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Histoire de cow-boy 11 à 12 ans Lecture 18 min.

Le drapeau recousu de Jonas Hale

Jonas, un jeune cow-boy, brave désert et dangers pour réparer le drapeau de son père et prévenir un village menacé, apprenant sur la route la persévérance et l’ingéniosité.

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Jonas, adolescent d'environ 16 ans au visage carré et cheveux bruns courts, tient un drapeau réparé roulé à moitié et regarde le même drapeau fixé à un poteau de bois usé ; Mme Ortega, femme d'environ 50 ans aux cheveux gris en chignon et veste de travail brun clair, se tient près de la grange à droite de Jonas les mains sur les hanches en souriant doucement ; Copper, un cheval brun mâle au museau doux et aux yeux calmes, se tient à gauche, la tête appuyée contre l'épaule de Jonas avec selle et traces de poussière sur les flancs ; le décor est une cour de ranch au crépuscule avec une grange rouge en arrière-plan, herbe sèche jaunie, collines rouges lointaines et ciel rose-violet, le drapeau neuf clapote dans un vent léger sous un éclairage chaud de coucher de soleil, scène de victoire tranquille et de persévérance, rendu en éléments découpés en papier superposés. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1

Le vent du matin passait sur la prairie comme une main froide. Il faisait claquer les herbes sèches, et le soleil, encore bas, allumait des étincelles sur les cailloux. Jonas Hale avançait au trot, le chapeau un peu en arrière, les yeux plissés. Son cheval, Copper, avait une démarche souple et sûre, comme s'il connaissait chaque bosse du monde.

À la selle, Jonas avait accroché une chose qu'il regardait souvent : un drapeau roulé, usé, déchiré sur le bord. Les couleurs avaient pâli, mais il tenait à ce morceau de tissu comme à une promesse.

— Tu vois, Copper, murmura-t-il, on va le réparer. Pas demain. Pas “quand j'aurai le temps”. Aujourd'hui.

Copper souffla, comme s'il approuvait.

Jonas travaillait pour le ranch de Mme Ortega, un grand terrain où les vaches étaient nombreuses et les problèmes aussi. Dans l'Ouest, un jour tranquille, c'était souvent juste un jour où les ennuis n'avaient pas encore décidé de se montrer.

Quand il arriva près du corral, un garçon de ferme l'interpella en agitant les bras.

— Jonas ! La couturière de Dry Creek est partie ! Plus personne pour réparer… quoi que ce soit !

Jonas sentit son estomac se serrer. La couturière, c'était la seule qui avait des aiguilles assez solides pour piquer du tissu épais… et des doigts assez rapides pour suivre les caprices du vent.

— Partie où ? demanda Jonas.

— Vers Redstone, à ce qu'on dit. Mais… il y a eu un orage et le pont du canyon a dû prendre cher.

Jonas posa la main sur le drapeau roulé, comme pour l'empêcher de s'envoler.

— Alors je trouverai un autre moyen, dit-il. Un drapeau déchiré, ça se répare. Comme le reste.

Il n'avait pas dit à tout le monde pourquoi ça comptait autant. Ce drapeau avait flotté au-dessus d'un vieux poste de garde. Son père l'avait gardé plié pendant des années. “Un signe, Jonas. Pour ne pas oublier qu'on tient debout même quand ça souffle fort.” Quand Jonas l'avait trouvé, il avait juré de le remettre en état et de le faire claquer de nouveau, droit et fier.

Mme Ortega sortit de la grange, les manches retroussées, l'air décidé.

— Si tu pars, prends de l'eau et une couverture. Et ne joue pas au héros, Jonas.

Jonas eut un demi-sourire.

— Je ne joue pas, madame. Je m'entraîne juste.

Elle lui lança une petite sacoche.

— Là-dedans, du fil solide. Pas pour broder des fleurs, mais ça peut dépanner. Et une pince. Si tu reviens avec le drapeau en morceaux, je te fais faire la vaisselle pendant un mois.

— Dans ce cas, je reviendrai avec un drapeau tout neuf, promit Jonas.

Il talonna Copper et partit vers l'ouest, là où les collines se froissaient comme une vieille couverture.

Chapitre 2

Le paysage changea vite. La prairie ouverte laissa place à des buissons épineux, puis à des rochers rouge sombre. L'air sentait la poussière chauffée et la sauge. Copper avançait sans hésiter, mais Jonas restait attentif : une pierre qui roule, une trace fraîche, un bruit qui ne devrait pas être là… Dans le Far West, les surprises n'étaient pas toujours amusantes.

Vers midi, il atteignit le canyon. Le pont de bois, en travers, ressemblait à une mâchoire cassée : une partie s'était effondrée dans le vide. En dessous, la rivière grondait, gonflée par l'orage. Le courant avait la couleur du café, et l'eau frappait les rochers comme des coups de marteau.

