebasse

Le lendemain, le soleil arriva, rond et fier. Les peaux accrochées brillèrent, et la cour se remplit.

Awa posa au centre une calebasse d'eau et une corde avec des nœuds.

— Voici l'épreuve. Chacun doit partager l'eau entre six joueurs, sans mesurer avec les yeux seulement, et sans querelle. Vous aurez des bols identiques. Mais… il y a un piège: l'un des bols a une petite fissure, presque invisible.

Les enfants chuchotèrent: « Ouh! » Les adultes sourirent: « Hmm. »

Moussa passa le premier. Il prit les bols, versa vite, très vite. Quand un enfant protesta:

— Mon bol est moins plein!

Moussa répondit:

— Tu vois mal. Bois et tais-toi, on perd du temps.

Et le bol fissuré, bien sûr, laissa couler un filet, un serpent d'eau qui s'échappa dans la poussière. Le joueur au bol fissuré se retrouva presque à sec. Moussa haussa les épaules.

— Ce n'est pas ma faute. Il fallait un bol solide.

Kadi passa ensuite. Elle versa avec soin, elle ajusta, elle pencha la calebasse comme une danseuse. Puis elle repéra la fissure, et fit semblant de ne pas la voir. Elle donna ce bol-là à un enfant qu'elle n'aimait pas trop, un petit qui avait gagné contre elle la semaine précédente.

— Tiens, toi. Ne renverse pas, hein!

Le petit sourit, mais l'eau s'échappa quand même. Kadi fit un air innocent:

— Oh… quelle malchance!

Saliou s'avança. Il prit les bols, les aligna. Il versa doucement. Il observa le filet d'eau qui trahissait la fissure.

Il s'arrêta, leva la main:

— Il y a un bol malade.

La cour rit.

— Un bol malade! répéta quelqu'un.

Saliou continua, tranquille:

— Un bol malade ne doit pas rendre un joueur malade. Donnez-moi une feuille de karité et de l'argile.

On lui apporta. Il colmata la fissure comme on panse une petite blessure, puis il recommença à partager.

Awa regarda et sentit son cœur faire « oui ».

Moussa grogna:

— Il a triché, il a réparé!

Boubacar demanda:

— Awa, est-ce permis?

Awa répondit:

— Le but n'était pas de punir celui qui reçoit, mais de garder l'équité. La justice ne se contente pas de constater une fuite; elle cherche à la stopper.

Les peaux accrochées bougèrent dans le vent, comme des mains qui applaudissent sans bruit.

Chapitre 4 — L'épreuve du courage: le jeu du lézard et du feu

Awa ne voulait pas d'un chef de jeu qui tremble au premier problème. Le courage, ce n'est pas se battre; c'est tenir quand ça chauffe.

Elle dessina un cercle dans la poussière.

— Dans ce cercle, il y a des braises, pas pour brûler, seulement pour impressionner. À côté, une petite statuette de lézard en bois. Le chef de jeu doit aller chercher le lézard et revenir, sans se précipiter, sans pousser les autres, et en rassurant ceux qui ont peur.

Les enfants écarquillèrent les yeux. Les braises, même petites, font toujours leur cinéma.

Moussa entra comme un buffle. Il fonça, prit le lézard, ressortit vite. Il bouscula au passage une fillette qui s'était approchée, curieuse.

— Hé! protesta-t-elle, les genoux dans la poussière.

Moussa répondit:

— C'est un jeu de courage, pas un jeu de bébé.

Kadi entra ensuite. Elle avança doucement, puis fit une pirouette pour faire rire les autres.

— Regardez, je danse avec le feu!

Les enfants applaudirent. Mais quand une étincelle sauta, Kadi recula d'un bond, le visage pincé. Elle se reprit vite, mais ses yeux avaient trahi sa panique, comme une porte qui claque.

Saliou entra. Il ne fit pas de spectacle. Il prit une poignée de sable, la posa près des braises.

— Si le feu se fâche, le sable le calme, dit-il.

Puis il regarda les plus jeunes:

— Restez derrière la ligne. Le courage, c'est aussi protéger.

Il alla chercher le lézard, revint sans courir, et posa la statuette au centre. Ensuite, il ramassa doucement un tison qui s'était écarté et le remit en place avec une branche, comme on remet une chèvre dans l'enclos.

