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Petits aventuriers 11 à 12 ans Lecture 20 min. (1)

Le mystère du ruban bleu et des pictogrammes cachés

Nino et Lina suivent des pictogrammes mystérieux dans leur immeuble, déchiffrent un ruban bleu et se lancent dans une enquête qui les pousse à rassembler les voisins pour une mission commune.

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Un garçon de 12 ans au visage rond, cheveux châtain courts en bataille, tient un ruban bleu tendu d’une main et accroche un fanion de l’autre, debout sur un escabeau; Lina, 12 ans, cheveux bruns en tresses, souriante et malicieuse, passe les fanions le long du ruban avec des gestes rapides; Mme Ruiz, ~50 ans, cheveux gris en chignon et lunettes, en tablier, les observe au comptoir avec un regard chaleureux; lieu : hall d’immeuble lumineux (sol carrelé beige, grandes portes vitrées, plantes, panneau d’affichage, tables basses avec plats et gobelets); situation : préparation d’une fête de voisins, guirlande de fanions papier et tissu ondulant au‑dessus d’une cour où des voisins sourient; ambiance conviviale aux couleurs chaudes, détails nets (textures papier/tissu, étiquette sur le ruban); style : dessin animé années 90, lignes nettes, couleurs saturées, ombres douces, composition centrée sur les enfants et la guirlande. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 : Le pictogramme sur la porte verte

Nino avait onze ans et un cerveau qui aimait les énigmes comme d'autres aiment les bonbons. Il réfléchissait avant de parler. Il observait avant de courir. Ce qui ne l'empêchait pas de courir, bien sûr. Mais après.

Ce mercredi, il descendit les poubelles au local du rez-de-chaussée. Rien d'héroïque. Juste une mission de maison, avec un sac qui sentait la peau de banane triste.

Quand il poussa la porte verte du local, il s'arrêta net.

Sur la porte, à hauteur de ses yeux, quelqu'un avait collé un autocollant blanc. Un pictogramme. Simple. Noir. Un dessin de triangle, avec un petit cercle au milieu, et trois traits tout autour. Comme un œil qui ferait des étincelles.

Nino posa la poubelle par terre. Il se pencha, plissa les yeux.

« C'est nouveau, ça… »

Il posa son doigt près du triangle sans toucher, comme s'il pouvait le lire à distance. Puis il recula d'un pas. Il regarda la poignée. Le seuil. Les murs. Même le plafond, avec sa lampe qui bourdonnait comme une mouche fatiguée.

Quelque chose clochait. Et ce quelque chose avait exactement la taille d'un autocollant.

Il remonta quatre étages en oubliant presque de respirer. Dans l'escalier, il croisa Madame Lenoir, la voisine du deuxième, qui portait un arrosoir énorme.

— Tu as vu l'étiquette dans le local ? demanda Nino.

— Quelle étiquette ? J'ai surtout vu que mes géraniums boivent comme des dragons, soupira-t-elle.

Nino sentit son cœur faire un petit saut. Personne n'avait remarqué. Ça voulait dire que l'autocollant l'attendait, lui.

À la maison, il prit un carnet. Celui où il notait des choses importantes, comme les meilleures blagues de son cousin et les horaires de la bibliothèque. Il dessina le pictogramme très soigneusement.

Triangle. Cercle. Trois traits.

Puis il écrivit : « À décoder. » Et il souligna deux fois.

Chapitre 2 : Une expédition dans la cage d'escalier

Après le goûter, Nino repartit en exploration. Il prit une petite lampe de poche. Pas parce qu'il faisait sombre. Parce que ça rendait tout plus sérieux.

Dans la cage d'escalier, l'air sentait la lessive et le vieux bois. Les marches grinçaient comme si elles voulaient donner leur avis sur chaque pas.

Nino inspecta les portes des appartements. Rien. Il regarda les boîtes aux lettres. Rien, sauf une publicité pour des pizzas « extra extra fromage » qui avait l'air d'une menace.

Au rez-de-chaussée, il retrouva la porte verte. L'autocollant brillait un peu sous la lumière du néon.

Nino s'accroupit et observa le bas de la porte. Là, coincé dans la fente, il y avait un fil de laine bleu. Minuscule, mais bien réel.

« Un indice… »

Il le tira délicatement. La laine glissa, puis s'arrêta, comme si elle était attachée quelque part derrière. Nino ne força pas. Il n'était pas du genre à arracher les mystères. Il préférait les convaincre.

Il suivit le fil du regard. Il disparaissait sous la porte.

— Bon, d'accord, murmura-t-il. Tu veux que j'entre.

Il ouvrit. Le local à poubelles était plus silencieux que d'habitude. Les bacs alignés ressemblaient à des monstres sages qui attendaient qu'on les nourrisse.

Le fil bleu se poursuivait, serpentait sur le sol, puis montait sur un carton posé à côté d'un vieux balai.

Sur le carton, un deuxième autocollant. Même style. Mais cette fois, le pictogramme représentait une petite main ouverte, et au-dessus, trois points.

Nino sentit une excitation lui chatouiller le ventre.

« Triangle-œil… puis main… Trois points… »

Il sortit son carnet, dessina tout.

Derrière lui, une voix sursauta.

— Eh ! Tu fais quoi avec mon carton ?

Nino se retourna. C'était Lina, douze ans, du troisième. Elle avait des tresses et un regard qui disait souvent : « J'ai une idée, et elle court vite. »

— Je… j'observe, répondit Nino, un peu gêné. Il y a des pictogrammes.

— Ah ! Toi aussi tu les as vus ! s'écria Lina. J'ai cru que j'étais la seule. Viens, j'en ai repéré un autre près de la cave.

Nino hésita une seconde. Partager une enquête, c'était comme partager ses frites : ça se discute. Mais Lina avait l'air sincère. Et puis, deux paires d'yeux valent mieux qu'une, surtout quand il faut observer.

— D'accord, dit-il. Mais on fait ça prudemment.

Lina sourit.

— Prudemment, oui. Mais pas lentement !

Ils descendirent vers la cave, comme deux explorateurs dans un immeuble qui se prenait soudain pour une jungle.

Chapitre 3 : Le message qui se cache dans les détails

La porte de la cave était lourde, et l'air en bas était plus frais. Il sentait la pierre et les vieux cartons. Lina pointa du doigt un mur près des compteurs.

— Là.

Un troisième pictogramme, collé à côté d'un interrupteur. Cette fois, on voyait un petit drapeau triangulaire, comme un fanion, et une flèche courbée qui tournait autour.

— Un fanion ? dit Nino.

— Ou un indice pour une fête ? répondit Lina. Tu crois qu'on nous prépare une surprise ?

Nino se gratta le menton. Il aimait les surprises, mais il aimait encore plus comprendre.

Il observa le mur. Le pictogramme n'était pas seul. Juste en dessous, il y avait une minuscule trace de craie jaune, presque invisible.

— Regarde, souffla Nino. Là.

Lina plissa les yeux.

— Ah ouais. On dirait… une lettre ?

— Ou un code.

Nino sortit sa lampe et éclaira en biais. La craie révéla une suite de petits traits, comme des marques rapides. On aurait dit un plan fait par une souris pressée.

Nino prit une photo avec le téléphone de Lina (parce que, évidemment, elle avait toujours son téléphone).

— On ne touche pas, dit Nino. On note, on compare.

— Monsieur Prudence, ricana Lina. Mais d'accord.

Ils remontèrent au palier, s'assirent sur une marche, et étalèrent leurs découvertes.

Triangle-œil avec étincelles.

Main ouverte avec trois points.

Fanion avec flèche courbée.

Et la trace de craie.

— Et si c'était un parcours ? proposa Lina. Genre chasse au trésor.

— Oui, mais pour quoi ? dit Nino. Et qui l'a organisée ?

Il repensa à Madame Lenoir et à ses géraniums « dragons ». À Monsieur Karim du premier, toujours prêt à dépanner un tournevis. À la gardienne, Madame Ruiz, qui savait tout, même quand elle ne disait rien.

Nino eut une idée.

— Le triangle avec le cercle, ça peut être… un œil. Donc : « observe ».

— La main ouverte… « prends » ? « touche » ? « aide » ? dit Lina.

— Les trois points… « attends » ? « suis » ?

— Et le fanion… ça annonce une arrivée, un final.

Nino tapota son carnet.

— On a besoin d'un endroit où observer. Et d'un endroit où aider.

Lina se leva d'un bond.

