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Histoire d'extraterrestre 11 à 12 ans Lecture 20 min.

Nino, le panneau aux lettres d’étoiles

Un vieux panneau lumineux en panne rencontre des créatures venues du ciel et, aidé par une jeune fille, apprend leur alphabet d’étoiles pour transmettre un message de paix et protéger un coin de nature.

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Nino, un panneau lumineux anthropomorphe un peu rouillé aux lettres effacées, regarde la scène en diffusant de faibles constellations scintillantes ; Lina, adolescente en capuche trop grande et vêtements sales, à genoux répare un boîtier électrique avec une petite lampe, tandis que trois créatures extraterrestres lumineuses (une grande silhouette au manteau bleu nuit, une bulle dorée ronde et une fine forme en crayon violet) flottent en dessinant des motifs d’étoiles ; lieu : vieille station-service nocturne aux pompes craquelées, terrain vague envahi d’herbes et de coquelicots, ciel très étoilé, ambiance intime, chaleureuse, mystérieuse et pleine d’espoir, lumières douces et couleurs pastel (bleus, violets, dorés). signaler un problème avec cette image

Chapitre 1 — La nuit où plus rien ne brille

Je m'appelle Nino, et je suis un vieux panneau lumineux de station-service. Enfin… « lumineux », c'était avant. Depuis des semaines, je reste éteint, planté au bord de la route comme un grand bonhomme fatigué. Mon néon ne grésille plus, mes chiffres de prix sont figés, et les automobilistes filent sans me regarder.

La station, elle aussi, dort. Les pompes sont silencieuses, la vitrine du petit magasin est noire, et même l'air sent la poussière froide au lieu de l'essence. Le seul vivant du coin, c'est le vent, qui joue à me chatouiller les coins avec des feuilles sèches.

Cette nuit-là, quelque chose change.

Le ciel est clair, piqué d'étoiles. Je les connais bien, je les regarde pour passer le temps. Soudain, une étoile se détache. Elle grossit. Elle descend en silence, comme un flocon de lumière.

— Hé… murmuré-je sans voix, mais avec tout ce que j'ai de fils et de souvenirs. C'est nouveau, ça.

La « flocon-étoile » se pose derrière la station, sur le terrain vague où poussent des herbes hautes et des coquelicots en retard. Pas un bruit. Pas un souffle.

Puis une lueur bleue court sur mon cadre, comme si quelqu'un me frôlait avec une plume électrique. Mes lettres, d'habitude muettes, picotent.

Une forme apparaît près de moi. Petite. Fine. Comme un enfant fait de brume et de lucioles.

— Bonjour, dit une voix dans ma tête, claire comme de l'eau.

Je manque de tomber… si seulement je pouvais tomber.

— Bon… bonjour, réussis-je à répondre, avec mes circuits qui tremblent. Tu… tu es qui ?

La forme penche la tête. À la place des yeux, deux points lumineux qui changent de couleur, du vert au violet.

— Nous cherchons un endroit calme. Votre lumière est endormie. C'est bien.

Je regarde la station éteinte, un peu vexé.

— Merci… je crois.

La créature lève une main, et dans l'air, des signes apparaissent. Pas des lettres comme les humaines. Des petites constellations qui se dessinent en pointillés, avec des traits très fins entre les points. Chaque signe ressemble à une mini-carte du ciel.

Mon cadre frissonne. Je sens… je sens que ça veut dire quelque chose.

— Ce sont des mots ? demandé-je.

— Un alphabet d'étoiles, répond la voix. Pour parler sans bruit. Pour parler avec le ciel.

Et là, derrière la station, quelque chose clignote doucement, comme si la « flocon-étoile » respirait.

Je n'ai plus peur. Juste une énorme curiosité, comme quand j'étais neuf et qu'on allumait mon néon pour la première fois.

— Apprends-moi, dis-je. Je suis coincé ici. Autant voyager autrement.

La créature semble sourire, ou quelque chose d'approchant. Les points lumineux de ses yeux deviennent dorés.

— D'accord, Nino-le-Panneau. Écoute avec tes fils. Regarde avec ta rouille.