Awa souffla, et son rire sortit tout seul:

— Saliou, tu parles au feu comme à un cousin.

Saliou répondit, sérieux mais avec une étincelle dans la voix:

— Le feu écoute mieux quand on ne lui crie pas dessus.

Les anciens murmurèrent: « Voilà une parole qui tient debout. »

Chapitre 5 — L'épreuve de l'écoute: le procès du ballon disparu

La dernière épreuve, Awa la voulait fine, comme un filet de pêche. Car un chef de jeu, surtout, doit écouter. Il doit démêler les disputes comme on démêle des nattes.

Awa arriva avec un vieux ballon de chiffon, précieux comme un trésor. Elle le montra à tous, puis le confia à une petite équipe.

— Jouez cinq minutes. Ensuite, le ballon “disparaîtra”. Votre mission, à vous les candidats, sera de régler la dispute sans accuser au hasard.

Les enfants jouèrent. On rit, on courut. Puis Awa frappa dans ses mains:

— Stop! Où est le ballon?

Un garçon cria:

— On me l'a volé!

Une fille répliqua:

— Non! C'est lui qui ment!

Un autre ajouta:

— C'est sûrement Kadi, elle aime les tours!

Kadi leva les bras:

— Oh! Voilà que je deviens coupable parce que je suis intelligente!

Awa fit signe aux trois candidats.

— À vous.

Moussa s'avança et pointa le doigt:

— Le plus petit a l'air louche. C'est toujours les petits qui cachent.

Le petit se mit à pleurer, vexé:

— Ce n'est pas moi! Je jure sur ma grand-mère!

Kadi prit la parole, rapide:

— On va faire simple. Tout le monde vide ses poches. Comme ça, on saura.

Les enfants protestèrent:

— Mais c'est humiliant!

— Et si le ballon est ailleurs?

Saliou demanda calmement:

— Awa, ai-je le droit de poser des questions?

— Tu peux, répondit Awa.

Saliou s'accroupit, à hauteur des enfants. Il parla doucement, comme au bord d'un puits.

— Qui a touché le ballon en dernier?

— Moi! dit la fille.

— Et ensuite?

— Je l'ai envoyé vers là… vers les peaux accrochées.

Saliou leva les yeux vers la charpente. Le vent faisait claquer une peau comme une voile. Il s'avança, observa le sol, puis les cordes.

— Quand on court, le ballon roule. Quand il roule, il cherche un coin pour se cacher, comme un lézard sous une pierre.

Il passa derrière les peaux suspendues. On n'entendit que le froissement du cuir, comme un chuchotement d'ancêtres. Puis Saliou revint avec le ballon coincé dans un pli de peau.

La cour éclata de rire. Un enfant lança:

— Le ballon voulait se faire tanner, lui aussi!

Saliou leva la main.

— Avant de rire, on répare une chose: les mots qui piquent. Toi, dit-il au garçon qui accusait, tu dis “pardon” à ceux que tu as blessés. Et vous, dit-il aux autres, vous admettez que la peur de perdre rend la langue trop rapide.

Le garçon baissa la tête.

— Pardon… J'ai crié trop fort.

Awa sentit une chaleur dans sa poitrine, pas celle des braises: une chaleur de paix.

Boubacar déclara:

— Celui qui retrouve un ballon peut être chanceux. Mais celui qui retrouve la vérité, lui, est utile.

Chapitre 6 — Le chef de jeu et la peau du tambour

Le soir tombait, lentement, comme un tissu qu'on déplie. Les ombres s'allongèrent dans la cour. Les peaux suspendues prirent une couleur de miel sombre.

Boubacar réunit tout le monde.

— Nous avons vu la force, la ruse, et le calme. Nous avons vu des mots qui blessent et des mots qui soignent. Qui sera chef de jeu?

Les enfants commencèrent à scander des noms. Awa leva la main.

— Avant le choix, dit-elle, j'ai une dernière chose à demander.

Elle alla sous la charpente et prit une peau bien tannée, souple, sans déchirure. Elle la posa devant les candidats.

— Cette peau servira bientôt à recouvrir un tambour. Mais une peau, même solide, peut se fendre si on la tire trop. Le chef de jeu doit promettre ceci: quand deux joueurs se disputent, il ne tirera pas d'un côté seulement. Il tendra la peau au centre, pour que le son soit juste.

