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Histoire rigolote sur les copains 11 à 12 ans Lecture 19 min. (2)

Le trésor du banc qui grince sur la berge du canal

Trois amis passent une journée sur la berge du canal où, entre glaces, indices et une mini chasse au trésor, ils apprennent à s’entraider pour réveiller l’énergie et la bonne humeur de l’un d’eux.

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Un garçon de 12 ans énergique, cheveux bruns en bataille, t-shirt rouge et jean, s’agenouille devant un banc grinçant pour ouvrir une petite boîte en plastique contenant des bracelets en ficelle; Inès, fille d’environ 12 ans, calme et observatrice, cheveux châtain clair en tresse et veste kaki, tient un petit carnet et montre un message trouvé derrière une planche; Nino, garçon d’environ 12 ans, fatigué mais soulagé, cheveux noirs courts et sweat gris, est assis sur le bord du banc en tenant une glace et sourit en regardant la boîte; lieu : berge de canal au crépuscule sur une plateforme en bois avec rambarde bleue, fresque de poissons et lampadaires allumés ; ambiance chaleureuse et lumineuse, rires silencieux, détails nets (perles des bracelets, grains du bois, écailles peintes), couleurs vives et contrastées, composition centrée sur le banc et la boîte, expressions claires pour un public d’enfants. signaler un problème avec cette image

Chapitre 1

Sur la berge aménagée du canal, il y avait tout : une piste en gravier qui crissait sous les baskets, des bancs en bois qui sentaient le soleil, des lampadaires ronds comme des sucettes, et des canards qui marchaient comme s'ils avaient des rendez-vous très importants.

Maël, 12 ans, arrivait en courant, son sac à dos rebondissant comme un popcorn. Il débordait d'énergie, même quand personne ne lui avait rien demandé.

— Aujourd'hui, annonce officielle ! cria-t-il. On sauve l'après-midi !

Derrière lui, Inès suivait à un rythme raisonnable, avec sa gourde et son petit carnet. Elle avait l'air de tout noter, même les nuages.

— On sauve de quoi ? demanda-t-elle.

— De l'ennui. Il essaye de s'installer, le sournois.

Nino, lui, traînait un peu. Pas “je traîne parce que je suis cool”, non. Plutôt “je traîne parce que mes jambes ont signé une grève”. Il bâillait si fort qu'un pigeon a tourné la tête, vexé.

— J'ai dormi… trois heures, murmura Nino. Mon cerveau fait des bulles.

— Trois heures ? s'étouffa Maël. Mais pourquoi ?

— Mon petit frère a décidé que la nuit, c'était une grande récré. Il faisait vrom-vrom avec un camion… sur ma tête.

Inès posa une main sur l'épaule de Nino.

— OK. Mission du jour : te remettre en mode humain.

Maël leva un doigt, très sérieux.

— Je propose un plan simple : on te donne de l'énergie. Beaucoup. Une avalanche.

— Non merci, grogna Nino. Je veux juste… m'asseoir… et devenir un banc.

Ils atteignirent leur endroit préféré : une berge avec une rambarde bleue, une grande fresque de poissons peints, et une petite plateforme en bois qui avançait sur l'eau. Là, on pouvait regarder les remous et croire que le canal racontait des secrets.

Maël s'assit à côté de Nino, trop près, comme un chiot.

— Bon. On commence par un encouragement officiel. Nino, tu es notre ami. Et tu as une tête de… crêpe triste, mais on va te remettre du sucre dessus.

Nino eut un mini-sourire, le genre qui dure trois secondes et demie.

— Merci… je crois.

Un canard passa, très sûr de lui, et fit “coin” comme s'il approuvait le diagnostic.

Chapitre 2

Maël claqua des mains.

— D'abord : marche énergisante le long de la berge. On avance, on respire, on se secoue !

— Moi je me secoue déjà, soupira Nino. À l'intérieur, tout tremble.

Inès regarda Maël avec un air “ne lui fais pas faire un marathon, sinon il s'endort debout”.

— On peut faire une marche… mais version micro. Dix minutes. Et après, pause.