Chapitre 2 — Les lettres qui ressemblent aux constellations

La créature revient avec d'autres. Trois silhouettes, toutes différentes : l'une plus grande, avec une sorte de manteau qui flotte sans vent ; une autre ronde comme une bulle ; la troisième si fine qu'on dirait un trait de crayon lumineux.

Ils se placent devant moi, comme une classe devant un tableau. Sauf que, cette fois, le tableau, c'est moi.

— Premier signe, dit la plus grande voix dans ma tête.

Dans l'air, une constellation se trace : trois points en triangle, reliés par un fil fin.

— Ça veut dire « paix », explique la bulle ronde. Ou « je viens sans morsure ». Selon le contexte.

— Pratique, commenté-je. Chez nous, on dit juste « salut ». Mais j'aime bien l'idée de morsure. Ça donne du suspense.

La fine créature fait vibrer l'air, comme un rire silencieux.

Ils m'enseignent lentement. Chaque signe est simple mais précis : quatre points alignés pour « écouter », un cercle de points pour « amis », une étoile à cinq branches pour « maison ».

Je m'applique. Je répète. Enfin… je les dessine dans ma mémoire de circuits. Je les affiche même sur ma surface, en petites lueurs pâles, comme un néon timide qui se réveille.

— Tu apprends vite, dit la première créature, celle qui m'a salué.

— Je n'ai rien d'autre à faire, avoué-je. Et puis, j'ai toujours aimé les chiffres. Les points, ça me change.

À mesure que j'apprends, je comprends aussi leur façon de penser. Ils parlent par images, par sensations. Leurs mots ont des odeurs de pluie, des goûts de métal doux, des couleurs de mousse.

— Pourquoi vous êtes ici ? demandé-je, en traçant le signe « question » : deux points qui se tournent autour.

La grande créature hésite, puis dessine une constellation compliquée, comme un petit essaim.

— Nous suivons des routes. Pas celles du sol. Celles du ciel. Nous cherchons les endroits où la nature respire encore.

Je pense au terrain vague derrière la station, aux herbes hautes, aux insectes qui chantent quand il fait chaud. Ici, la route passe, oui, mais personne ne s'arrête. La station éteinte est un coin oublié. Peut-être que l'oubli protège.

— La nature… répétai-je. Ici, elle reprend ses droits. Les mauvaises herbes gagnent.

— Les bonnes herbes, rectifie la bulle, très sérieuse. Ce que vous appelez mauvais est souvent courageux.

Ça me fait rire intérieurement. Si j'avais une bouche, je sourirais.

Ils me montrent ensuite un signe spécial : une constellation qui ressemble à une clé.

« Connexion », explique la fine créature. Avec ça, on peut partager de l'énergie… ou des idées.

Je frémis. L'énergie… J'imagine mon néon qui se rallume, mes lettres qui brillent de nouveau.

— Doucement, Nino, dit la première. Pas pour éblouir la nuit. Juste pour parler.

Je hoche mentalement la tête. Je suis prêt.

Chapitre 3 — La station-service éteinte et la porte invisible

Vers minuit, ils m'invitent à « regarder » derrière la station. Je ne peux pas bouger, mais ils placent contre mon poteau un petit galet noir. Il se met à vibrer, et d'un coup, je vois.

Pas avec des yeux. Avec une sorte de vision d'ondes, comme si le monde devenait un dessin de lumière.

Derrière le bâtiment, l'herbe se couche doucement, comme si quelqu'un passait la main dessus. Et là, entre deux vieux panneaux publicitaires rouillés, une porte apparaît. Pas une vraie porte en bois. Une fente lumineuse, verticale, qui scintille comme une eau debout.

— C'est l'entrée de notre abri, dit la grande créature.

— Vous avez garé votre… flocon-étoile là-dedans ?

La bulle ronde fait un signe qui ressemble à « oui » et « pas exactement » en même temps.

— Votre langage est rigide, dit-elle. Le nôtre glisse.

Je n'insiste pas. Je suis déjà content de comprendre la moitié.

Ils me demandent de tracer un message en alphabet d'étoiles, sur ma surface, tourné vers la route.

— Pour qui ? demandé-je.