Moussa dit:

— Je promets de faire respecter les règles.

Mais sa voix sonnait comme une calebasse vide.

Kadi dit:

— Je promets d'être la plus équitable.

Et elle se regarda presque elle-même, comme si elle s'applaudissait en silence.

Saliou prit la peau entre ses mains, doucement, et répondit:

— Je promets de faire gagner le jeu contre la tricherie, pas de faire gagner mes amis contre les autres. Et si je me trompe, vous aurez le droit de me le dire.

Alors Awa parla, claire:

— Celui-là sait que la justice n'est pas un bâton pour frapper, mais une lampe pour éclairer.

Boubacar leva sa canne.

— Saliou sera chef de jeu.

Moussa souffla, contrarié.

— Et moi alors? Je suis le plus fort!

Awa le regarda sans moquerie.

— Moussa, ta force est une rivière. Mais une rivière sans rive inonde et détruit. Apprends à faire des rives, et ta force deviendra utile.

Kadi croisa les bras.

— Et moi? Je connais toutes les règles.

Awa répondit:

— Kadi, ton intelligence est un couteau. Un couteau peut couper le pain ou blesser. Apprends à couper du côté du partage.

Kadi fit une moue, puis elle lâcha, malgré elle:

— Pff… D'accord. Je peux être l'adjointe? Pour vérifier les points?

Saliou sourit.

— Oui, si tu acceptes qu'on te vérifie aussi.

La cour rit encore, et cette fois, le rire avait le goût du miel: ça colle un peu, mais ça fait du bien.

La nuit s'installa. On entendit au loin un tambour qu'on préparait. Awa aida sa tante à poser la peau choisie sur le grand djembé. Elles tirèrent, pas trop, juste ce qu'il fallait, comme on serre un nœud d'amitié.

Avant de rentrer, Awa prit un tissu et couvrit le tambour pour la nuit.

— Dors, tambour, dit-elle à voix basse. Demain tu parleras, mais ce soir, garde tes paroles au chaud.

Le village se calma. Et dans la cour aux peaux accrochées, la justice, elle aussi, se couvrit pour la nuit—non pour disparaître, mais pour être prête, au matin, à sonner juste.

Sans publicité 3 € par mois

Envie d’une lecture sans interruption ? Soutenez Mes Histoires du Soir, retirez toutes les publicités et profitez d’autres avantages inclus dès 3 € par mois.

Voir les forfaits & tarifs
Partager

signaler un problème avec cette histoire

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ?

Donnez votre avis en attribuant une note à cette histoire en fonction de ce que vous et/ou votre enfant en avez pensé. Merci par avance !

Merci ! Votre note a été prise en compte !

Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Tannage
Travail qui transforme une peau brute en cuir souple et solide.
Peaux tannées
Peaux qui ont été traitées pour devenir du cuir utilisable.
Charpente
Structure en bois qui soutient le toit d'une maison ou d'une case.
Calebasse d’eau
Grosse courge utilisée comme récipient pour porter ou garder de l'eau.
Feuille de karité
Feuille d'un arbre dont on utilise le beurre pour soigner ou cuisiner.
Argile
Terre mouillée et collante que l'on peut modeler ou utiliser pour réparer.
Tison
Morceau de bois encore chaud ou allumé sorti du feu.
Braises
Charbons ou morceaux qui restent très chauds après que le feu diminue.
Tambour
Instrument de musique que l'on frappe pour faire du rythme.
Djembé
Type de tambour en forme de coupe, joué avec les mains en Afrique de l'Ouest.

Créez une histoire magique et unique pour votre enfant !

Créez en quelques minutes une aventure personnalisée où votre enfant devient le héros. Avec notre outil exclusif, c'est facile, gratuit et divertissant !

Créer une histoire

Téléchargez cette histoire :

Télécharger cette histoire en PDF Télécharger l'e-book (.epub)

À lire ensuite dans Contes africains pour 11 à 12 ans

Recevez de nouvelles histoires chaque dimanche soir !

Recevez 7 histoires passionnantes et captivantes, adaptées à l'âge et aux goûts de votre enfant, chaque dimanche à 17h*. C'est gratuit et garanti sans spam !
*E-mail envoyé à 17h, heure de Paris.
Nous n'aimons pas non plus le spam. Ainsi, nous ne vous enverrons que des histoires. Vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez.