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Histoire amusante de fratrie 11 à 12 ans Lecture 20 min.

La chorégraphie des pingouins et la file de fourmis

Noé et son petit frère Malo visitent l'aquarium où, entre méduses, requins et une file de fourmis, ils improvisent une chorégraphie à deux temps et apprennent à mieux s'écouter malgré leurs différences.

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Deux frères dans une grande salle d'aquarium devant un immense bassin vitré baigné de lumière bleue : Noé, 12 ans, cheveux châtain courts, t-shirt bleu clair et jean, à gauche, tapant doucement du pied droit et montrant la main vers son frère, visage concentré mais souriant ; Malo, 11 ans, cheveux bruns en bataille, sweat jaune vif et baskets rouges, à droite, faisant un salut-pingouin avec la main droite levée et ouvrant la bouche pour dire "kouik", yeux émerveillés. Ils exécutent une petite chorégraphie synchronisée à deux temps, gestes nets et rythmés, tandis qu'un grand requin passe derrière la vitre comme pour approuver ; ambiance joyeuse, couleurs douces, bleus profonds et touches de jaune et rouge, silhouettes de poissons géants et visiteurs flous en arrière-plan. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1

Quand Maman a annoncé : « Samedi, on va à l'aquarium ! », Malo a levé les bras comme s'il venait de gagner un concours de pizza gratuite à vie.

— Les poissons ! Les méduses ! Les requins ! a-t-il chanté.

Moi, c'est Noé. Je suis l'aîné. Enfin… « aîné », c'est beaucoup dire : j'ai douze ans moins trois mois, et Malo a presque douze ans aussi. On est comme deux touches de clavier collées : toujours ensemble, et parfois ça bugue.

Dans le bus, Malo regardait par la fenêtre avec son air rêveur, comme s'il voyait déjà des baleines dans les nuages. Moi, je m'entraînais à un truc hyper important : ma chorégraphie à deux temps.

Un, deux. Un, deux.

Le but ? Inventer un petit numéro que Malo et moi pourrions faire à la fête du collège, juste pour rigoler.

— Tu bouges comme un robot qui a perdu sa notice, a commenté Malo.

— Et toi, tu parles comme un poète qui a avalé un dictionnaire, ai-je répondu.

Il a souri, puis il a fait semblant d'être un poisson. Il a ouvert la bouche, silencieux, très sérieux, en battant des bras.

— Gloup gloup, a-t-il ajouté, parce qu'il ne peut jamais rester silencieux.

— Stop, on va se faire repérer, ai-je soufflé.

— Par qui ? Les poissons ?

— Par les gens normaux.

Malo a hoché la tête, comme si « les gens normaux » étaient une espèce rare qu'il fallait observer sans bruit.

Arrivés devant l'aquarium, on a senti l'odeur de mer, de pierre mouillée et de frites de la cafétéria. Un mélange bizarre qui donnait faim et envie de se laver les mains en même temps.

— Je te préviens, ai-je dit, je travaille ma chorégraphie. Deux temps. Simple. Efficace. Élégant.

— Deux temps ? a répété Malo. Comme le cœur ? Boum… boum.

— Oui, voilà. Sauf que le cœur ne fait pas de pas chassés.

— Ça dépend du cœur, a-t-il murmuré, mystérieux.

Et là, j'ai su que la journée allait être… spéciale.

Chapitre 2

À l'intérieur, tout était sombre et bleu. Des lumières glissaient sur les murs comme des vagues. Les bassins faisaient « ploc », « glou », « blup », et des enfants couraient en faisant des bruits de dauphin assez douteux.

Malo collait son nez contre les vitres.

— Regarde, celui-là, on dirait Monsieur Dubois en cours de maths, quand il cherche sa craie.

Un poisson plat, très digne, passait lentement.

— Monsieur Dubois a plus de moustache, ai-je répondu.

On est entrés dans le tunnel de verre, celui où les poissons nagent au-dessus de ta tête. Un requin a glissé, immense, comme un canapé qui aurait appris à nager.

Malo a murmuré :

— On devrait faire notre chorégraphie ici. Imagine : deux garçons, deux temps, et des requins en arrière-plan. Ça ferait… artistique.

