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Histoire amusante de fratrie 11 à 12 ans Lecture 19 min.

La chasse au trésor de Blokville et les crêpes au chocolat

Quatre amies et le petit frère de Lina transforment leur salon en ville imaginaire, mêlant construction en blocs, crêpes et une mystérieuse boîte découverte dans un placard. Une carte au trésor, des pépites de chocolat et beaucoup de malice déclenchent une enquête gourmande où curiosité et entraide vont être mises à l’épreuve.

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Cinq enfants construisent une micro-ville comestible appelée « Blokville » dans un salon-cuisine transformé : Lina (12 ans, cheveux bruns attachés) protège une petite mairie en blocs posée sur la table, Nino (8 ans, t-shirt dinosaure) se tient sur un siège et fait un discours de maire, Inès (12 ans, cheveux bouclés) saupoudre du sucre sur une « rue » de crêpe, Maëlle (12 ans, cheveux châtains) aligne des pépites et compte, et Zoé (12 ans, cheveux longs) tient un plan et ajoute un petit pont en crêpe. La scène est joyeuse et chaleureuse, avec des crêpes comme places et ponts, pépites en trottoirs, guimauves en nuages, coussins colorés, lumière chaude venant de la fenêtre et quelques ustensiles et un pot de sucre sur le plan de travail. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 — La mairie en blocs et le petit expert en bêtises

Dans le salon, la moquette était devenue un chantier officiel. Lina, l'aînée, avait aligné des blocs comme si elle posait des briques invisibles. Elle avait douze ans, l'air concentré, et un crayon derrière l'oreille, parce que ça faisait « architecte ».

Autour d'elle, trois copines du même âge étaient venues pour l'après-midi : Inès, qui trouvait des idées à la vitesse d'un micro-ondes ; Maëlle, qui savait compter les pièces comme une caissière de compétition ; et Zoé, qui dessinait des plans sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à du papier.

— Bienvenue à Blokville, annonça Lina. Ici, on construit une ville. Une vraie. Avec une mairie, une bibliothèque et… un parc à chats.

— Un parc à chats ? répéta Zoé, les yeux brillants.

— Oui, avec une fontaine à croquettes, confirma Inès très sérieusement.

À ce moment-là, une tornade miniature entra en glissant sur ses chaussettes.

— Tadaaam ! fit Nino, le petit frère de Lina, huit ans et demi d'énergie pure, avec un sourire de pirate et un t-shirt où un dinosaure faisait « GRRR ».

Lina se redressa, protectrice, comme une barrière anti-bêtises.

— Nino. Tu touches avec les yeux. Pas avec les mains.

— Mais mes mains ont des yeux, répondit Nino en agitant ses doigts. Regarde, elles clignent.

— Elles vont surtout se faire confisquer, soupira Lina.

Nino s'approcha quand même, au ralenti, comme un chat qui veut piquer une tranche de jambon.

— Je peux être le maire ?

— Non, tu peux être… le responsable des trottoirs, proposa Maëlle.

— C'est important, les trottoirs ! renchérit Zoé.

— J'exige un casque de chantier, déclara Nino.

— On te donne un casque imaginaire, dit Lina. Il est incassable et très discret.

Nino mit un casque invisible et salua.

— Je suis prêt. Où est le béton ?

— Ici, c'est des blocs, expliqua Lina. Et la règle numéro un : pas de catapulte.

Nino leva la main.

— Question. Et une mini-catapulte ?

— Non plus.

Il fit une moue, puis pointa un tas de blocs.

— Et ça, c'est quoi ?

— La mairie, dit Lina. Regarde : là, c'est le balcon pour faire des discours.

Nino grimpa la tête au-dessus de la construction et murmura d'une voix grave :

— Citoyens de Blokville, je déclare l'heure officielle du goûter !

— On n'a même pas fini la route, protesta Inès.

— Justement, il faut de l'énergie pour la route, argumenta Nino.

Lina allait répondre quand un bloc se coinça sous le genou de Nino.

— Aïe ! fit-il. Une attaque de trottoir !

— Tu vois ? Les trottoirs sont dangereux, conclut Maëlle.

Tout le monde éclata de rire, même Lina, malgré elle.

— D'accord, dit-elle. Mais on fait le goûter après avoir construit la bibliothèque. Et tu promets… zéro catapulte.

— Je promets sur mon dinosaure, dit Nino, la main sur son t-shirt.

Lina se méfiait. Elle connaissait son frère : il promettait toujours très fort, puis il inventait des exceptions très petites.

Chapitre 2 — La cuisine-laboratoire et la poudre mystérieuse

La bibliothèque terminée (avec un escalier qui ne menait nulle part mais qui avait « du style », selon Zoé), le groupe se dirigea vers la cuisine. Dès qu'on passait la porte, l'air changeait : ça sentait le chocolat, le savon, et l'aventure.

— Bienvenue au laboratoire, annonça Inès en mettant un torchon sur sa tête comme une cape de scientifique.

— On est là pour un goûter, pas pour inventer une fusée, rappela Lina.

— Les deux peuvent se combiner, dit Zoé, très calme. Une fusée au chocolat.

Nino grimpa sur une chaise comme sur un trône.

— Assistantes, apportez-moi… une cuillère !

— Descends, s'il te plaît, dit Lina, en mode grande sœur qui veut éviter l'accident diplomatique.

Maëlle ouvrit le placard.

— On fait quoi ? Cookies ? Crêpes ?

— Crêpes, déclara Nino. Parce que ça vole mieux.

— Pourquoi tout doit voler dans ta tête ? demanda Lina.

— Parce que dans ma tête, y a du vent, répondit-il, fier.

Lina posa les ingrédients sur la table comme des pièces à conviction : farine, sucre, lait, œufs. Zoé étala une feuille et dessina un plan de crêpe parfaitement rond.

— Ça, c'est ambitieux, commenta Maëlle. Les crêpes rondes, c'est une légende.

Inès observa un pot sans étiquette, au fond du placard.

— Euh… c'est quoi ça ?

— Ne touche pas, dit Lina. Ça doit être un truc de maman.

Nino, évidemment, tendit la main.

— Ça ressemble à de la neige !

— Nino, stop, avertit Lina, protectrice comme un bouclier humain.

Trop tard : il avait déjà soulevé le couvercle. Une odeur de vanille sauta au nez de tout le monde.

— Ça sent bon, dit Maëlle.

— Peut-être que c'est de la farine magique, chuchota Zoé.

Inès plissa les yeux, comique et sérieuse :

— Si je mets ça dans la pâte, on obtient… des crêpes qui parlent ?

— Si elles parlent, je leur fais faire un discours depuis le balcon de la mairie, s'enthousiasma Nino.

Lina récupéra le pot et le reposa au fond du placard, comme on enferme une idée dangereuse.

— On n'utilise rien de mystérieux. Curiosité, oui. Catastrophe collante, non.

— La curiosité, c'est quand même de regarder un peu, non ? tenta Nino.

— Regarder, oui. Saupoudrer partout, non, dit Lina.

Nino haussa les épaules et s'assit. Ses pieds balançaient dans le vide, déjà en train de préparer une nouvelle « bonne idée ».

Lina cassa un œuf : crac.

— Ok, mission laboratoire : crêpes classiques. Et ensuite, on retourne à Blokville.

— Et si on faisait une mini route de crêpe ? proposa Maëlle.

— Une ville comestible ! ajouta Inès.

Zoé dessina aussitôt un pont en crêpe avec une tour en banane.

Lina sourit. D'accord, la curiosité, ça allait. Tant que Nino ne se transformait pas en avalanche.

Chapitre 3 — La chamaillerie du gobelet et le “Brrrroum” suspect

Pendant que la pâte reposait, Lina retourna au salon vérifier que Blokville ne s'était pas effondrée par jalousie. Nino la suivit, trop silencieux. C'était toujours mauvais signe.

— Pourquoi tu es si calme ? demanda Lina.

— Je me concentre, répondit-il.

— Sur quoi ?

— Sur… le silence.

— Ça n'existe pas dans ton cerveau, dit Maëlle en passant.