— Dix minutes ? gémit Nino. C'est plus long qu'un contrôle de maths.

Ils partirent quand même. La berge était animée : des joggeurs, des trottinettes, un monsieur qui promenait un chien minuscule avec une laisse immense, comme si le chien était le chef.

Maël marchait en faisant des pas exagérés, comme un soldat dans un dessin animé.

— Allez, Nino ! Imagine que tes pieds sont des moteurs turbo !

— Mes pieds sont des éponges fatiguées, répondit Nino. Elles absorbent la tristesse du monde.

Inès rit.

— Poétique. Mais un peu dramatique.

Un panneau indiquait : “Zone de détente — Merci de respecter le calme”. Juste à côté, Maël repéra un distributeur de boissons.

— Ah ! La solution ! On prend un chocolat chaud !

— Il fait 26 degrés, dit Inès.

— Alors un… chocolat tiède. Un chocolat de saison.

Nino, les yeux mi-clos, pointa le distributeur.

— Je vois double.

— C'est normal, expliqua Maël. Les machines sont parfois timides, elles se cachent en duo.

Inès s'approcha, plissa les yeux et lut l'étiquette.

— Maël… c'est un distributeur de nourriture pour poissons.

— Pardon ?

Sur la machine, un dessin montrait un énorme poisson souriant, avec une bulle : “Merci de ne pas me nourrir n'importe comment”.

Maël rougit, puis se reprit très vite, comme toujours.

— Eh bien voilà ! Nourriture pour poissons… donc… nourriture pour cerveau ! Le cerveau nage, non ?

— Dans quoi ? demanda Inès.

— Dans des idées. Donc c'est cohérent.

Nino leva une main molle.

— Si je mange des granulés, je vais vraiment devenir un banc.

Ils éclatèrent de rire, même Nino, ce qui était déjà une victoire.

Maël tapota la machine.

— OK, erreur. Mais l'erreur, c'est… une aventure qui se trompe de direction.

Inès fit un signe de tête vers un petit kiosque plus loin, où une dame vendait des glaces.

— Là-bas, il y a du vrai sucre. Celui qui ne fait pas “plouf”.

Maël prit la pose du héros.

— En avant pour la glace anti-crêpe-triste !

Chapitre 3

Au kiosque, la dame avait une voix de commandante.

— Un parfum ? Deux ? Trois ? Décidez avant que la glace fonde, c'est elle qui gagne sinon !

Maël choisit “citron-pétillant”, parce qu'il aimait les mots qui piquent. Inès prit “vanille-caramel”, parce que c'était sérieux et délicieux. Nino, après une longue hésitation digne d'un drame historique, murmura :

— Chocolat.

La dame lui tendit une boule énorme, comme si elle voulait le sauver officiellement.

Ils s'assirent sur la plateforme au-dessus de l'eau. Les canards tournoyaient en groupe, espérant une part de dessert.

Maël prit une voix de présentateur.

— Nino. Évaluation après deux cuillerées ?

— Je sens… un léger retour de mon âme, dit Nino en léchant sa glace. Elle était coincée sous ma fatigue.

Inès le regarda, satisfaite.

— On progresse.

Maël, lui, fixait la rambarde bleue. Sur un poteau, quelqu'un avait accroché une affiche plastifiée : “Recherche : volontaire pour l'animation du soir — Chasse aux trésors sur la berge. Rendez-vous à 19 h”.

Ses yeux s'allumèrent comme deux phares.

— Oh ! On fait ça !

Nino s'étrangla presque avec sa glace.

— À 19 h ? Je serai en mode… statue.

— Justement ! dit Maël. On va te préparer. On va t'entraîner. On va te transformer en… Nino 2.0 !

Inès releva un sourcil.

— Maël, ce n'est pas une console.

— Si ! C'est une console d'amitié.

Nino posa sa glace, très sérieux.

— Je ne veux pas être “animé”. Je veux être… calme.

Maël ralentit un peu. Son énergie fit un petit pas de côté, comme si elle hésitait.