— Ou dangereux si tu glisses.

— Je ne glisse pas, moi. Je… flotte.

Je me suis mis face à lui, juste à l'écart, pour ne pas gêner les autres.

— Bon. Première partie : « un » tu tapes du pied, « deux » tu claques des doigts. Un, deux. Un, deux.

Malo a essayé. Il a tapé du pied… sur mon pied.

— Aïe !

— Pardon, j'ai confondu ton pied avec le sol. Ils se ressemblent un peu.

— Ils ne se ressemblent pas du tout !

— D'accord, d'accord. Écoute. Active. Je t'écoute.

Il a pris une pose de statue, les mains derrière le dos, très sérieux.

— Je suis prêt à recevoir tes instructions, capitaine.

Je n'ai pas pu m'empêcher de rire.

— Très bien, capitaine. Alors : quand je dis « un », tu fais un pas à gauche. Quand je dis « deux », tu fais une petite salutation, comme un pingouin poli.

— Un pingouin poli, c'est rare, a dit Malo.

— Justement. Ça marque les esprits.

On a commencé :

— Un !

Pas à gauche.

— Deux !

Salut-pingouin.

Ça allait. Presque. Jusqu'à ce que Malo, inspiré, ajoute un bruit :

Kouik !

— Pourquoi tu fais « kouik » ?

— Les pingouins parlent.

— Pas comme ça.

— Tu as déjà discuté avec un pingouin ? Moi, non. Donc, je propose « kouik ».

Je soupirais, mais au fond, ça me faisait rire. Et quand je ris, je perds ma concentration. Résultat : j'ai fait la salutation au mauvais moment et j'ai failli dire bonjour à une vitre.

— Attention ! a dit une dame.

— On répète une pièce très sérieuse, ai-je improvisé.

— Une pièce sur les requins ? a demandé Malo.

La dame est partie en secouant la tête. Malo a suivi du regard un poisson-clown.

— Il a l'air de se moquer de nous, a-t-il murmuré.

— Personne ne se moque. Les poissons n'ont pas ce genre de soucis.

Malo a hoché la tête.

— Alors, on peut se chamailler tranquille, ils ne nous jugeront pas.

— Génial.

Et comme si l'aquarium nous entendait, une annonce a retenti :

« Prochaine animation : nourrissage dans la salle des méduses. »

Malo a sauté.

— Les méduses ! Elles ressemblent à des sacs plastiques magiques !

— Merci pour l'image… très poétique.

On a foncé.

Chapitre 3

Dans la salle des méduses, tout brillait. Les méduses flottaient comme des lampes vivantes. Certaines étaient rose bonbon, d'autres bleues électriques. On aurait dit une discothèque silencieuse.

Malo, évidemment, était hypnotisé.

— Elles dansent, Noé. Regarde ! Elles font une chorégraphie… à deux temps !

— Elles n'ont même pas de pieds, Malo.

— Justement. Elles ont compris l'essentiel.

Je l'ai tiré doucement par la manche.

— On se concentre. Nous, on a des pieds, donc on doit les utiliser correctement.

— D'accord, capitaine.

On a repris notre « un-deux ». Mais Malo était ailleurs. Il saluait les méduses, comme si elles étaient des reines.

— Arrête de saluer tout ce qui bouge, ai-je chuchoté. Tu vas saluer la poubelle, après.

— La poubelle aussi mérite du respect.

— Tu fais exprès.

— Peut-être un peu.

Là, j'ai senti le petit agacement monter. Le genre d'agacement qui te chatouille le cerveau.

— Malo, écoute-moi vraiment. Active. Regarde mes pieds, pas les méduses.

Il a cligné des yeux, puis il a fait un truc inattendu : il a posé sa main sur son oreille, comme un détective.

— Je t'écoute avec mon oreille de compétition.

— Ton oreille de compétition ?

— Oui. Elle est entraînée à entendre les choses importantes, même quand il y a des méduses.

Ça m'a fait rire malgré moi.

— Bon. Oreille de compétition, alors : un, pas à gauche. Deux, salut. Sans « kouik ». D'accord ?