— Le hall ! Il y a le tableau d'affichage, les plantes, et Madame Ruiz voit tout !

— Justement. Si quelqu'un colle des autocollants, elle l'aurait remarqué… sauf si c'est elle.

Lina s'arrêta, bouche entrouverte.

— Tu crois que la gardienne nous fait une chasse au trésor ?

— Je ne sais pas. Mais si c'est un jeu, il y a des règles. Et si c'est un message, il y a une raison.

Ils descendirent vers le hall, le cœur battant comme un ballon qu'on dribble.

Chapitre 4 : La piste du tableau d'affichage

Dans le hall, le soleil entrait par la porte vitrée et dessinait des rectangles lumineux sur le carrelage. On aurait dit des cases de jeu.

Madame Ruiz était derrière son comptoir, en train de trier du courrier. Ses lunettes glissaient sur son nez. Elle leva la tête.

— Vous cherchez quelque chose, les enfants ?

— Non, répondit Nino trop vite.

— Oui, répondit Lina en même temps.

Ils se regardèrent. Nino toussota.

— On… regarde le tableau d'affichage, dit-il. Pour… les annonces.

— Ah, les annonces, fit Madame Ruiz, l'air de ne pas y croire une seconde. Allez-y.

Le tableau était plein de feuilles : cours de yoga, chat perdu (retour depuis trois ans, mais l'espoir est tenace), vente de vélo, et une affiche colorée : « Samedi : fête des voisins ! »

Lina pointa l'affiche.

— Un fanion, là ! Sur l'affiche, il y a une guirlande !

— Oui, mais ça, c'est normal, dit Nino. Sauf si…

Il s'approcha et observa les coins. En bas à droite, un minuscule pictogramme, presque caché dans une fleur dessinée : la même main ouverte. Avec trois points.

Nino sentit un frisson. Comme quand on comprend une blague une seconde avant les autres.

— Voilà ! murmura-t-il. C'est lié à la fête des voisins.

Lina se pencha.

— Et les trois points, c'est peut-être… « apporte quelque chose » ?

— Ou « donne », dit Nino. La main ouverte, ça ressemble à une main qui offre.

Il regarda l'affiche en entier. Il y avait des petits dessins : une assiette, une bouteille, des jeux, des chaises.

Soudain, Nino repéra une anomalie. Une chaise dessinée avait quatre pieds… sauf que l'un des pieds était un petit triangle avec un cercle. L'œil.

— Là ! dit-il. Ça veut dire : « observe ». Donc il faut observer l'affiche pour trouver une consigne cachée.

Lina plissa les yeux. Elle suivit du doigt les dessins. Elle s'arrêta sur un ballon.

— Ici aussi, il y a un truc. Regarde, le contour du ballon… c'est de la craie, pas de l'encre.

Nino se pencha. Effectivement, le ballon avait une fine trace jaune, comme celle de la cave.

— Donc la craie jaune, c'est la clé, murmura Nino.

Il recula pour voir l'affiche de plus loin. Parfois, il fallait arrêter de coller son nez. Observer, c'était aussi prendre du recul.

Les traits de craie formaient un chemin discret entre les dessins. Comme une constellation. En suivant du regard, Nino lut une phrase, cachée entre les images :

« REGARDEZ BIEN. TROUVEZ LE RUBAN BLEU. »

— Le fil de laine ! s'exclama Lina.

— Oui. Il mène à quelque chose.

Madame Ruiz toussota derrière eux.

— Vous n'allez quand même pas arracher mon tableau, hein ?

— Non, madame ! répondit Nino. On… on observe.

Madame Ruiz les fixa, puis un petit sourire lui échappa. Un sourire qui avait l'air de dire : « Continuez. »

Nino et Lina échangèrent un regard. Ils avaient une mission. Et maintenant, une direction.

Le ruban bleu.

Ils se rappelèrent du fil dans le local. Il passait sous la porte. Il fallait suivre la piste sans tout casser. Courage, intelligence, et doigts délicats.

— On y retourne, dit Nino.

— En courant ? demanda Lina.

— En marchant vite, corrigea Nino.

Ils marchèrent très vite.

Chapitre 5 : Le ruban bleu et l'épreuve de patience

Dans le local, tout semblait pareil. Pourtant, Nino avait l'impression que l'air lui-même retenait son souffle.