— D'accord. Alors on fait une version douce. Une mini-chasse au trésor rien que pour toi. Avec des pauses. Beaucoup de pauses. Des pauses dans les pauses.

Inès applaudit lentement.

— Voilà. Ça, c'est une bonne idée.

Maël se leva et déclara, en chuchotant fort (ce qui ne sert à rien, mais il le fit quand même) :

— Mission : “Retrouver le trésor du banc perdu”.

Nino le regarda.

— Je suis déjà un banc.

— Justement ! On doit retrouver ton sourire, répondit Maël. Il s'est peut-être caché dans un buisson.

Un canard fit “coin” et s'approcha.

— Même lui, il veut aider, dit Maël.

— Je crois surtout qu'il veut ma glace, répondit Nino.

Inès sortit son carnet.

— On a besoin d'indices. Et d'un plan.

Maël pointa du doigt la fresque de poissons.

— Premier indice : le poisson bleu qui a l'air surpris.

— Tous les poissons peints ont l'air surpris, dit Inès. C'est leur métier.

Ils s'approchèrent de la fresque. Maël passa la main sur les écailles peintes, comme s'il cherchait un bouton secret. Inès repéra un petit papier coincé derrière une planche.

— Oh ! Un message !

Maël bondit.

— La berge nous parle !

Inès déplia le papier. C'était écrit au feutre : “Le trésor est près de la grande bouche”.

Nino plissa les yeux.

— La grande bouche ? Un monstre ?

— Ou Maël, dit Inès, sans lever les yeux.

— Hé ! protesta Maël. Ma bouche est… moyenne.

Ils éclatèrent de rire, et la fatigue de Nino sembla reculer d'un pas, comme quelqu'un qui n'a pas envie de se faire remarquer.

Chapitre 4

La “grande bouche” les plongea dans un débat très sérieux.

— Ça peut être la bouche d'égout, proposa Inès. Il y en a une là, ronde, avec des grilles.

Maël s'accroupit et chuchota :

— Bonjour, bouche d'égout. Donne-nous le trésor. S'il te plaît. Merci.

— Tu dis merci à tout, toi, souffla Nino.

— C'est important. Ça fait du bien. Même aux bouches d'égout.

Nino le regarda, surpris, puis haussa les épaules.

— Merci… la bouche d'égout, alors.

Ils cherchèrent autour. Rien, à part une feuille coincée et un chewing-gum fossilisé.

Maël se redressa, dramatique.

— Trahison de la bouche.

Inès observa les alentours. Plus loin, il y avait une statue moderne : une énorme bouche ouverte en métal, posée dans un petit jardin au bord du canal. Les gens passaient devant sans comprendre, ce qui était exactement le but de l'art, selon Inès.

— La grande bouche, c'est ça, dit-elle.

Nino soupira.

— Évidemment.

Ils s'approchèrent de la sculpture. Maël passa la tête à l'intérieur.

— Allô ? Trésor ? Tu es là ? Réponds avec un bruit de pièces !

Sa voix résonna et revint amplifiée, comme si la bouche se moquait gentiment.

— Pièces ! Pièces ! PIÈÈÈCES !

Nino éclata de rire, un vrai rire cette fois, qui fit lever deux canards d'un coup.

— On dirait toi quand tu commandes à la cantine, Maël.

— Je ne commande pas, je… négocie avec passion !

Inès examina la base de la sculpture. Un autre petit papier était scotché dessous.

— J'ai trouvé !

Elle lut : “Le trésor aime les bancs. Il attend près du banc qui grince.”

Maël se frotta les mains.

— Un banc qui grince ! Ça, je connais. Il y en a un qui grince tellement qu'on dirait qu'il raconte sa vie.

Nino plissa le nez.

— Je n'ai pas envie d'un banc qui raconte sa vie. Je suis déjà fatigué par la mienne.

— Justement, dit Inès. On y va doucement.

Ils marchèrent le long de la berge, en cherchant le banc “bavard”. Maël testait chaque banc en s'asseyant d'un coup.

— Celui-là : grincement niveau souris.

— Celui-là : silence gêné.

— Celui-là : “iiiik”. Pas mal.