Il a levé la main.

— Je demande une négociation.

— Non.

— Une mini-négociation.

— Très mini.

— Je garde le « kouik » mais seulement une fois sur deux. Comme ça, ça respecte le deux temps.

J'ai voulu dire non. J'ai vraiment voulu. Mais son raisonnement était… bêtement logique.

— D'accord. Une fois sur deux. Et pas plus fort qu'un chuchotement.

— Kouik-chuchoté, a-t-il promis.

On a recommencé.

— Un !

Pas à gauche.

— Deux !

Salut-pingouin.

— Un !

Pas à gauche.

— Deux !

Salut-pingouin, et…

— kouik.

Ça marchait. Même un peu trop : un groupe d'enfants nous a regardés, intéressés. L'un d'eux a essayé de nous imiter. Puis un autre. Très vite, on avait une mini-troupe de pingouins imaginaires au milieu des méduses.

Une animatrice est passée, sourcils levés.

— Vous… faites une danse ?

Chorégraphie pédagogique, ai-je dit, sans réfléchir. Pour comprendre le mouvement des méduses.

Malo a ajouté :

— C'est une science.

L'animatrice nous a fixés une seconde, puis elle a lâché :

— Tant que vous ne courez pas.

On a fait notre salut-pingouin avec une dignité incroyable.

Et là, juste quand je commençais à me sentir un vrai chef de troupe, Malo a pointé du doigt le sol.

— Noé… regarde.

Une file de fourmis traversait discrètement le coin de la salle, près d'un pot de plante. Une ligne noire, ordonnée, pressée, comme un train miniature.

— Elles vont où ? a chuchoté Malo.

— Aucune idée. Mais elles ne font pas « kouik ».

Malo était déjà accroupi.

— Elles ont un rythme… un, deux… un, deux… Elles se suivent. Elles s'écoutent. Elles ne se poussent pas.

Je me suis penché aussi. Les fourmis avançaient, chacune touchant presque l'autre, comme si elles se passaient un secret.

Malo a murmuré :

— Si on faisait pareil ? Une chorégraphie qui suit une ligne, comme elles. On s'écoute, on se répond.

J'ai senti mon agacement fondre. Parce que, pour une fois, il ne partait pas dans les nuages. Il observait vraiment.

— OK, ai-je dit. On fait la danse des fourmis-pingouins.

— Ça sonne très sérieux, a approuvé Malo.

La file de fourmis a tourné derrière le pot. Et nous, on a décidé de la suivre… discrètement.

Chapitre 4

Suivre une file de fourmis dans un aquarium, c'est plus compliqué qu'on croit. Déjà, il faut marcher lentement. Très lentement. Ensuite, il faut éviter les poussettes, les sacs à dos, et un petit garçon qui faisait « wouiiiii » en courant en rond.

Malo gardait les yeux rivés au sol.

— Elles accélèrent !

— Ou alors c'est toi qui ralentis trop, ai-je dit.

— Chut, elles sont en mission.

La file de fourmis glissait vers une porte entrouverte avec un panneau : « Réservé au personnel ». On s'est arrêtés net.

— On ne peut pas, ai-je dit.

Malo a pris son air le plus innocent.

— On ne peut pas quoi ? Regarder une porte ? On a le droit de regarder une porte.

— Ne joue pas à ça.

— D'accord… mais les fourmis, elles, elles ont le droit ?

— Les fourmis ne lisent pas les panneaux.

Malo a réfléchi.

— Peut-être qu'elles sont du personnel.

J'ai failli répondre, mais à ce moment-là, la porte s'est ouverte et une employée est sortie, un seau à la main. Les fourmis ont profité de l'ouverture pour continuer, hop, comme une petite armée disciplinée. La porte est restée entrouverte une seconde.

Malo m'a regardé. Moi, j'ai regardé Malo. C'était l'instant typique où on sait qu'on va faire une bêtise raisonnable.

— Une seconde, ai-je soufflé. On regarde juste, et on revient.

— Écoute active, capitaine, a dit Malo. Je t'écoute : « juste et on revient ».