Le fil bleu était toujours là, au bas de la porte. Nino s'accroupit.

— On ne tire pas comme des brutes, dit-il.

— Je sais, je sais, répondit Lina. Monsieur Prudence, chapitre cinq.

Nino sourit malgré lui. Il glissa la main sous la porte, tâtonna. Ses doigts rencontrèrent quelque chose de lisse : un ruban plus large que la laine, roulé comme un escargot.

Mais le ruban ne voulait pas venir. Il bloquait.

— Coincé, souffla Nino.

Lina s'agenouilla à côté.

— On peut ouvrir plus grand ?

— C'est une porte. Elle ouvre déjà au maximum.

Nino observa le bas de la porte. Il remarqua une petite cale de bois coincée dans l'angle. La porte ne se refermait jamais complètement, à cause d'elle.

— Regarde, dit-il. Si on enlève la cale, la porte va se fermer davantage… et peut-être libérer le ruban ?

— Ou le coincer encore plus, dit Lina.

Nino inspira. Il se sentait responsable. Il n'avait pas envie de faire une bêtise. Mais l'aventure demandait parfois du courage. Pas le courage de foncer. Le courage d'essayer, en acceptant l'idée de se tromper.

— On fait doucement, dit-il. Tu tiens la porte, moi j'enlève la cale. Et si ça coince, on remet.

Lina bloqua la porte avec son pied. Nino retira la cale millimètre par millimètre. La porte bougea, grinça un peu, puis se posa plus bas.

Nino glissa la main sous la porte à nouveau. Cette fois, le ruban vint. Lentement. Comme s'il acceptait enfin.

Il ressortit un rouleau de ruban bleu, bien propre, attaché à une petite étiquette.

Sur l'étiquette, un pictogramme : le fanion, et juste à côté, l'œil.

Lina tapa dans ses mains, sans faire trop de bruit.

— On a le ruban ! Et maintenant ?

— On observe, dit Nino.

Il déroula un peu le ruban. Dessus, il y avait des petits symboles dessinés au feutre noir, à intervalles réguliers. Des triangles, des mains, des points… et des lettres, parfois.

Nino fronça les sourcils.

— Ce n'est pas juste décoratif. C'est un code.

Ils s'assirent par terre, entre les bacs à poubelles qui les regardaient de travers.

Nino posa le ruban à plat. Il repéra une répétition : triangle-œil, puis une lettre. Main, puis une lettre. Trois points, puis un espace.

— Ça sépare les mots, dit-il. Les trois points, c'est un espace !

— Donc on peut lire ? demanda Lina.

Nino suivit la suite, en murmurant.

Triangle : « regarde »

Main : « donne »

Trois points : espace

Il traduisit au fur et à mesure, comme un décodeur humain.

Et la phrase apparut, un peu tremblante, mais claire :

« REGARDEZ LES DÉTAILS. DONNEZ UN COUP DE MAIN. ACCROCHEZ DES FANIONS SAMEDI. »

Lina resta muette une seconde. Puis elle souffla :

— C'est… mignon.

— Et malin, dit Nino. C'est un message pour préparer la fête. Mais caché, pour qu'on le découvre.

Il relut la phrase. « Donnez un coup de main. » Ce n'était pas juste un jeu. C'était une invitation à aider.

Nino se leva.

— Il faut prévenir quelqu'un. Et surtout… il faut des fanions.

— On peut les fabriquer ! s'enthousiasma Lina. Avec du papier, des vieux magazines, du tissu !

— Et le ruban bleu servira de corde, dit Nino.

Ils sortirent du local, ruban soigneusement enroulé. Dans le hall, Madame Ruiz les attendait, comme si elle avait toujours su où ils seraient.

— Alors ? demanda-t-elle, faussement innocente.

Nino hésita, puis tendit l'étiquette.

— On a décodé, dit-il. Il faut accrocher des fanions samedi. Et aider.

Madame Ruiz prit l'étiquette, la regarda, puis hocha la tête.

— Vous avez de bons yeux. Et un bon cœur. Ça tombe bien, on a besoin des deux.

Chapitre 6 : La guirlande de fanions

Le samedi arriva avec une odeur de gâteau qui s'échappait déjà de plusieurs portes. Dans le hall, des voisins déposaient des plats. On entendait des rires, des « Bonjour ! », et le bruit des chaises qu'on déplie comme des accordéons.

