Petit Paul s'allonge doucement sur son lit de mousse verte et moelleuse. Tout est calme. Il ferme les yeux, puis les ouvre encore un peu, curieux.
« Maman, tu es là ? » murmure Paul, en serrant son doudou tout contre lui.
La voix douce de maman répond, mais elle est légère, comme un souffle d'air. « Je suis là, mon petit cœur. Ce soir, veux-tu faire du yoga avec moi avant de t'endormir ? »
Paul sourit, il aime le yoga. Il s'assied sur la mousse toute douce, les jambes croisées comme un petit papillon.
« Regarde, Paul, on fait la posture du papillon. Mets tes pieds ensemble, tape doucement tes genoux, comme des ailes. »
Paul tape ses genoux, doucement, doucement, et il rit doucement.
« Maintenant, ferme les yeux, écoute le silence. Respire doucement, petit papillon. »
Paul respire, lentement, il sent son ventre qui monte, qui descend, comme une vague.
Soudain, une lumière tendre flotte tout près. Paul regarde autour de lui. Il ne voit personne, mais il sent une caresse sur sa joue, comme un câlin invisible.
« Qui es-tu ? » chuchote Paul.
Une voix légère, douce comme la brise, répond : « Je suis la tendresse. Je suis là pour t'aider à te sentir bien, à te calmer. »
Paul sourit. Il aime cette voix douce. Il ferme les yeux fort.
« Veux-tu voir la posture de l'arbre, Paul ? Mets-toi debout, pose un pied sur l'autre jambe. Lève les bras tout droit, comme des branches. Respire doucement. Tu es solide comme un arbre. »
Paul fait l'arbre. Il balance un peu, mais il rit doucement.
Tout à coup, de petites lucioles brillent autour de lui, dans la mousse verte. Elles dansent doucement, comme des étoiles qui bougent. Les lucioles forment un chemin lumineux devant le lit.
Paul chuchote à la tendresse : « Où vont les lucioles ? »
La tendresse souffle : « Elles te montrent le chemin vers le calme. »
Paul suit du regard les petites lumières. Son cœur se calme, ses yeux deviennent lourds.
Dans sa main, un bâton de cristal apparaît. Il brille doucement, répandant la sérénité autour de lui.
« Ce bâton est magique, Paul. Il fait venir le calme. »
Paul serre le cristal. Il sent la paix remplir sa tête, ses bras, ses jambes.
Tout devient doux. La mousse verte se transforme en oreiller moelleux. Paul ferme les yeux. Il sent la tendresse, la lumière, le calme dans tout son petit corps.
Paul murmure : « Bonne nuit, tendresse. »
La tendresse répond, tout bas : « Bonne nuit, petit Paul. Respire doucement, dors bien, rêve paisiblement. »
Et tout devient paisible, doux et tranquille, comme un câlin.