Inès le tirait par le sac.

— Maël, on n'évalue pas les bancs en mode catapulte.

Nino, derrière, commençait à retrouver de la couleur.

— Vous êtes impossibles, murmura-t-il, mais il souriait.

Enfin, ils trouvèrent le banc légendaire : dès que Maël posa un orteil dessus, il fit “GNNNIIII”.

— Voilà ! cria Maël. Il grince comme un dinosaure qui a marché sur un Lego.

Sous le banc, il y avait une petite boîte en plastique, fermée par un élastique. Maël la sortit comme s'il venait de pêcher un trésor englouti.

— Suspense… suspense… suspense…

— Ouvre, dit Nino.

— Tu vois ? Tu as de l'énergie pour donner des ordres. Excellent signe.

Maël ouvrit. À l'intérieur : trois bracelets en ficelle avec des perles, et un mot : “Pour les amis qui s'entraident. À rendre ce soir à 19 h pour recevoir la suite.”

Inès souffla.

— C'est un jeu organisé. Pas un vrai trésor.

Maël prit un air ravi.

— Donc c'est encore mieux. C'est un trésor avec des règles !

Nino leva un bracelet.

— Ça veut dire qu'on doit revenir ce soir…

Il hésita, puis regarda ses amis. Maël avait les yeux brillants. Inès attendait calmement, mais on voyait qu'elle avait envie aussi.

Nino inspira.

— D'accord. Mais… version tranquille.

Maël leva les deux bras.

— Version tranquille ! Promis juré sur la bouche en métal !

Chapitre 5

À 19 h, la berge avait changé d'ambiance. Les lampadaires s'allumaient un à un, comme des lucioles bien élevées. L'eau devenait sombre et lisse, avec des reflets orangés. On entendait moins les vélos, plus les conversations qui se posaient doucement.

Ils retrouvèrent le kiosque, où un animateur avec un gilet fluo distribuait des cartes.

— Les bracelets ? demanda-t-il.

Maël tendit la boîte, très fier.

— On a réussi l'épreuve du banc qui grince. Sans perdre un ami en route.

— Dommage, plaisanta l'animateur. J'aime bien quand ça court dans tous les sens.

Inès sourit.

— Nous, on préfère quand ça marche à peu près droit.

L'animateur leur donna une enveloppe.

— Indice suivant. Et… soyez attentifs. Il y a souvent des malentendus.

Maël ouvrit l'enveloppe et lut : “Trouvez le ‘phare' de la berge. Demandez-lui la phrase du soir.”

Nino fronça les sourcils.

— Un phare ? Ici ? On n'est pas à la mer.

Maël désigna le lampadaire le plus haut.

— Phare ! C'est évident. Il éclaire. Ça fait phare.

Inès hésita.

— Ou alors le monsieur avec le bonnet blanc… Il ressemble à un capitaine.

Un vieux monsieur, assis sur un banc, portait effectivement un bonnet blanc et lisait un journal. Maël se précipita.

— Monsieur le phare ! Bonjour !

Le monsieur leva les yeux, choqué.

— Je suis… quoi ?

— Le phare, dit Maël, très sûr de lui. On doit vous demander la phrase du soir.

Le monsieur plissa les yeux, puis regarda Inès et Nino qui arrivaient en riant.

— Ah… encore une chasse au trésor. Je ne suis pas le phare, jeune homme. Je suis Gérard. Et je lis tranquillement.

Maël se gratta la tête.

— Gérard, c'est presque “phare”. Ça commence par… une lettre.

— Pas du tout, dit Inès.

Le monsieur Gérard soupira, mais son sourire le trahissait.

— La phrase du soir ? Je peux vous en donner une : “Laissez les gens lire en paix.”

— Merci, répondit Maël avec sérieux. On la garde. Elle est utile.

Nino éclata de rire.

— Maël, tu viens de récolter un trésor de sagesse involontaire.

Ils repartirent vers le grand lampadaire. Maël le fixa comme s'il allait parler.

— Bonsoir, lampadaire. Donne-nous la phrase du soir.