Nino prit un gobelet en plastique resté sur une étagère (personne ne sut pourquoi il était là). Il le posa sur le sol, lui donna une petite pichenette.

— Brrrroum, fit-il, comme si c'était une voiture de course.

— Nino, pas maintenant, dit Lina.

— Mais c'est le camion des trottoirs !

Le gobelet roula. D'abord calmement. Puis il prit une pente invisible, accéléra et fila sous la table où Blokville était installée.

— Non ! s'écria Lina.

Le gobelet heurta un pied de table : toc. Il rebondit, toc toc, et continua comme s'il avait une mission secrète.

— Il a la rage ! cria Inès, hilare.

— Attrape-le ! ordonna Lina, en plongeant au sol.

Nino se jeta aussi, évidemment, mais dans le mauvais sens. Il atterrit presque sur la mairie.

— Attention ! hurla Zoé.

Lina bloqua la construction de sa main, protectrice, pendant que Maëlle attrapait Nino par le t-shirt du dinosaure, comme un filet à poissons.

— Chut ! souffla Lina. Blokville est fragile !

Le gobelet, lui, s'était arrêté… pile devant le canapé, à moitié caché, comme s'il pointait quelque chose.

Zoé s'accroupit.

— Euh… les filles ? Regardez.

Derrière le canapé, il y avait un petit morceau de papier scotché au mur, un peu tordu, avec une écriture penchée.

Inès le décolla délicatement, comme si c'était un indice de détective.

— Ça ressemble à… une carte, murmura Maëlle.

Lina prit le papier. C'était un dessin de cuisine avec un X rouge près du placard du bas, celui que Nino avait déjà exploré.

— Qui a fait ça ? demanda Lina.

Nino leva la main, fier comme un champion.

— Moi. C'est… mon plan.

— Ton plan de quoi ? demanda Zoé.

— De trésor ! annonça Nino. Parce que j'ai entendu papa dire qu'il cachait “le dernier paquet”. Donc j'ai fait une carte.

— Le dernier paquet de quoi ? demanda Inès, suspendue au suspense.

Nino sourit, dents de pirate.

— De pépites de chocolat.

Un silence. Puis Maëlle posa une main sur son cœur.

— Les pépites de chocolat… c'est sacré.

— Tu as fait une chasse au trésor pour des pépites ? répéta Lina, partagée entre l'envie de gronder et celle de rire.

— Oui ! Et le gobelet, c'était le véhicule officiel pour trouver l'indice. Brrrroum.

Zoé gloussa.

— En fait, ton gobelet vient de nous révéler un mystère.

Lina soupira, mais un sourire tirait déjà ses lèvres.

— D'accord. On va enquêter. Mais… doucement. Sans démolir la ville.

— Promis sur mon dinosaure, répéta Nino.

— Tu l'as déjà juré, ça, remarqua Maëlle.

— Il est très jurable, mon dinosaure, répondit Nino.

Chapitre 4 — Opération “X rouge” et science du placard

Retour au laboratoire-cuisine. Cette fois, tout le monde se sentait comme une équipe d'agents secrets en chaussettes.

Lina posa la carte sur la table.

— Plan d'action : on suit l'indice, on récupère les pépites, et on revient faire nos crêpes.

— Et on garde la dignité, ajouta Zoé.

— Ma dignité est dans ma poche, dit Nino, qui fouillait réellement ses poches.

Inès ouvrit le placard du bas, celui du X. Il grinça comme dans un film d'horreur, mais version cuisine.

— Gniiiii…

— C'est le bruit officiel des secrets, chuchota Maëlle.

À l'intérieur : des casseroles, un sac de riz, et une boîte de biscuits déjà entamée (drame).

Nino pointa une petite boîte en métal.

— Là ! C'est forcément là !

Lina posa une main sur son épaule.

— Attends. On observe d'abord. Curiosité, oui. Panique, non.

Zoé se pencha, repéra une petite étiquette derrière la boîte : « Pour la pâte à crêpes — ne pas toucher ».

— Ouh, dit Inès. Ça, c'est clairement un défi.