On a glissé derrière la porte. Couloir blanc. Odeur de poisson plus forte. Et… pas de requins dans le couloir, heureusement.

La file de fourmis filait comme si elle connaissait le plan du bâtiment. Elle a tourné à droite, puis à gauche, et nous, on essayait de ne pas perdre le rythme.

— Un, deux, un, deux, a chuchoté Malo.

— C'est notre chorégraphie ou leur GPS ?

— Les deux !

On est arrivés devant une autre porte, cette fois avec une petite fenêtre. À travers, on a vu un employé en train de préparer des seaux de nourriture : des morceaux de poisson, des pinces, des gants.

— Oups, ai-je dit. Là, c'est vraiment le personnel.

Malo a désigné un coin du sol. Les fourmis entraient par une micro-fente sous la porte. Elles allaient droit vers… une miette. Une minuscule miette tombée près du seuil.

Malo a eu un sourire triomphant.

— Tu vois ! Elles ne veulent pas voler un requin. Juste une miette.

— C'est rassurant.

On s'est accroupis. La file de fourmis s'activait, et soudain… elles ont accéléré encore. « Zip zip », comme si elles avaient reçu un message urgent.

— On dirait qu'elles ont un chef, a dit Malo.

— Oui. Et il a l'air très strict.

Malo s'est redressé un peu trop vite et son sac a frotté une étagère.

Clac.

Un petit paquet de serviettes en papier est tombé.

— Ouh-oh, a soufflé Malo.

Le bruit a résonné. Pas fort, mais assez pour nous faire geler sur place.

— Qui est là ? a lancé une voix derrière la porte.

Je me suis senti devenir transparent. Malo, lui, a eu une idée… évidemment.

Il a fait le salut-pingouin devant la fenêtre.

— Bonjour ! a-t-il dit.

Silence.

Puis la porte s'est ouverte. Un employé avec une charlotte sur la tête nous a fixés, perplexe.

— Vous faites… quoi ici ?

Malo a répondu avec le sérieux d'un scientifique :

— Nous suivons une file de fourmis inspirante dans le cadre d'une chorégraphie à deux temps.

Je me suis tapé le front intérieurement. Mais l'employé a cligné des yeux… puis il a éclaté de rire, un vrai rire qui secoue les épaules.

— Une file de fourmis inspirante… On me l'avait jamais faite !

J'ai pris mon courage.

— Désolé, monsieur. On s'est laissé emporter. On repart tout de suite.

L'employé a regardé les fourmis au sol, puis nous.

— Bon. Faites demi-tour. Et… faites attention où vous mettez les pieds. Ici, c'est glissant.

Malo a chuchoté :

— Comme un pingouin.

L'employé a entendu et a ri encore.

— Allez, les artistes, dehors.

On a filé, rouges comme des tomates, mais avec un petit sourire qui grattait les joues.

Chapitre 5

De retour dans la partie publique, on a déboulé dans la grande salle des requins. Un bassin immense, des vitres géantes, et des poissons qui passaient comme des avions lents.

— On a survécu, a dit Malo. On mérite une récompense.

— La récompense, c'est de ne pas être expulsés, ai-je répondu.

On s'est assis sur un banc, face au bassin. Je respirais enfin. Malo, lui, observait les requins comme s'il attendait qu'ils lui racontent leur vie.

— Noé, a-t-il dit doucement, tu sais… quand tu expliques la chorégraphie, j'écoute. Mais parfois, mon cerveau part ailleurs, comme un petit sous-marin.

— Je sais, ai-je dit. On dirait qu'il n'a pas de frein.

— Si, il en a un. Il est juste… caché derrière une méduse.

J'ai ricané.

Malo a continué :

— Mais quand tu m'as dit « regarde mes pieds », ça m'a aidé. C'était précis. Pas juste « arrête ». J'ai compris quoi faire.

Je l'ai regardé. Il parlait vraiment. Pas pour faire une blague. Enfin… pas uniquement.

— D'accord, ai-je dit. Et toi, quand tu inventes des trucs, ça m'énerve parce que je veux que ce soit parfait.

— Parfait, c'est ennuyeux, a répondu Malo. Enfin… un peu.