Jonas siffla doucement.

— Très bien. Donc… soit on vole, soit on réfléchit.

Copper tourna une oreille, comme pour dire : “Je vote pour réfléchir.”

Jonas descendit de selle et marcha le long de la rive. Il repéra, plus bas, un vieux passage : des rochers formaient comme des marches. Mais la rivière était trop forte. Traverser là, c'était demander à être emporté.

Il chercha alors un arbre tombé, un tronc, n'importe quoi. Rien. Seulement des branches cassées et des pierres glissantes.

Il allait renoncer et remonter quand un bruit de voix le fit se plaquer derrière un gros rocher. Deux hommes apparurent, conduisant un mulet chargé. Ils portaient des foulards sur le bas du visage, et leurs bottes semblaient trop neuves pour des travailleurs honnêtes.

— Le pont est fichu, dit l'un. On doit passer quand même.

— Plus bas, y a une corniche. On pourra faire avancer le mulet. Et après… direction Dry Creek. Personne ne nous rattrapera.

Jonas sentit son cœur accélérer. Dry Creek, c'était le village où Mme Ortega envoyait parfois des provisions. S'ils parlaient de “personne ne nous rattrapera”, c'était rarement pour une course amicale.

Les hommes descendirent vers la corniche. Jonas observa leurs gestes : ils connaissaient le terrain, mais ils se pressaient. Ça sentait la fuite.

Jonas se recula doucement, remonta vers Copper et lui caressa l'encolure.

— On ne va pas les affronter à deux, souffla-t-il. Pas maintenant. Mais on peut les devancer.

Il n'avait pas envie de jouer au shérif. Pourtant, laisser des gens dangereux filer vers Dry Creek, c'était comme laisser un feu se propager en se disant que la pluie viendra peut-être.

Jonas prit une décision. Il ne traverserait pas ici. Il contournerait le canyon par le nord, un détour long et pénible, pour atteindre Redstone et prévenir quelqu'un. Et au passage… peut-être trouverait-il une solution pour son drapeau.

— Allez, Copper. On va tester notre persévérance.

Le cheval partit au galop léger, soulevant un nuage de poussière.

Chapitre 3

Le détour était une épreuve. Le sol devenait dur, parsemé d'ardoises qui claquaient sous les sabots. Par moments, le vent se levait, sec et violent, rempli de grains de sable. Jonas dut rabattre son foulard sur son nez pour ne pas avaler la moitié du désert.

À la fin de l'après-midi, ils arrivèrent près d'un vieux relais abandonné. Les planches grinçaient, les fenêtres étaient vides, et une balançoire cassée pendait à un clou, comme un bras fatigué.

Jonas entra prudemment. L'odeur de bois humide et de poussière l'enveloppa. Il trouva une table renversée, une étagère effondrée… et, dans un coin, une boîte en fer rouillée.

Il l'ouvrit. À l'intérieur : des aiguilles de différentes tailles, un dé à coudre cabossé, et une bobine de fil presque intacte. Comme si quelqu'un avait laissé là de quoi réparer le monde et était parti sans se retourner.

Jonas eut un rire bref.

— Eh bien, merci, inconnu généreux.

Il s'assit, déroula le drapeau sur ses genoux. La déchirure n'était pas énorme, mais le bord était effiloché. Il fallait recoudre avant que le tissu ne s'abîme davantage.

Il tenta un premier point. Le fil résistait. L'aiguille traversa le tissu avec difficulté.

— Aïe… murmura-t-il en piquant son doigt.

Copper, dehors, tapa du sabot, impatient. Jonas le regarda.

— Tu crois que c'est facile, toi ? Tu n'as jamais essayé de coudre avec des mains de cow-boy.

Il reprit. Point après point, il s'appliqua. Le vent s'engouffrait par les fenêtres et faisait onduler le tissu. Jonas posa un vieux livre dessus pour le maintenir. Il avançait lentement, mais chaque point était une victoire.

Soudain, un bruit sec résonna dehors : une branche cassée… ou un pas.

Jonas se figea. Il éteignit la petite lampe à huile et se glissa vers l'ouverture, le drapeau et l'aiguille dans la poche.

Dehors, dans la lumière orange du soir, deux silhouettes passaient près du relais. Les mêmes hommes, foulard relevé, mulet en tête. Ils avaient donc aussi pris le détour.

— On campera ici, dit l'un. La nuit tombe.

Jonas sentit la sueur lui coller la nuque. S'ils entraient, ils verraient Copper, ses traces, tout. Il devait agir vite, et surtout sans se faire remarquer.