Silence. Un moustique passa, sans aider.

Inès repéra un petit autocollant à la base : un QR code et, en dessous, une phrase imprimée : “Avant de rentrer, dites merci pour trois choses.”

Nino lut à voix haute, plus doucement.

“Merci pour trois choses.”

Maël hocha la tête, soudain moins bruyant.

— Ça… c'est une bonne phrase.

Inès rangea l'enveloppe.

— On a la suite, je pense. La “suite”, c'est peut-être juste ça.

Maël regarda le canal. Les reflets tremblaient comme des pièces d'or qu'on ne peut pas attraper.

— Ce soir, on fait ça. On dira merci. Trois fois. Minimum.

Nino s'étira, et pour la première fois de la journée, il eut l'air presque reposé.

— Je peux faire ça. Même fatigué.

Chapitre 6

Ils s'assirent sur leur plateforme, celle qui avançait sur l'eau. Le bruit du canal faisait comme une respiration lente. Les canards s'étaient calmés aussi, rangés en petits groupes, comme s'ils chuchotaient.

Maël posa ses coudes sur ses genoux.

— OK. On commence. Chacun trois mercis. Simple. Pas besoin de discours de vingt minutes… même si je pourrais.

— Tu pourrais, confirma Inès.

Nino prit une inspiration, puis parla le premier, ce qui surprit tout le monde.

— Merci… pour la glace. Elle a réveillé mon cerveau-bulles. Merci… pour vous. Parce que vous avez insisté sans m'écraser. Et merci… pour la berge. Ici, c'est calme. Ça fait du bien.

Maël cligna des yeux, comme si un moustique venait de lui passer dans l'œil, mais non.

— À mon tour. Merci… à Nino d'être venu, même en mode banc. Merci… à Inès, parce qu'elle lit les indices mieux que moi et qu'elle me sauve de mes idées… parfois. Et merci… au monsieur Gérard, parce qu'il nous a appris à respecter les lecteurs.

Inès sourit, puis regarda l'eau.

— Merci… pour les fous rires. Ça allège tout. Merci… pour la lumière des lampadaires, parce que ça rend la berge presque magique. Et merci… parce que, même quand on se trompe, on se retrouve.

Un silence confortable s'installa. Pas un silence gêné. Un silence qui tient chaud.

Nino bâilla, mais cette fois, ce n'était pas un bâillement désespéré. Plutôt un “je vais enfin dormir”.

— Je crois que je vais rentrer, dit-il. Et cette nuit, si mon frère fait vrom-vrom… je lui dirai merci d'être vivant, puis je lui demanderai d'arrêter.

Maël se leva, mais sans bondir.

— Demain, on revient ici ? Sans chasse au trésor, juste… pour traîner.

— Avec une glace, ajouta Nino.

— Avec un carnet, ajouta Inès.

Maël hocha la tête.

— Avec nous.

Ils repartirent ensemble le long de la berge. Les pas faisaient un bruit doux sur le gravier. Derrière eux, le canal continuait de remuer, comme s'il applaudissait très discrètement.

Et dans l'air du soir, il restait une chose solide : l'envie de recommencer, de rire encore, et de dire merci, même pour les petites choses qui font une grande journée.

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Berge aménagée
Bord du canal ou d'une rivière arrangé pour que les gens s'y promènent.
Gravier
Petit cailloux que l'on pose sur un chemin ou une allée.
Rambarde bleue
Barre de protection peinte en bleu, souvent au bord d'un pont ou d'une berge.
Fresque
Peinture décorative très grande faite directement sur un mur.
Plateforme
Surface en bois ou en autre matière où l'on peut s'asseoir ou se tenir.
Gilet fluo
Vêtement coloré et très visible porté pour être vu facilement.
Malentendus
Situations où des personnes ne comprennent pas la même chose.
Animateur
Personne qui organise et dirige un jeu ou une activité.
QR code
Petit carré avec des dessins noirs, à scanner avec un téléphone pour obtenir des infos.
Fous rires
Rires très forts et contagieux qui commencent sans que l'on sache pourquoi.

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