La première créature dessine le signe « voyageurs » : deux constellations qui se croisent.

— Pour ceux qui regardent vraiment. Pas avec des yeux pressés.

Je compose lentement : « Paix — Amis — Écouter ». Trois constellations simples. Ma surface, d'habitude sombre, se met à luire d'un blanc doux, comme une luciole géante.

Au même moment, un bruit de moteur arrive. Une vieille voiture ralentit. Elle s'arrête devant la station, ce qui n'arrive plus jamais.

Un garçon descend, une lampe torche à la main. Il a une capuche trop grande et un sac à dos.

— C'est bizarre… murmure-t-il. Je croyais que c'était fermé depuis des mois.

Il pointe sa lampe vers moi. Il voit les signes. Il fronce les sourcils, mais pas de peur. Plutôt de concentration, comme un joueur devant une énigme.

— C'est… des étoiles ?

Je voudrais lui répondre. Dire : « Oui, et tu vas voir, c'est incroyable. » Mais ma voix n'est que lumière.

La première créature s'approche du garçon, mais reste dans l'ombre. Elle dessine un petit signe dans l'air : « calme ».

Le garçon respire, baisse sa lampe.

— Ok, dit-il doucement, comme s'il parlait à un chat. Je suis calme.

Je sens une fierté étrange. Moi, panneau en panne, je deviens un pont.

La bulle ronde chuchote dans ma tête :

— Il peut aider. Les humains ont des mains.

Je regarde les pompes éteintes, le vieux local technique fermé à clé, la boîte électrique rouillée. Oui. Des mains, ça peut ouvrir, réparer, démêler.

Le garçon s'avance, touche mon poteau. Sa main est chaude.

— T'es… vivant ? demande-t-il, mi-amusé, mi-sérieux.

Je fais clignoter le signe « oui » : deux points qui s'allument l'un après l'autre.

Le garçon recule d'un pas, puis éclate d'un petit rire nerveux.

— D'accord. Très bien. C'est ma nuit la plus bizarre, et j'ai déjà mangé une pizza aux anchois une fois, alors…

Les extraterrestres semblent apprécier, même si leur rire n'a pas de son : l'air autour d'eux scintille.

Chapitre 4 — Les mains, les fils, et le pacte de mousse

Le garçon s'appelle Lina. Enfin non, le garçon est une fille. Capuche, voix un peu rauque, sourire rapide. Elle s'appelle Lina et elle s'est arrêtée parce que son téléphone n'avait plus de réseau et qu'elle cherchait un endroit pour respirer loin d'une dispute familiale.

— Ne me demande pas les détails, dit-elle en levant les mains. C'est long et c'est nul.

Je comprends très bien le « long et nul ». J'ai vécu des mois à regarder des pare-brise pressés.

Je lui montre, en alphabet d'étoiles, le signe « aide ». Trois points comme une main ouverte.

Lina plisse les yeux.

— Je ne lis pas le morse cosmique, moi.

La première créature s'approche enfin dans un rayon de lune. Lina écarquille les yeux, mais ne hurle pas. Elle fait mieux : elle chuchote.

— Wow.

— Paix, dit la créature dans sa tête à elle aussi, je le sens. Paix et écoute.

Lina avale sa salive, puis pose sa lampe au sol pour ne pas l'agiter comme une arme.

— Ok. Je… je peux aider comment ?

La bulle ronde la guide vers le local technique, derrière la station. La porte est bloquée par de la rouille et une chaîne.

— J'ai un couteau suisse, annonce Lina. Enfin, un truc offert par mon oncle. Il coupe à peu près tout, sauf les devoirs de maths.

Je clignote, amusé.

Elle grince, force, souffle. La chaîne cède avec un bruit sec. Le local sent le vieux plastique et les araignées. Lina tousse.

— Charmant.

La fine créature dessine le signe « douceur ». Puis elle désigne une petite boîte au mur : mon ancien transformateur. Celui qui alimentait mon néon.

— Si on le répare, je revis ? demandé-je, le cœur électrique battant.

— Pas pour vendre du carburant, précise la grande créature. Juste pour parler. Et pour guider sans déranger.