Nino avait passé la semaine à fabriquer des fanions avec Lina. Ils avaient découpé des triangles dans des pages de magazines : un bout de ciel, un morceau de sourire, une chaussure de pub, un chat de BD. Ils avaient aussi récupéré du tissu chez Madame Lenoir, qui avait déclaré :

— Si mes géraniums boivent comme des dragons, mes rideaux, eux, peuvent bien donner un peu de courage.

Même Monsieur Karim avait prêté une perforatrice et avait dit, très sérieux :

— Pour faire des trous propres, il faut de la patience. C'est comme pour écouter les gens.

Nino avait noté ça dans son carnet. Parce que certaines phrases sont des trésors.

Dans la cour intérieure, Madame Ruiz leur montra où accrocher la guirlande.

— Entre ce poteau et la rambarde. Et pas trop bas, sinon Monsieur Dubois va la porter sur son front sans faire exprès.

Monsieur Dubois, justement, passait avec un plateau de verres et lança :

— Je suis innocent tant qu'on ne prouve pas le contraire !

Lina rit. Nino sourit. Il se sentait à sa place. Pas au centre. Juste utile.

Ils montèrent sur un petit escabeau. Nino tenait le ruban bleu. Lina passait les fanions un par un. Le ruban se tendait, léger, comme une ligne de ciel.

— Plus à gauche, dit Nino.

— Là ?

— Parfait.

Le dernier fanion était spécial. Nino avait dessiné dessus le pictogramme de l'œil, mais il l'avait transformé en quelque chose de doux : un œil qui brillait comme une étoile, avec un petit sourire au coin.

Il l'accrocha. La guirlande se balança doucement.

En dessous, les voisins applaudirent. Pas fort, pas comme au stade. Juste assez pour que ça fasse chaud.

Madame Ruiz s'approcha de Nino.

— Tu sais qui a collé les pictogrammes ? demanda-t-elle.

Nino la regarda. Il eut envie de dire « vous », parce que ça paraissait évident. Mais il se rappela la règle de l'enquêteur : on n'accuse pas sans être sûr.

— Je crois que c'était… quelqu'un qui voulait qu'on observe, répondit-il.

Madame Ruiz hocha la tête, satisfaite.

— Exactement. Quelqu'un. Et ce quelqu'un est content de voir que tu as compris l'essentiel.

Nino regarda la cour. Les gens se parlaient, se servaient à manger, se prêtaient des assiettes. Lina faisait déjà un jeu avec des enfants plus petits, en leur apprenant à trouver des détails sur les fanions.

Nino se dit que l'aventure n'avait pas eu besoin de dragons ni de jungles. Elle avait eu besoin d'un autocollant, d'un ruban bleu, et d'yeux ouverts.

Il leva la tête. La guirlande de fanions flottait au-dessus d'eux, comme un petit pont de couleurs entre les appartements.

Et dans ce pont, il y avait un message que tout le monde pouvait lire, même sans code : ici, on regarde. Ici, on aide. Ici, on ose grandir, ensemble.

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Pictogramme
Petit dessin qui sert à indiquer quelque chose, comme un signe simple.
Autocollant
Papier ou plastique adhésif qu'on colle sur une surface.
énigmes
Questions ou problèmes difficiles à comprendre et à résoudre.
Néon
Lampe qui donne une lumière froide et brillante dans les lieux publics.
Cage d’escalier
Espace vertical qui contient les escaliers d'un immeuble.
Craie
Petit bâton de poudre colorée pour écrire sur un tableau ou un mur.
Fanion
Petit drapeau en forme de triangle, souvent pour décorer.
Ruban
Bande de tissu ou de papier longue et fine, utilisée pour attacher.
Guirlande
Suite d'objets reliés entre eux pour décorer, souvent suspendue.
Escabeau
Petite échelle ou marche pour atteindre un endroit un peu haut.
Perforatrice
Outil qui fait des trous réguliers dans le papier ou le tissu.
Anomalie
Quelque chose qui n'est pas normal, qui semble étrange.
Palier
Plateforme entre deux volées d'escaliers, endroit pour se reposer.
Compteurs
Appareils qui mesurent la consommation d'eau, d'électricité, etc.
Local
Pièce ou petit espace réservé à un usage précis, comme poubelles.

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