Il tira Copper derrière le relais, dans une zone de broussailles. Le cheval comprit et resta étonnamment silencieux.

Jonas retourna près de la porte, ramassa une poignée de graviers et les lança loin, vers une autre partie du terrain. Les cailloux frappèrent une tôle avec un grand “clang”.

— Qu'est-ce que c'était ? grogna un des hommes.

Ils partirent vérifier, jurant à voix basse. Jonas profita de l'instant. Il se glissa hors du relais, passa derrière eux en rasant le sol, et rejoignit Copper.

— Chut. On s'en va, souffla-t-il.

Ils quittèrent les lieux comme une ombre qui fuit. Jonas ne respirait vraiment que lorsqu'ils furent assez loin pour ne plus entendre les voix.

La nuit, enfin, avala le désert. Jonas s'arrêta dans un creux protégé du vent. Il donna de l'eau à Copper, puis s'assit, le drapeau sur les genoux.

— On continuera plus tard, promit-il au tissu, comme s'il pouvait entendre. La persévérance, c'est aussi savoir quand se mettre à l'abri.

Chapitre 4

Au matin, le ciel était clair, mais l'air piquait comme une aiguille. Jonas reprit la route vers Redstone, un petit bourg entouré de rochers hauts comme des forts. Les rues étaient pleines de poussière, et les portes grinçaient au passage du vent.

Il entra dans le saloon, pas pour boire, mais pour trouver des oreilles attentives. À l'intérieur, ça sentait le bois, le café brûlé et la fumée froide. Quelques mineurs jouaient aux cartes, et une femme essuyait des verres en regardant tout le monde comme si elle faisait l'inventaire des ennuis.

Jonas s'approcha du comptoir.

— Je cherche le marshal, dit-il.

La femme leva un sourcil.

— Ça dépend. Tu veux le marshal pour te plaindre d'une chèvre ou pour éviter une catastrophe ?

— Plutôt la deuxième option.

Un homme à moustache, près du poêle, se retourna.

— C'est moi. Parle.

Jonas raconta le pont cassé, les deux hommes, le mulet chargé, leur direction probable. Il n'exagéra pas. Il n'enleva rien non plus.

Le marshal hocha la tête, sérieux.

— T'as bien fait de venir. Dry Creek n'a pas besoin de visiteurs comme ça. On va monter une patrouille.

Un mineur lança, mi-moqueur, mi-admiratif :

— Et toi, cow-boy, tu veux une médaille ?

Jonas répondit sans se fâcher :

— Non. Juste que personne ne se fasse voler… ou pire.

Le marshal attrapa son chapeau.

— Tu restes ici. On s'en charge.

Jonas hésita. Rester sans rien faire, c'était difficile. Mais il pensa à Mme Ortega : “Ne joue pas au héros.” Et puis, il avait un autre objectif. Un objectif plus calme, mais pas moins important.

Il sortit du saloon et chercha une boutique. Dans une petite échoppe, une vieille dame aux cheveux blancs tressés vendait des boutons, des tissus, des rubans.

— Bonjour, madame. J'aurais besoin… d'un conseil.

Elle le détailla, de ses bottes poussiéreuses jusqu'à ses doigts abîmés.

— Toi, tu n'es pas un habitué des aiguilles.

— Ça se voit tant que ça ?

— Tu as le regard de quelqu'un qui a déjà essayé et qui a juré des choses peu polies.

Jonas rit, malgré lui, et sortit le drapeau. La vieille dame le prit avec respect.

— Ce tissu a vécu, dit-elle. Mais il n'a pas dit son dernier mot. Pourquoi tu veux le réparer ?

Jonas avala sa salive.

— Parce qu'il appartenait à mon père. Et parce que… ça me donne l'impression de tenir quelque chose de droit, même quand tout bouge.

La vieille dame hocha la tête, comme si elle comprenait parfaitement.

— Alors écoute. Tu vas faire un ourlet solide, pas seulement recoller la déchirure. Et tu vas doubler la couture aux coins, là où le vent tire le plus. La persévérance, c'est prévoir les prochains coups.

Elle lui vendit du fil plus résistant, une aiguille courbe, et un petit morceau de toile pour renforcer le bord.

— Et maintenant, au travail, dit-elle. Mais pas en courant. Un point bien fait vaut mieux que dix points pressés.

Jonas la remercia et sortit. Au loin, on entendait des sabots : la patrouille du marshal partait.

Jonas s'assit derrière l'échoppe, à l'abri d'un mur chauffé par le soleil, et reprit la couture. Cette fois, ses doigts semblaient moins maladroits. Il faisait attention à la tension du fil, à l'alignement des bords. Il n'allait pas vite, mais il avançait.