Lina prit la boîte et l'ouvrit. Dedans : un sachet de pépites de chocolat. Presque plein.

— Le trésor ! souffla Maëlle.

Nino fit une danse étrange, entre la victoire et le robot.

— Bip bip, je suis riche !

— Pas si vite, dit Lina. On les utilise pour la ville comestible, pas pour les manger en cachette.

Nino se figea.

— Même pas une pépite pour… tester la sécurité ?

— On n'est pas un comité de dégustation, répondit Lina, mais son ton était doux.

Inès, déjà en train d'imaginer, attrapa un bol.

— On pourrait faire une rue avec des pépites comme pavés !

— Et une rivière de chocolat, ajouta Zoé.

Maëlle comptait.

— Si on met huit pépites par maison…

— Eh ! protesta Nino. Les maisons ont besoin de plus. Une maison avec huit pépites, c'est une maison triste.

Lina rit.

— Voilà. Ça, c'est une remarque de maire. Bon, retour à la pâte.

Au moment où Lina versait le lait, Nino voulut “aider” et attrapa le pot mystérieux de vanille.

— Et si on met la neige magique ?

— Nino, dit Lina, ferme mais calme. On lit l'étiquette.

Elle prit le pot : c'était du sucre vanillé. Pas de magie, juste de la gourmandise.

— Bon, déclara Inès, déçue. Pas de crêpes qui parlent.

— Tant mieux, dit Maëlle. J'aurais eu peur qu'elles me demandent mes devoirs.

Tout le monde éclata de rire. La cuisine bourdonnait de joie, comme un petit moteur.

Chapitre 5 — Blokville version crêpes et la bataille des “Paf !”

Les crêpes commencèrent à s'empiler : fines, dorées, avec des bords croustillants. Lina les retournait avec précision, comme un chef d'orchestre.

— Et maintenant, déclara Zoé, phase deux : urbanisme comestible.

De retour au salon, la table basse se transforma en terrain mixte : moitié blocs, moitié crêpes sur une assiette géante. Blokville avait soudain un quartier délicieux.

Maëlle posa une crêpe à plat.

— Voici la place centrale.

Inès saupoudra un peu de sucre.

— Neige officielle de la ville !

Nino, lui, s'empara des pépites.

— Pavés ! fit-il en les alignant… puis en les lançant à deux centimètres de hauteur.

— Nino, pas de catapulte, rappela Lina.

— C'est pas une catapulte, c'est une… projection artistique.

Une pépite rebondit sur un bloc : tic! et atterrit dans la manche de Zoé.

— Ouh ! cria Zoé. Attaque de chocolat !

Inès répondit en lançant (doucement) une mini boulette de crêpe.

— Paf !

Maëlle riposta avec une pépite posée sur le nez de Nino.

— Plop.

Nino loucha pour la regarder, puis éclata de rire.

— Je suis un monument historique !

Lina leva les deux mains.

— Stop, stop. On fait une règle : bataille… uniquement avec des morceaux de crêpe minuscules. Et personne ne vise les yeux.

— On jure ! dirent les trois filles.

— Je jure sur mon dinosaure ! ajouta Nino, qui commençait à manquer de jurons.

La bataille fut courte, légère : paf, pouf, flap. Les rires faisaient vibrer les blocs sans les faire tomber.

Puis Lina, protectrice jusqu'au bout, récupéra un morceau de crêpe coincé près de la mairie.

— On nettoie Blokville. La ville ne doit pas devenir un marécage sucré.

— Mais un marécage sucré, ça serait rigolo, tenta Nino.

— Rigolo cinq minutes, collant trois jours, répondit Lina.

Zoé observa la ville : des blocs en tour, un pont en crêpe pliée, des pépites en route, et même un parc à chats représenté par trois raisins secs.

— Franchement, dit-elle, c'est la première ville où on peut manger l'impôt.

— Vive la gastronomie municipale ! déclara Nino en levant un bloc comme un micro.

Tout le monde riait encore quand un “crac” se fit entendre : une petite tour de blocs pencha dangereusement.

— Oh non, la tour du temps ! s'écria Maëlle.