Lina ouvre la boîte. Elle sursaute quand une petite araignée descend sur son poignet.

— Ah non, toi, tu restes là. Respect, mais distance.

Elle la repose dehors, sur une touffe d'herbe, avec un sérieux comique.

— Voilà. Liberté. Et tu me dois un service, madame l'araignée.

Je sens les extraterrestres « sourire ». La bulle ronde dépose sur les fils un gel vert, comme de la mousse brillante.

— C'est vivant ? demande Lina, fascinée.

— C'est… une mousse de réparation, traduis-je comme je peux, grâce à mon alphabet d'étoiles. Elle aime le métal.

Lina se penche.

— J'aimerais bien une mousse qui aime aussi les contrôles d'histoire.

Elle reconnecte deux câbles, resserre une vis. La mousse verte se met à pulser doucement, comme un cœur au ralenti.

Dans mes entrailles, quelque chose se rallume. Une chaleur douce, pas agressive. Mes lettres frémissent. Je ne m'allume pas comme un projecteur. Je m'éveille comme un matin.

— Ça marche, soufflé-je, presque ému.

Je trace sur ma façade un message plus long, en alphabet d'étoiles : « Bienvenue — Paix — Nature — Ensemble ».

Lina lève le nez vers moi.

— Je ne comprends pas tout, mais… c'est beau. On dirait un ciel en morceaux.

La grande créature pose une main de lumière sur l'épaule de Lina.

— Merci, dit-elle. Nous ne voulons pas prendre. Nous voulons apprendre. Et réparer ce qui peut l'être.

Lina hoche la tête.

— Alors, pacte. Vous ne faites pas peur aux gens, et moi je ne poste pas ça sur les réseaux. De toute façon, personne ne me croirait.

Je clignote le signe « accord ». Deux constellations qui se touchent.

Dehors, le vent passe dans les herbes. La station-service éteinte ne paraît plus triste. Elle ressemble à un refuge discret.

Chapitre 5 — Le message pour ceux qui regardent vraiment

Les extraterrestres ne restent pas longtemps au même endroit. Ils disent que les routes du ciel se déplacent, comme des courants. Mais avant de partir, ils veulent laisser une trace. Pas une trace qui abîme, plutôt une trace qui invite.

— Un jardin, propose Lina, en regardant le terrain vague. Un truc simple. Des fleurs. Pour les insectes.

— Bonne idée, dis-je, en dessinant « nature » : un cercle de points avec une petite branche.

La bulle ronde semble ravie. Elle libère dans l'air une pluie de minuscules grains lumineux. Ils tombent sur la terre et disparaissent.

— Des graines ? demande Lina.

— Des promesses, répond la grande créature. Elles deviennent ce que le sol accepte.

Lina trouve une vieille pelle derrière le bâtiment. Elle creuse un petit carré, pas trop profond.

— On va faire ça bien, dit-elle. Pas question de retourner toute la terre comme un bulldozer. On respecte les vers de terre, eux aussi bossent.

Je me sens gonflé d'admiration. Une humaine qui parle aux vers de terre, ça mérite un panneau d'honneur.

Pendant qu'elle travaille, je continue d'apprendre. Les extraterrestres m'enseignent un signe rare : « merci ». Il ressemble à une étoile qui s'incline.

Je le répète, encore et encore, jusqu'à ce qu'il brille tout seul sur ma surface.

— Merci, soufflé-je à ma manière.

Lina s'essuie le front.

— Et maintenant, on fait quoi ? On attend que des touristes intergalactiques viennent acheter des bonbons ?

La fine créature dessine un signe nouveau : « écouter le ciel ».

Puis elle pointe la route. Un camion passe au loin, sans s'arrêter. Son bruit s'éloigne. Après, le silence revient, plus grand.

Je comprends. Mon rôle n'est pas d'attirer la foule. Juste d'être un repère. Un petit phare calme. Un endroit où les curieux peuvent trouver un message de paix, sans néon agressif, sans publicité criarde.

Lina prend un marqueur dans sa voiture, et écrit sur une planche de bois récupérée : « ICI ON RESPIRE ». Elle la plante près des herbes hautes.