Chapitre 5

En fin d'après-midi, une agitation parcourut Redstone. Des gens sortirent, parlant fort. Jonas replia vite le drapeau et se leva. Le marshal revenait, accompagné de deux adjoints. Et derrière eux… le mulet, maintenant sans ses sacs. Les deux hommes, mains liées, marchaient en grognant.

Le marshal s'arrêta devant Jonas.

— On les a attrapés près de la corniche. Ils transportaient des affaires volées, et pas seulement des haricots. Il y avait des lettres, de l'argent, des outils… On va rendre tout ça à Dry Creek.

Jonas sentit un poids se lever dans sa poitrine.

— Personne n'est blessé ?

— Un adjoint a un bleu sur l'épaule. Il survivra, répondit le marshal en lançant un regard à l'adjoint, qui fit une grimace fière. Et toi, t'as fait quoi pendant qu'on risquait nos moustaches ?

Jonas sortit le drapeau, dévoilant la couture renforcée. Les bords étaient plus nets, les coins consolidés.

Le marshal cligna des yeux.

— Je m'attendais à… je sais pas… un revolver dans chaque main. Pas à ça.

Jonas haussa les épaules.

— Le courage, c'est pas toujours de courir vers les coups de feu. Parfois, c'est de rester assis et de faire un travail difficile jusqu'au bout.

Un mineur, qui passait par là, lança :

— Et il paraît que coudre, c'est dangereux : on peut se piquer !

Jonas répondit, sérieux comme un juge :

— Je confirme. J'ai failli y laisser mon index.

Quelques rires éclatèrent. Même le marshal sourit.

— Bon. Tu rentres au ranch ?

— Oui. Mme Ortega va croire que je me suis perdu dans une mare de poussière.

Le marshal lui donna une gourde pleine.

— Pour la route. Et merci. Sans ton avertissement, ils auraient eu une avance trop grande.

Jonas remit le drapeau roulé à la selle, mais cette fois il avait l'impression qu'il pesait moins. Comme s'il n'était plus une charge, mais un compagnon.

La route du retour était longue. Le ciel, rose puis violet, s'étirait au-dessus des collines. Des coyotes hurlaient au loin, et Copper avançait avec la patience d'un cheval qui connaît la valeur du foyer.

Au moment où la nuit s'épaississait, Jonas aperçut enfin les lumières du ranch. Il entra dans la cour, et Mme Ortega sortit, les mains sur les hanches.

— Alors ? Tu reviens entier ?

Jonas glissa de selle, fatigué, mais heureux.

— Entier. Et j'ai une bonne nouvelle : Dry Creek devrait rester tranquille.

Il déroula le drapeau. Le tissu, bien que vieux, avait retrouvé une forme plus fière. Les coutures brillaient faiblement, comme une ligne de courage.

Mme Ortega s'approcha, toucha le bord renforcé.

— C'est du bon travail. Et tu ne l'as pas fait en une seule nuit, je parie.

— Non. J'ai dû recommencer deux fois. Et j'ai appris à ne pas tirer trop fort sur le fil.

Elle le regarda, plus douce.

— Voilà. Tu as appris la persévérance.

Jonas accrocha le drapeau sur un poteau près de la grange. Le vent le saisit et le fit claquer, net, comme une réponse.

Jonas resta un moment à le regarder. Il pensa à son père, à la promesse, au pont cassé, aux hommes masqués, aux points de couture. Tout était lié : les épreuves, les détours, et ce bout de tissu qui refusait de se laisser finir.

Copper souffla et posa son museau contre l'épaule de Jonas.

— Oui, vieux, dit Jonas en lui tapotant l'encolure. On l'a fait.

La fatigue lui tomba dessus d'un coup, lourde et chaude.

— Allez, Copper. À l'abri. Bon repos.

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Corral
Enclos entouré de barrières où l'on garde les animaux, surtout les chevaux et les vaches.
Encolure
Partie du cou d'un cheval où on pose la selle ou où on le tient.
Mulet
Animal de bât, issu du croisement entre un âne et une jument, fort et patient.
Corniche
Étroit passage ou rebord rocheux sur le côté d'une falaise ou d'un rocher.
Relais
Endroit où les voyageurs pouvaient s'arrêter pour se reposer ou changer de monture.
Bobine
Petit cylindre autour duquel on enroule du fil ou de la corde.
Ourlet
Plis cousus au bord d'un tissu pour empêcher qu'il ne s'effiloche.
Persévérance
Capacité à continuer un effort malgré les difficultés et la fatigue.
Adjoint
Personne qui aide quelqu'un ayant une fonction officielle, comme un assistant.
étagère
Planche fixée au mur pour poser des objets ou ranger des choses.
Balançoire
Siège suspendu à des cordes ou chaînes pour se balancer en avant et en arrière.

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