Lina tendit la main, rapide, et la rattrapa juste avant la chute.

— Sauvetage réussi, annonça-t-elle.

Nino applaudit.

— Lina, tu es la super-héroïne officielle de Blokville.

Lina haussa les épaules, mais ses joues rosirent.

— Je suis surtout celle qui évite qu'on marche sur des blocs.

Chapitre 6 — Le dernier indice et le sourire éclatant

Alors qu'ils finissaient de disposer les pépites, le fameux gobelet roula encore, tout seul… enfin, tout seul jusqu'à ce qu'on voie le pied de Nino discrètement derrière.

— Brrrroum, murmura-t-il.

— Nino… dit Lina, mi-fatiguée mi-amusée.

Le gobelet fila et s'arrêta près du sac de construction de Zoé. Un petit papier dépassait, coincé dans une poche.

— Encore un indice ? demanda Inès.

Zoé tira le papier : c'était une feuille de son cahier, avec un dessin de Blokville. Mais au dos, il y avait un message écrit au feutre : « Le dernier paquet est sous le torchon bleu. Signé : Papa (qui a faim). »

Maëlle éclata de rire.

— Donc ton trésor… c'était un message de papa.

Nino ouvrit de grands yeux.

— Papa a participé à ma chasse au trésor ?!

Lina imagina son père, amusé, écrivant le mot en douce. Elle secoua la tête, sourire aux lèvres.

— On dirait bien.

Ils retournèrent en cuisine. Sous le torchon bleu, il y avait… un petit paquet de mini guimauves.

— Bonus ! cria Inès.

— Des nuages comestibles ! ajouta Zoé.

Nino serra le paquet contre lui comme un explorateur.

— Je savais qu'il y avait un trésor. La curiosité, ça marche !

Lina posa une main sur sa tête, tendrement.

— Oui. Et tu vois, quand on cherche, on trouve parfois mieux que ce qu'on imaginait. Mais on cherche en équipe, d'accord ?

Nino hocha la tête.

— D'accord. Et… merci de ne pas m'avoir transformé en trottoir.

— Je ne transforme personne en trottoir, répondit Lina. C'est tentant, parfois, mais non.

Ils revinrent au salon avec les guimauves. Blokville avait maintenant un “nuage” au-dessus de la mairie, tenu par deux blocs et beaucoup d'imagination.

Maëlle conclut, en observant leur œuvre :

— Notre ville est bizarre.

— Notre ville est géniale, corrigea Zoé.

Inès croqua une guimauve.

— Et elle a un super goûter.

Nino posa une pépite sur le balcon de la mairie et prit une voix de maire :

— Citoyens, je déclare officiellement… que je suis content.

Lina le regarda. Ses copines riaient, la ville tenait debout, la cuisine ne ressemblait pas à une explosion, et son petit frère avait les yeux pleins d'étincelles.

Elle eut, sans pouvoir s'en empêcher, un sourire éclatant, grand comme une avenue de Blokville.

— Moi aussi, dit-elle. Allez, on retourne construire. Et cette fois… sans gobelet de course.

— D'accord, répondit Nino.

Puis il ajouta, très bas :

— Mais le gobelet… il a un permis. Brrrroum.

Les filles éclatèrent de rire, et Blokville, même en blocs, sembla sourire avec eux.

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Chantier
Endroit où on construit quelque chose, avec des outils et des matériaux.
Concentré
Qui fait beaucoup d'effort pour ne pas se laisser distraire.
Tornade miniature
Petit tourbillon rapide, ici dit pour une personne très énergique.
Confisquer
Prendre quelque chose à quelqu'un pour l'empêcher de s'en servir.
Catapulte
Appareil qui lance des objets en l'air d'un coup puissant.
Balcon
Plateforme en saillie sur la façade d'un bâtiment, souvent protégée par une rambarde.
Protectrice
Personne qui veille sur les autres pour les garder en sécurité.
Laboratoire
Lieu où l'on fait des expériences ou des essais scientifiques.
Couvercle
Pièce qui ferme un récipient pour garder ce qu'il contient.
étiquette
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