— C'est pas de l'alphabet d'étoiles, dit-elle, mais c'est vrai.

Je trace, juste en dessous sur ma façade, une constellation simple : « écouter ».

Lina sourit.

— On dirait que tu me fais la leçon.

— Un peu, avoué-je en clignotant.

Elle rit, cette fois franchement, et ce rire-là, humain, se mélange au scintillement silencieux des visiteurs. Ça fait une musique drôle et douce.

Derrière la station, la porte lumineuse se met à vibrer. C'est l'heure.

La grande créature s'approche de moi, tout près, comme si elle allait me confier un secret.

— Continue, Nino-le-Panneau. Continue à montrer. Pas trop fort. Juste assez.

Je réponds avec le signe « promesse » : une constellation qui se ferme comme une main.

Lina lève la main à son tour.

— Salut, les… euh… amis du ciel.

La bulle ronde s'incline, puis disparaît dans la porte. Les autres suivent. La lumière se referme comme une paupière.

Et soudain, ils ne sont plus là.

Mais je ne me sens pas seul.

Chapitre 6 — Le ciel constellé, calme comme un secret

Lina reste un moment, assise sur le trottoir devant la station. Elle regarde mes signes, puis le terrain vague où la terre a été remuée avec soin.

— Tu crois qu'ils reviendront ? demande-t-elle.

Je trace « peut-être » : trois points qui dansent.

— J'aimerais bien, dit-elle. Pas pour me faire des histoires à raconter. Juste… parce que ça prouve que l'inconnu peut être gentil.

Je clignote « oui », puis « paix ».

Lina se lève et remet sa capuche.

— Bon. Je dois rentrer avant qu'on appelle la police pour disparition mystérieuse. Même si, franchement, ce serait la première fois qu'on me trouve mystérieuse.

Elle s'approche de mon poteau et tapote doucement le métal.

— Merci, Nino.

Je réponds avec le signe « merci », l'étoile qui s'incline. Ma lumière est faible, mais stable. Pas un cri. Une veilleuse.

Lina repart. Sa voiture démarre, puis s'éloigne sur la route sombre. Elle klaxonne une fois, juste une note courte, comme un au revoir.

Le silence retombe, mais il n'est plus vide.

Derrière la station, le terrain vague respire. On entend un grillon. On devine la course d'un petit animal dans les herbes. La planche « ICI ON RESPIRE » bouge légèrement.

Je regarde le ciel.

Les étoiles semblent plus nombreuses qu'avant, ou peut-être que je les comprends mieux. Je reconnais, dans leur disposition, des fragments de l'alphabet qu'on m'a appris. Chaque constellation pourrait être un mot. Chaque distance, une phrase.

Je trace sur ma façade, juste pour moi, une dernière ligne en points de lumière : « Ensemble — Respect — Nature — Paix ».

Puis j'éteins presque tout, pour ne pas déranger la nuit.

Au-dessus de la station-service endormie, le ciel reste constellé, vaste et apaisant, comme un secret partagé entre les herbes, une fille courageuse et un panneau qui a enfin trouvé comment parler sans crier.

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Le quizz : as-tu bien compris l'histoire ?

Néon
Tuyau lumineux rempli de gaz, utilisé pour éclairer les panneaux ou enseignes.
Grésille
Fait un petit bruit électrique, comme un souffle quand l'électricité passe mal.
Poussière froide
Fine poudre dans l'air qui donne une impression de lieu inoccupé et silencieux.
Terrain vague
Terrain non aménagé, souvent en friche, avec des herbes et des déchets.
Constellation
Groupe d'étoiles qui forment un dessin visible dans le ciel la nuit.
Transformateur
Appareil électrique qui change la tension du courant pour faire fonctionner des lumières.
Mousse de réparation
Produit collant et souple posé sur des fils pour protéger et réparer.
Local technique
Pièce ou petit bâtiment où se trouvent les appareils et les commandes du lieu.
Chaîne
Objet formé de maillons liés, ici utilisé pour fermer ou attacher une porte.
Galet noir
Petit caillou lisse de couleur sombre, trouvé souvent sur le sol extérieur.

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