— Merci.

— Mais j'ai une idée. Notre chorégraphie à deux temps… on la fait comme les fourmis : l'un suit l'autre, et on s'écoute. Tu donnes un signal, je réponds. Pas besoin de se marcher dessus.

— OK. On teste.

Je me suis levé. Malo aussi. On avait de la place devant la vitre, sans gêner. Je lui ai montré :

— Temps 1 : je tape du pied et je pointe vers toi.

— Temps 2 : tu fais le salut-pingouin et tu pointes vers moi.

— Et le « kouik » ? a demandé Malo, les yeux brillants.

— Un seul. À la fin. Comme un feu d'artifice sonore.

— Marché conclu.

On a commencé, doucement, en regardant nos gestes, en s'ajustant.

Tap. Pointe.

Salut. Pointe.

Tap. Pointe.

Salut. Pointe.

Et, sans qu'on s'en rende compte, on se synchronisait. Comme si on avait enfin la même musique dans la tête.

Un enfant a chuchoté à sa sœur :

— Ils font quoi ?

La sœur a répondu :

— Je sais pas, mais c'est drôle.

Malo m'a glissé :

— On est célèbres.

— Chut, star.

Au dernier enchaînement, Malo a fait son salut-pingouin, puis il a lâché son « kouik » final, très sérieux, très net.

Kouik.

Et là, un requin est passé pile à ce moment-là, immense, majestueux, comme s'il venait d'entendre le « kouik » et qu'il approuvait.

Malo a ouvert des yeux ronds.

— Le requin… il a validé.

— Il n'a rien validé du tout.

— Si, regarde, il a tourné.

J'ai éclaté de rire malgré moi. Malo a ri aussi. Et quand Malo rit, ça devient contagieux, comme un fou rire qui saute de personne en personne.

On a essayé de se calmer. Vraiment. On a inspiré. Expiré. Mais une dame a fait une remarque :

— Oh, ils sont mignons, les deux.

Malo a répondu, entre deux hoquets :

— On est… des fourmis… pingouins… artistiques !

Et c'est reparti. Un rire énorme, impossible à arrêter. Je riais tellement que j'avais les larmes aux yeux. Malo tapait du pied comme dans le temps 1, sauf que c'était juste son rire qui débordait.

Maman est arrivée, inquiète :

— Qu'est-ce qu'il se passe ?

J'ai réussi à dire :

— Rien… enfin… une chorégraphie… et des fourmis… et un requin… qui a validé…

Maman a cligné des yeux.

— D'accord… je crois.

Malo a pris une grande inspiration, puis il a dit, soudain très calme :

— On a appris un truc, Noé.

— Ah oui ? ai-je demandé, encore secoué.

— Quand on écoute vraiment, on danse mieux. Même si on est des pingouins.

J'ai hoché la tête.

— Et même si on est des sous-marins.

On s'est regardés, et on a éclaté de rire une dernière fois, un grand éclat partagé, chaud et bruyant, qui a résonné contre la vitre du bassin comme un « plouf » joyeux. Les requins ont continué à glisser, impassibles, mais j'étais sûr d'une chose : dans notre tête, eux aussi faisaient un petit salut-pingouin.

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Chorégraphie
Suite de mouvements préparés pour une danse ou un spectacle.
Méduses
Animaux marins transparents qui flottent et peuvent piquer.
Réservé au personnel
Panneau qui indique que l'accès est seulement pour les employés.
File de fourmis
Ligne de fourmis qui avancent l'une derrière l'autre en se suivant.
Salut-pingouin
Geste amusant évoquant la manière droite et polie d'un pingouin.
Animatrice
Personne qui organise une activité ou guide un groupe.
Charlotte
Petit couvre-chef en plastique porté pour garder les cheveux propres.
Discothèque
Endroit où l'on danse souvent avec de la musique et des lumières.
Poubelle
Récipient où l'on jette les déchets.
Chorégraphie pédagogique
Danse ou suite de mouvements faite pour apprendre quelque chose.
Kouik
Son bref et drôle inventé pour imiter un petit bruit d'oiseau ou d'animal.

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